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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 11:40

Arthur Ténor 015

 
Arthur TENOR évoque "A mort la haine !" Son roman paru chez Oskar et les deux petites phrases ci-dessous sur la couverture....
 
 "Les Arabes, c'est tous des crevures, des traîtres. Les Juifs, je les vomis. Partout, où il y en a ils foutent la merde..."
 
"Ce texte faisait à l’origine partie d’un recueil de nouvelles, ce qui explique sa longueur. Il aurait certainement mérité d’être développé en roman, mais c’eût été un autre projet, et comme Oskar m’a proposé de le publier dans sa collection Court-Métrage...

 

Concernant la couverture et ces deux répliques cinglantes, je n’y suis pour rien, mais cela ne m’a pas choqué. Au contraire même, car sur ce type de thème, être percutant, c’est déjà être dans l’ambiance. Ce qui est choquant, c’est la haine qui engendre ce type de propos, pas qu’un roman les reproduisent (ni même une couverture de roman). Si les auteurs devaient cesser de décrire des réalités choquantes, nous n’aurions plus le droit d’écrire que des histoires “ Club des Cinq “, plus le droit de s’exprimer librement en somme. Cette censure, hélas, existe et même gagne du terrain. Le seul fait d’avoir évoqué le thème du suicide ou de l’homosexualité m’a valu la vindicte de certains esprits chagrins qui m’accusaient d’intentions perverses et “ perversifiantes “.  Ce sont ces gens qui sont choquants, et même effrayants. C’est pourquoi d’ailleurs ils font si peur et nous poussent à l’auto-censure, parvenant de la sorte à imposer les lois du silence de leur mauvais esprit.

 

Un lecteur qui s’en arrête là n’est pas un lecteur, pas même quelqu’un qui réfléchi, s’interroge, cherche à comprendre. Avoir peur de les bousculer, c’est donner raison à cette superficialité. Je crois plutôt qu’il faut secouer un peu pour espérer que s’engage une discussion. Par contre, je suis totalement opposé à la provocation, mais nous ne la trouvons jamais en littérature jeunesse."

 

 
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:21

Voici un article (lu dans l'Expansion, du mois de septembre 2013) qui personnellement me conforte dans l'idée que ça va secouer fort, et que les auteurs vont devoir remettre en question leur partenariat avec leurs éditeurs... et vice-versa, si les uns et autres veulent survivre (J'ai une inquiétude particulière pour les auteurs français, déjà bien trop souvent relégués en seconde zone).

Par Arthur Ténor, auteur

http://arthurtenor.canalblog.com/

 

 

Article l'Expansion 2018
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 18:48

L'histoire :

 

Élie est juif. Mourad est arabe. Entre eux fusent les « Sale Juif ! », « Sale Arabe ! ». La relation détestable entre ces deux adolescents empoisonne la vie de la classe au point de remettre en question le voyage organisé par l’école à la montagne. Par un héroïque sursaut d’intelligence, les deux frères ennemis décident d’une trêve, afin que soit maintenu ce séjour tant attendu. Les voici donc tous partis. Une première sortie raquettes est très vite programmée. Ce devait être une journée uniquement promise à la joie et la bonne humeur. Oui mais voilà, la rivalité entre Élie et Mourad refait bientôt surface. Course, erreur de parcours, bagarre, chute dans un ravin… et voici que la météo y va de sa colère blanche. Les adolescents sont perdus, seuls et de ce fait condamnés à s’entraider ou à périr chacun de son côté. Leur périple s’achève dans une chapelle et sous le regard d’un dieu qui n’est pas le leur. La fragile sagesse dont ils ont su faire preuve pour sauver le séjour leur permettra-t-elle de se sauver mutuellement ?

 

Thème : Conflit israélo-arabe / Répercussion sur les communautés en France / Haine / Violence / Antisémitisme / Islamophobie / Intolérance / l'Autre / Classe de 4ème / Voyage scolaire en montagne...

 

Commentaire :

 

 

Sans nul doute, voilà un roman à lire !

