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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:36

·         Michèle as-tu un avis quant à l'avenir du livre ?

La recherche du prochain best-seller fait que de bons auteurs qui n’ont pas assez vendus sont refusés. Pour revenir au rouleau-compresseur des fusions, les maisons survivantes recherchent avant tout de la littérature-popcorn rentable et des clones de séries à succès. Ce qui fait que de bons auteurs, qui auraient vu leur livre publié avant, doivent se tourner vers des maisons indépendante.  

Heureusement ces nouvelles maisons sont très dynamiques.

 

 ·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

La télé n’a pas tué la radio, le théâtre n’est pas mort à cause de la télé, l’ordinateur n’a pas encore tué la télé, le livre papier ne sera pas tué par les téléchargeables. Il faut davantage s’inquiéter de la concentration des médias, car les actionnaires veulent du profit. Déjà, au Canada, on ne pourra plus écouter la télé avec nos ondes, il faudra payer des abonnements aux compagnies distributrices. 

Mais si on considère l’édition électronique, ca va libérer des auteurs, qui mettent leurs textes disponibles pour un petit prix, ou en license CC (Créative Commons).

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:34

·    La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

La littérature générale, enfin, ce qui est considérée comme « de la vraie », consiste en des expériences de pensée très, très bien habillées de mots. Elles sont parfois si lourdement attifées qu’on prend du temps avant de se rendre compte. On considère plus le style (« Ah, voyez comme ce triangle amoureux est bien raconté, je reconnais cette patte, ce style unique… ») que les idées.

Je préfère une histoire racontée, avec des idées originales, et des personnages attachants.

 

·    Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Moi je ne classe pas cela comme un genre à part. Je lis beaucoup de romans jeunesse et quand l’histoire est bonne, l’âge n’a pas d’importance. 

La crème glacée littéraire compte bien des saveurs. On ne peut exclure une saveur sous prétexte que seule la crème glacée à la vanille « pure » est de la « vraie »! D’ailleurs on prend souvent cette crème glacée avec quelque chose d’autre… Ma saveur favorite est la science-fiction : menthe avec brisures de chocolat.

·     Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Je dis oui, mais les classique pour un lecteur ne seront pas les mêmes pour un autre… ni pour une lectrice !  

 

C’est bon de connaître le chemin parcouru par la littérature, depuis les troubadours et conteurs d’histoires. C’est comme si situer sur une carte.

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:56

 

La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

Toute œuvre écrite n’est pas littérature : ceux qui en doutent n’ont qu’à jeter un œil sur les modes d’emploi des appareils ménagers ou électroniques… Selon nous, pour qu’un écrit soit littéraire, il faut plusieurs ingrédients : une histoire, un style et une construction narrative qui fasse le lien entre les deux. Pour faire simple, si on comparait avec une maison, le plan de l’architecte serait l’histoire, le style, ce serait les pierres, et la construction narrative jouerait le rôle de ciment. S’il manque un ingrédient, la maison risque d’être difficilement habitable.

 

Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 

C’est une littérature à part entière…et entièrement à part. Pourquoi ? Parce qu’elle s’adresse à tous. Et que l’auteur a une responsabilité plus grande parce que ses lecteurs les plus jeunes sont certainement plus attentifs et moins « blasés » que les lecteurs adultes.

 

Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Oui, oui ! L’avantage des classiques, c’est qu’ils ont survécu à l’écume des jours et à l’usure du temps. En art comme en littérature, c’est le meilleur filtre qui soit. Et si les classiques ont conservé cette vie, cette forme d’immortalité, il y a forcément une raison : au lecteur de la découvrir… Et c’est d’ailleurs formidable de se dire que, même quand on croit avoir beaucoup lu, il faudrait plusieurs vies entières pour simplement lire tous ces trésors des siècles passés. Mais il ne faut jamais perdre de vue que même les plus vieux classiques ont été, au moment de leur création, des « nouveautés ».

