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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 14:01

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

 

Mes écrits, avant toutes choses, sont des histoires. Je n’ai que cette prétention là, et peut être celle de dire simplement, avec sincérité, à mes contemporains, des choses qui me semblent essentielles et les faire s’interroger, sans jamais oublier qu’ils sont avant tout là pour se divertir…

Quant à ce qui me pousse, avant toute chose, mon moteur essentiel, et tant pis si cela peut sembler fleur bleue, c’est l’amour, celui de ma femme, de mon fils, de mes proches, et, à travers eux, de toute l’humanité.

 

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

 

Je ne sais pas, « Louis le Galoup » bien sûr, mais aussi, à égalité, « Le Dernier Hiver » et « Frankia », « Praërie » « Le Simulacre »…  et les autres aussi, comme je l’ai déjà dis, je les aime tous, ils sont un peu de moi.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 

Pour aller à la rencontre des lecteurs de mes histoires. Ecrire est une activité solitaire, et même si j’apprécie la solitude, écrire est avant tout pour moi un acte de partage, un acte d’amour, aussi, les salons du livre sont-ils pour moi une sorte de point d’orgue, un moment de grâce où auteur et lecteur, qui ne se sont jusqu’alors connus que par les mots, se rencontrent enfin, un moment de bonheur et de magie. Et non, ce n’est jamais ennuyeux, mais plein de surprises et d’instants de bonheur.

 

C’est aussi un moment où je peux enfin me faire vraiment conteur et dire l’histoire à ceux qui viennent me voir, de vive voix. C’’est quelque chose que j’adore faire, quand je donne vie aux mots que je couche sur papier.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

 

Non, pas pour moi, et puis, comme je te le disais, soyons honnête et arrêtons de jouer les artistes maudits, si nous ne voulions pas être lus, nous n’enverrions pas nos livres à des éditeurs. Mais oui, il est parfois dur de recevoir des critiques négatives, c’est parfois douloureux ou cruels, mais on s’en remet, surtout si les bonnes sont plus nombreuses que les mauvaises.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

 

Celui de Clara Dupont Monod, qui m’a un jour écrit, dans un mail : « Vous êtes un créateur d’enfance. »

 

·         La réflexion la plus dure ?

 

C’était au sujet de Frankia, et je ne la citerai pas ici parce que ça vient de si bas et c’est tellement affligeant que je préfère la taire… C’était sur Internet, où, chaque médaille à son revers, même les pires des chroniqueurs haineux et frustrés peuvent s’exprimer en toute liberté et sans mesure aucune. Je me suis longtemps tâté pour savoir si je devais y répondre, et j’ai préféré ne pas entrer dans ce jeu là.

 

L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

Non, je ne pense pas qu’évoquer les affres de notre société soit périlleux, c’est même plutôt constructif, voire, même, nécessaire, vital.

 

A une époque où, même dans nos sociétés dites modernes, pour ne prendre que cet exemple, les femmes ou les jeunes filles sont encore battues ou soumises au pouvoir des hommes, moins bien payées pour des emplois équivalents et que sais-je encore, (une femme sur dix, estime-t-on, est aujourd’hui encore battue), je pense qu’il est même urgent d’évoquer certains problèmes.

 

L’imaginaire a toujours été, pour moi, un moyen de porter un masque, de maquiller la réalité pour en parler plus librement et faire réfléchir. Si mes romans se passent toujours dans d’autres mondes ou d’autres réalités, ou ici mais dans une société microscopique par exemple, ils reflètent tous les problèmes de notre temps et portent dessus des interrogations… Maintenant, il faut être responsable, et constructif.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Comme pour tout, les rapports entre auteurs et éditeurs sont des rapports humains, il faut tomber sur la bonne personne au bon moment, il y a, dans ce métier, une part de chance.

