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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

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Xavier-Laurent PETIT

  

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depuis octobre 2009

 

 

5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 20:20

         Quel place a le mot dans vos romans ?

      Le vocabulaire est-il très important pour vous ?

      Prenez-vous beaucoup de soin à choisir les mots ?

Le mot ? Mais c’est l’outil de base !

Je passe ma vie à feuilleter et lire une dizaine de dictionnaires, j’y reviens sans cesse ! Par nécessité mais aussi par plaisir.

En écrivant, je ne cesse de modifier les mots, d’en rôder un à la place d’un autre !

Ainsi, dans la réponse à l’une de vos question précédentes ( sur la littérature ), j’ai remplacé quatre ou cinq fois l’adjectif avant de me décider pour néophyte. J’avais inscrit au départ naïf.  Puis novice. Enfin inexpérimenté. J’avais ajouté « peu cultivé ». Je crois l’avoir conservé, même s’il fait un peu doublon… sans doute en songeant que le jeune lecteur n’en comprendrait pas forcément le sens !

J’ai repris, relus, testé d’autres formulations.

Enfin, je me suis décidé à prendre mon Bertaud du Chazaud, le dictionnaire de synonymes que j’ai recommandé à toute la profession depuis sa sortie ( Rageot, Bayard, Hachette le possèdent depuis !!! ) pour tenter de trouver le bon adjectif qui me manquait.

Je ne pense pas qu’il existe.

La langue française me semble parfois pauvre, il arrive qu’aucun mot, aucune expression ne corresponde exactement à ma pensée et j’en suis malheureux.

Pourquoi néophyte, en ce cas ? C’est le moins mauvais ; il a un gros inconvénient, il paraît un peu savant, presque pédant.

Eh oui, en effet, il m’arrive parfois de m’interroger sur le lecteur, preuve que tout à l’heure j’ai écrit une approximation.

En l’occurrence, la question que je me posais en rédigeant la réponse était : « dans le blog de Christophe, le lecteur va-t-il correctement comprendre le sens de néophyte ? »

Hélas, le choix du bon mot aujourd’hui ne correspond pas toujours au sens véritable et actuel car le lecteur le comprend autrement ! Sa couleur, sa sonorité, son usage en transforment souvent le sens aux yeux et aux oreilles d’un jeune lecteur qui « l’entend mal », du moins pas comme moi, je l’entends – et je donne aux mots un sens littéraire et académique conforme à ma propre culture, pas forcément à la culture du lecteur… néophyte ou débutant !

On sait ( pour prendre un exemple simple ) que le mot « intellectuel » passe presque pour une insulte aux oreilles de beaucoup d’ados aujourd’hui. Or, quand on me traite d’intellectuel, je ne me sens pas, mais pas du tout insulté !

Compliqué ? Peut-être mais je me dois de répondre correctement à votre question.

Et encore, je n’aborde là que LE MOT.

Il serait édifiant d’étudier la façon dont je m’y prends pour modifier la place des membres de la phrase.

Changer ces places modifie le sens !

Mais je m’arrête car le discours risque de devenir universitaire… alors qu’il ne s’agit que d’un bricolage sémantique de base ! Le B – A, BA du métier !

 

         Faites-vous attention à la longueur de vos phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

Une fois encore, je ne me soucie pas de la longueur d’une phrase dans l’absolu. Tout dépend du contexte, de l’ouvrage et de son ton en général.

Les phrases longues ne me gênent pas, dès qu’elles sont clairement perçues et que leur apparition est justifiée dans le récit.

Plus que de la longueur des phrases, j’aimerais parler du rythme, de la musique, des assonances.

Dans Toi, lumière de ma nuit, chaque phrase a été conçue de cette façon, parfois en veillant à un rythme, des rimes, des pieds en nombre précis… toutes choses qui échappent en apparence au lecteur  - mais auxquelles il est inconsciemment sensible.

Car tout lecteur lit comme on le faisait dans les temps anciens : en lisant à mi-voix  dans sa tête !

Ce ne sont pas mes phrases que je laisse inachevées, c’est le sens de beaucoup de mes phrases qui est ouvert, à double ou triple sens – là encore, le lecteur ne s’en aperçoit pas mais je m’en moque. Je ne cherche pas à lui montrer mon savoir faire mais à lui faire ressentir les choses, sans qu’il ait conscience du mode d’emploi.

