ANECDOTES

   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !

Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

 

PERLES de LECTURE


Un BIJOU                                                           A  DECOUVRIR !


Un roman de
Xavier-Laurent
PETIT
(Ecole des loisirs)

L'histoire
: Saturnino tente de survivre comme cireur de chaussures pour gagner quelques pièces afin de protéger Luzia, sa petite soeur. Depuis que leurs parents sont morts, victimes de la dictature qui sévit dans ce pays d'Amérique du Sud, ils doivent subvenir seuls à leurs besoins tout en essayant d'oublier les cauchemars qui les hantent. Un jour, Saturnino rencontre un vieil homme qui le tire miraculeusement des griffes de la Milice. Celui-ci se dit chef d'orchestre et invite les gamins des rues à venir chez lui, le soir après leur journée de labeur. De cette rencontre improbable va naître une aventure extraordinaire où la musique redonnera courage et dignité à ces enfants abandonnés et endurcis.



Par Océane, élève en classe
de 3ème à Gannat :


COMMENTAIRE : "Maestro est un roman réaliste, génial ! On s'attache beaucoup aux personnages : Patte-Folle que l'on surnomme Johann Strauss… Saturnino qui protège tellement sa petite sœur, c'est vraiment touchant, très mignon ! Et la musique ! quelle chose formidable ! On s'invente la mélodie dans nos têtes ! Dés le début on est plongé dans l'histoire et d'ailleurs on ne peut pas s'empêcher de le lire en entier ! Merci monsieur de me l'avoir conseillé ! Il est GENIAL !"






A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......


Pierre BOTTERO nous a quittés.
 Il avait 45 ans.
Cet homme "LUMINEUX" a fait ... "le pas sur le côté" !



Un hommage lui a été rendu au cdi
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Les Mondes d'Ewilan de Pierre BOTTERO

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NOUVEAUX articles

La 1ère Guerre Mondiale dans la littérature jeunesse

La bibliothèque jeunesse de Clamart

Comment donner le goût de lire aux enfants (essai) ?

Ados, grands écrivains  et classiques

            
        Des albums illustrés pour grandir

       La fête du livre, de l’écriture et de la lecture au collège

Plaisir de lire : un concours littéraire "maison" au CDI
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  Un grand MERCI à tous les écrivains jeunesse
 qui me permettent de faire vivre ce blog en me postant des articles :

Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Mars Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes...
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DERNIERE BIOGRAPHIE et ANECDOTES
Valérie DAYRE

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CRITIQUES de romans :


                                            Michel GAY : "Le loup-Noël" - L'Ecole des Loisirs

Michel GAY : "Cromignon" - L'Ecole des Loisirs

Magali HERBERT : "Les chasseurs de lumière"- Tome 1- Milan

Silvana de MARI : « Le dernier elfe »- Albin Michel

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* Teaser

 

Bande annonce de "Hunger Games"
http://www.hungergames.fr/index.php/video
  


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INTERVIEWS :

    Guy Jimenes, Magali Herbert, Béatrice Egémar, Jean-Luc Luciani,
Christophe Léon, Eric Sanvoisin

se livrent sans retenue pour nous parler de l'écriture.

Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 11:01




"Un bon livre est celui qu'on retrouve toujours plein après l'avoir vidé".


Photo http://dvdtoile.com/ARTISTES/17/17523.jpg
Par Le cédéiste - Publié dans : LIRE ? OUI, MAIS POURQUOI ? - Communauté : Littérature et auteurs jeunes
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 10:53

 

Une production éditoriale très importante : des romans, des albums et des livres documentaires invitent les enfants à se plonger dans l'univers de la Première Guerre mondiale.

Un ensemble qui intègre la rigueur historique avec le devoir de mémoire et qui ne sacrifie jamais le plaisir de lire.

Une littérature porteuse d'un message très fort (travail de mémoire, dimension citoyenne).


 
Quels contenus dans ces récits :


-     
Ils plantent le décor : pourquoi l'affrontement ? Beaucoup de récits débutent d'ailleurs à la campagne (activités agricoles interrompues…).