 

Et oui, je pense que l’écriture engagée intéresse encore aujourd’hui mais il fait savoir suggérer, emmener à s’interroger, pas infliger ni assener, et avant tout ne jamais oublier qu’on est là pour raconter une histoire et donner du plaisir, pas pour faire un court. Il n’y a que comme ça qu’on peut faire passer les idées.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

Pour moi, ce n’est pas antithétique. Je n’ai pas eu à faire, pour l’instant, de concession sur ces sujets. Mes éditeurs, et je les remercie, se sont toujours montrés respectueux de mes idées et ne m’ont pas demandé de changer mes histoires sur le fond.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 13:59

 

Les éditeurs, l’édition :

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié ?

 

On se fait une vision très caricaturale des éditeurs. Beaucoup de gens les imaginent seulement préoccupés par les chiffres de vente et les profits, et bien sûr, il est évident qu’un éditeur, pas plus qu’un auteur, ne publie des livres pour perdre de l’argent, mais il n’y pas que ça, l’édition c’est avant tout une passion. Les éditeurs sont des gens à la recherche d’auteurs, et même si certains mènent des enquêtes, font des études de marché pour connaître les tendances actuelles et ce qui plait aux lecteurs, je crois que la plupart fonctionnent encore au coup de cœur.

 

Avant toute chose, les éditeurs, comme les auteurs, sont des êtres humains, comme toi et moi, avec leurs goûts et leurs préférences, qui vont publier des livres qui leur plaisent et auxquels ils croient.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Totalement libre, et pour répondre à ta question, pour l’instant, et je touche du bois, je n’ai jamais eu à souffrir de la censure. Ceci étant, comme je le disais, je suis testu, et il m’est arrivé, à tord ou à raison, de dire non à un éditeur qui voulait que je change toute la fin d’un de mes livres.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

Non, rien, après tout dépend à qui je destine le livre que je suis en train d’écrire. Il est clair que dans le Galoup, par exemple, étant sur le registre du conte, je ne pouvais me permettre certaines choses, par exemple en ce qui concerne la sexualité, même si, finalement, comme dans tous les contes, elle sous-tend tout le récit, elle ne peut être explicite.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 

Et bien, il m’envoie des remarques, certaines sont d’ailleurs très pertinentes. Je les étudie, je lui réponds. Si je ne suis pas d’accord, je lui explique pourquoi, je défends mon point de vue, et nous travaillons ainsi, il y a parfois des coups de feu, mais j’ai toujours la main sur les modifications. Enfin, oui, on est toujours libre, libre de dire non, comme tout le monde, après… il faut assumer les conséquences de son refus.

 

   

La lecture et ta bibliothèque :

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 

J’ai déjà répondu à cette question plus haut, mais oui, elles vont de pair, c’est évident. Pour moi, l’une ne peut exister sans l’autre, et bien sûr, de mon point de vue, on ne peut écrire sans aimer lire.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 

Du plaisir. Une porte ouverte sur ailleurs. Un million de mondes et d’histoires à portée de ma main ou dans ma poche… et tout ceci sans pile, sans électricité.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

Nathalie Henneberg, Claude Seignolle, Dumas, Céline, Balzac, Paul Féval, Lovecraft, J.R.R Tolkien, Howard, C.J.Cherry, Leigh Brackett, Edmond Hamilton, Philip José Farmer, Jules Verne, Edgar Alan Poe, Walter Scott, Shakespeare, Walter John William, William H. Hodgson… et tant d’autres…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

Les livres jeunesse… La cité des Livres qui rêve, Ellana, L’épouvanteur, Terre des Monstres, le Combat d’Hiver, la ballade de Cornebique, Tobie Lolness, ceux qui sauront, Léviathan…

 

Mon livre de chevet… Sans hésitation, « La plaie » de Nathalie Hennerberg, un des plus terrible et des plus beaux livres que j’ai jamais lu, où le mot « space opéra » prend enfin son vrai sens, un livre empreint d’une poésie, d’un onirisme et d’un souffle extraordinaire.