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:54

Quelle est la phrase qui vous posent le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

La première phrase et la dernière.

 

Quel style préférez-vous ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

Nous sommes adeptes du style indirect libre, mais cela pourrait tout à fait changer.

 

Avez-vous la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Vous faut-il raturer beaucoup ?

 

Nous avons la plume facile, mais le plus dur est de mettre la machine en route. Après, en cours d’écriture, il nous arrive parfois de buter sur des détails, la description d’une scène d’action, un comportement, une attitude. Il peut arriver d’écrire un chapitre plus vite qu’un simple paragraphe.

 

Comment définiriez-vous votre style ?

 

Nous essayons d’avoir un style simple, fluide et accessible. Quand on peut exprimer une idée ou une action avec cinq mots, il n’est pas nécessaire d’en mettre six. Pas d’effet littéraire ni de structure complexe. En revanche, nous aimons glisser un mot rare ou inusité par ci par là, parce qu’il y a une certaine magie du mot difficile. Et un mot qui n’est pas imprimé est un mot qui meurt.

 

Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écrivez-vous de livres par an ?

 

C’est difficile à dire parce que nous écrivons par à-coups. Et les idées elles-mêmes viennent quand on ne les attend pas. En moyenne, depuis que nous écrivons, nous avons sorti à peu près un livre par an. Mais ce n’est qu’une moyenne.

 

Quelle phase préférez-vous ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

Certainement la phase de recherche des idées. Pour l’écriture elle-même, c’est plus compliqué : il y a des moments formidables et d’autres plus fastidieux. Comme on le dit souvent, « l’écriture, c’est 5% d’inspiration…et 95% de transpiration »

 

Quelle place a le mot dans vos romans ? Le vocabulaire est-il très important pour vous ?

 

 Nous aimons beaucoup les mots, y compris les mots rares, ou oubliés. Certains sont comme des espèces en voie de disparition et nous nous efforçons, en les couchant sur le papier, d’en sauver quelques-uns de l’extinction. S’il existait une Société Protectrice des Mots, nous en serions sûrement membres.

 

Faites-vous attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Nous n’avons pas de doctrine particulière. Le tout est que la phrase soit lisible, qu’elle s’emboîte bien avec celle qui précède et celle qui suit.

 

Qu’est-ce qui fait que pour vous, une phrase est bonne ?

 

Une phrase est bonne quand on a envie de lire la suivante.

 

Utilisez-vous beaucoup de documentation ?

Oui, quand une scène se déroule dans un lieu qui existe vraiment, ou quand le contexte historique exige d’être précis.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:06

 

·         Michèle, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Oui. La première phrase doit accrocher l’attention du lecteur. Avant je n’y prêtais pas beaucoup attention, habituée que j’étais aux roman à long développement. Maintenant, tous les Chaaas sauf un commencent par une ou deux phrases courtes;

Chaaas 1 : « Il va réussir. Tout seul. »

Chaaas 2 : « Ses estomacs grondent. »

Chaaas 3 : « Les grains de quartz glissent sous ses skis avec un crissement sec. »

Chaaas 4 : « On dirait l’œuvre d’un sculpteur fou. »

Comme j’écris de la SF, j’essaie d’introduire de l’altérité, un indice de l’étrange, d’un décor exotique. 

 ·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 J’ai écris dans les deux styles, au « je » au passé dans Les voyages du Jules-Verne, et au présent-troisième personne dans La quête de Chaaas.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Quand la scène est claire dans ma tête ca coule. Quand c’est un truc que je doit rajouter pour respecter la logique (exemple, comment Chaaas peut-il bondir sur le méchant si celui-ci se trouve à l’autre bout de la station?)

 

Il faut montrer ou expliquer l’élément du puzzle qui manque. C’est au deuxième révision que je vais polir ou enrichir ces phrases. L’histoire est une sculpture que je raffine. À un moment donné, la pièce est faite, et y retoucher ne donne plus rien.

