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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 21:03

juindecembre2010-267.jpg

Discussion entre la romancière Béatrice Nicodème et les élèves de 5ème : ici, le jeu des questions-réponses sur le métier d’écrivain et les romans de l’auteur.

Pourquoi le narrateur dans votre roman « Meurtre à Salisbury » est-il un narrateur externe ?

Comment faites-vous pour repérer les lieux des intrigues des romans ?

Le personnage de Colin est une tête de mule, comment vous est venus l’idée de donner vie à un tel personnage ?

Faites-vous un plan pour écrire ?Connaissez-vous la fin de vos romans ?

juindécembre2010 266 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:29

 

·         Lénia, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Des êtres supérieurs m’y forcent. Je ne vois pas d’autre explication.

Ou serait-ce une drogue ? Un envoûtement d’un marabout du clavier ?

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est donner du plaisir, du rêve, des émotions, de la réflexion… à celui qui tiendra le livre.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Sans doute peut-on apprendre à structurer mieux son récit. Mais où apprend-on à rêver, imaginer, tramer, comploter ? À l’école ?

Laissez-moi me balader tranquille en forêt, le reste viendra tout seul. Ou pas.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Une spécialiste des héros faibles et bancals.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

La lecture a toujours été en moi. L’écriture est venue quand les longues études et les heures indécentes de travail m’ont un peu lâchée ! Merci donc à mon mari, qui entretien à temps partiel, un auteur jeunesse.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

J’écris pour raconter l’histoire qui me hante, en espérant qu’elle fasse vibrer un jour d’autres lecteurs. Mais ce n’est pas ce qui me guide.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Moitié bretonne, moitié normande, donc GNI (non, ce n’est pas le sms de génie, mais l’abréviation de génétiquement non influençable. Têtue quoi !)

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

De la vie. De ce que j’entends, des lieux où je vais. De petites phrases, de châteaux, de cabanes d’oiseaux, de boulangères grincheuses. De tout…

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Un carnet dans la poche, pour noter la phrase. Parfois un bout de papier pour un synopsis. Malheureusement, mes synopsis sont à géométrie variable et les plans très rapidement obsolètes. Donc, j’en écris de moins en moins. Et puis je les perds.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-tu besoin d’isolement ?

Après avoir confié les enfants à notre chère école publique, je me rue en compagnie d’un mug de thé (de préférence des Celtes) géant sur le clavier de mon portable. Fusayn, mon chien, m’ordonne d’ailleurs de m’asseoir au plus vite, car pendant que j’écris, il dort sur mes genoux. Il grogne jusqu’à ce que j’obtempère, je soupçonne donc certains de mes éditeurs de le soudoyer en nonos à moelle. Etant ascendant marmotte, il m’oblige à écrire toute la matinée et toute l’après-midi des jours où je n’exerce pas le métier qui nourrit les mêmes enfants et chien (et mari).

Le soir, il m’arrive de terminer un chapitre que je n’ai pas eu le temps de clore ou d’avancer sur un projet court.

Je peux également écrire dans des lieux extrêmement bruyants, du moment qu’on ne me parle pas. C’est cependant gênant, car j’ai tendance à mimer les scènes que j’écris. Les gens autour me regardent alors bizarrement. Ben quoi ? Ils n’ont jamais vu un auteur jeunesse décapiter des méchants ???

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Les comités de lecture. J’interdis à mes proches de me lire, c’est beaucoup trop personnel et je ne supporte pas leurs critiques. Alors que j’accepte volontiers celle des professionnels ou lecteurs.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

J’aime de plus en plus écrire des séries fantasy pour ado. Je pense poursuivre dans cette voie, si l’inspiration, les lecteurs et les éditeurs le veulent ! Je termine cette année deux séries, et j’ai quelques idées pour une nouvelle… A quand la journée de 72 heures ?

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Oui, cela se fera peut-être dans les années à venir avec une amie auteur. Un truc très très très déjanté.

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Vivre de sa plume paraît assez difficile. Il est possible de vivre de sa plume, plus d’interventions scolaires. Travaillant à mi-temps, je ne peux accepter beaucoup de salons et interventions. Et comme je ne peux accepter ces interventions, je dois continuer à travailler. Le serpent à plumes qui se mord la queue quoi…

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Rigoureuse et carrée, il me manque la capacité de créer des univers totalement fantasmagoriques.

