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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 09:56

Xavier Mauméjean, directeur de collection chez Mango, a proposé à Jérôme Noirez de s’attaquer à Robin des bois, idée qui au départ a fait sourire Jérôme. Après réflexion celui-ci a imaginé que Robin et Marianne avaient eu une fille, Diane. On retrouve le héros très connu du public où plutôt sa fille dans une histoire légèrement mâtinée de fantastique.

L’histoire :

 

Angleterre, avril 1212. Diane de Loxley est une adolescente belle et farouche, au caractère trempé comme l'acier. Ses mots touchent leur cible aussi sûrement qu'une flèche. Rien d'étonnant quand on est la fille de Robin des Bois. Mais il est difficile d'être l'héritière d'une légende, d'un homme meurtri par la mort de son épouse, la célèbre Marianne. L'archer est bien prêt de succomber à l'appel de la forêt.

Diane veut de l'action, Londres va la lui fournir. La cité tentaculaire, pleine de bruits et de fureurs, est contrôlée par de ténébreux démons. Afin de les combattre, la fille de Robin devra s'associer avec le séduisant et mystérieux prince des mendiants, et rassembler les anciens compagnons de Sherwood. Sans compter un allié inattendu, l'ennemi intime de son père, le terrible shérif de Nottingham.

 

VIDEO sur...

http://www.mondesimaginaires.com/grands-formats/la-derniere-fleche/#auteur

 

Photo : http://livres.ados.fr/24-edition-salon-livre-jeunesse-montreuil_article9198.html

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:40

  

Combien de fois ais-je reçu des mails enthousiastes de jeunes qui me disaient : je vais être édité, mais c’est cher, ça va couter 1000, 2000, 3000 euros à mes parents…

 

   

 

Sophie-Audouin-Mamkinioan , l'auteur de la célèbre Tara Duncan, propose quelques règles très simples :

 

 

Comment être édité ?

 

 

1) Un éditeur est un acheteur. Rien de plus, rien de moins. Il va vous payer pour avoir le droit d’éditer votre livre.

 

 

   

Mon premier livre, par exemple m’a été payé 3100 euros. J’avais en plus, un pourcentage sur chaque livre vendu qui allait de 10% du prix hors taxes jusqu’à 10 000 exemplaires vendus, 12 % au dessus de 20 000, 14% à partir de 50 000 exemplaires vendus. L’éditeur se rembourse de l’avance, c’est à dire qu’il ne commence à vous payer la seconde partie, c’est à dire les pourcentages sur livre vendu, qu’à partir du moment où la somme de 3100 euros, la fameuse “avance”, est remboursée par les ventes de livre. Donc, quoi qu’il arrive, sauf aux éditions Plon qui ont exigé le remboursement de mon avance lorsqu’ils ont décidé de ne pas me publier après m’avoir signé mon contrat (ce qui est minable et se pratique très peu dans le milieu), vous garderez cet argent, même si votre livre ne se vend pas du tout.

      

 

2) Quel est le travail de l’éditeur ?

 

       

A) Il travaille votre livre avec vous. Vous signale vos erreurs, ce qui va et ne va pas. Soyons clairs, les éditeurs sont des êtres humains comme les autres, il y en a des bons et des mauvais. Mais en général, ils sont plutôt de bon conseil.

 

       

B) Ensuite, l’éditeur va faire travailler les graphistes afin que vous ayez la couverture la plus efficace possible. Il y a des outils marketing pour cela. Les éditeurs qui pincent le nez en disant qu’ils ne font pas de livres commerciaux utilisent exactement les mêmes outils, c’est toute l’ironie de ce curieux métier. C’est là où les éditeurs sont crucifiés. Ils disent faire un métier très noble, intellectuel et tout et tout, sauf que ce métier doit payer leur steak de tous les jours. Donc pas le choix, ils doivent vendre…

    

   

C) L’autre grand atout de l’éditeur, c’est qu’il dispose d’un circuit de distribution. C’est à dire que ses commerciaux vont aller voir les librairies, les supermarchés etc afin qu’ils prennent votre livre. En fonction du nombre de livres qui sont mis en place, vous avez une plus ou moins grosse exposition. Par exemple aujourd’hui, Tara Duncan est mise en place à 50 000 exemplaires. Pour mon premier livre, Seuil l’avait mis en place à 8 000 exemplaires.