 

C’est aussi laborieux quand le directeur littéraire demande une chose avec laquelle je suis en désaccord. Comme d’enlever une scène que j’aime beaucoup à la fin du livre Le dragon de l’Alliance.  

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Le style est l’habillage des idées. Je ne vais pas affubler un roman d’action d’une robe de bal serrée bardée de bijoux et colifichets encombrants, comme des lourdes descriptions et de longues digressions; d’un autre côté, je ne laisse pas non plus mon histoire en haillons, avec un vocabulaire appauvri. Mon style se veut un costume confortable et seyant, ajusté au type d’histoire que je veux raconter. Vivant et dynamique.

 

Le style est aussi la voix du narrateur. J’ai utilisé un style primesautier, avec une fausse naïveté mêlée d’ironie pour la narratrice Armelle dans Piège pour le Jules-Verne. J’utilise un narrateur aligné pour Chaaas. Ce narrateur suit aussi un ou deux autres personnages, quand Chaaas n’est pas présent. Il permet de noter quand Chaaas lui-même écoute ses préjugés plus que le gros bon sens, car les autres personnages ont une vision plus pondérée.

 

J'écris des histoires complexes, mais j’ai une longueur maximale à respecter. Je tricote mes phrases très serrées! Si j’en modifie une, il faut que j’aille modifier les 3-4 pages qui précèdent, et les 3-4 pages suivantes. Même changer un seul mot (par exemple, pour ne pas répéter un nom propre trop souvent) exige une révision de quelques paragraphes.

 

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 Je vise un livre par an. L’an dernier 2010, j’ai travaillé sur deux romans et une BD (laquelle a été publiée.) Le roman vient de sortir. Je soumets l’autre incessamment.

Idéalement, j’aimerais être un écrivain assez lu pour pouvoir consacrer plus de temps à mes recherches, pour approfondir les personnages.

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 Une merveilleuse phase est quand l’histoire est bien en chemin, et que je découvre de nouvelles choses sur des personnages qui enrichissent l’intrigue ! Voir ma réponse plus tôt sur la fouille archéologique. C’est une phase juste avant l’écriture, mais aussi pendant, car je ne fais pas de plan rigide. Et parfois, lors de la correction des épreuves, d’autres éléments se rajoutent !

 Armelle Clécy version BD, pendant le développement de l’histoire. C’est une héroine timide et peureuse, encore une affaire rarement vue en littérature jeunesse. Elle apprendra malgré tout, et devra s’impliquer dans l’action! Elle a une voix narrative « faussement naïve » (narrateur plus ou moins fiable, mais le lecteur comprend par le contexte).

 

·         Quelle place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Voir mon analogie de la robe de bal ou des haillons. Le mot, c’est le tissu.

Oui, car dans ma société imaginaire, le vocabulaire ajoute une touche d’exotisme.

Toutefois, il ne faut pas en abuser. Dans La quête de Chaaas, je m’étais laissée emportée par mon désir d’altérité en décrivant cette société de super-jardiniers extra-terrestres. J’ai réintégré dans Chaaas-4 des mots plus usuels.

 

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Oui, la longueur du bord de la robe (pour continuer mon analogie) doit s’ajuster au public. Mes phrases sont généralement complètes, sauf si un personnage s’interroge, ou est interrompu par un événement. 

 

Je laisse des pans de mystère flotter : ainsi, dans Les vents de Tammerlan, seul le questeur sait comment Plézar a récolté ses cicatrices. Mais il ne le révèle pas. Ça motive le jeune à imaginer, à « creuser » lui-même dans le passé du personnage.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Quand elle s’ajuste parfaitement à l’image mentale et aux sentiments qui s’y rattachent. Un exemple d’une phrase dont je suis fière, une réplique d’un personnage, parlant de Chaaas qui vient d’arriver dans leur groupe.  