Des exemples ? Je cite souvent l’incipit du Cœur en abîme :

L’obscurité, la solitude, le silence, j’aime. Normal, pour un spéléologue.

Aussi, quand les lumières se rallumèrent sur trois mille spectateurs enthousiastes et applaudissant, je ne me sentis pas vraiment à mon aise.

 

Sans faire l’explication de mon propre texte, il me semble évident que l’association de ces trois premiers mots livrés de façon brute avec l’aveu : j’aime choque le lecteur. Parce que peu de ( jeunes ? ) lecteurs aiment l’obscurité, la solitude et le silence.

C’est donc là aussi une façon de créer aussitôt une forme de suspens, de surprise. Le lecteur attend une justification.

Elle est là, aussitôt : normal, pour un spéléologue.

On a donc immédiatement l’identité du narrateur ( et un aperçu de son caractère, il ne s’embarrasse pas de périphrases )  qui dit JE et se confie au lecteur.

On devine qu’il aime son métier.

Mais voilà… la suite est à nouveau en contradiction avec ce qui vient d’être dit : une triple contradiction ( obscurité/les lumières ; la solitude/ trois mille spectateurs ; le silence / enthousiastes et applaudissant )

Nouveau suspens, nouvelle attente du lecteur : mais pourquoi le narrateur s’est-il mis dans une situation aussi désagréable à ses yeux – à SES yeux parce que le lecteur, lui, doit juger qu’être sous les projecteurs et applaudi par 3 000 personnes, ce n’est pas si désagréable, non ?

Eh bien si.

Etc.

Et puisque j’ai choisi ce roman à) titre d’exemple, dont le ton paraît sec et les phrases courtes, j’ajoute que plus loin, le narrateur écrit la petite phrase qui suit :

Amour, bonheur, amour-bonheur, ton sommet est un gouffre où je voudrais amour-mourir et à jamais m’engloutir pour jurer un serment de confiance et de foi et conjurer ce monde dont je ne suis pas.

Là encore, inutile que je fasse l’analyse de la juxtaposition ( et de la fausse répétition ) de certaines contradictions ( sommet-gouffre ; jurer-conjurer ) qui invitent le lecteur à réfléchir – ou, qu’importe, à ressentir ! La phrase est longue et surtout complexe, à sens multiples… qu’importe. Je peux espérer que le lecteur ne butera pas ( trop ) en la lisant . J’espère aussi qu’elle lui posera ( un peu ) problème.

Compliqué ?

Pas tant que ça, et d’ailleurs votre question suivante va me permettre de compléter ma pensée.

 

         Qu’est-ce qui fait que pour vous, une phrase est bonne ?

Elle arrive à point.

Non pas au moment où le lecteur l’attend mais avec un effet de surprise quasi musical, comme lorsque le compositeur propose tout à coup une harmonie nouvelle qui, de façon inattendue mais agréable, sonne de façon inédite – et avec ce qui précède, et avec ce qui suit.

La bonne phrase complète et résout les imprécisions, interrogations ou suspens de ce qui vient d’être dit tout en livrant au lecteur de nouveaux éléments d’interrogation.

 

         Comment s’opère la collaboration avec votre éditeur Rageot au niveau de la correction des textes ?

      Un auteur libre, cela existe-t-il ?

La première liberté d’un auteur serait de ne pas se censurer lui-même, de n’avoir pas à l’esprit en écrivant telle phrase : « que va en penser, comment va l’interpréter l’éditeur, le lecteur ? »

Contrairement à beaucoup de gens, je  n’aime pas le mot liberté. Il ne veut rien dire, il est galvaudé.

Ma liberté, la liberté de chacun, ce sont les contraintes que je, que l’on se choisit.

Chez Rageot, Caroline ( Caroline Westberg, la directrice de Rageot… qui est aussi la petite-fille de ma première éditrice, Tatiana Rageot ! ) lit mes textes ( très vite… en général elle m’appelle le lendemain !).

Et, chez Rageot comme ailleurs, Caroline me dit souvent :

-       On adore. Mais si ton début était plus nerveux, plus sentimental, si la fin était moins triste ou moins ambiguë...

-       Le roman est long, certains passages trop littéraires, les dialogues pas assez enlevés. On aimerait un peu plus d’humour…

Caroline ajoute :

- Mais je te laisse toute liberté d’obéir ou pas !