-      Les tranchées sont omniprésentes : l'enfant découvre par le récit la vie des soldats au front, sur le champ de bataille...

-      La vie des civils à l'arrière : le sort des enfants durant le conflit (« La vie des enfants, La Grande Guerre 1914 1918 »).

-      Les valeurs morales sont aussi évoquées : patriotisme, sacrifice, héroïsme et culture de guerre.


Des point de vue marqués :


-     
le thème de la désillusion est omniprésent dans les récits. (Absurdité de la guerre, hécatombe, guerre qui s’éternise…). « Frères de guerre » et « Il s'appelait le soldat inconnu ». Nombreux récits épistolaires entre le front et l’arrière : « La marraine de guerre ».

-       Une littérature humaniste : centrée sur les soldats (leurs convictions, leurs espoirs déçus, leurs souffrances quotidiennes…). Parfois, le héros meurt : « Il s'appelait le soldat inconnu » et « Soldat Peaceful »…. Une littérature ouverte sur les autres cultures : britannique, africaine, russe et même allemande !

-      Une littérature pacifiste : condamnation sans appel de la guerre, de ses horreurs et de son absurdité. Les auteurs pour la jeunesse invitent les enfants à réfléchir (nos valeurs…).

-       La dimension historique de ces récits. En lisant des récits historiques, les élèves donnent un sens à cette époque :  ils s'identifient aux personnages dans leur environnement social, partagent leurs drames. L'histoire n'est plus une matière qui enseigne un passé lointain et qu'on étudie à travers des leçons. Elle devient vivante, elle éclaire le présent et l'avenir des enfants.

 

L'intérêt des documentaires :

 

-       Le contenu est centré sur les causes et les ressorts profonds de la Grande Guerre (les fictions portent un regard spécifique sur une famille, un village, un soldat… ils sont donc porteurs d'un supplément d'âme). Ils sont des compléments d'information sur un sujet :

« J'ai vécu la Première Guerre mondiale » (témoignage des derniers soldats survivants de la Grande Guerre).

les soldats mutilés dans « Lulu et la Grande Guerre »,

les fraternisations de Noël 1914 dans « Les soldats qui ne voulaient plus se faire la guerre »,

l'engagement des troupes coloniales dans « Verdun 1916, Un tirailleur en enfer »,

les mutineries de 1917 dans « Rendez-vous au Chemin de Dames »,

les enfants dans la guerre dans « Le journal de Rose pendant la Grande Guerre »,

les fusillés pour l'exemple dans « Soldat Peaceful »...

On trouve souvent des chronologies pour situer le récit dans un contexte plus général. Le vocabulaire spécifique lié au conflit est explicité dans un lexique.

Il n’y a pas si longtemps, les dessins étaient les seules représentations historiques proposées aux enfants dans bon nombre de livres d'histoire « La vie privée des hommes au temps de la Grande Guerre » … Dans les publications récentes, les photos d'archives et autres reproductions de documents authentiques fleurissent désormais : affiches, cartes postales, photos d'objets, journaux d'époque...


 
L'intérêt littéraire de ces récits historiques.


-
      
Les formes éditoriales sont très variées : romans, nouvelles, bandes dessinées, albums illustrés, livres et magazines documentaires.

-       Si on trouve bon nombre de romans historiques, d'autres en revanche s'apparentent à des genres différents :

le roman de société (« Le fils du héros »),

le roman policier (« L'affaire Jules Bathias »)

le roman d'aventure (« Haumont 1916, L'or et la boue »

                         et « À la gloire des petits héros »).

Au statut de classique de la littérature jeunesse par l'étendue de son registre littéraire et sa puissance évocatrice : « Cheval de Guerre ».


-
      
Dans le domaine des albums, cette diversité se poursuit par d'autres formes narratives tout aussi originales

               « Zappe la guerre » a des allures de conte fantastique.

La relation texte/image : l’image tient un rôle encore plus décisif que le texte. 

« L'horizon bleu »

« Un brave soldat » et « Lulu et la Grande Guerre ».