« — Ses racines portent encore l’empreinte du pot qui les a moulées. »

C’est une expression typiquement Chh’atyle.   

 

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

 

Ma documentation est la partie invisible de l’iceberg. Le roman publié en est la partie émergée. Sauf que pour ma recherche, les proportions sont de 99% sous l’eau et 1% de visible.  

Dans un roman destiné à un public plus exigeant, par exemple, en science-fiction adulte, les proportions passent à 10 % de visible. Rarement plus, car les univers qu’ils soient réalistes ou magiques, doivent reposer sur des bases solides.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 10:03

·         Michèle, comment t'inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

Je les dessine. Si, si. (une interaction savoureuse entre Plézar et le père de Chaaas, avant le premier livre. Notez les tresses des hommes dans cette civilisation.)

J’ai des carnets remplis de croquis de personnages. Mais ce ne fut pas le cas pour les nuages de Phoenix, ni pour les deux romans adultes que je prépare. Je fais au plus des plans des endroits pour que l’action s’y déroule logiquement.

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 

Quand je peux. J’écris en ce moment un roman pour large public qui se passe au Mexique, ou je suis allée il y a une vingtaine d’années. Je me sers plus d’internet et surtout de Wikipedia pour trouver de l’information rapidement.

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

 

On construit pas sur du vide (voir le dessin de l’arbre d’inspiration, plus loin). On prend appui sur ce qu’on connaît pour grimper dans l’histoire.

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:55

Promouvoir la littérature de jeunesse par la critique et la formation

 Règlement Prix Graphique Charles Perrault 2011

 Article 1 : Thème du concours

 L’Institut International Charles Perrault organise un concours destiné à distinguer l’illustration d’un texte. Il s’agit, cette année, d’un extrait du Voyage enchanté de Gay Lussac aux éditions Gallimard :

L’origine des lettres l’intéressait moins que celle des chiffres. Mais les mots le captivaient davantage que les nombres.

Bien que par instinct il méprisât le langage courant et l’usage irréfléchi qu’en faisaient ses parents, il se demandait d’où venait la parole puisque les animaux ne parlaient pas, et pourquoi, lui Simon, qui se taisait si souvent, ne pouvait penser qu’avec des mots."

À partir de cet extrait, les candidats réaliseront une image. Le Prix sera remis à l’Institut international Charles Perrault à l’automne 2011.

 

Article 2 : Le jury

 Le jury, présidé par Candice Hayat, auteure-illustratrice, est composé de profes-  sionnels du livre et de l’illustration. Il récompensera une oeuvre distinguée pour la pertinence et la sensibilité de sa lecture du texte imposé et pour la qualité de son interprétation graphique.

 

Article 3 : Sont admis à participer

 Ce concours est ouvert aux jeunes créateurs ayant atteint l’âge de la majorité légale.  Le lauréat recevra une dotation de 400 € et un soutien de communication qui prendra la forme d’une diffusion de l’oeuvre sur le site de l’Institut International Charles Perrault.

 

Article 4 : Envoi des dossiers

 Chaque candidat devra envoyer son oeuvre accompagnée de la feuille d’inscription dûment complétée, à l'Institut International Charles Perrault avant le 20 juin 2011.  Le format du support devra avoir pour taille maximale 72x102cm. L’oeuvre ne devra   pas être signée ni comporter de signe permettant l’identification de l'auteur; elle devra être originale et inédite à la date de la déclaration du Prix, soit le 20 juin 2011. Dans le cas d'une épreuve photographique ou infographique, le candidat veillera à la qualité du papier utilisé pour l'impression.

 L’envoi de l’oeuvre originale (ou de l’épreuve dans le cas d’une création numérique) devra être accompagné d’une reproduction de l’oeuvre (photographie, photocopie couleur), au dos de laquelle figureront le nom, prénom, adresse et numéro de   téléphone du candidat.