 

      

D) Ensuite, pour en faire la promotion, l’éditeur fait intervenir une attachée de presse. Là aussi, il y a de bonnes attachées de presse et des mauvaises. C’est un métier passionnant, mais terrible. Les journalistes sont de plus en plus submergés par des centaines de livres à lire ou à défendre et selon le talent de l’attachée de presse, le vôtre peu parfaitement passer à la trappe. C’est ce qui est arrivé à mon amie Martine Mairal, avec son excellent polar “Lorsque la lune sera bleue” qui n’a eu quasiment aucun papier. Elle a clairement eu un mauvais attaché de presse, ou pire, un attaché de presse qui avait d’autres livres plus “importants” à défendre. Comme des livres “people” qui sont faciles à placer auprès des journalistes, surtout de télévision.
En revanche, lorsqu’on en a une bonne, comme celle de chez XO, c’est total bonheur. Attention, cela ne veut pas forcément dire que les articles seront élogieux hein, mais au moins, les journalistes en parleront et c’est ce qui est important…

     

 

E) Enfin, ce qui est loin d’être négligeable, il y a aussi tous les services annexes : Déclinaison de votre livre au cinéma ou à la télé, vente de votre livre aux éditeurs étrangers. Chaque année, il y a ce qu’on appelle des “book fairs” dans le monde entier, où les éditeurs envoient leurs services de droits étrangers montrer votre livre et essayer de le vendre. C’est comme ça que Seuil a vendu mon livre dans 12 pays. Chaque pays paye une somme forfaitaire et un pourcentage sur les ventes, cet argent est partagé à 50/50 avec l’éditeur. Enfin, il y a la négociation des droits avec les livres de poches, qui sont d’autres maisons d’éditions spécialisées. Là aussi, l’argent est partagé en deux.

 

  Tout ceci, un imprimeur est incapable de le faire, bien évidemment.

 

  Alors, ces soi-disant maisons d’édition qui vous annoncent qu’ils vont vous publier si vous les payez sont ce qu’on appelle des maisons à compte d’auteur. C’est en fait, comme si vous vous publiez vous-même. Et là, bien évidemment, ils acceptent tous les textes, même les plus mauvais, puisqu’ils veulent juste faire du chiffre d’affaire. Donc en aucun cas cela ne démontre de la qualité de votre texte.

 

  

 

Publié dans

  http://www.taraduncan.com/blog/

  Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 11 avril 2010 @ 12:06

 Photo : http://www.elle.fr/elle/Societe/Les-enquetes/Ainsi-finit-Harry-Potter/Mais-qui-a-tue-Harry-par-Sophie-Audouin-Mamikonian/(gid)/382418  

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:34

Sophie Audouin-Mamikonian, l'auteur de la série "Tara Duncan",  qui a pu être publiée grâce à Hary Potter (Tara Dunan était refusée par les éditeurs jusqu'à ce qu'arrive Jk Rowling et son petit sorcier), donne quelques conseils pour être édité :

 

 

" ... beaucoup d’entre vous me demandent comment faire pour se faire éditer, si on ne risque pas de leur “piquer” leur texte et si à 12, 14, 18 ans, ils ont une chance de se faire publier.

 

Voici donc ma réponse :

 

1) Je ne vois pas bien pourquoi vous mettriez votre âge sur votre lettre d’accompagnement. L’éditeur se fout totalement que vous ayez 1 an ou 102 ans, seul le talent compte

 

 

2) Une lettre courte du type : “Voici xxxxx, mon roman de fantasy/polar/thriller/histoire d’amour, j’espère que vous aurez autant de plaisir à le lire que j’ai eu de plaisir à l’écrire, bien à vous” et votre signature. Les longues proses expliquant le pourquoi du comment, ils ne le lisent pas.

 

 

3) Ne mettez ni dessin ni carte, ni machins décoratifs. Ils s’en fichent et de toutes les façons le graphisme ne dépendra pas de vous, alors inutile de vous fatiguer. Ne mettez pas non plus de remerciements sur la page de garde, ça fait prétentieux, vous le ferez lorsque vous serez sûrs d’être édités.

 

 

4) Votre tapuscrit doit être écrit en corps de police 12, avec un interligne et demi entre chaque ligne. C’est plus facile à lire pour l’éditeur. Aucun éditeur n’accepte de fichiers mails, tout simplement parce que cela leur ferait trop cher à imprimer et qu’il est impossible de travailler sur un texte sur un ordinateur. Il doit impérativement être imprimé.