Deux bandes dessinées : « C'était la guerre des tranchées » et « Quand ils avaient mon âge... Petrograd, Berlin, Paris, 1914-1918 »

« Joyeux Noël propose aux lecteurs de confronter la vision française de cette guerre à celle des Allemands...

Tardi – « C'était la guerre des tranchées »,

 

Par Le cédéiste - Publié dans : BIBLIO THEMATIQUE COLLEGE - Communauté : Littérature et auteurs jeunes
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 14:58

Créée en 1965 par une mécène éclairée dans un quartier populaire de la commune de Clamart (dans les Hauts-de-Seine, classé Zone d'Éducation Prioritaire (ZEP), la Joie par les livres est une bibliothèque destinée aux enfants. Reprise par l'État en 1972 via une convention tripartite associant le Ministère de la Culture, la municipalité de Clamart et l'association La Joie par les livres, la bibliothèque jeunesse de Clamart a joué un rôle novateur dans le domaine de la diffusion du livre et de la lecture en milieu défavorisé. Associant prêt de livres et activités en tous genres autour de l'alphabétisation et de la formation culturelle, elle est devenue un lieu phare en matière de lecture publique. Plusieurs milliers de bibliothèques en France et à l'étranger se sont inspirées de son expérience exemplaire.


Une bibliothèque modèle pour les enfants.

Un bâtiment tout rond, posé au beau milieu de la cité de la Plaine. Un nid douillet pour mettre en harmonie les livres et les enfants, construit par un architecte, élève de Le Corbusier. Entretenu par la mairie, le bâtiment destiné aux enfants est remarquable par sa conception architecturale de type circulaire.


Tout fut pensé et conçu ici pour donner le goût de lire aux enfants


Unique en son genre, la bibliothèque de la Joie par les livres a connu un rayonnement extraordinaire. Dans les années 1970, les enfants y débarquaient par cars entiers. Puis on s'en est inspiré pour créer partout en France les sections jeunesse des bibliothèques municipales. Aujourd'hui, la vénérable institution n'a rien perdu de son aura. Tout y respire l'harmonie: le volume intimiste des salles, la lumière, le mobilier (d'Alvar Aalto), le jardin japonais et son ginkgo... C'est un lieu dédié à la volupté des lectures enfantines. Un lieu exceptionnellement accueillant. Les enfants sont ici comme dans une deuxième maison. Certains, d'ailleurs, viennent mais ne lisent pas. D'autres, des grands, viennent seulement pour les journaux de football ou le multimédia. On ne les chasse pas. La bibliothèque est un lieu de sociabilité. Nous croyons beaucoup à l'importance de cette proximité. Ces enfants-là n'auront pas peur des livres. C'est déjà ça de pris pour l'avenir.

du quartier populaire alentour, pour leur offrir ce qu'il y avait de mieux en matière d'architecture et de production éditoriale. Contenant et contenu à l'unisson.

Un projet formidablement généreux, une expérience pionnière dans le développement de la critique de la littérature jeunesse (la création du Centre national du livre pour enfants et la Revue des livres pour enfants, qui font autorité dans ce domaine, en découlent). Une sorte de laboratoire qui expérimenta avec bonheur toutes les approches possibles du livre par le biais des animations (heure du conte, ateliers d'expression, activités manuelles et audiovisuelles, expositions...).


Photo : http://www.culture.fr/eve/multimedia/JEP-MUL64291-11-64291.jpg
Par Le cédéiste - Publié dans : BIBGLIOTHEQUE, MEDIATHEQUE, CDI - Communauté : Littérature et auteurs jeunes
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 14:39

 - Pas d'injonction

Pas de crispation inutile.

pas de hiérarchie des valeurs littéraires.
 

Privilégiez le plaisir du vagabondage et celui du dialogue.

 

« On apprend à lire aux enfants comme on apprenait à nager à mon arrière-grand-mère ! » Jean Delas.


Voilà une polémique qui démarre fort avec cette affirmation de Jean Delas, directeur des éditions de L'Ecole des loisirs.


Il y aurait des enfants qui ne liraient pas parce qu'on ne leur proposerait rien qui correspondrait  à leur attente.