 

Article 5 : Promotion des illustrateurs sélectionnés

 Une sélection des oeuvres concourantes fera l’objet d’une exposition. Elle sera conservée à l’Institut International Charles Perrault pour une durée de six mois et  sera mise en ligne sous la forme d’une galerie virtuelle sur le site de l’Institut.

 La participation au concours implique donc que le candidat autorise la reproduction  de son oeuvre dans tous les documents établis en relation avec le concours et publiés  par l’Institut International Charles Perrault.

 

Article 6 : Restitution des oeuvres

 Si le candidat désire que son oeuvre lui soit retournée, il devra le mentionner sur la feuille d’inscription et joindre à son envoi une enveloppe ou tout autre colis permettant  le renvoi de l’oeuvre par la poste. Cet objet devra être affranchi. Dans le cas des renvois hors territoire français, le candidat devra en plus de joindre un emballage à son nom et adresse, effectuer un virement de cinq euros, sur le compte de l’Institut International Charles Perrault, permettant ainsi le retour de son illustration.

NB : toute oeuvre envoyée sans lettre ou colis de retour ne sera pas réexpédiée.

 

 Article 7 : Cession de droit

 Le lauréat reçoit le Prix en personne et cède son oeuvre à l'Institut International Charles Perrault.

 Il accepte qu’il soit fait état de la distinction reçue dans les éditions, publicités,  annonces des oeuvres primées. Au cas où il concéderait ses droits à un tiers, il est demandé à ce dernier de s’engager à la même obligation.

 

Article 8 : La sélection du jury

Les décisions du jury sont sans appel.

Le jury se réserve le droit de ne pas décerner le Prix s’il estime qu’aucune oeuvre ne remplit les conditions prévues aux articles 1, 2, 3 et 4.

Le fait de présenter une oeuvre au concours implique l’acceptation sans réserve du présent règlement. Les candidats ne respectant pas le règlement ne sont pas admis à concourir.

  

La feuille d'inscription

à retourner à l'Institut

avant le 20 juin 2011

est à demander dès maintenant

à l'adresse suivante

 

communication.iicp@club-internet.fr

 

Institut International Charles Perrault

Hôtel de Mézières, 14 avenue de l’Europe – Boite Postale 61 

95604 Eaubonne Cedex 04 France

Tél. : 0033 (0)1 34 16 36 88

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:51

par Régine Barat, illustré par PEF

Editions de la Martinière - Collection  "les agendas"

 

Un livre didactique et ludique, qui aborde la lecture et la littérature  par le biais de la curiosité et de la soif de connaissance. L’ouvrage indispensable pour devenir un "lecteur curieux" et averti !

 

L’Agenda du lecteur curieux offre à tous les lecteurs en herbe et aux plus aguerris, la possibilité de se construire une solide culture littéraire tout en se divertissant.

 

    Cet agenda permet en outre d’aiguiser son sens de la critique et d’enrichir son vocabulaire de tous les termes indispensables à une bonne compréhension des textes et de leurs explications. Plusieurs rubriques récurrentes complètent la lecture :

 

-  de nombreuses activités autour de la lecture (ateliers d’écriture, activités à réaliser chez soi ou en bibliothèque, découverte d’auteurs contemporains, réflexions sur sa manière d’aborder la lecture, activités manuelles…).

 

-  les "Petits +" qui fournissent un grand nombre de précisions documentaires (références historiques, biographiques, etc.) ;

 

-  "À bouquiner" qui offre des conseils de lecture (plus spécialement en littérature jeunesse) ;

 

-  Des citations d’écrivains célèbres qui ouvrent la réflexion.

 

    À chaque journée, son activité. Par exemple :

 

- des devinettes pour retrouver le nom de plume d'écrivains

 

- des conseils pour inventer une note de lecture sur un livre que l'on a aimé

 

- des jeux pour décrire une journée passée dans la peau de son héros préféré

 

- des consignes pour créer un poème à la manière de Prévert, ou pour écrire des

   citations dans un autre style, poétique ou humoristique.