Arthur TENOR s'attaque, avec courage (il s'en sort plutôt bien), dans cet intéressant roman (99 p.), à un sujet d'actualité, difficile à traiter : les répercussions, au sein d'une classe d'élèves de 4ème de la Métropole, du conflit israélo arabe. Et celles-ci sont... violentes ! En effet, Mourad et Elie - "l'un comme l'autre, beaucoup trop identifiés au conflit du Moyen-Orient, sans réflexion, sans discernement, sans nuance" (p.11) - passent leur journée à s'invectiver (le mot est faible).

 

Le message de l'auteur est clair : la guerre et ses ravages sont absurdes... L'entraide, la tolérance et l'ouverture (à l'Autre) doivent être supérieures à tout autre considération. On trouve également quelques allusions à quelques autres maux de nos sociétés de consommation, ainsi à la page 92... "Je ne m'étais jamais aperçu que c'était si bon... c'est par ce qu'on est gavé de tout..."

 

Si la fin (trop rapide ?) n'est guère surprenante - mais après tout, était-ce une obligation ? - l'intérêt de ce récit réside ailleurs : dans la manière dont Arthur Ténor construit l'opposition entre ses deux personnages, dans l'évolution de leur caractère bien sûr, mais aussi dans sa façon de créer, au fil des pages, par une succession d'événements (bien vus et intéressants !), une belle... tension ! L'écriture est fluide, agréable, elle sert joliment cette histoire... "Dans le jour déclinant qui rendait le brouillard encore plus opaque, les reliefs achevaient de s'estomper, privant l'oeil de tout repère. Le silence cotonneux de cet environnement gris et blanc, qui en d'autres circonstances aurait été plutôt apaisant, inspirait aux égarés une pénible sensation d'étouffement." (P. 51) .... Arthur Ténor aime à écrire sur les affres de la nature ("La tempête", "Tsunami"...). Ici, il décrit fort bien une nature riante (au début, la neige est belle, la classe part faire des raquettes, c'est les "vacances"...) qui devient vecteur d'angoisses et de dangers : la neige, la tempête, le brouillard, les bourrasques, le silence, le froid glacial...

Si le sujet est grave, il y a quelques "respirations" qui font se souvenir les potaches que nous étions lors de colonies de vacances (ici, il s'agit d'un voyage scolaire) et puis - me semble-t-il - il y a un sympathique clin d'oeil au duo, Eddy-Mitchell-Serge Gainsbourg ("Vieille canaille", p.39), mais ça c'est pour l'anecdote et pour le très vieux lecteur que je suis !

Le lecteur suit quasiment exclusivement les deux adolescents. Surtout à partir du moment où Mourad et Elie s'enfoncent dans la tempête. Dommage que l'on perde de vue M. Herbin, Antoine et Léa, les deux collégiens qui ont menti sur les conditions météorologiques... Certes, il est normal qu'Arthur Ténor se soit attardé sur Mourad et Elie, ils sont le sujet de cette haine viscérale et de la problématique de l'histoire. MAIS... j'aurais aimé en connaître davantage quant au point de vue des camarades de la classe. Il y avait matière à faire plus long, me semble-t-il : que savent-ils et que pensent-ils de cette haine ? de ces causes (la guerre)... Comment la vivent t-ils ? J'aurais également aimé "vivre", les inquiétudes, les angoisses, les questionnements des autres protagonistes, le professeur de français, l'infirmière... lors de  la disparition des deux jeunes. Ils ne réapparaissent que dans l'épilogue et encore, rapidement.

Il aurait fallu augmenter le volume de pages, le sujet est passionnant, il y avait matière. Mais ça c'est parce que j'ai aimé ce roman !

 

L'objet-Livre : Voilà un très joli livre de par son petit format (petit poche), passe partout, magistralement mis en valeur par une couverture du meilleur effet ! Une couverture qui réussit à être remarquée et donc, à attirer l'oeil.

 

Le titre de ce roman réflexif est une belle trouvaille ! Il est fort et évidemment pas neutre : "A mort la haine !" (il rappelle un autre roman engagé d'Arthur Ténor, "A mort l'innocent !) "A mort la haine !" est à la fois accrocheur (dans le bon sens du terme) et fort bien trouvé. Il marque les esprits et reste en mémoire. MAIS...  

