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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:10

 

 

     Question en apparence indiscrète et simple.
     Or la réponse n’est ni indiscrète... ni simple !
     Tous les écrivains sont logés à la même enseigne : le contrat qu’ils signent avec leur éditeur stipule qu’ils toucheront entre 4 et 12% du prix de vente ( hors taxe ) de chaque volume qui sera vendu !


     Première constatation :
     La somme est déjà très différente. Si vous achetez en janvier 2012 Virus LIV 3 ou la mort des livres ( 4,90 euros ), je toucherai en mai 2013 ( eh oui ! ) environ 0,23 euros. Vous avez bien lu : 23 centimes d’euro !
     Et si vous achetez le dernier Prix Goncourt ( L’art français de la guerre, à 21 euros ), son auteur, Alexis Jenni, touchera ( à la même date ) 2 ou 2,5 euros. Oui, dix fois plus.
     Pourquoi ?
     Parce qu’un « livre de poche » bon marché offre à l’éditeur ( et au libraire, et au distributeur ) une marge bénéficiaire réduite. Le pourcentage accordé à l’auteur est lui aussi plus réduit ! En revanche, un « grand format » qui se vend plus cher offre à l’auteur un pourcentage égal ou supérieur à 10%.

 

     Deuxième constatation : 0,23 euro... c’est peu. Et 2 euros, ce n’est pas grand-chose.
     La bonne question à poser à un auteur serait donc :
     — Combien de vos livres se sont-ils vendus l’an dernier ?
     Et là, les chiffres varient beaucoup d’un auteur à un autre !
     L’ouvrage d’un écrivain débutant et peu connu se vend à 1 000 ou 2 000 exemplaires.
     Faites la multiplication !
     En revanche, un écrivain connu et qui a une dizaine de livres en librairie gagne... mieux sa vie. Parce que les acheteurs sont plus nombreux.
     Le problème, c’est que ces ventes constituent toujours une surprise. Bonne ou mauvaise.
     En général, un premier roman se vend peu et mal. Souvent à moins de 1 000 exemplaires.
     Le prix Goncourt 2012, Alexis Jenni, est en train de vivre un rêve. Parce que chaque année, le « Prix Goncourt » se vend à environ 300 000 exemplaires. Un peu moins si l’ouvrage n’a pas de succès. Mais parfois jusqu’à un million !
     L’an prochain, Alexis Jenni ( dont c’est pourtant le premier roman publié ! ) touchera donc sans doute environ 600 000 euros. Ah... ne pas oublier qu’il en laissera la moitié aux impôts. Mais il lui restera de quoi acheter un appartement.
     Sauf qu’une fois cet achat effectué... il faudra qu’il touche de nouveaux droits d’auteur !
     Et on ne décroche le Goncourt qu’une seule fois dans sa vie ( bon, sauf quand on a un peu triché, comme l’a fait Romain Gary ).
     Voilà pourquoi Alexis Jenni, très sagement, a décidé, malgré ce succès fulgurant, de rester dans l’enseignement. Parce qu’un prof touche un salaire ( modeste, certes ) chaque mois. Alors qu’un écrivain touche une fois par an des droits d’auteurs improbables, et qu’il doit, pour vivre de sa plume, continuer à produire, à plaire, à vendre...
     Et là, il n’y a aucune garantie !


Le blog de Christian  Grenier : http://www.noosfere.com/grenier/

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:24

 

Le pyjama à rayures est idéal pour réveiller une très ancienne technique de l animation : l ombro-cinéma. Passées la couverture et les premières pages, un enfant s endort ; le livre bascule aussi ... Les autoroutes que l on aperçoit annoncent la proximité d une grande métropole que notre héros va survoler dans son pyjama rayé. C est une ville spectaculaire qui bouge avec sa foule, son trafic, ses lumières, c est NEW YORK !


Sur le plan vertical, une histoire illustrée par Frédérique Bertrand répond aux images horizontales et « tactiles » de Michaël Leblond : des graphismes qui s animent avec magie au simple passage d un rhodoïde rayé.


Ce premier ouvrage de la série « pyjamarama » survole New York avec un clin d oeil à « Little Nemo » dont les rêves s'animaient aussi, en 1911.

 

 

New York en Pyjamarama
De Michaël Leblond et Frédérique Bertrand
Éditions du Rouergue

 

Vidéo présentant "New York en Pyjamarama" : http://www.youtube.com/watch?v=5SWVRBFQ3RM



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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:21

Joël Fauré va créer ces jours-ci un blog "génération Pif Gadget" pour retrouver la trace des épicéas offerts avec le magazine en 1975.