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

Enormes, envahissantes, débordantes, en crue… Je mets au pluriel car elles sont plusieurs (dont un mur entier), et peuplées de tous les genres de livres, du plus raisonnable au plus massif, un véritable écosystème en permanente évolution.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 

Les livres sont théoriquement rangés dans les rayonnages mais ils ont tendance à déborder partout et à se retrouver, par un étrange phénomène de capillarité, (pour les non-lus en attente et ça peut durer un moment, il y a du monde au portillon) en pile à côté du lit ou du canapé…

 

·         Comment les achètes-tu ?

 

Chez ma libraire préférée, Sandrine de Point Virgule, à Aurillac, qui est aussi ma meilleure amie.

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

 

Tu veux dire celui que je lis actuellement ? Si c’est le cas, ça va être difficile, ils sont au moins quinze… Si tu veux parler de celui qui y reste à demeure, alors ça sera « La Plaie », une fois encore et aussi les livres de Claude Seignolle.

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

 

Quand j’étais jeune, à quatorze ans, Lovecraft, sans conteste, je lisais du Lovecraft j’écrivais du Lovecraft… Et puis j’ai découvert Claude Seignolle, et la saveur de notre langue, la manière de jongler avec les mots, la différence entre « Ecrire » en faisant chanter la langue et « écrire » en poussant des mots les uns derrière les autres sans musique ni saveur, juste pour faire sens… Et puis Dumas bien sûr, avec son génie de la construction du récit et sa verve jubilatoire, entre gravité et humour. Céline enfin, avec sa capacité à détruire la langue pour la reconstruire, à la tordre pour mieux « aller à l’émotion », comme il le disait.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

A Claude Seignolle, mais tu veux savoir le meilleur… c’est déjà fait, et il m’a répondu… C’est un homme extraordinaire, qui, à 94 ans, garde encore une verdeur et un humour de jeune homme. Pour moi, qui l’admire depuis que ma mère m’avait fait découvrir une de ses nouvelles « Le Hupeur » et qui ai lu tout ses livres au moins dix fois, notre correspondance et nos coups de téléphone sont une source sans cesse renouvelée d’émerveillement. Je me sens comme un gosse qui recevrait des nouvelles de son idole, j’ai encore du mal à y croire.

·         Quelque chose à rajouter ? A part… Ouf, je suis épuisée !

Et ben il est 2h24 du matin, c’est pas une heure pour les gens honnêtes, comme diraient les anciens de mon païs, et je crois que je vais aller dormir…

Merci à toi de m’avoir offert l’opportunité de m’exprimer, j’espère que mes réponses combleront tes attentes.

Je t’avais prévenu que je ne savais pas faire court… Vingt pages ! Je me suis surpassé ce coup là.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 20:57

  · Marc, comment crées-tu tes personnages ?

 

A priori, je détesterai écrire un texte autobiographique. Pourtant, je me cache derrière certains de mes personnages. Ils sont un peu moi, mais ce moi se dessine forcément à contre-jour. Je refuse de laisser le lecteur s’immiscer dans ce qu’il y a de plus intime, même si je sais que le risque existe. Forcément.

 

· Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

Ils le doivent. Au début d’un roman, les personnages sont encore flous. Ils prennent corps et esprit au fil du texte, me surprennent forcément. Sinon, à quoi bon les rencontrer ?

 

· Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

Je ne sais pas. En fait, cette question est essentielle. Lecteur, je m’attache beaucoup aux personnages, au moins autant qu’à l’histoire. Dans certaines séries, il m’est arrivé de les considérer comme des « amis ». J’étais heureux de les retrouver, de les voir évoluer, souffrir, aimer…

 

· Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Tous, je crois.

 

· Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Aucun. Je crois.

 

Ton, dernier roman, Marc :

 

Black Saphir. Aucun de mes romans n'est autobiographique, pas plus celui-ci que les précédents. Mais il renferme un peu d'une expérience personnelle. Mayotte est une île extraordinaire. Là-bas, j'ai appris que les autres... c'est moi.

Nous sommes tous des aliens.