 

 

5) Sur la page de garde, remettez votre nom, votre adresse, votre tel et votre adresse mail, les éditeurs perdent souvent les pages d’accompagnement.

 


6) Envoyez votre tapuscrit A TOUS LES EDITEURS ! C’est tellement difficile de se faire éditer que “choisir” est complètement débile. Le bon éditeur sera celui qui vous choisira et vous achètera. Point.

 

 

7) Personne ne vous piquera votre texte. Les éditeurs reçoivent en moyen 5000 manuscrits par éditeur et par an. Sachant qu’il y a rarement plus de 4 éditeurs par maison d’édition, ils n’ont aucune raison de vous voler votre texte, il est plus simple de vous publier…

  


8) Enfin, les éditeurs ont rarement le temps de lire votre livre en entier. Si les premières pages ne sont pas bonnes, ils ont tellement de manuscrits à lire qu’ils mettent à la poubelle tout de suite. Donc la règle numéro 1, c’est qu’il faut que les premières pages soient ébloulissantes et les dernières aussi…ainsi, votre tapuscrit aura une bonne chance d’aller en comité de lecture et peut être d’être choisi !

 

    

9) Enfin, faites corriger autant que possible vos fautes avant d’envoyer votre travail. C’est une simple question de courtoisie pour le travail de l’éditeur. Un livre truffé de fautes au point d’être illisible sera vite rejeté.

 

Publié dans : http://www.taraduncan.com/blog/ Dans Maaaa vie — Par Sophie Audouin-Mamikonian le Dimanche 11 avril 2010 @ 12:06

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:12

Christophe, comment définis-tu tes écrits ? Qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

Désolé, je sèche. Ce qui me fait avancer, c'est l'envie d'écrire, d'écrire de nouvelles choses, d'entrer dans de nouveaux univers.

Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une
affection particulière ?

Ce n'est pas un livre mais une histoire publiée en presse, qui est mon 1er texte publié (La société Malin l'Enchanteur). Ca ne s'oublie pas!

Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas
trop ennuyeux ?

Je suppose que tu parles des dédicaces. J'adore ça! Je fais volontairement peu de salons pour ne me déplacer que dans les lieux où je suis vraiment attendu. Si la personne au bout du fil trouve les arguments, j'accepte. Mais souvent je refuse et n'accepte que l'année suivante, si la même personne prend la peine de me recontacter. Mais vraiment, j'adore participer à un salon bien organisé, où je peux enfin rencontrer mes lecteurs, mon fameux public! (Enfin souvent ils ne me connaissent pas et achètent mon livre parce que je suis là...). Un des derniers salons du livre que j'ai fait est celui de Paris, l'année dernière. (C'est là, d'ailleurs, que j'ai rencontré Pierre Bottero, pour la 1ère et unique fois. Quelqu'un de très gentil). J'étais assis à côté de Christian Grenier, dont j'apprécie beaucoup le travail. Il avait une file de fans incroyable et moi... j'en avais nettement moins! Mais j'ai quand même passé un très bon moment. Une autre anecdote, toujours à ce salon. Je vois une gamine s'approcher timidement de mon stand.

-"Vous êtes bien Christophe Miraucourt?

- C'est qui bien vous qui écrivez dans les P'tites sorcières?

- J'adore vos histoires!"

Enfin une fan! Elle s'est déplacée spécialement pour me voir quand elle a su que j'étais au salon. Elle m'a demandé un autographe dans son carnet. Sympa.

Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce
 compliqué ?

Uniquement quand le livre en est au stade du manuscrit et qu'on montre l'imperfection de son écriture.

Quel est le plus beau compliment reçu ?

La 1ère critique élogieuse d'un de mes livres. C'était dans le magazine Elle pour "Trop belle sorcière".

La réflexion la plus dure ?

Une autre critique, pour un autre livre, où l'on disait du bouquin que c'était vraiment peu original. (Est-ce qu'il a déjà essayé d'écrire, celui-là????)

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:08

 

  

 

Quelques nouvelles de JK Rowling !