Si je ne tiens pas ( assez ) compte de ses avis, il lui arrive de m’avouer :

-       Tel quel, on aura du mal à le vendre, le lecteur va être découragé, il ne va pas comprendre… 

Argument de poids qui sous-entend : « si tu veux que ton texte plaise et se vende, fais-moi confiance, mieux vaudrait faire ceci ou cela, etc. »

Chez Bayard, il m’est arrivé ( j’en ai hélas parlé… et je m’en suis mordu les doigts, il faut croire qu’y a des vérités qui ne sont pas bonnes à révéler au lecteur… ) de revoir cinq fois ma copie à la demande de la directrice littéraire.

Soyons honnête : il arrive – Dieu merci ! - que ses remarques soient pertinentes, et je la remercie pour son attention et  sa sagacité.

 

         Avec Krystal Camprubi, qui est peintre et illustratrice, pour « Toi Lumière de ma nuit », il y a eu une véritable collaboration. Une sorte de ping-pong – pardon pour le terme – entre vous et elle ! Elle vous envoyait ses crayonnés vous lui renvoyiez vos textes… et ainsi de suite. Je suppose que cela est très jouissif dans le processus de création ?

Oui !

 

         L’Atelier du Poisson Soluble a la réputation de beaucoup faire confiance à ses auteurs.

Quelle est la différence entre l’écriture d’un album et d’un roman ?

Avez-vous un genre préféré ?

Je préfère le roman… parce que je suis seul à créer ( dans un album, souvent, il faut songer à l’illustrateur, ce qui suppose, paradoxalement, ne pas tout dire, ne pas se perdre en descriptions puisqu’il aura toute liberté pour le faire ! ), seul maître du jeu.

D’autre part, dans le roman, on a la place, on peut donner libre mesure à son imaginaire, on a le droit de prendre son temps, de créer un gigantesque édifice dont on a le plan en tête depuis des années…

L’album, lui, ( comme la nouvelle ) est plus difficile à mettre en œuvre.

On n’a pas le droit à l’erreur, chaque mot doit faire mouche. La concision extrême est la règle et c’est parfois frustrant… sauf quand l’histoire s’y adapte !

Je n’ai donc pas de genre préféré.

J’ai une histoire à raconter et c’est toujours en fonction d’elle que je choisis le genre : roman, saga, récit historique, conte, SF, etc.

 

         Vous avez écrit « Virus LIV3 ou la mort des livres ».

Pensez-vous toujours en cette fin d’année 2009 que dans notre société il y a de la place pour les deux médias, le livre, les nouvelles technologies ?

Oui ! Sans l’ombre d’un doute.

Ce qui ne m’empêche pas de déplorer que la technologie l’emporte de plus en plus sur le livre ou plutôt le sens récit, à l’image de ces films d’action qui ( souvent ) rivalisent d’effet spéciaux, de bagarres, de poursuites, d’explosions, de plans rapides et spectaculaires… peut-être pour dissimuler l’indigence du scénario.

Un autre exemple : la voiture.

Conçue au départ pour se déplacer vite et loin, elle est devenue peu à peu un objet de parade, de standing.

Je me moque de ma voiture, je me fiche de mon ordinateur.

Ce sont des outils.

Ce qui m’intéresse, c’est de me déplacer et d’écrire.

Ce sont les paysages, les émotions et la réflexion qui m’importent.

De même, pour mes personnages, je m’attache souvent très peu à les décrire physiquement.

Ce qui m’intéresse chez eux, comme chez les gens que je côtoie, c’est ce qu’ils ont dans la tête et dans le cœur. Je me moque de leur âge, de leur sexe, de la couleur de leur peau, de leur religion.

Je les écoute, je les regarde agir.

 

         Pourquoi réécrire aujourd’hui certains de vos romans déjà publiés ?

Il en va ainsi de « La musicienne de l’aube », d’« Un printemps sans cerise »?

Certains de mes romans, épuisés, ne sont plus au catalogue d’un éditeur.

Un autre éditeur m’appelle et me dit :

- J’aimerais republier tel ou tel texte.

Alors, je le relis.

Il m’arrive de répondre : 

- Pas question de le ressortir. Il a vieilli

Ou encore :

- Il y a trop de choses à revoir, je n’en ai pas envie.

D’autres fois, j’accepte qu’il reparaisse.

Mais après l’avoir relu… et forcément repris, corrigé, dégraissé, actualisé.