 
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 11:45

 

Jean-Paul, peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

Ah non alors! Refuser le débat c'est laisser place à la rumeur, aux amalgames, aux schématisations, à la police de la pensée...tout ce que je déteste
 

 Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Je n'ai qu'un seul engagement. La lutte contre la désinformation d'où qu'elle vienne. Mais c'est très difficile d'écrire sur l'histoire de la France en Afrique (près de 500 ans quand même) sur l'immigration, sur l'islam, sur l'économie informelle. Et si on ne le fait pas qui le fera ?  

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 11:06

 

« Les silences des pierres » est un livre marquant : Philippe Barbeau, son auteur, le dit lui-m^me. Cet ouvrage le marquera à jamais. Il ne cesse de dresser des louanges de l’illustratrice, Marion Janin, qui a su trouver au-delà de ses espérances le ton juste.

 

Si Philippe Barbeau avait en tête ses propres illustrations liés au Proche Orient, Marion a su le convaincre qu’il valait mieux, pour monter l’universalité de la bêtise de la guerre, apposer sur le papier une image davantage Extrême orientale.

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 10:51

L’histoire :

En juillet 1686, Jean de Courçon a quitté depuis quelques mois sa campagne auvergnate pour entrer à l’école des pages de Louis XIV. Après une intégration un peu mouvementée, il a trouvé dans sa nouvelle vie quelques motifs de satisfaction, dont une complicité très forte avec Prunelle, l’une des « mains vertes » du château de Versailles. Mais d’étranges phénomènes se produisent dans les fontaines des jardins. Alors que le Roi s’y promène comme chaque jour, les jets d’eau changent brusquement de couleur. Un autre jour, ils refusent carrément de fonctionner ! Plus tard, c'est la clé lyre ouvrant les vannes qui devient mystérieusement introuvable… Qui cherche à nuire au plus beau joyau du pouvoir royal ? Avec Prunelle, la jolie jardinière, Jean décide de mener une enquête, rendue très délicate par sa charge de page de la Chambre du Roi. Celle-ci l’amènera, de jour et plus souvent de nuit, à déjouer quelques mauvais tours, à explorer les souterrains de Versailles, mais aussi à recevoir de méchants coups. Il en viendra même à risquer sa vie, car le saboteur est d’une détermination sans borne.

Thèmes :

Roman historique / Louis XIV / Jardins et château de Versailles / Aventure / Enquêtes / Intrigues et complots. Et… amour !

Commentaire :

Voici le 1er tome très documenté d’une nouvelle série d’Arthur Ténor.

Qu’en dire ?

-       Qu’il s’agit là d’un sympathique et nouveau roman historique d’Arthur Ténor et d’une lecture plaisante. Une lecture qui donnera envie aux lecteurs de se rendre sur le site du château pour retrouver les lieux décrits par Arthur.

-       Qu’il s’agit d’un récit à l’intrigue enlevée au suspense efficace, un récit qui plaira aux filles et aux garçons, une histoire rythmée dans laquelle l’humour et les bons mots ne sont pas absents. Bref, un agréable moment de lecture.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 10:26

 

 

· Marc, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Pourquoi est-ce que je lis ? Je crois que c’est la même chose. A cette question, Cendrars répondais « Parce que… ». J’ajouterai « En effet… »

 

· C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

Je crois qu’on est écrivain dans le regard des autres. Sont écrivains ceux qui m’ont fait partager les « instants » que j’évoquais plus haut. Ceux qui ont des lecteurs.

Ecrire, c’est autre chose.

Certains soirs ou certains matins, il m’est arrivé de me lire moi-même. Une sorte de délire schizo peut-être, comme si penché par-dessus mon épaule j’avais le pouvoir de lire ce qu’un autre écrivait. C’est peut-être cela écrire, à la fois pour soi et pour un autre.

 

· Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Les ateliers d’écriture sont une bonne école, je crois, pour plein de raisons. Entre autre parce qu’ils nous apprennent à écouter les autres. Il m’est arrivé de pratiquer. Le plus étonnant était là, quand un autre, en face de moi, lisait un texte qui me rendait lecteur.