 

Un bémol qui concerne les deux phrase écrites en rouge, sur la couverture, deux phrases que l'on trouve aussi dans le corps du roman : "Les Arabes, c'est tous des crevures, des traîtres. Les Juifs, je les vomis. Partout, où il y en a ils foutent la merde..." Je pense que sur la couverture on l'on pouvait s'en passer !

Sorties du contexte, ces phrases peuvent poser problème. Evidemment, on comprend ce qu'à voulu faire l'éditeur, le message choquant est clair pour des gens dits "éclairés"... MAIS...

Je me demande si, sur la couverture, elles ont leur place. J'ai peur que certains lecteurs (qui liront très, très vite, sans prendre le temps de bien lire, de s'attarder sur les mots, leurs sens), peu armés, ne comprendront que ce qu'ils souhaiteront comprendre. Qu'ils ne voient que ce qu'il voudront voir ! Comment ces deux phrases très violentes vont-elles être comprises ? On sait la difficulté qui existe à être compris par des jeunes qui ne possèdent que peu de vocabulaire ! Quand on connaît aussi le souci de certains pour reproduire le message transmis...Il y a peut-être de quoi s'inquiéter. La fameuse perte de message entre le récepteur et l'émetteur...

L'Etoile de David et le Croissant couplés au titre suffisaient ! Du moins, je crois. Le débat est ouvert, il a dû avoir lieu chez Oskar !

 

Une partie documentaire en fin d'ouvrage aurait été fort utile. Une ou deux pages ramassées pour expliquer, rapidement (carte à l'appui) et simplement aux jeunes lecteurs, ce qu'est le conflit israélo-arabe. L'Intifada aurait également méritée une petite définition.

 

En conclusion,  un très bon roman courageux que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ! Trop court à mon goût !

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 11:27

En quelques lignes, les auteurs de la collection Rageot Thriller s’essayent à préciser les contours d’un genre qui n’a pas fini de vous faire frémir...

 

Le thriller selon… Anne Fakhouri
Thriller n.m (angl.) : roman à lire le soir, dans son lit, pour être sûr de rester éveillé. Depuis les années 90, le succès du thriller a provoqué une hausse des factures d’électricité et de la vente des médicaments pour le cœur. Exemple: « J’ai lu un thriller hier soir,  j’ai dû allumer toutes les lumières pour aller aux toilettes. »
Synonyme: roman qui fiche la trouille. Antonyme: essai scientifique (connu pour ses effets hautement soporifiques).

 

Le thriller selon… Samantha Bailly
Le thriller est l’expression d’une tension. C’est le coup au cœur, la peur qui empoigne, la menace indicible. Ce genre prend racines dans nos angoisses profondes, notre paranoïa peut-être ? Il y a un aspect ambivalent dans le thriller : ce qui nous poursuit mais qui n’a pas de visage, une part d’inconnu qui ne demande qu’à être dévoilée. On y retrouve le doute, les pistes qui se dessinent et s’effacent, les hypothèses qui se multiplient. Et bien sûr, plus qu’une succession de faits marquants, c’est entrer dans la chair des personnages, trembler dans le miroir des pages.

 

Le thriller selon… Anne Beddingfeld
Le thriller, c’est le frisson, celui qui me parcourait l’échine lorsque je lisais les romans d’une femme qui n’a jamais existé, Caroline Quine.  Une des héroïnes  de ce collectif d’auteurs, ma préférée, s’appelait en France Alice Roy. Quoi ? Alice ? Ce n’est pas du thriller, me direz-vous ! Eh bien, si. Il y a dans l’univers de cette jeune détective (Nancy Drew en VO, rappelons-le), de la vitesse, du mystère, des rebondissements…  Alice risque sa vie, affronte des méchants, conduit un cabriolet à tombeau ouvert.  Les titres des cinquante-six romans originaux portent la promesse d’une évasion sans limites : Alice et le talisman d’ivoire, Alice et le tiroir secret, Alice et le témoin prisonnier…  Et qu’est-ce donc que le thriller, sinon la promesse d’un départ pour une destination inconnue ? Alice, comme Jo Mendès, c’est l’héroïne que j’ai toujours voulu être !