La lecture, selon Jean Delas, c'est :

…l'affaire de l'école (je rajouterai aussi celui des parents, évidemment).
« Il faut faire en sorte que ce ne soit pas un devoir contraignant, rébarbatif mais que tout soit mis en œuvre pour que ce soit un plaisir. » Offrir aux écoliers une littérature digne de ce nom, avec des auteurs, des œuvres, des genres différents.  « Il ne s'agit pas seulement d'apprendre à lire. Le but à atteindre, c'est de former des lecteurs. Des enfants lecteurs, qui continueront à lire quand ils seront adultes et donneront à leurs propres enfants l'envie de lire. Le but à atteindre n'est pas de réussir le contrôle du lendemain.»


La diversité
:
il faut diversifier les contenus, les actions.

Chaque enfant est différent. Il y a des thèmes, des supports qui parlent plus aux uns qu'aux autres.

Les documentaires intéressent les garçons. Certains sujets les préoccupent : les avions, la pêche, le foot... La bande dessinée est une forme de lecture très complexe, avec des ellipses considérables, qui peut être un tremplin vers autre chose. Il faut tout essayer et ne pas dévaloriser tel ou tel genre !


Etre à l'écoute
.

Une multitude d'approches, d’animations peuvent provoquer une étincelle de curiosité.

Aucun enfant ne résiste au plaisir des devinettes, au plaisir de chercher ensemble, d'en inventer en jouant sur le double sens des mots, de les poser à ses parents, à ses copains...

Proposez aux élèves (y compris ceux en difficulté) de lire des histoires aux petits de maternelle. On voit des enfants, déterminés à ne pas ouvrir un livre de l'année, se prendre au jeu, s'entraîner pendant des heures, lire à voix haute, chez eux, partout...

Proposez-leur de monter une exposition sur un sujet qui leur tient à cœur.

On peut organiser des concours littéraires pour lesquels les écoliers se constituent en jury...

Utilisez la vidéo pour filmer un enfant qui parle d'un livre qui lui a plu...

Développer le goût de lire, c'est écrire, expliquer, parler, recevoir, donner, échanger, partager.


Au cœur du dispositif : le CDI et ses animations
.

Un élément indispensable. Un lieu qui doit être ouvert et vivant, où l'on peut afficher un texte, monter des expositions, rencontrer des auteurs, fabriquer des livres, un lieu où l'on n'est pas obligé d'aller mais où l'on doit pouvoir aller tous les jours si l'on en a envie...

 «Il faut porter l'enfant et non pas le forcer.»

Je pense qu’il est nécessaire de développer « l'enseignement » de la littérature jeunesse dans les I.U.F.M. (Instituts universitaires de formation des maîtres) pour donner des repères.


Le problème de la lecture obligatoire et cadrée
.

Je rappelle que dans cet article, je parle du goût de lire ! Les enseignants en faisant découvrir des textes aux enfants leur permettent aussi d’avoir entre les mains des genres auxquels ils n’auraient pas forcément pensé.

On peut s’interroger sur les bienfaits du livre imposé, de la grille de questions et de la fiche de lecture (on peur aussi se poser la question de l’utilité de celle-ci à l’heure d’Internet puisque bien des enfants copient et collent des résumés pris sur le net sans même avoir lu le livre !) qui s’en suit ! Le meilleur moyen de dégoûter un enfant ?

Enfermer un livre dans un cadre, avec une analyse imposée, c'est prendre le risque de dégoûter l'enfant.

La lecture, c'est quelque chose de très intime. Le rapport qui s'établit entre le lecteur, le texte et l'auteur est unique. Chaque lecture est personnelle. C'est ça l'intérêt du livre !


Daniel Pennac
,

qui fut longtemps professeur de lettres, l'a dit: « Le verbe " lire " ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres : le verbe " aimer "... le verbe " rêver "...»