 

    Quand il avait 13 ans, Joël Fauré a planté une bouture d'épicéa trouvée dans Pif Gadget. Aujourd'hui l'arbre mesure 12 mètres de haut. Ce Toulousain rêve de créer une "sapineraie du cœur et du souvenir" et recherche d'autres sapins Pif.

 

    On a tous quelque chose de Pif Gadget… Pour toute une génération née dans les années cinquante et soixante, ce nom évoque un frisson d'excitation, quand au retour de l'école on déchirait le blister du magazine pour découvrir des gadgets plus fascinants les uns que les autres, comme les pois sauteurs du Mexique et les célèbres Pifises, des œufs de crustacés qui éclosaient une fois plongés dans l'eau.

 

    En 1975, Joël Fauré a 13 ans. Il est collégien à Montastruc-la Conseillère et c'est un lecteur assidu des aventures de Rahan, Pifou, Placid & Muso. "Un jour dans Pif ils ont offert une brindille d'épicéa de quelques centimètres. Je l'ai mise dans un pot, elle a poussé, et un beau dimanche d'octobre 1975, avec mon père, nous sommes allés mettre la plante en pleine terre à Buzet-sur-Tarn, près de la maison. Aujourd'hui, mon arbre mesure 12 mètres de haut, il est superbe". À "50 ans aux prochaines pommes de pins" comme il dit, Joël Fauré rêve de retrouver d'autres épicéas devenus adultes, comme le sien. "Pif a édité 360 000 exemplaires de ce numéro avec la bouture. C'est excitant d'imaginer tous ces sapins qui ont aujourd'hui presque 40 ans".

 

    Brillant, singulier, atypique, Joël Fauré est fonctionnaire au tribunal de grande instance de Toulouse, univers administratif dont il s'évade en écrivant. Il a signé plusieurs pièces de théâtre dont certaines ont été jouées au Petit Théâtre de Poche, écrit un livre sur Brel et une biographie de la dompteuse Jeannette Mac Donald, et créé un blog quasi-fétichiste sur les bottes. Mais surtout, ce Toulousain a été l'un des premiers en France, il y a une vingtaine d'années, à médiatiser les TOCS, Troubles Obsessionnels Compulsifs, névrose aujourd'hui bien connue dont il est lui-même atteint.

 

    L'idée de créer une sorte de chaîne d'amitié – "la nostalgie, dit-il, est un formidable moteur" - avec d'autres grands gamins qui auraient planté les épicéas de Pif est bien dans la lignée du personnage. Une idée écolo et un peu « fada » lancée cet été comme une bouteille à la mer via un courrier des lecteurs au Monde Magazine. Depuis le mois d'août la "sapineraie du cœur » partie de Toulouse commence à se remplir. Sur une carte de France Joël Fauré a déjà épinglé une dizaine de triangles verts symbolisant des sapins retrouvés dans l'Isère, dans les Landes, à Poitiers, à Aulnay-sous-Bois… Prochaine étape le blog "génération Pif Gadget", qui sera mis en ligne dans quelques jours.

 

par Sylvie Roux

( La Dépêche - le 21 septembre 2011 )

 

 

 

 http://www.ladepeche.fr

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 20:39

Alors que certains écrivains se satisfont de l’ignorance de leur nom par les lecteurs qui pourtant adorent leur oeuvre (c’était le cas de Pierre Bottero pour qui le roman est bien plus important que celui qui l’a écrit), je ne peux m’empêcher de parler aux élèves de la main de l’homme qui est derrière l’histoire ! J’aime parler des écrivains aux enfants, les sensibiliser au fait que derrière les mots, il y a beaucoup de travail, un Homme, une Femme. Oui, cela m’ennuie quand des enfants appréciant « Harry Potter » ne connaissent toujours pas le nom de J.K. Rowling (je ne parle pas de « peoplisation » qui est sans intérêt !) C’est pourquoi, je suis sensible à l’émotion dégagée par Henri Loevenbruck lorsque celui-ci, la veille de la sortie de « L’apothicaire » son dernier roman, envoie ce courriel :

 

« …Voilà. Demain sera sans doute l'un des jours les plus importants de ma vie... car voici venir dans toutes les bonnes librairies mon treizième roman, l'Apothicaire, qui est aussi, n'ayons pas peur des mots, le livre de ma vie. Celui qui m'a donné le plus de travail et le plus de plaisir. Le livre le plus personnel et, je l'espère, le plus réussi de ma carrière. Sept ans de préparation, deux ans d'écriture, et beaucoup, beaucoup d'émotion à la veille de cette publication. Un livre qui navigue entre les eaux du Nom de la Rose et des Piliers de la terre, situé au XIVème siècle à Paris... Une épopée à travers toute l'europe du moyen-age, avec de l'aventure, de l'humour, du l'amour, un peu de philosophie, beaucoup de mystère, le tout en 600 pages... me soutenir dans cette aventure qui me tient tant à coeur (et m'angoisse légèrement) !... »