 

Le thriller selon… Charlotte Bousquet
Vous rappelez-vous ce cauchemar dans lequel vous êtes traqué, dans une forêt touffue,  par cette présence sombre et  implacable  ? Mais si… Les relents de feuilles mortes et de mousse vous oppressent ; les ronces s’accrochent à vos cheveux, égratignent vos bras nus ; les  branches des arbres déformées par la pâle lumière de la lune ressemblent à d’énormes serres. Vous accélérez, pourtant cela se rapproche. Et puis, vous trébuchez… Le thriller, c’est ça. L’instant où vous basculez dans la peau du personnage. L’instant où vos émotions et les siennes se confondent, où vous vivez son histoire. Et peu importe sa nature – noire, sociale, horrifique, fantastique, écologique, fantasyste. Ce qui compte, c’est qu’il vous emporte.

 

Le thriller selon… Johan Heliot
Alors c’est quoi, dis, le frileur (dans la langue d’Alfred Hitchcock et de Michael Jackson : « thriller », répète après moi…) ?
Bon, essaye d’imaginer : tu te relèves au beau milieu de la nuit, avec un drôle de creux à l’estomac, tu tâtonnes à la recherche de l’interrupteur de ta lampe de chevet mais l’ampoule a grillé, tu quittes ton lit douillet et poses ton pied nu sur le parquet glacé, tu traverses la chambre envahie par de poisseuses ténèbres, tu fais grincer les lattes du vieux plancher dans le couloir, tu descends les marches de l’escalier une par une accompagné par les battements de ton propre cœur, tu atteins le rez-de-chaussée… et soudain une ombre furieuse se jette dans tes jambes ! Ouf ce n’est que le chat… tu te remets de ton attaque cardiaque et tu te diriges vers la cuisine illuminée par un clair de pleine lune blafard, tu t’approches du frigo en retenant ton souffle, la sensation de vide dans ton estomac s’est soudain accrue, tu ouvres la porte du frigo. Et là, c’est L’HORREUR : il n’y a plus aucun de tes yaourts préférés !
On ne bouffe pas impunément tes Chocolaits (marque déposée). Ta vengeance sera terrible, tu vas devenir un authentique génie du Mal (avec la majuscule) et ourdir tout un tas de complots alambiqués et dévastateurs…
Ou alors tu retournes te coucher, c’est toi qui vois.
Mais tu as eu la pétoche, hein ?
C’est ça, le frileur.
Bonne nuit !

 

Le thriller selon… Marin Ledun
Le thriller est affaire de sensibilité – sensibilité du lecteur s’entend. Il prône l’individu face la société ; la victime contre le reste du monde ; l’ordre versus le chaos. Il puise son inconstance partout, à tous les récits, toutes les techniques, toutes les valeurs, mêmes les plus antonymiques. C’est une littérature d’époque, faite d’ordre, d’images éphémères, de frissons consomatistes et de séquençage. Tremblez, lecteurs !

 

Le thriller selon… Philip Le Roy
Le thriller, c’est l’histoire d’un amnésique pris pour cible par des inconnus retors et aidé par une femme fatale dans son vain acharnement à essayer de nous faire croire que les choses ne vont pas si mal se passer.
C’est une pluie battante, trois notes de piano, une main qui se lève au mauvais moment ou une phrase de fin de chapitre comme « Albert avait l’impression que la cabine principale du 767 était vide de tout occupant » ou « Le bruit, cependant persistait. C’était une petite fille criant à pleins poumons » (extraits de Les Langoliers de Stephen King).
Le thriller, c’est Clarice Starling qui, traquée  par Kaiser Söze, prendrait une douche au Bates Motel. C’est Jason Bourne  qui convoquerait Paul Sheldon et John Doe au Fight Club dont les entrées seraient filtrées par un vigile incassable.
Cela peut aussi être l’histoire d’une bande de jeune handicapés transformés en armes de guerre pour sauver la planète d’une apocalypse écologique.
Bref, le thriller, c’est séduire le lecteur ou le spectateur en le menaçant.