Inébranlablement optimiste, toutes mes histoires se finissent bien, même celles d’amour !

Rigoureuse et carrée, je ne lâche le morceau que lorsque le BAT est signé.

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:24

 

·         Viviane, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ? Un seul objectif : offrir à mes lecteurs un voyage dans le temps et dans l’espace, quelques heures de bonheur.

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ? Écrire c’est un immense plaisir et, puisque je suis historienne, c’est redonner vie à des personnes d’un autre temps.

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ? « Apprendre à écrire à l’école » est une merveilleuse idée... et je connais des enseignants qui le font en France. J’ignore quel écrivain je suis, à vous de me le dire !

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ? « Détective des siècles passés »

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ? Jeune, je dessinai beaucoup et écoutai les histoires inventées par ma sœur… Je me suis lancée bien plus tard dans l’écriture. Ce jour-là, écœurée par les bêtises racontées dans de faux romans historiques pour la jeunesse, j’ai décidé d’écrire à mon tour en restant, le plus possible, fidèle à l’Histoire.

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?J’écris pour être lue, bien sûr, mais aussi pour apporter du bonheur et du rêve à mes lecteurs.

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ? S’ils m’ont influencé c’est dans le bon sens du mot : en me faisant progresser ! Merci à eux tous.

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ? J’ignore d’où elle vient, mais elle est là, en moi… Je ne suis jamais en panne d’imagination, peut-être tout simplement se nourrit-elle de ce que je vois, j’entends, je lis…

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?Je commence par une longue recherche de documentation dénichée dans des ouvrages récents et très sérieux. Puis j’imagine mon récit, en dresse le plan (plan que je ne suivrai pas vraiment) et je me lance.

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? J’écris le matin, tôt, une première version sur papier avec mon stylo à encre préféré, ma documentation à côté de moi (une présence rassurante). Puis je travaille et retravaille mon texte sur ordinateur.

As-t besoin d’isolement ? Pas forcément, un peu de musique ou de mouvement autour de moi ne me gêne pas, mais ni bavardage ni chanson ni radio ni télévision.

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ? Premiers lecteurs ou auditeurs : mes élèves ! Leurs impressions me sont précieuses. C’est aussi un secret entre nous, une complicité.

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ? Chut, c’est un mystère.

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ? Cela me tente tellement que je vis actuellement cette aventure, formidable et enrichissante.

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ? J’enseigne, j’aime ce métier et n’ai jamais envisagé de vivre exclusivement de ma plume…

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ? Aucune idée, à vous de découvrir mes qualités et mes défauts à travers mes livres.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 09:12

·         Florence, la littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

Tout n'est pas littérature, j'en suis convaincue, pour autant il faudrait un essai entier pour dire ce qu'est la littérature et d'autres plus habilités que moi l'ont fait ! En quelques mots donc de façon incomplète je dirais qu'il s'agit de donner une vision non ordinaire de la réalité, dépourvue des clichés et des idées reçues qu'on nous assène sans cesse. Langage, vie...

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Je crois qu'il s'agit d'une littérature à part entière. Il y entre, je crois, de la part de l'auteur, beaucoup de respect pour son jeune lecteur, ce qui en fait une littérature sensiblement différente.

 ·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Bien sûr qu'il faut les lire, parce qu'il s'agit d'un patrimoine d'une grande richesse dont on ne saurait se passer pour construire sa culture, son esprit critique, son identité. Mais la littérature contemporaine, même si on a moins de recul pour en discerner le bon du moins bon, est tout aussi importante.

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Published by Le cédéiste - dans La LITTERATURE JEUNESSE
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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 09:03

Écrire pour la jeunesse en France et en Allemagne dans l’entre-deux-guerres : un ouvrage de Mathilde Lévêque qui apporte des arguments opposables à l’idée d’un marasme éditorial en la matière.  