 

A travers les mots d’Henri Leovenbruck, on mesure l’angoisse de l’auteur qui a mit tout son coeur pour rédiger son récit ! Alors, oui, l’auteur au même titre que son roman, est important ! Sans lui…

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:16

 

- ABIRACHEB. Le jeu des hirondelles : mourir, partir, revenir. Cambourakis. Thème : Couvre feu au Liban. Dessins qui rappelle Persepolis.

 

- BAUDOIN. Couma aco. L’association, 1991

 

- B. David. L’ascension du haut-Mal. L’association, 1996. L’auteur raconter ses souvenirs d’enfance autour de son frère, qui est épileptique.

 

- BOUDJELLAL, Farid. Petit polio : entre chichi-fregi et Méditerrannée. Futuropolis. Souvenir d’enfance de l’auteur, enfant d’immigrés, qui a eu la polio.

 

- DELISLE, Guy. Chroniques birmanes. Delcourt. Guy Delisle, dessinateur, accompagne son épouse, médecin sans frontières, en Birmanie. Il croque, avec observation, curiosité et humour, les détails de la vie quotidienne.

 

- DELISLE, Guy. Pyong Yang. L’association, 2003. Id en Corée du Nord

 

- DELISLE, Guy. Shenzen. L’association. Id en Chine

 

- DOHERTY, Catherine. Peine perdue. Ca et la, 2005. Cette BD, avec peu de bulles, raconte les périples de Catherine Doherty, né sous X, pour retrouver sa mère.

 

- DURAND, Elodie. La parenthèse. Elodie Durand, à 25 ans, a été atteinte d’une tumeur au cerveau. Quelques années plus tard, guérie, dans un dialogue avec sa mère, elle essaie de se souvenir de son histoire, alors qu’elle a oublié 3 ans de sa vie.

 

*EISNER, Will. Mon dernier jour au Vietnam. Delcourt, 2001

 

- ENGELBERG, Miriam. Comment le cancer m’a fait aimé la télé et les mots croisés. Delcourt. L’auteur, journaliste, raconte comment, le jour ou le médecin lui a annoncé qu’elle avait un cancer du sein, le monde s’est divisé en 2 : ceux qui ont un cancer et ceux qui n’en ont pas… Elle a beaucoup d’humour, énonce clairement les difficultés auxquelles elle est confrontée dans sa vie quotidienne.

 

- FOLMAN, Ari ; POLONSKY, David. Valse avec Bachir. Castermann, 2009. L’auteur, qui a fait son service militaire israélien, soumis à des cauchemars réguliers, enquête pour se souvenir finalement qu’il a assisté au massacre de Sabra et Chatila. Mélange de genre (photo, dessin…)

 

- GUIBERT, Emmanuel. La guerre d’Alan. L’association, 2009. Guibert met en image les souvenirs de guerre de Alan Grope.

 

- GUIBERT ; LEFEVRE, Didier. Le photographe. Tome 1 à 3. Dupuis, 2008. Didier Lefèvre, photographe, accompagne une mission de Médecins sans frontières en Afghanistan. Il en est revenu avec des milliers de photos et n’en a édité… qu’une ! Il raconte ici son aventure, en alternant ses photos avec les dessins de son ami Guibert.

- HENRI, Pierre ; ALLOING, Louis. Dans la secte. La boite a bulles, 2005. Récit d’un endoctrinement dans l’église de scientologie. Facilement abordable.

 

- JUNG. Couleur de peau : miel Tomes 1 et 2. Soleil production, 2008. Jung, d’origine coréenne, a été adopté par une famille belge. Il raconte ses difficultés pour se construire et connaitre son histoire.

 

- KA, Olivier. Pourquoi j’ai tué Pierre. Delcourt. Quand il était petit, Olivier Ka a subit des attouchements de la part d’un prêtre, ami de la famille. Il livre ici son histoire, et comment cette expérience a marqué son existence. Le thème est difficile, et nécessite une mise en garde, mais il y a beaucoup a dire sur le graphisme et la forme autobiographique.

 

- LARCENET, Manu. Le combat ordinaire, Tome 1. Dargaud, 2008.

 

-LEROY, Maximilien. Faire le mur. Maximilien Leroy a rencontré, lors d’un voyage en Palestine, Mahmoud Abou Srar, qui vit à l’ombre du mur. Récit a deux voix.