 

Le thriller selon… Laurent Queyssi
Le thriller c’est :
- une tête dans une boite
- un type qui court dans un champ poursuivi par un avion
- du poison sur un vieux manuscrit
- un petit gars qui s’entraîne pour le marathon à New-York
- deux soldats qui parlent du silver surfer dans un sous-marin
- un cannibale derrière une vitre blindée
- une chanson de Michael Jackson
- un agent de la défense qui tire dans le genou d’un terroriste
- un hacker blond qui pirate un standard téléphonique
- un agent d’entretien qui n’attrape jamais un rhume
Et celui qui trouve les dix titres auxquels je fais référence gagne un  ex d’Infiltrés ;-D

 

Le thriller selon… Paul Halter
Pour faire court, une histoire qui fait peur. Mais il y a peur et peur. La peur ordinaire est celle qui vous place devant un ennemi implacable et clairement identifié. Comme si vous rencontriez, au détour d’une ruelle, Satan armé de sa fourche, un sérial-killer ou un tigre affamé. La peur du thriller, elle, est plus vague, plus floue, plus insidieuse. L’ennemi reste dans l’ombre, on entend tout juste son pas furtif. Il n’a pas de visage. Le soupçon l’emporte sur la raison, au point que l’on doute même de son existence. Le mystère et l’inconnu s’ajoutent à la peur. En somme, nous avons là les ingrédients classiques du roman policier. Mais le thriller, lui, ne connaît pas de pause : l’aventure est vécue tambour battant. Un danger en cache toujours un autre. Les héros se débattent en eaux troubles, avant d’être happés, bien sûr, par l’implacable Spiral(e)…

 

Le thriller selon… Hervé Jubert
Un genre sans pitié, pour l’auteur comme pour le lecteur.
Le meilleur moyen de rater sa station de métro.
Une mécanique qui doit fonctionner au quart de tour.
Un équilibre subtil entre l’improbable et le « et si ça m’arrivait ? »
Peut-être, aujourd’hui, l’outil le plus efficace et le plus honnête dont disposent les raconteurs d’histoires. Nous sommes censés mentir à des lecteurs consentants et les malmener sur quelques centaines de pages. Le thriller s’y prête parfaitement.

 

Le thriller selon… Fabien Clavel
On définit le  thriller par le frisson mais, selon moi, ce qui incarne le mieux l’idée de thriller, c’est la course-poursuite. Le héros fuit un adversaire et en même temps traque un autre adversaire, parfois le même. À certains moments, on oublie même pourquoi le héros court. C’est vital, simplement. La scène emblématique serait alors, dans « La mort aux trousses » de Hitchcock, le fameux moment où le héros est attaqué par un avion sans que l’on sache d’où vient cet avion ni pourquoi le pilote cherche à le tuer. D’ailleurs on n’en reparle même plus au cours du film. Le thriller, c’est une manière de saisir le personnage en plein effort de course, à la fois chasseur et gibier. D’ailleurs, la variante peut être de l’empêcher de fuir alors qu’il en aurait vraiment envie. Ou bien donner à cette course une allure plus abstraite. C’est en tout cas dans cet élan, amplifié ou empêché, réel ou symbolique, qu’on trouve la quintessence du thriller. Et la course n’est plus alors seulement une scène d’action mais un état de la condition humaine.

 

 

http://www.livre-attitude.fr/blog/quest-ce-que-le-thriller-2/

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 23:42

grimoire_arkandias-copie-1.jpg

Le tournage du film adapté du roman « Le grimoire d'Arkandias » d'Eric BOISSET a commencé il y a peu en Belgique. Au casting, Christian Clavier, Isabelle Nanty, Anémone et Armelle. A la réalisation, un duo composé d'Alexandre Castagnetti et de Julien Simonet (« Amour & Turbulences »).

 

Super nouvelle ! Autant vous sire qu'Eirc (Boisset) est fou de joie ! Je lui souhaite une belle et grande réussite, et surtout beaucoup de PLAISIR !