 

Mathilde Lévêque, sous le titre Écrire pour la jeunesse en France et en Allemagne dans l’entre-deux-guerres, publie une version remaniée de sa thèse intitulée Le renouveau du roman et du récit pour la jeunesse en France et en Allemagne pendant l'entre-deux-guerres : modernité et écriture narrative. L’ouvrage, préfacé par Isabelle Nières-Chevrel, montre que les livres pour la jeunesse circulent entre la France et l’Allemagne ; les écrivains dialoguent en particulier autour des idées véhiculées par l’utopie sociale (à travers le communisme mais pas seulement) et le pacifisme. Aux éditions Sociales Internationales (aux mains des responsables communistes français), la collection de livre de littérature de jeunesse Mon Camarade , liée au journal pour les enfants éponyme (animé par Georges Sadoul) , propose des traductions d’ouvrage parus outre-Rhin : Ce que disent les amis du Petit Pierre, suivi de La Muraille magique, Les Trois amis, Le Cheval de fiacre, Le Pont  par Hermynia zur Mühlen, Hans et son Lièvre enchanté de Lisa Tetzner, Émile et les détectives  sous la plume de l’auteur phare dans l’univers germanique de la littérature de jeunesse des années vingt E. Kaestner (une première version française de ce dernier titre avait paru auparavant chez Stock) . En Allemagne sont transcrits dans la langue de Goethe Trois petits enfants bleus de  Geneviève Fauconnier, La Colonie de Charles Vildrac, Jean-sans-Pain par Paul Vaillant Couturier, Patapoufs et Filifers par André Maurois. Mathilde Lévêque montre à travers l’étude d’une trentaine de titres produits par une dizaine d’auteurs de chaque nationalité, comment convergent certaines thématiques en prise avec un regard nouveau porté sur l’enfance  des deux côtés du Rhin. Il existe des points communs dans la modernité des choix littéraires et graphiques. Outre les auteurs déjà cités, l’étude se penche sur des écrivains germaniques comme  Kurt Held (Zora la Rousse), Carl Dantz (Peter Stoll, ein Kinderleben, von ihm selbst erzählt), Wolf Durian (Kai aus der Kiste. Ein ganz unglaubliche Geschichte, traduction française : Kai, roi de la pub), Erika Mann (Stoffel fliegt übers Meer, traduction française Petit Christophe et son dirigeable), Erika Mann (Muck der Zauberonkel, A gang of ten), Ruth Rewald (Sonne und Regen im Kinderland, Müllerstrasse, Jungens von heute,Janko, der Junge aus Mexiko, Vier spanische Jungen). Les autres auteurs hexagonaux présents sont Colette Vivier (La maison des petits bonheurs) , Claude Aveline (Baba Diène et Morceau-de-Sucre, considéré comme le premier roman pour enfants à tonalité anticoloniale), Marcel Aymé (Les contes du Chat Perché), Léopold Chauveau (Les cures merveilleuses du docteur Popotame qui remet en cause la supériorité autoproclamé des blancs sur les populations noires), Marie Colmont (Rossignol des neiges), René Duchateau pseudonyme de Georges Sadoul (Le mystère du serpent à plumes), Georges Duhamel (Les Jumeaux de Vallangoujard), Nanine Gruner (Isabelle et la porte jaune), François Mauriac ( Le Drôle ). Des informations sur certains auteurs comme celle que Colette Vivier ait collaboré à Mon Camarade explique mieux la genèse de son œuvre et l’attribution du Prix Jeunesse qui lui fut décerné en 1939. Marc Soriano, dans son Guide de littérature pour la jeunesse,  soulignait que les idées reçues voulaient que la littérature de jeunesse francophone de l’entre-deux-guerres soit marquée par une baisse de qualité et il souhaitait voir réviser ce jugement. C’est le cas pour la presse des jeunes qui voient ses titres fort réduits, qui garde des dessinateurs déjà fort connus avant 1914 et à qui les éditeurs imposent une interdiction de l’usage de la bulle jusqu’à l’arrivée du Journal de Mickey dont le succès force les périodiques à évoluer s’ils ne veulent pas disparaître. Une meilleure connaissance des livres de bibliothèque (comme Mathilde Lévêque le fait ici) et des romans scolaires (grâce en particulier à certaines études publiées dans le numéro 29 des Cahiers robinson)  ne pourra que répondre au désir exprimé, voici près de quarante ans, par un des pionniers de la recherche universitaire en matière de littérature de jeunesse. D’autre part la connaissance apportée aux lecteurs sur la littérature de jeunesse allemande, non empreinte de l’idéologie nazie, est précieuse ; elle suscitera l’acquisition par des CDI de la version originale de certains ouvrages et la redécouverte de titres traduits  leur évitant un désherbage intempestif (ainsi par méconnaissance de son intérêt dans une médiathèque d’une ville moyenne de l’Ouest l’exemplaire en très bon état de Zora la Rousse a disparu fin 2010).  