 

- MELAKA. Romain. L’association. L’auteur raconte comment adolescente, elle a été confronté à une tentative de suicide d’un proche.

 

- NAKAZAWA, Keiji. Gen d’Hiroshima. Vertige graphic, 2007. Sous forme de manga, récit de l’après Hiroshima.

 

- NIVAT, A. Correspondante de guerre.

 

- PEETERS, F. Pilules bleues. Frank Peeters raconte son histoire d’amour avec une femme séropositive, maman d’un petit garçon également atteint par la maladie. Il raconte avec beaucoup de tendresse et en même temps nous fait part de toutes ses interrogations, angoisses et joies du quotidien. Magnifique.

 

- REGNAUD. Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill. Gallimard. L’auteur, enfant, est triste car sa maman n’est plus là. Puis un jour il reçoit des cartes d’Amérique… Un album très tendre.

 

- REHR, Henrik. Mardi 11 septembre. Vents d’Ouest. L’auteur est a NY pour le 11 septembre 2001. Il fait le récit de cette journée angoissante, pendant laquelle il est sans nouvelle de sa femme et de son fils, a proximité des tours.

 

- REVEL, Sandrine. Le 11e jour. Delcourt, 2002. Sandrine Revel a perdu son frère lors des attentats du 11/09/2011…

 

- SATRAPI, Marjane. Persepolis. L’incontournable BD autobiographique de Satrapi, dans laquelle elle raconte son enfance dans l’Iran du Shah, puis son adolescence difficile à l’étranger. Une mine pour l’autobiographie, si l’on est attentif à la forme du récite, la façon dont elle se représente, etc… avec humour et acuité.

 

- SOWA, Marzena. Marzi. Dupuis. Marzi raconte son enfance dans la Pologne communiste, la queue dans les magasins, etc…

 

- SPIEGELMAN, Art. Maus Tomes 1et 2. Incontournable récit par Art Spiegelman de l’expérience de la déportation par son père.

 

- TANIGUICH, Jiro. Un zoo en hiver. Taniguchi, maître du manga, raconte ses premiers pas de mangaka, et surtout sa première  histoire d’amour avec la fille de son patron.

 

- WILD, Nicolas. Kaboul disco, ou comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan. La boite à Bulles, 2009. Nicolas Wild raconte la vie a Kaboul, dans le cercle particulier des expatriés. ..

 

Bibliographie établie par Blandine Foussereau, documentaliste à Oullins (69).

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:06

   

 Les livres de Kitty Crowther, auteur, illustratrice, nous parlent de la nature et de  sa bienfaisance, des lacs, des forêts, de la solitude, des inquiétudes qui peuvent être les nôtres en certaines occasions, des larmes qui montent et que l’on voudrait contenir, de la part de soi que l’on voudrait explorer, des relations, surtout, oui, des relations aux autres, au monde, à soi-même. Elle nous rappelle l’importance de la tendresse et du respect, de la douceur et de l’attention, de l’observation.

 

    Mêlant dans son ascendance l’humour anglais et l’intimisme suédois, mais née en 1970, malentendante, à Bruxelles, Kitty Crowther, qui n’a été appareillée qu’à l’âge de 6 ans, a gardé quantité de souvenirs visuels de son enfance, notamment les moments passés à Veere, en Zélande, aux Pays-Bas. Privée du sens auditif, elle a développé des capacités sensorielles autres et une capacité très intuitive d’établir des relations étroites avec le monde qui l’entoure, entre elle et les autres, entre le visible et l’invisible, l’hu-main et le non humain. Aussi les animaux terrestres ou marins, les éléments du végétal mais aussi des êtres imaginaires, comme les hommes rennes ou les personnages du film Le banc, qu’elle a réalisé avec Bruno Salamone… sont-ils convoqués dans ses histoires  en images et en mots, au service desquels se mettent son trait, sa technique (encre, gouache/acrylique, pastels gras, feutres, crayon, le crayon de couleur qui est aujourd’hui son outil précieux) et ses couleurs, qui disent tantôt la vitalité, tantôt l’équilibre.

 

    Kitty Crowther a été récompensée par de nombreux prix, parmi lesquels, en 2010, le prestigieux Prix de littérature à la mémoire d’Astrid Lindgren, destiné à honorer la mémoire de cette grande dame du livre illustré, suédoise, et à promouvoir la littérature pour la jeunesse dans le monde et qu’on dit être le Nobel de la littérature jeunesse.