 

· Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Pour parodier Arthur, expérimentateur plus qu’explorateur. Une idée passe, on la saisit, on essaie de lui donner corps. Explorer, c’est découvrir ce qui existait déjà. Pas écrire, je ne crois pas.

 

· L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

J’ai écrit assez tôt, essentiellement pour moi.

La rupture s’est produite quand j’ai commencé à écrire pour les autres, assez tardivement.

 

· Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Pour être lu, cf plus haut.

 

· Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Comme je l’écrivais plus haut, ma fille a eu une influence prépondérante quand elle m’a dit que les héros de mes premiers livres terminaient à l’hôpital et que bon, ça suffisait comme ça. Après, il peut y avoir des livres plus ou moins commerciaux, bien sûr. Ca n’est pas très important. Chaque bouquin reste une aventure personnelle. Chacun met en scène des personnages auxquels nous faisons porter quelque chose qui nous appartient.

 

· Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Je n’aime pas le mot « inspiration », qui me rappelle les cours d’éducation physique où, genoux pliés, nous entendions un prof ânonner « inspirez, expirez… » Il y a aussi du divin dans le verbe « inspirer », un souffle de Dieu qui tombe de je ne sais où. Du travail, du travail, du travail et, je l’ai dit, le bonheur de voir des personnages prendre vie, exister de façon presque autonome. Les doigts qui frappent le clavier ou tracent des pattes de mouche sur la feuille, la rage ou la résignation des ratures, la lecture à haute voix pour s’entendre, le bonheur un peu triste d’éteindre l’histoire en posant le mot « fin ».

 

· Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Papier, souvent, pour poser les idées, construire l’histoire.

Quand tout va bien, quand l’histoire semble préexister, l’immense bonheur de laisser le texte s’écrire comme par lui même.

C’est rare.

Je suis trop souvent laborieux.

 

· A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

Des moments volés.

J’aime bien le matin, très tôt, avant d’aller travailler.

 

As-tu besoin d’isolement ?

Pas besoin. Je m’isole tout seul. Quand les enfants étaient à la maison, je pouvais écrire avec la télé, les bruits familiers. Mais toujours, la télé reste éteinte… Pas le lecteur de CD.

 

· Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Pas un proche, surtout pas. Quelques amis m’aident parfois. Lire pour commenter, ce n’est plus vraiment lire. Il faut chercher, traquer, grommeler, se questionner, revenir en arrière, se demander, annoter…

 

· Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

J’aimerais savoir écrire un long long long roman, des heures de lecture, un univers à partager pendant des jours et des jours. Certains y arrivent. En tant que lecteur, j’aime vraiment ces plongées.

 

· Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Un roman avec marie Mélisou, « tremblements de Cœurs » chez Magnard. Belle expérience, très exigeante.

 

· Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Prof de lettres.

 

· Qualités et défauts de l‘Homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Défauts, sans aucun doute. Lesquels ? Une pincée d’égoïsme probablement, quelques gouttes de nombrilisme J

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:10

 ·    Jean-Paul, quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

 

Le premier , la poésie en France (ed Ouvrières 1966) , le dernier (pour l'instant)  le rêve méditerranéen d'Ulysse à Nicolas Sarkozy (Ed de l'Oeuvre 2009) , le prochain (Abécédaire de la littérature de jeunesse) et la bio de Hetzel Hetzel le bon génie des livres (Le serpent à Plumes 2005) parce que personne ne l'avait jamais faite. Et en fait ce sont les livres où j'ai essayé de mettre tout ce que je savais et que je pouvais communiquer de neuf sur la question  tout en faisant l'inventaire de ce qui avait été fait avant moi .

 

 ·     Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 

D'abord parce que ça marche, ensuite parce qu'on rencontre ses lecteurs qui souvent deviennent des fidèles et parfois des amis, qu'on côtoie ses collègues et qu'on mesure aussi  à quel point certains peuvent s'obnubiler sur leur succès au point de truquer leurs chiffres ce qui n'est pas innocent

  

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

 

C'est le jeu

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

 

D'avoir donné le goût d'écrire à quelques-uns, notamment des jeunes.

 

·         La réflexion la plus dure ?