 

·       L’auteur d’Harry Potter devrait bientôt présenter son nouveau roman qui n’aura rien à voir avec le petit sorcier devenu grand. JK Rowling n’a laissé entrouverte aucune porte quant à la thématique ou au synopsis de cette œuvre originale. La rumeur (c’est à la mode), qui va déjà bon train, évoque un éventuel roman policier…  Rencontrera-t-elle de nouveau un succès mondial ?  Réponse avant la fin de l'année.

 

 

 

·        Jk Rowling a annoncé qu’elle n’était plus opposée à revenir dans l’univers d’Harry Potter mais pas avant… 10 ans !

 

 

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:53

Interview d'Anne-marie DESPLAT-DUC pour le blog

 

Anne-Marie, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

Lorsque je relis mon premier roman publié en 1989 La Dame de Privas je suis catastrophée. Je trouve qu’il n’est pas assez travaillé, que le style laisse à désirer, que le côté historique n’est pas assez fouillé, que mes personnages manquent d’épaisseur.  Il me semble que j’ai fait des progrès en ce qui concerne les romans historiques.

Par contre, pour les romans humoristiques, je ne pense pas avoir changé grand-chose dans la façon d’écrire les premiers parus et ceux que j’écris maintenant… sauf que l’humour est moins à la mode en ce moment et que les éditeurs publient peu de romans drôles.  C’est dommage.

 

Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ?

La question est difficile. En fait, je me considère comme un auteur dont les écrits sont accessibles aux jeunes. Ce qui signifie aussi que je pense sincèrement que ce que j’écris peut aussi être lu par des adultes. Sans avoir la grosse tête, j’ose comparer ce que j’écris à certains textes de Marcel Pagnol comme « La gloire de mon père » « Le château de ma mère ». Il ne les a pas écrits pour de jeunes lecteurs, mais il se trouve que ces textes intéressent les jeunes et les moins jeunes. C’est ce que je rêve de faire. Et je suis totalement comblée lorsque une jeune lectrice me dit qu’elle a donné mon livre à lire à sa mère et que cette dernière l’a apprécié.

Photo : http://www.rageotediteur.fr/htm/album_photos/popup_photo.asp?code=ALB65&rang=1

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:08

Il existe tout d’abord une segmentation du marché en fonction de l’âge.

Au vu d’une couverture, on ne sait pas forcément si le livre va intéresser en terme de style ou de contenu, et encore moins en terme de compétence de lecture, si on parle des enfants.

Dans un hypermarché, il faut aider les gens qui n’ont ni un libraire pour les conseiller, ni une connaissance de la littérature pour les guider. Chez Pocket, par exemple, la couverture mentionnait «dès 1 an», «dès 2 ans», «dès 3 ans», etc., présentation très ciblée pour guider l’acheteur. Mais on s’est aperçu rapidement que trop fermer les tranches d’âge n’était pas efficace. Maintenant, la couverture mentionne «Benjamin», «Cadet», «Junior»….

Une segmentation se fait d’après le sexe, ce qui avait à peu près totalement disparu il y a quelques années : «Pour fille» et «Pour garçon» était véhiculé à travers les schémas de la bibliothèque verte et de la bibliothèque rose. Toute une pensée sociale a émergé autour du partage des sexes, qui se reflète dans la présentation des livres.

Enfin, les collections s’organisent par genre : le roman policier, la science-fiction, le fantastique sont les genres traditionnels. A cela s’ajoutent d’autres segmentations : histoires de vie, histoires d’aujourd’hui, histoires de pays, qui permettent d’identifier clairement le contenu des livres.

Bien évidemment, l’allure des collections, des ouvrages, leur format, ciblent des cultures sociales : on ne vend pas la même chose quand on cible la vente en hypermarché ou la vente en librairie. De même, ce n’est pas la même démarche que d‘aller dans une petite librairie traditionnelle de quartier ou à la Fnac ou chez Virgin.

Photo : http://raymondperrin.blogspot.com/

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:54

On a l’impression que se dessine un marché à deux vitesses : dix grands éditeurs qui ont une démarche marketing classique, et de l’autre, les petits éditeurs qui promeuvent davantage la création littéraire 

·         Il y a les dix grands éditeurs qui ont des titres et des séries phares.

 

Ces éditeurs font un travail conséquent de marketing sur les couvertures. Ils rééditent des titres qui seraient démodés sous leur allure traditionnelle. Ces livres ressortent avec des jaquettes colorées, modernes, sous des titres plus accrocheurs.