 

 

L'hsitoire : Théo, 12 ans, est un passionné de lecture. Aventures, quêtes, chevaliers, sorciers et mages remplissent son quotidien.

Quand il découvre à la bibliothèque un livre ancien que lit un étrange personnage, il s’en empare. Dans ce grimoire, Théo trouve la recette d’une bague qui a la pouvoir de rendre invisible. C’est exactement ce qu’il lui faut pour faire innocenter sa mère, accusée d’un vol qu’elle n’a pas commis. En compagnie de Bonaventure, son meilleur ami et Laura, une adolescente rebelle, Théo va devoir affronter les horribles soeurs Boucher qui sont les véritables responsables du vol et vivre enfin l’aventure qu’il attendait.

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 23:38

arlequin.jpgA lire sans modération le « Arlequin, Charlot, Guignol et Cie » de Bénédicte Rivière. Paru en septembre 2013, chez Actes Sud Junior.

 

Résumé : D'où viennent ces drôles d'expressions ? Descendus de la scène des théâtres, échappés des contes populaires ou des écrans de cinéma, les personnages qu'elles évoquent ont tant marqué les esprits que leur nom ou leur surnom est passé dans le langage commun ! D'Arlequin à Charlot, de Pimbêche à don Juan en passant par Riquiqui, voici une galerie de portraits cocasses qui est aussi une incursion insolite dans l'histoire de la langue française !

 

Thème : Expressions / Langue française / théâtre

 

Commentaire :

Bénédicte Rivière est comédienne, elle est spécialisée dans le doublage de film. Passionnée de théâtre et du langage, elle nous livre un amusant et passionnant documentaire (53 pages) sur de drôles d’expressions issues du théâtre, expressions que nous employons régulièrement dans la vie de tous les jours : « Faire le Guignol », « C’est ubuesque », « espèce de bouffon ! »… De plus, le texte est remarquablement servi par des illustrations - tout en douceur de Gérard Dubois - au service de ce joli objet livre. Bravo !

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 09:46

Un petit mot pour vous informer que j'ai volontairement repris mon baluchon et mon bâton de pélerin pour de nouvelles aventures, cette fois au collège Jean de la Fontaine (un bien joli nom) de St Germain des Fossés, à 10 km de Vichy.

Je vous livre l'adresse du blog du cdi et du collège qui vient de naître: http://colllafontaine.over-blog.com/

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 18:08

Eléonore Cannone est l'invitée des ados dans le quartier libre de Saint Maur en poche

 

https://www.youtube.com/watch?v=p-VKhSyBkK0

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 20:23

Voici le bureau d'Anne-Marie DESPLAT-DUC, la maman des Colombes du roi- Soleil. Comme quoi, pour écrire de grands romans, peu de place suffit ! La photo est de l'écrivain, Didier Dufrenes.

 

P1140970.JPG

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:39

 

La librairie Papageno, à Clermont-Ferrand (63), est dans une situation économique critique : elle vient de perdre 25% de son Chiffre d’affaires suite à la perte du marché public avec Clermont Communauté. 

 

Afin de préserver l’existence même de la librairie, il a été décidé du licenciement économique d’un des deux libraires. On mesure combien cette décision contrainte, si elle préserve l’immédiat, est de nature à porter atteinte à la qualité du service qui est la raison même de ce genre de libraires spécialisées. 

 

Etant donné la fragilité économique de la librairie indépendante mais par ailleurs sa fonction irremplaçable de conseil, de service au public et de soutien à l’édition indépendante, l’attribution des marchés publics ne peut répondre à des critères strictement technocratiques et commerciaux. Il nous paraît illogique qu’une collectivité territoriale de gauche qui devrait dans ces matières privilégier l’exception culturelle mette en péril par ses décisions un maillon essentiel de la vie culturelle. 

 

Nous appelons la Communauté d’agglomérations à trouver des solutions pour assurer la pérennité de Papageno, seule librairie spécialisée jeunesse de l’agglomération clermontoise dont les mérites ont été reconnus par le label LIR (Librairie Indépendante de Référence) attribué par le Ministère de la Culture.

 

http://www.petitions24.net/soutien_a_papageno

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com