Dans « Comme un roman », son essai sur la lecture, Daniel Pennac défend la lecture-cadeau, la lecture gratuite et sans contrepartie. Comment retourner comme une crêpe un auditoire de lycéens de seconde qui croient ne pas aimer lire? En leur lisant à voix haute (mais oui, comme à des petits) Le parfum de Süskind ou Cent ans de solitude, ou même La princesse de Clèves, œuvre réputée «pénible».

« Une seule condition à cette réconciliation avec la lecture: ne rien demander en échange. Absolument rien. N'élever aucun rempart de connaissance préliminaire autour du livre. Ne pas poser la moindre question. Ne pas donner le plus petit devoir. Ne pas ajouter un seul mot à ceux des pages lues. Pas de jugement de valeur, pas d'explication de vocabulaire, pas d'analyse de texte, pas d'indication biographique... S'interdire de "parler autour". Lecture-cadeau. Lire et attendre.»


Attendre que la peur se dissipe !

«La rencontre avec un livre, à tout âge, est comme la rencontre avec un nouvel ami: elle ne peut être imposée, mais juste suggérée»

Marie Bonnafé, psychiatre et psychanalyste,

auteur de l’essai « Les livres, c'est bon pour les bébés. »


Marie Bonnafé fait l'éloge de la «lecture pour rien», à contre-courant de l'apprentissage forcé et précoce. Car tout commence au berceau. Fini le temps où l'on disait: «Il est trop petit, il ne comprend pas.» Depuis vingt ans, les bébés l'ont prouvé: ils sont de grands lecteurs. L'intérêt pour l'écrit est général chez les moins de six ans, même s'il n'existe aucune stimulation de l'entourage. C'est une sorte de miracle. Une prédisposition fantastique.

«Je ne savais pas encore lire que, déjà, je les révérais, ces pierres levées: droites ou penchées, serrées comme des briques sur les rayons de la bibliothèque ou noblement espacées en allées de menhirs, je sentais que la prospérité de notre famille en dépendait», se souvient Sartre dans « Les mots ».


Les éditeurs ne s'y sont pas trompés qui depuis les années 1980 ont inondé les rayons des libraires de livres pour les tout-petits.

Il y a des albums de toutes sortes, des contes remis au goût du jour, des livres animés avec des languettes à tirer, des imagiers de photos, des livres en tissu ou en mousse indestructibles et lavables, des livres-puzzles en carton bien costaud, des livres musicaux... Des trésors d'invention sont déployés pour permettre aux petits de s'approprier le livre.

Mais gare à la tentation de l'utile ! Certains parents bien intentionnés pensent qu'un livre doit être éducatif, que l'enfant doit y apprendre quelque chose ou que l'histoire doit se rapprocher de son vécu (le divorce, le deuil, l'adoption...). On brise le charme d'une lecture pour expliquer le sens de l'histoire ou d'un mot, comme si on interrompait un concert par une leçon de solfège. Ou, pire encore, on cherche à saisir l'occasion de leur apprendre à lire avant l'heure. Bref, on pèche par excès de zèle.

Le livre doit être un pur objet de plaisir.

Il ne faut surtout pas les culpabiliser ! Ne pas se moquer quand ils lisent un livre qui n'est plus de leur âge. Tant mieux, si ça leur fait passer un bon moment.

« Les séries, c'est comme aller en vacances chez les grands-parents, renchérit Jean-Claude Dubost, qui dirige Pocket Jeunesse. On retrouve de livre en livre un univers familier. On vit pendant quelques semaines ou quelques mois avec les mêmes personnages. C'est rassurant. Les séries de divertissement comme Danse! (1,5 million d'exemplaires vendus en trois ans) ou Buffy ont le mérite de développer elles aussi le goût de lire. Le contenu est clairement affiché dès la couverture. On y entre facilement. Le livre est associé à un plaisir et non à une contrainte scolaire. Ces collections ne sont pas nocives parce que tous les enfants, un jour ou l'autre, s'en lassent et passent à autre chose.»


En résumé
,


Pour leur donner le goût de lire, laissez-les tranquilles !

Laissez-les lire ce qu'ils ont envie de lire même si vous trouvez que c'est une perte de temps, même si ça ne correspond pas à ce que vous aimeriez les voir lire, même s'ils font parfois des régressions incroyables. Et puis, un jour, c'est Pasternak qui l'emporte», nous dit encore Pennac.