 

J'ai été traité de compagnon de route des cocos, de crypto-lepéniste, d'archéogaulliste, de faussaire international, d'intellectuel sioniste de gauche, N'en jetez plus. Et je mets tout ça dans mon mouchoir pour le passer dans la machine à laver

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 11:04

 

Drôle de monde que celui des Feuns où les écoles et les musées ont été fermés pour permettre aux enfants de s'adonner intensément à leur fièvre acheteuse.
Tirant les ficelles de cette dictature marchande, les affreux épiciers qui dirigent le pays ont jeté les mots interdits à la déchetterie. Parce que c'est dangereux, les mots, ça peut faire réfléchir ! Et puis, quand on a trop de mots, on écrit, on lit et on ne pense plus à acheter. La plupart des Feuns, pour autant, ne s'inquiètent de rien, tout étourdis qu'ils sont par leurs jeux mercantiles. C'est sans compter avec Mute…

 

Thème :

 

Un conte qui est un livre-disque / Lutte contre l’illettrisme / Le bonheur existerait peut-être ailleurs que dans la société de consommation !

 

Il existe un spectacle produit par Francis Cabrel.

 

L’histoire :

 

Au pays des Feuns, on a fermé les écoles,  les tribunaux et les musées.
 On a viré le président. Le pays est dirigé par deux grands épiciers, le Père Luh et la Mère Luh.  C’est désormais une société du plaisir. Tout le monde a envie d’acheter et les Feuns
sont très contents. Les mots qui font réfléchir et qui embrouillent l’esprit ou qui causent du souci ont été interdits. Ils pourraient troubler l’ordre public !


On a jeté la plupart des livres à la déchetterie. La déchetterie est un endroit en dehors de la ville où personne ne va. Là-bas il n’y a que des animaux.


Le petit Mute n’est pas content. I l voit, les enfants hurler et devenir hystériques quand on les empêche d’acheter.On leur donne des pilules et ils redeviennent contents. Mute ne prend pas ses pilules et pose trop de questions. On lui dit qu’il n’est pas normal.



Un jour il se met en colère. Le trublion est alors jeté en prison. Là, il rencontre un vieux sage, Orygène » qui lui transmet le secret des Enfants Portes.Tous les enfants ont une porte dans le dos. Elle ouvre sur des chemins de liberté où on ramasse les mots de la liberté et du savoir, les mots interdits. Pour l'ouvrir cette porte, il faut déjà faire un petit tas de mots.
 
Ce sont les mots qui sont la clé.

 

Si tous les enfants arrivent à ouvrir leur porte, leurs yeux et leurs oreilles s'ouvriront
et le monde pourra changer…


Mute se calme et est libéré. Mute a la surprise en ouvrant sa porte de voir plein d’ani-mots qui l’attendent et tous ont rapporté des choses de la déchetterie. Un ver luisant ramène les poésies anciennes. Les singes rigolos lancent des jeux de mots, un papillon. bleu-vert porte l'imaginaire, on voit le gros matou caresser les mots doux.

 

Les ani-mots disaient… Ça va changer ! Au pays des feuns, tout change.
Plus personne ne vient au magasin. Ça va mal pour le Père et la Mère Luh.
Avec tous les mots qu'ils connaissent, les Feuns n'achètent plus rien.


Ils ont autre chose à faire : lire, écrire, parler, chanter. Les affaires du père Luh
et de la mère Luh ne marchent plus. Si ça continue, ils vont devoir fermer
le magasin, ils décident de reprendre les choses en main.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 15:12

L’histoire :

 

Qui a volé le fromage ?

Il s’agit de chercher les indices dissimulés dans les lettres et aider la souris détective, Arsène Lutin, à attraper les voleurs de fromage.

  

Thème :

Enquête policière /

 

Commentaire :

 

Un album amusant et ludique qui ravit les enfants !

C’est un formidable manuel du parfait détective avec un badge de détective, des vraies cartes, des lettres et un miroir pour aider à déchiffrer les indices sous enveloppes...

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com