Pour Un printemps sans cerises, le jeune Didier, dans la première version de ce roman ( Le Moulin de la colère ), utilisait une Gesstetner pour imprimer ses tracts. Il était question des grèves de chez Lip et de Georges Séguy !

Tout cela  ne disait plus rien au lecteur contemporain.

Pour La musicienne de l’aube, c’est différent.

La première version de ces quatre romans, parus chez Hachette, avait fait l’objet de demandes de corrections de la part du directeur littéraire de l’époque.

Il m’était arrivé de modifier mon texte, mais souvent la mort dans l’âme, et toujours dans le sens d’une simplification, avec une action privilégiée au détriment de la poésie ou de la réflexion..

Quand Bayard m’a proposé sa réédition, il m’a été affirmé ( par Babeth et Marie-Hélène Delval ) :

- Tu fais ce que tu veux, on ne touchera à rien. Pas de censure, pas de coupure !

C’était fort agréable !

J’ai donc repris certains passages de ma première version.

Mais je me suis trouvé aussi dans l’obligation de supprimer certains passages de chaque premier chapitre des trois volumes suivants : dans ceux-ci, publiés les uns après les autres chez Hachette, il était indispensable de renseigner le lecteur sur la situation au cas où il n’aurait pas lu le volume précédent ( ou au cas où il ne s’en serait pas souvenu ! ).

J’ai donc opéré des aménagements et des coupures puisque le roman devrait sortir en un seul volume.

Et puis, comme toujours, en relisant mon texte dix ans après, j’ai revu et corrigé ma propre copie, comme je le fais lorsque je relis l’un de mes textes, qu’il s’agisse d’un livre publié ( et en l’occurrence primé ! La Musicienne de l’aube avait décroché en 1997 le Grand Prix de la science-fiction française ! ) ou d’un simple brouillon. Ce n’est pas exceptionnel ! Chaque auteur fait ainsi.

Si Proust revenait, je suis certain qu’il serait épouvanté de la version actuellement en vente de sa Recherche… il reprendrait son texte et le modifierait !

 

         Quelle est l’histoire que vous avez écrite dont vous êtes le plus fier ? Quel est le livre que vous avez écrit et qui a votre préférence ?

      Le plus abouti, selon vous ?

Je ne relis pas mes romans ( sauf en cas de réédition… voir plus haut ! ).

Difficile de répondre !

Par ailleurs, le terme « fier » ne correspond pas à ce que je pourrais répondre.

Je pourrais peut-être affirmer :

- L’ouvrage dont je suis le moins mécontent est…

Bon.

Je sens que vous désirez une réponse. Un titre.

Alors disons peut-être : Le feu du crépuscule, une grande nouvelle de 40 pages parue dans le volume Parle-moi d’amour, chez Rageot.

Celui qui a ma préférence ?

Disons, pour des raisons personnelles, mon roman double Le Pianiste sans visage et La Fille de 3ème B (c’est en réalité le livre préféré de mon épouse ! )

Le plus abouti ?

J’hésite entre @ssassin.net, Ecoland et… L’amour caramel, une nouvelle de trois pages !

 

         Vous avez parfois écrit à quatre mains. Avec William Camus, Jacky Soulier, Robert Bigot…

      Quel fut l’élément déclencheur ?

L’élément déclencheur fut toujours l’insistance de l’auteur qui s’était mis en tête d’écrire avec moi !

 

D’autant plus que vous avez une manière bien à vous d’écrire.

Mais je suis très curieux de voir la façon de faire de mes camarades.

Et la seule manière de comprendre comment il s’y prend… c’est de le voir à l’œuvre et d’écrire à côté de lui, en même temps que lui, et la même histoire que lui !

 

Vous écrivez une fois que vous avez l’histoire entièrement en tête ?

Oui. Mais dans tous les cas où j’ai écrit en collaboration, le scénario était bouclé avant que nous n’écrivions le premier mot !

 

         De même, quel sacré challenge que de participer à des marathons d’écriture, non ?

      Là, on est dans l’immédiateté !

Sans prétendre être l’inventeur des marathons d’écriture, disons que j’ai été à l’origine du premier dans le domaine jeunesse !

Mais si c’ est moi qui ai lancé le défi, c’est mon camarade Philippe Barbeau qui a tout fait pour le mettre en œuvre, à Beaugency, en 1993.

Toutes les expériences d’écriture me passionnent.