  

"Ne louper pas, présent dans toutes les bonnes librairies, le livre L'agenda du lecteur curieux que j'ai pu réaliser grâce à de nombreux amis(es) dont Susie Morgenstern, Pef et Marie Bluteau, mon éditrice, le soutien de toute l'équipe de Contalyre, de ma petite famille, de tous les enfants qui m'ont inspirée et de toutes les belles rencontres que j'ai pu faire depuis une vingtaine d'année."  (Régine Barrat)

 

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:49

Léo et les presqu'îles

Contes et chansons Gilles Vigneault Illustrations Stéphane Jorisch Interprètes Fred Pellerin, Diane Dufresne, Robert Charlebois, Claude Gauthier, Clémence Desrochers, Pierre Flynn, Édith Butler et Pascale Bussières

 

 

 

Un LIVRE Cette magnifique fable de Gilles Vigneault sur la famille et la solidarité relate les aventures de Léo, le fils d’un pêcheur disparu en mer. Parti explorer le monde des cinq presqu’îles, Léo fait la rencontre de personnages hauts en couleur qui ont bien connu son père. Avec leur aide, il devient le plus petit capitaine d’un grand bateau! Une émouvante histoire de pêche pour petits et grands, illustrée par Stéphane Jorisch.

 

Un DISQUE Fred Pellerin incarne le jeune Léo dans cette version audio du conte narré par Pascale Bussières, avec Diane Dufresne, Claude Gauthier, Clémence DesRochers, Robert Charlebois, Édith Butler et Pierre Flynn, qui prêtent leurs voix aux personnages. Onze chansons interprétées par ces artistes, dont la plupart ont été coécrites avec Jessica Vigneault, complètent le conte. On y retrouve également les classiques Le vent et la mer, Larguez les amarres et Au loin sur la mer. Un coquillage qu'on porte à l'oreille!

 

Âge: 5 à 9 ans / date de publication: 19 octobre 2010

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:47

 

La Balade de Yaya : une BD pour très jeunes enfants dont l’action se situe en Chine

 

L’ouvrage sorti début 2011, est le fruit d’une collaboration franco-chinoise : le scénariste est Jean-Marie Omont, avec au dessin Golo Zhao.  Une fillette, accompagnée de son oiseau doué de la parole, quitte le domicile familial car elle veut à tout prix participer à un concours de jeunes pianistes alors que ses parents (de riches commerçants chinois) s’apprêtent à quitter Shanghai pour Hong Kong pour fuir l’attaque japonaise prévue sur la ville. Elle retrouve un jeune garçon qu’elle avait déjà eu l’occasion de voir comme petit acrobate des rues, et ils sont poursuivis par Zhu qui exploite un groupe d’enfants.   Il faut voir dans cet ouvrage un clin d’œil à San Mao (Trois cheveux), le héros de la bande dessinée chinoise le plus populaire, jeune vagabond dans le Shanghai des années trente (vivant de petits métiers, de mendicité et d’astuces  comme d’ailleurs deux fils de Mao après la répression nationaliste). Une BD d’environ quatre-vingt dix pages au charme rendu léger par un graphisme, des couleurs, un texte et un découpage choisis (une à cinq vignettes par page pour un format à l’italienne 13x 18 cm, un emploi judicieux d’insert qui restreint volontairement les cartouches à une demi-douzaine), la gravité du thème est abordé avec pudeur aussi l’album convient très bien à des enfants de 7 à 10 ans.

 

Scénario : Omont, Jean-Marie ; Dessin : Zhao, Golo. La Balade de Yaya . Éditions Fei. 8,50 euros.  

 

"Merci à Alain Chiron pour nous avoir confié ce texte"
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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com