« Quand les parents se plaignent que leurs enfants ne lisent pas, ils veulent dire souvent qu'ils ne lisent pas de romans. Or, le roman n'est pas la seule forme de lecture. Il y a des enfants qui lisent seulement des magazines ou des documentaires, d'autres préfèrent les BD ou les livres d'activités sur le bricolage ou la cuisine... Tout ça, c'est de la lecture. Il n'y a pas de "sous-lecture". Il ne faut pas faire de hiérarchies. Tant que le fil n'est pas rompu, il y a de l'espoir!», affirme Marie Lalouette, rédactrice en chef de J'aime lire, le magazine des 7-10 ans.

«Ce qui est important, c'est de créer une familiarité avec le livre.»

Une médiathèque, un CDI… un nid douillet pour mettre en harmonie les livres et les enfants.

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 12 2009 20:39

Dans le cadre du « plaisir de lire », de l’initiation à la recherche documentaire , je lance chaque année un concours littéraire au collège : une feuille A4 de questions, de jeux… Cette animation que j’ai crée de toutes pièce est évidemment en rapport avec le fonds du cdi dans lequel je travaille (anagrammes, titres de romans travestis….).

Il s’agit d’une animation très plaisante qui attire au CDI beaucoup de joueurs (élèves parfois des adultes de l’établissement) notamment lors des heures d’étude…  L’an dernier, sur un collège de 400 élèves, j’ai eu la participation - grosso modo - d’une bonne moitié d’enfants ! Ils fouillent, manipulent, s’entraident, montent sur les chaises pour accéder aux rayons, ils découvrent, empruntent… pestent, rient !

Les enfants sont amenés à manipuler et à se familiariser avec les outils documentaires pour trouver les réponses aux questions que je leur pose (les usuels, l’observation des présentoirs, l’internet, le classement des documents…) et ainsi mettre un orteil dans le monde du livre.

Par la suite, une petite cérémonie, présidée par le chef d’établissement, a lieu lors d’une récréation pour donner le classement des élèves (individuel et par classe) et procéder à la remise des récompenses, autour d’un petit goûter donné au self.

Photo : http://www.bidibull.com/interface/concours.jpg

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EDITORIAL : pourquoi ce blog ?

Le blog consacré
aux auteurs jeunesse,
à la littérature jeunesse
et à la culture.


Il s'agit de :
 
                          faire découvrir  la littérature jeunesse,

-     de partager une passion pour cette littérature,

-   donner envie de LIRE, de "rêver dans les pages", aux enfants, aux adolescents qui, je l’espère, visiteront et s’arrêteront – qui sait ? – sur ce blog.

Le livre est source de plaisir, de joie, d'émotion.

Beaucoup d’élèves me disent ne pas aimer lire… oh, les menteurs !!! OUI, jeunes gens, vous aimez TOUS lire, sans exception : j'en suis convaincu ! Le plus difficile est de savoir trouver le livre qui ne va pas vous endormir !
dans les étagères des médiathèques, dans celles des cdi, des librairies… Nous avons tous un livre qui nous "parle", un livre qui nous correspond, le livre qui va nous remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!! Oh la la...

Si j’aime lire, je n’aime pas tous les livres, toutes les histoires. Il existe des critères à appliquer pour emprunter cette perle qui va vous faire plonger définitivement dans le plaisir de lire !


Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on se découvre plein d'amis, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on zigouille les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Dans ce blog, il sera question des hommes et  des femmes qui écrivent : les écrivains. Les Ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, décortiqués, ... Vous lirez des interviews de professionnels, des portraits, vous découvrirez le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes...


La lecture, c'est la vie ! lire c'est être vivant...

En haut à gauche :
Dessin de la 1ère de couverture
de "Mathilda" de Roal DAHL
Et à droite : "Le petit prince"

d'Antoine de St-Exupéry



Ce blog est dédié 
  à la littérature jeunesse,aux auteurs jeunesse,
aux lecteurs ! 