 

Marci à Alain Chiron pour cette information.

 

LÉVÊQUE, Mathilde. Écrire pour la jeunesse en France et en Allemagne dans l’entre-deux-guerres. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2011. 16 euros.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 09:00

L’histoire :

Londres, 1889, Wiggins est un jeune vendeur de journaux qui sert parfois de commissionnaire au célèbre Sherlock Holmes, est envoyé par celui-ci à la recherche d’un homme à la jambe de bois soupçonné d’avoir assassiné une danseuse de cabaret... Pour cela, l’apprenti détective devra se faire embaucher dans un sordide atelier de taxidermiste.

 

Wiggins, le personnage :

Béatrice Nicodème a eu à l’adolescence un « choc », elle est tombée « amoureuse » du « Chien des Baskerville » d’Arthur Conan Doyle ; son envie d’écrire était née ! Wiggins existait bien avant que Béatrice ne commence à écrire. Dans deux des aventures de Sherlock Holmes (Une Étude en rouge et Le Signe des quatre), Arthur Conan Doyle fait apparaître ce gamin des rues employé par le grand détective pour mener des recherches sur le terrain…

« C’est en lisant Le Chien des Baskerville que j’ai été frappée par la foudre : c’était donc ça, le roman policier ?

- Pourquoi un homme marcherait-il sur la pointe des pieds en descendant cette allée ? - Quoi, alors ? - Il courait, Watson ! Il courait désespérément, il courait pour sauver sa vie… Il a couru jusqu’à en faire éclater son cœur et à tomber raide mort.

Ce sont des passages comme celui-là qui m’ont fait rêver d’imaginer un jour une histoire capable de procurer le même frisson au lecteur. Voilà pourquoi, lorsque j’ai eu envie d’écrire pour la jeunesse, je me suis rappelé le jeune Wiggins grimpant quatre à quatre les dix-sept marches de l’escalier du 221b Baker Street pour se rendre au rapport. Ce gamin-là avait une silhouette de héros romanesque : né dans un des quartiers les plus pauvres de Londres, vivant de petits boulots, habillé à la diable, astucieux et intrépide… J’allais le placer sur le devant de la scène, tandis que Sherlock Holmes se tiendrait dans les coulisses. C’est ainsi qu’est né Wiggins et le perroquet muet. Cinq autres enquêtes ont suivi, et Wiggins espère bien en mener encore, si les assassins lui prêtent vie. »

Thèmes :

Enquête policière / Londres : XIXème siècle / Empailleur / Enfant des rues / Sherlock Holmes

Commentaire :

Un sympathique et bon roman policier, vivant, facile à lire, avec un savant dosage de mystère et de suspense, une foule de détails culturels qui plongeront le lecteur dans la ville de Londres, à la fin du XIXème siècle. Et croyez-moi, Béatrice Nicodème a une très belle faculté d’évoquer la capitale anglaise. Enfin, si vous aimez le célèbre détective à la pipe (attention ! ce n’est pas lui qui mène l’enquête) vous le retrouverez aussi, sur son lieu de vie, le 221 B Baker Street…

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:40

 “Alors, raconte !”, parce que la lecture reste plus que jamais d’actualité tant elle est un moyen d’accès à la culture, au sens critique et à la compréhension du monde face au “zapping médiatique“ et au formatage uniformisé de ce qui est proposé à chacun. Pour les enfants et les jeunes qui aiment lire, mais aussi pour ceux dont on aimerait qu’ils lisent !