 

    L’exposition sera l’occasion de s’immerger dans l’univers de cette créatrice belge si singulière : des murs d’images libres ou extraites d’albums, une vidéo qui lui donne la parole sur son travail, de petites silhouettes sombres ici ou là, des photographies, un puzzle en bois qu’elle a réalisé, des dessins de ses fils, Théodore et Elias, son premier film d’animation et une surprise pour les jeunes visiteurs qui aiment mettre en couleur.

 

    Kitty Crowther est née en avril 1970, à Bruxelles, où elle a ensuite grandi. En raison de difficultés auditives, elle ne parlera qu’à l’âge de quatre ans et ne sera appareillée qu’à 6 ans. Elle a développé ainsi des capacités sensorielles autres et une capacité très intuitive d’établir des relations étroites avec le monde qui l’entoure, un contact singulier entre elle et les autres, entre le visible et l’invisible, l’humain et le non humain.

 

    Kitty Crowther est auteure et illustratrice d’une trentaine de livres, traduits en 18 langues.

 

  

Centre de l'illustration de Moulins (Allier)

Hôtel de Mora – 26 rue Voltaire – 03000 Moulins  

 

du 29 septembe 2011  au 22 janvier 2012                                            

exposition ouverte tous les jours sauf le lundi                              

de 10 heures à 12 heures et de 14 heures à 18 heures,

de 14 heures  à 18 heures  les dimanches et jours fériés.

entrées : 5,00 € (plein tarif) et 3,00 € (tarif réduit)                                   

gratuit pour les moins de 12 ans

 

 

 

centredelillustration@cg03.fr              

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:00

 

Davide Cali vit à Gênes, l'auguste capitale de la Ligurie. Auteur et illustrateur BD avant de travailler pour la maison d'éditions Sarbacane, il nous confie son expérience au sein de la littérature jeunesse. Entretien avec un artiste italo/francophone aux mille projets qui a notamment inventé une amusante parodie des Dix petits nègres d'Agatha Christie.

 

A quelles difficultés d'écriture peut se heurter un auteur jeunesse ?

 

    Je ne sais pas, peut-être parfois au problème de l’age. Quand j’écris je ne pense pas trop aux enfants qui vont lire mon histoire. Parfois ça arrive que, selon l’avis de l’éditeur, l’histoire est peu compliquée et il faut réduire ou simplifier le texte. Mais ce n’est pas vraiment un gros souci. En faisant surtout des albums illustrés, qui doivent rentrer dans un format précis, ça arrive souvent (presque à chaque fois) de devoir retravailler le texte pour l’adapter à ça.

 

Un adulte peut-il avoir naturellement au fond de sa besace des thèmes qui plairont aux enfants, des personnages qui leur conviendront, etc ... ou une expérience professionnelle en milieu scolaire aide-t-elle à mieux évaluer ce qui est adapté à ce public selon vous ?

 

    Comme je l'ai dit, je ne pense pas trop aux enfants quand j’écris. Les histoires au début sont une espèce de jeu privé, que je fais pour moi. Après arrive le projet et l’idée de partager tout ça avec des lecteurs. Les thèmes de mes histoires m’arrivent du quotidien ou tout simplement de ce que j’aime. Souvent je me suis inspiré plutôt de  moi-même quand j’étais petit.

 

Testez-vous vos histoires auprès d'enfants de votre entourage avant de les proposer à une maison d'édition? Arrive-t-il que vous repreniez un texte suite à un tel test ?

 

    Non. Je fais plein de rencontres mais les enfants ne m’inspirent pas d’histoires – normalement – et je ne me sers pas d’eux pour en tester. Avant je le faisais lire à ma femme avant de les envoyer aux éditeurs. Maintenant j’écris trop et  la plupart du temps elle lit le livre déjà publié.

 

Que lisiez-vous quand vous étiez enfant? Affirmeriez-vous que vos lectures vous ont construit, que certains récits vous ont laissé un souvenir marquant ?

 

    Quand j’étais petit il n’y avait pas grand chose à lire. Des classiques assez moches, des livres horriblement illustrés. Pas trop mon truc. J'ai grandi avec les BD (Mickey et Donald Duck, après les superhéros Marvel – comme Spiderman et les X-Men - et plus tard les strips américains comme B.C., Beetle Bailey, Peanuts). À part les BD, les livres d’animaux sont ceux que j’ai lus le plus. Les animaux, surtout les insectes, ont été une de mes grandes passions d’enfant.

 

Selon vous, la littérature jeunesse se doit d'être ludique et pédagogique ? Laquelle de ces fonctions est prioritaire d'après vous ?