Salut, Pierre !

Photo : http://www.elbakin.net/fantasy/photos/pierre-bottero.jpg


                                              http://mediatheques.portesessonne.fr/opacwebaloes/Images/Paragraphes/cacestpasse/2009/bottero01.jpg

2010 - DEUX nouvelles parutions
de Pierre BOTTERO :

Les âmes croisées (en février 2010)
Le chant du troll (mai 2010)


QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com

LE VAMPIRE du CDI

  • : Le cédéiste
  • litterature.jeunesse
  • : Homme
  • : Auvergne Allier
  • : Nature Littérature Ecologie Auvergne Montagne
  • : Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat ! j'ai une tête en forme d'enclume avec un seul cheveu - frisé - dressé en l'air, des yeux globuleux, un nez poilu avec une verrue servant de perchoir aux mouches, des dents édentées, un bec d'ornithorynqu

DATES IMPORTANTES à retenir !

   2ème Salon du livre jeunesse de Gannat

- 12,13 et 14 Février 2010-

FETE de LA CULTURE
CDI
du collège de GANNAT

Les élèves du collège rencontreront
Béatrice Bottet
 et Arthur Ténor
à la médiathèque de Gannat

Vendredi 12 février






                                           

 


PUIS     

    *  Lundi 3 mai 2010 :

Les élèves du collège Joseph Hennequin, de Gannat, dans l'Allier, sans lequel je travaille, recevront Christian Grenier et Alain Grousset pendant toute la journée pour travailler autour du thème de la du thème de la Science-Fiction (SF) et du débat déjà évoqué « Les nouvelles technologies vont-elles « tuer » les livres ? »
  

ET
ENFIN

·        Vendredi 18 juin 2010 :

SPECTACLE
des élèves du collège Joseph Hennequin, de Gannat :

Le club théâtre (15 élèves de la 6ème à la 3ème) que je dirige interprétera une pièce en V actes que j'ai écrite, une comédie dramatique absurde :

« Hommes - Femmes :
nos amis les bêtes. »

Cette pièce a déjà été jouée en juin 2008, à la salle des fêtes de la Grenette, à Lapalisse, toujours dans l’Allier.

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ANECDOTE :




Nous recevions au CDI ce jour-là, Alain GROUSSET et Susie MORGENSTERN. Une même classe rencontrait avec plusieurs heures d’intervalle les deux auteurs. Et il est arrivé quelque chose d’extraordinaire. Je précise que cette histoire est vraie !

Susie Morgenstern qui expliquait aux élèves comment elle créait ses personnages s’appuyait sur des exemples concrets qu’elle prenait dans la salle : Ludovic, un costaud blondinet, qui portait ce jour-là un très long tee-shirt noir avec un immense dragon dessus, « tapa » dans l’œil de Susie ! Peut-être se retrouvera-t-il un jour être un personnages de papier ?

Mais que dire de la suite ? 

Susie poursuivait sa démonstration lorsque… soudain…  elle « bloqua » littéralement devant une jeune fille qui portait en bandoulière un petit sac qu’elle semblait serrer, fermement contre sa poitrine, comme si elle souhaitait vouloir le protéger. Susie, s’apercevant de la chose, s’arrêta donc net, d’un coup, de parler pour observer Mélanie et lui poser tout un tas de questions, du genre : « Qu’est-ce que tu as mis dedans ? », « Il y a des secrets dedans ? », « Pourquoi protèges-tu ainsi ton sac ? »…

L’après-midi, ce fut au tour d’Alain de rencontrer la classe de Mélanie et vous me croirez si vous le voulez mais Alain a littéralement… « bloqué » - lui aussi ! - sur la même fille ! Incroyable ! Mélanie était prédestinée à devenir un personnage de roman !

Car de la rencontre entre Susie et Alain, à Lapalisse et au Salon du livre de Moulins, allait naître un roman écrit à quatre mains… « Tout amour est extraterrestre » (L’Ecole des Loisirs). 

Mélanie et Ludovic sont-ils les héros de ce roman ?

        
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