Donner le plaisir de lire dans un monde où le livre ne trouve plus sa place, ivres de livres veut avant tout être le catalyseur d’une synergie de tous les acteurs autour de cet atout indispensable d’accès à la citoyenneté qu’est la lecture.

 

 

Ivres de Livres est un rendez-vous pour les enfants et les jeunes qui aiment lire, mais aussi pour ceux dont on aimerait qu’ils lisent !

Ivres de livres  “alors raconte !" c’est par cet appel à voyager au gré des mots que la ville d’Istres nous invite à participer le samedi 21 mai à la 3ème édition de Ivres de livres, la fête du livre jeunesse et son point d’orgue le salon du livre jeunesse, au CEC - Collège Savary

 

Spectacles, ateliers d’arts plastiques, de calligraphie et d’illustration, dédicaces, ivres de livres, c’est la magie des mots et des rencontres, c’est l’émotion au fil des pages, d’album en livre, pour petits et grands.

Rencontrer les auteurs que l’on a lus, pouvoir découvrir en un trait de crayon le dessin qui naît sous ses yeux pour une dédicace unique, découvrir des univers parallèles…  

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:15

 ·         Florence, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

  

Je ne sais pas... Non, je crois qu'aucune phrase particulière ne me pose plus ou moins de souci qu'une autre.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

J'éprouve de plus en plus de plaisir à écrire �� la troisième personne. Le style indirect libre permet beaucoup de choses, j'aime cet enchevêtrement de la voix du personnage et du narrateur. Cependant, à la première personne, je parviens (paradoxalement) à m'oublier totalement en tant que narratrice, et cela coule tout seul, c'est agréable car plus facile.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Ca dépend. C'est quand même souvent laborieux, surtout arrivée à la moitié du roman, il y a toujours un cap difficile. Je ne rature pas mais je coupe, je copie et je colle ! Et j'en use pas mal, effectivement.
 

·         Comment définirais-tu ton style ?

Alors là...

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

La phase de recherches dépend du projet. Il peut ne pas y en avoir du tout, et parfois, bien entendu, il faut se renseigner. Je ne saurais pas dire combien de temps... La phase d'écriture dépend aussi du projet ! Ca peut aller d'un mois à 2 ans pour La ligne 15 en entier, par exemple. Et le nombre de livres : je suis très très inégale, là-dessus, mais disons un minimum de 2 par an.

 

         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

Je préfère le moment d'écriture, quand on est emporté.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Oui, il l'est. Je crois que presque chaque mot est pesé. Je veille à leur sonorité, aussi, parfois presque comme en poésie

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Oui, j'essaie de faire des phrases courtes. Ca oblige de plus à être claire dans sa pensée.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Lorsqu'elle permet à chacun de faire travailler sa propre imagination.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

 

De plus en plus.

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:08

 

· Marc, les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 

Pour moi, l’écriture n’est qu’une activité annexe. Un plaisir, une passion.

 

· Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Episode douloureux. J’ai eu, oui, de façon aussi stupide qu’inattendue.

 

· T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

J’apprécie beaucoup le travail de l’éditeur. Comme je le disais plus haut, il y a certainement une part d’égoïsme dans le travail d’écriture. Un bon éditeur (il y en a !!!!) nous permet d’effacer une partie de ce qui relève du plaisir solitaire (sic) pour aller vers le lecteur. C’est essentiel dans mon cas.

 

· Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 

Le problème se pose bien avant, en amont, avec ce qui relève de l’autocensure consciente ou inconsciente. Ceci dit, il ne me semble pas illégitime de se poser la question de la liberté individuelle quand on s’adresse à des enfants. Un choix assumé, réfléchi, permet de défendre un projet que l’on sait dérangeant.

 

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 09:00

Une toute nouvelle maison d'édition vient de se créer à Clermond-Ferrand : "Tournez la page". Christel Durantin qui travaillait chez De Borée, et Marc Pinard, les éditeurs, publieront en jeunesse et en adultes. En jeunesse, elle s'oriente vers des publications pour de (très) jeunes lecteurs avec un projet très sympathique et une ligne directrice claire.

Petit à petit, De Borée  publiera également des textes jeunesse dans une collection qui s'appelle "Cerise bleue".

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com