 

    Quand je suis passé, comme auteur, de la BD aux livres jeunesse je me suis imposé des règles assez simples que j’ai toujours respectées:  raconter tout ce que je veux sans avoir peur de toucher à des  sujets compliqués et être le plus sincère possible. Au début j’ai écrit des histoires drôles, après je suis passé sur un côté un peu plus "philo". Parfois les éditeurs m’ont demandé de travailler plus sur le côté pédago et je l’ai fait. Les éditeurs cherchent toujours des histoires qui apprennent quelque chose aux enfants. Je l’accepte mais je ne crois pas que ce  soit la priorité. Une bonne histoire apprend et communique toujours quelque chose et donc une histoire avec un fond pédago doit être, d’abord, une bonne histoire.

 

Les 10 petits insectes est une parodie des 10 petits nègres. Etes-vous un lecteur inconditionnel d'Agata Christie? Comment est née l'idée d'une réécriture version bd de  ce célèbre polar ?

 

    Pas du tout. J’ai découvert le polar assez tard. Quand j’étais plus jeune, je préférais les romans sci-fi, le polar ne me disais pas grande chose. Maintenant c’est un peu l’explosion, en Italie où j’habite, du polar et j’ai trouvé pas mal de choses qui m’ont plu.

Agatha Christie, je dois avouer avoir essayé plusieurs fois d'en lire, mais je ne suis jamais arrivé à la fin. Sauf Les Dix Petits Nègres. Je l’ai lu que j’étais petit et il m’a foudroyé. Je l’ai adoré, lu plusieurs fois, vu plusieurs versions ciné tirées du roman. J’adore le mécanisme de l’histoire et j’ai toujours voulu le reproduire dans un de mes livres.

 

Le choix de personnages insectes voulait insister sur la fragilité de la vie? Cherchait à rendre moins violent la succession des morts accidentelles ? Avez-vous créé cette bd pour donner l'occasion d'un échange plus grand entre l'adulte et l'enfant ?

 

    Non, le choix est tombé sur les insectes pour la simple raison que, comme je l'ai dit, j’avais (et j’ai encore) une grande passion pour les insectes. L’idée me plaisait de les mêler à  un roman policier. En fait, j’avais déjà utilisé des insectes dans mes BD : Pas de crotte pour moi et la suite, Jérôme et les fourmis rouges, paru dans la collection Sapajou chez Sarbacane, ont pour protagonistes trois petit bousiers. Si ces deux albums étaient décidément pour les enfants, Dix Petits Insectes est né comme une BD tout public.

 

Etes-vous de ceux qui pensent qu'il ne faut pas hésiter à simplifier la littérature pour la rendre abordable aux enfants et à ceux qui sont rebutés par les lectures fastidieuses ?

 

    Si pour "littérature" vous voulez dire  "classiques", non, je ne suis pas trop pour ça mais je dois dire que je ne connais pas les abrégés publiés en France. Peut-être qu'il y en a de bons. Les versions abrégées réalisées en Italie ,lorsque j'étais petit, étaient minables. J’ai toujours préféré lire les originaux.

 

Pas d'assassin dans ce récit, juste des hasards malheureux. Pourquoi ?

 

    Dans l’original d'Agatha Christie, l’assassin, à la fin, c’est le juge mais moi je ne voulais pas refaire vraiment la même histoire ; je voulais trouver un final surprenant et absolument fou. À la fin la meilleure solution c’était qu’il n’y avait pas d'assassin. Ce qui a été amusant fut de trouver une explication pour toutes les morts.

 

Avez-vous écrit d'autres parodies de romans célèbres depuis? Est-ce en projet ?

 

    Les insectes c’est une série qui va continuer, avec le même « cast » d’insectes. J’ai envie de réaliser plusieurs histoires, chacune placé dans un roman ou un film qui m’a plu et qui soit aussi un "genre" : donc polar, sci-fi, western, etc. À l’instant Vincent Pianina à déjà mis en couleur une dizaine de pages du deuxième tome. Le sujet c’est encore polar, inspiré à un film par… Mais pourquoi le dire maintenant ? Vous allez voir…

 

Anne Laura Cantone a illustré votre pétillant album "C'est quoi l'Amour?": quel(s) souvenir(s) gardez-vous de la découverte de ses dessins ?

 

    C’est quoi l’amour est notre quatrième album ensemble. Le premier a été Un papa sur mesure, suivi par Je veux une maman robot et par Omas unglaubliche Reise (L’incroyable voyage de mamie) un livre qu’on a publié en Autriche (chez Annette Betz) et qui n'est pas traduit en France. J’ai découvert les dessins d'Anna Laura avec un livre sur le petit Chaperon Rouge. À l’époque son travail me plaisait déjà mais je n’étais pas encore persuadé de l’appeler pour bosser sur quelque chose. C’est avec La mariée était trop belle que je n’ai plus eu aucun doute: le livre était assez décoré et vachement rigolo. J’ai pensé que ça collait vraiment avec mes histoires. À l’époque le livre, paru en Italie, était déjà traduit en France chez Sarbacane. Quand j’ai proposé à Anna Laura de faire un  album avec moi, elle m’a dit que Sarbacane venait juste de lui demander un projet à publier directement en France. C’est ainsi qu'a commencé notre collaboration et la mienne avec Sarbacane.