Et là, on est exactement dans le procédé d’écriture inverse de celui d’un auteur comme moi, qui aime…

·         écrire seul

·         prendre tout son temps

·         revenir sur ce qu’il a écrit pour trouver la formulation la meilleure.

 

Ici, les contraintes nous obligeaient à faire l’inverse : écrire en groupe, rapidement, et revenir très peu sur ce qui avait été rédigé.

Il faut savoir que ce qui en résulte n’est pas une œuvre littéraire mais un brouillon ( Picasso s’est prêté à l’expérience, en direct, sous la caméra de Clouzot ).

C’est intéressant pour l’écrivain, mais aussi passionnant, je crois, pour le spectateur qui voit comment l’écriture s’élabore et progresse pas à pas.

 

         Que vous a apporté la SF ? un genre qui vous est cher.

      Vous avez d’ailleurs écrit un ouvrage pour expliquer ce genre à ceux qui ne l’aiment pas.

Le roman traditionnel s’intéresse d’ordinaire à un nombre limité de personnes, à la société telle qu’on la connaît.

Le temps et l’espace y sont réduits à la réalité.

La SF élargit l’horizon du lecteur et elle oblige l’écrivain à se remettre sans cesse en cause.

Le héros, c’est l’hypothèse.

Ce qui est en cause, ce n’est pas un couple ou un groupe d’amis mais souvent l’humanité toute entière.

La SF oblige à remettre l’Homme à sa place dans le temps et dans l’univers, elle nous contraint à réfléchir à la pertinence de nos institutions.

Enfin, le jeu avec l’hypothèse de départ contraint l’auteur à décliner avec rigueur toutes les conséquences de la contrainte qu’il s’est lui-même choisie ( tiens… la SF, ce n’est pas la liberté ! Voir plus haut… ).

Dans Un Amour d’éternité, mon incipit est :

Les U-Men étaient immortels, et cependant insatisfaits.

Mettre en scène une société d’humains immortels, cela suppose des bouleversements gigantesques dans le mode de vie, les lois… et aussi le caractère des personnages.

Quels bouleversements ?

Là encore, pas question de dresser une liste !

Il faut mettre des personnages en scène et en situation, les faire vivre, évoluer, dialoguer – et ce, dans un contexte tout à fait inédit où l’auteur n’a pas droit à l’erreur.

La SF contraint l’auteur à se remettre en cause à chaque ligne.

C’est une école de la rigueur.

De même que chaque enseignant ( y compris et surtout les universitaires ! ) devrait effectuer une journée en maternelle et au CP, chaque écrivain digne de ce nom devrait, pour se faire la main, écrire un texte destiné aux jeunes et un récit de science-fiction…

A noter que ( par provocation ? ) j’ai surtout œuvré dans ce double domaine – qui est habituellement méprisé par l’intelligentsia littéraire !

 

         Une personne m’a dit aimer lire la SF car il n’y a avait pas de réflexion. Cela m’a totalement surpris.

      Ce genre est pour moi tout le contraire. Quel est votre avis ?

Cette personne n’a… rien compris !

A moins qu’elle n’ai lu un mauvais roman de SF.

Et ça existe, là encore Dieu merci !

 

         Vous verra-t-on écrire une uchronie un jour, dans la belle collection du même nom que dirige votre ami Alain Grousset chez Flammarion ?

Je n’en suis pas sûr. 

Depuis dix ou vingt ans, j’ai en tête une quinzaine de projets de romans à écrire.

Et il n’y a pas d’uchronie parmi eux !

Ma durée de vie étant limitée, je vais commencer à écrire les textes auxquels je tiens le plus, sans me plier à des commandes ou à des collections nouvelles.

Dans ces domaines, j’ai déjà beaucoup donné.

Ce ne sont pas les idées qui me manquent…

Lors d’un récent séjour chez Alain, je lui ai même livré l’incipit ( ou plutôt la mise en exergue ) d’une uchronie qui me semble originale… et que j’adorerais écrire pour sa collection !

Là encore, je m’interdis d’y penser… car si je commence à rôder cette idée, je sais qu’il y a tout au bout une uchronie de 400 pages, et que je finirai par avoir très envie de l’écrire.

Mon problème, c’est le temps, et j’ai trop de textes importants à mes yeux à écrire pour répondre à des demandes, fussent-elles de mes amis les plus proches et les plus chers ( et… Alain en fait partie ! )

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Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

 ------------------------------------------------------------

 

    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com