Flammarion est intéressant : cette maison ne veut pas afficher un «look» trop moderne, elle change très souvent ses couvertures pour leur donner une allure novatrice et attirante, tout en voulant garder son image traditionnelle.

 Autre exemple : quand «Le gone du Chaaba» d’Azouz Begag,. est paru dans une collection pour la jeunesse, il a fait polémique car l’auteur parlait de son enfance passée dans un bidonville, près de prostituées, etc. Il est publié maintenant au Seuil, débarrassé de sa polémique, avec une couverture moderne, et se vend bien.

Pendant des années le roman jeunesse est paru de façon très constante en format poche. Depuis le succès commercial de «Harry Potter», on publie des romans destinés à la jeunesse en format adulte parce qu’ils se vendent bien.

·         Les petits éditeurs, eux, sont diffusés plutôt dans les librairies, avec une distribution presque confidentielle. A l’inverse des produits d’hypermarché, leurs livres ont un aspect plus classique et un contenu plus littéraire, dans le sens de la qualité du texte.

Ceci étant, ce schéma est trop réducteur.

Les grandes maisons s’appuient aussi sur leurs succès d’édition pour promouvoir de jeunes auteurs. Les titres phares portent une série, une collection, qui peuvent elles-mêmes contenir des titres plus originaux.

Parallèlement, le développement des salons du livre attire un public qui n’est plus un public strictement littéraire. Ce n’est peut-être pas complètement le public de l’hypermarché, mais c’est un public très ouvert, souvent familial. Dans ces salons du livre, les organisateurs mettent en avant la petite édition, ses créateurs et les titres originaux. C’est ce qui fait que les deux marchés se rejoignent un peu. En tout cas, ils ne sont pas cloisonnés.

 http://www2.ac-rennes.fr/savoirscdi/culturepro/LitteratureJeunesse/chouvy/Chouvyaccueil.htm

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:24

Livre ouvert

Christophe, as-tu un avis sur l'avenir du livre. Les nouvelles technologies vont-elles le "tuer" ?


C'est une autre façon de lire, mais elle ne m'inquiète pas. Elle s'adresse
surtout aux passionnés de nouvelles technologies. Je pense même que ça peut
rendre service. Tu pars en vacances avec plusieurs milliers de livres. C'est pas
mal comme choix.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 11:21

L'association "Lire et faire lire" a bâti depuis dix ans  un réseau de lutte contre l'échec scolaire et l'exclusion avec une armée de 12.000 bénévoles retraités qui racontent des histoires aux enfants en difficulté et transmettent du plaisir.

 

    "C'était un désespoir de voir l'immensité de "notre" échec scolaire. Celui de                 toute une société", explique l'écrivain Alexandre Jardin.

 

 

"Il y a dix ans, j'avais constaté comme tout le monde que ne pas maîtriser l'écrit aboutissait à l'exclusion et l'exclusion à la violence. Au contraire, l'apprivoiser et mieux, y prendre plaisir, vaccine contre l'échec. Quand un petit n'éprouve pas de plaisir en lisant, il est en danger", résume  Alexandre Jardin.

 

"Le livre est une affaire de partage et de plaisir", renchérit l'écrivain Daniel Pennac, parrain de l'association.

 

"Le plaisir de la lecture est une question éminemment politique et a une incidence sociale énorme", insiste Alexandre Jardin. "Il y a une forte corrélation entre niveau du lexique et niveau de violence".

 

"Les livres, ce sont des cadeaux. Ce que je lis aux enfants, c'est aussi ce que je suis, mon passé, le temps que je leur donne", explique Marie-France Lecuir, bénévole depuis dix ans dans le quartier sensible du Mirail à Toulouse.

 

"On ne sait pas s'ils vont vraiment progresser, si on est utile. Il faut être modeste", tempère la jeune retraitée. "Mais je les fais évoluer ... et rire. Lire une histoire, c'est un rite, un moment magique", ajoute-t-elle.

         

Les bénévoles, à 90% des femmes, ont tous plus de 50 ans et lisent des histoires à des groupes de quatre ou cinq enfants chaque semaine. Ils suivent des formations pour les initier à la littérature jeunesse, la lecture à haute voix ...

 

La clé, c'est que cela recoud une société. Des liens sont tissés. Cela change le regard des enfants et celui des retraités.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

  19.JPG 20.JPG

 

Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com