 

Choisissez-vous toujours les illustrateurs avec lesquels vous travaillez ?

 

    Parfois je propose le projet directement avec un dessinateur, comme dans le cas  d'Anna Laura chez Sarbacane. Parfois c’est l’éditeur qui me fait des propositions, une  fois qu'il a lu mon texte. Récemment on a commencé à changer de façon de travailler. Sarbacane me propose des illustrateurs qui passent à la rédaction et avec lesquels ils aimeraient travailler. Je m’inspire directement de leur univers pour écrire des histoires. Évidemment il m’arrive de ne pas trouver une histoire pour l’illustrateur demandé,  mais c’est ainsi que j’ai écrit Marlene Baleine, par exemple.

 

Echangez-vous durant le temps d'écriture ?

 

    Ça aussi, ça dépend. Il y a des fois où l'on s’écrit tout le temps, d'autres jamais. Souvent, l’éditeur préfère faire le lien entre les deux auteurs.

 

Vous est-il arrivé de modifier un texte suite à une illustration proposée ?

 

    Oui, souvent. Je considère mes histoires assez ouvertes. Il y a des auteurs qui considèrent leur travail intouchable. Moi je travaille plutôt en équipe et si on me demande de changer quelque chose je le fais si je trouve cela acceptable. Il y a eu des fois, évidemment, où j’ai refusé les changements mais aussi de publier l’histoire si les conditions ne me plaisaient pas. Avec un illustrateur c’est pareil. Je fais toujours un storyboard dessiné de mes histoires, parce que je trouve ça plus facile pour expliquer ce qu'autrement je devrais expliquer par écrit. Le dessinateur n’est pas obligé de suivre mes dessins mais c’est vrai que souvent je suis intervenu pour l’aider à trouver de meilleures solutions pour les planches. Comme dessinateur, je mets donc les "pattes" dans le boulot de l’illustrateur mais j’accepte aussi qu’il fasse le même: s’il n’arrive pas à dessiner quelque chose ou s'il me propose des changements à son goût, l’histoire peut changer. Ça s'est passé surtout avec Vincent Pianina dans Les Dix petits insectes : Vincent s’est tellement plongé dans cet album qu'il m’a fait plein de propositions pour ajouter des gags. De mon côté je l’ai aidé un peu avec la mise en page parce qu'on n’arrivait pas à mettre dans le livre tout ce que l'on voulait.

 

Dans J'attends, le dessin, auquel s'ajoute itérativement ce fil laineux rouge, semble indissociable du texte. Le texte a-t-il été pourtant écrit en amont ?

 

    Non, j’ai écrit le texte et c’est Serge qui a trouvé l’idée du fil, après. À l’époque on ne se connaissait pas. Je connaissais son travail mais on ne s’est pas parlé pendant la réalisation et on s’est rencontré la première fois seulement après.

 

L'Amour, l'Attente, la Différence ... Peut-on dire que vos histoires se veulent de nature philosophique (adaptée, bien sûr, au public qui les réceptionne) ?

 

    Il y a un côté de mon caractère qui, surtout récemment, s’interroge sur des questions philosophiques et tout ça apparaît dans mes livres, donc oui. Je ne le fais pas exprès. Dans mes livres je raconte ma vie: ce que m’arrive, ce que je pense. Dans presque chaque histoire il y a quelque chose de vrai, qui appartient à ma vie. Marcolino, du livre Piano piano, par exemple, existe vraiment, et tout ce que j’ai raconté dans, J’aime t’embrasser, s’est passé avec ma femme (que j’avais déjà peu raconté dans Bernard et moi).

 

Diriez-vous que vos textes cherchent toujours à faire réfléchir l'enfant et qu'ils l'aident à grandir ?

 

    Si c'est un effet de mes textes, ce n'est pas mon intention de départ. J’écris pour m’amuser et pour raconter les histoires que j’ai besoin de raconter. Mon intention, vers les lecteurs, c’est bien de les amuser  ou de les émouvoir. J’ai rencontré des enfants qui ont lu mes histoires et j’ai découvert que ce que j’écris est important pour eux. Cela m'a fait plaisir, cela veut dire que je fais bien ce que je fais, mais surtout que tout ce que j’écris et que je crois personnel, est en réalité universel.

 

"Si tu veux être légère, pense légère" dit le maître-nageur à Marlène Baleine. Avez-vous écrit ce récit pour expliquer aux enfants qu'il suffit d'y croire, que le pouvoir de l'imagination est sans limite ?

 

    Ce livre je l’ai écrit en m’inspirant des personnages "dodus" de Sonja Bougaeva.  La philosophie de l’histoire m’est arrivée en réalité en pensant aux adultes: je connais plein de monde qui se limite, qui ne fait pas certaines choses en pensant n'en être pas capable, n'être pas assez beau, assez fort, etc. J’ai compris que c’est un vrai complexe qui ,depuis l’enfance, accompagne les gens toute leur vie. J’ai écrit ce livre donc pour tous les copains qui ont du mal à se plonger dans la "piscine de la vie".

 

Quel nom de grand homme de lettres avez-vous prononcé en fermant les yeux pour devenir écrivain ?

 

    Je ne sais pas. Comme je dis toujours aux enfants dans les rencontres scolaires je ne me vois pas comme un écrivain. J’ai commencé à faire des livres jeunesse comme auteur complet, après j’ai mis de côté le dessin et maintenant je suis reconnu partout comme auteur mais dans ma tête les histoires m’arrivent toujours avec les dessins. Je suis "né" dessinateur de BD et si je ferme les yeux je pense encore à moi comme un dessinateur. Ou un  guitariste rock. Si je dois formuler des noms, je dirai: Isaac Asimov,  parce qu'il était un champion de recyclage (il ne jetait jamais une histoire!) et puis c'était un savant avant d’être un auteur de science-fiction ; Mark Twain, parce qu'il était fou et qu'il a écrit des nouvelles formidables ; Saki, parce que il m’a fait trop marrer ; Tomi Ungerer, parce qu'il écrivait et dessinait tout ce qu’il voulait, pour enfant ou adultes, sans limite ; Woody Allen, parce que j’adore son humour.

 

Un projet d'écriture en cours en 2011 ?

 

    Les plus proches à paraître: Um dia, um guarda-chuva (Un jour, un parapluie), illustré par Valerio Vidali, publié chez Planeta Tangerina, à paraître ce mois: c’est mon premier album réalisé directement en Portugal; Si je ferme les yeux, illustré par Robin, à paraître en mars/avril chez Sarbacane. Entre-temps je travaille au deuxième tome BD de Joëlle Cruelle avec Ninie (chez Sarbacane), au deuxième tome BD des Insectes avec Vincent Pianina (chez Sarbacane) et à un album "secret" prévu chez Sarbacane en automne. Sinon, j’ai une dizaine de projets qui bougent en même temps, entre livres BD et BD pour revues, livres jeunesse, livres documentaires et romans. Tout ça entre France, Portugal, Espagne, Allemagne, Italie, États Unis.

 

propos recueillis par Julie Cadilhac

( bscnews.fr - mercredi 20 avril 2011 )

 

 

 

 

http://bscnews.fr

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 09:56

A l'heure d'Internet une petite librairie comme on les aime et comme on aimerait en voir plus, proche des livres, de leurs auteurs, du papier et des lecteurs qui sont plus que des clients ...

Aux pieds des tours de la forteresse médiévale est installé un café-librairie comportant un important rayon nature-écologie-environnement-développement durable, mais aussi tourisme, histoire locale, cuisine, voyages... Café et restauration rapide ; espace exposition-vente d'artisanat réservé aux artistes et artisans locaux et africain (Mali). Régulièrement, animations musicales, littéraires, artistiques et café-philo le 2e dimanche de chaque mois de 17h à19h.

 

Reportage de TVnet03

http://www.tvnet03.com/tvnet03/culture/34-culture/371-qaux-tours-du-livreq-librairie-a-bourbon-larchambault.html

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:36

 

Comme vous le savez la littérature jeunesse a été placée à la marge des programmes scolaires et les classiques effectuentun retour en force.

 

Les effets n'ont pas tardé à se faire sentir : recul des tirages, droits d'auteur en diminution, éditeurs faisant le ménage dans leurs catalogues et enlèvant certains titres pourtant excellents (exit du catalogue Bayard, « La musicienne de l'aube », le dernier Christian Léourier, « Le puits des âmes »...).

 

Doit-on s'inquiéter ? 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:19

 

Comme le savent bien ceux que Jean-Luc Marcastel rencontre en dédicace, il est une tradition à laquelle l'auteur ne déroge jamais, c'est de réaliser un nouveau sceau pour chacun de ses livres ou séries.

Voici donc le sceau d'"Alban", son futur roman, 

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com