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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 09:40

 L’histoire :

 

Cela fait des mois qu’Anne est sans nouvelles de sa soeur, Gabrielle. Elle a disparu le soir de son mariage et, depuis, pas le moindre signe de vie. Jusqu’au jour où Anne reçoit un énigmatique message de Gabrielle, l’appelant à son secours. Elle est en danger mais où? Accompagnée d’un vieil écrivain en mal de création, rencontré sur la route, Anne passe alors brusquement «de l’autre côté». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un univers blanc, aseptisé, glacial : Estrellas. Là-bas ils ne respirent pas, ils sont dénués de sentiments, et les humains sont leurs esclaves. Elle découvre que les dignitaires font enlever des Terriennes pour en faire leur compagne. Gabrielle est retenue prisonnière. A la recherche de sa soeur, Anne tombe amoureuse de Bran, un hybride, qui va trahir son peuple pour l’aider. Au péril de leur vie, ensemble, ils parviennent à sauver Gabrielle, et tous trois s’enfuient pour retourner sur Terre. Bran ne peut pas revenir dans son monde. Il reste avec Anne.

 

Thèmes : Science-fiction - Amour - Trahison - Liberté - Monde parallèle – l’Homme- Hymne à la vie – l’écrivain…

 

Les points forts

 

• Une intrigue tendue comme un arc, un rythme soutenu, une langue limpide et simple, des héros bouleversants.

• Un hymne à la liberté, à l’amour.

• Jean-Claude Mourlevat surprend à nouveau : il tient le lecteur en haleine pour le pousser dans un univers aussi troublant qu’effrayant et le faire basculer de l’effroi à l’émotion.

• Une peinture terrible d’une société où l’individu est programmé, manipulé par ceux qui ont le pouvoir, où les humains sont considérés comme de vulgaires animaux

 

http://www.jcmourlevat.com/actu.html

 

Commentaire :

 

Un bijou ! Un régal ! On est happé dès le début par la force de cette histoire… envoûtante, au rythme intense et soutenu. Voici un livre d’ambiance… un univers particulier… inquiétant, oppressant, dans lequel les nombreux personnages, profonds, attachants, sont… oh la la !!!

Bref, du Jean-Claude Mourlevat.

A lire. Rapidement.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 09:35

 Jean-Claude Mourlevat commente son dernier roman, "Terrienne" :

"L'idée de Terrienne m'est venue en roulant sur la D8 entre Saint-Just/Loire, où j'habite, et la petite ville voisine de Montbrison. Elle va tout droit vers l'ouest, vers les monts du Forez, qui me sont familiers. Je me suis dit que pour une fois je pourrais bien écrire un roman très situé. Et contemporain. J'ai donc, comme toujours, imaginé une scène première et j'ai tiré/tissé le fil de l'histoire à partir d'elle. Un vieil homme roule sur cette même route et il prend à son bord une jeune-fille qui fait de l'auto-stop. Très vite, j'ai su que, si je n'avais jamais écrit aussi "près" de mon univers quotidien, je n'aurais jamais non plus écrit aussi "loin" puisque l'histoire va nous emmener dans un monde parallèle, un monde de science-fiction. J'emploie ce mot avec prudence. Je ne suis pas un auteur de science-fiction et ne le serai jamais. Je ne suis pas la bonne personne pour ça. Mais j'ai pris grand plaisir à m'aventurer dans ce genre nouveau pour moi. Ce roman parle, entre autres choses : de la respiration ; de la Barbe bleue; des spaghettis à la sauce bolognaise ; de Orphée et Euridice ; de la Terre... Je l'ai écrit en écoutant les musiques composées par Philip Glass.

 

Vidéo à voir sur ...

http://www.dailymotion.com/video/xgrqc0_une-rencontre-avec-jean-claude-mourlevat_creation

 

 Photo : http://www.babelio.com/auteur/Jean-Claude-Mourlevat/5625/photos

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 10:38

Je propose aujourd'hui, une interview d'Eric Boisset, auteur sympathique et attachant, auquel j'en ai fait voir de toutes les couleurs un jour de mai... en lui faisant jouer la comédie.

 

 

Interview réalisée par : Laurence Olier.

 

  

Où écrivez-vous ? Quand ? Sur quel support ?

J’écris chez moi, le soir de neuf heures à minuit. J’habite une ferme rénovée, en plein cœur du massif des Bauges. Tandis que les loups hurlent sous mes fenêtres, je tapote laborieusement sur le clavier d’un antique ordinateur à lampes. Ma frappe, très lente, s’accorde à merveille avec mon inspiration, qui n’est rien moins que jaillissante. Je progresse à petits pas cassés, comme l’âne de Francis Jammes, broutant des chardons au bord du chemin et testant mille et une combinaisons de mots.

Pourquoi écrivez-vous ? Selon vous, l’écriture est-elle compatible avec une autre occupation ?

 J’écris pour égaler les Maîtres que j’ai admirés ! C’est pourquoi je ne me relis jamais sans tomber de haut. L’écriture n’est pas l’art d’exprimer des idées, mais l’art d’assembler des mots en vue de créer l’émotion. Il ne faut pas chercher la joliesse, mais construire une prose solide et efficace d’un point de vue narratif. « La prose est architecture, et non pas décoration d’intérieur », a dit Hemingway. Je souscris entièrement à ce point de vue. Quant aux autres occupations, elles constituent bien évidemment un mal nécessaire : écrire ne nourrit pas son homme, il faut aller au charbon !

Quelle est la source d’inspiration de votre œuvre Le Grimoire d’Arkandias ?

Deux lignes de Stendhal, trouvées dans le carnet qu’il portait au revers de son uniforme d’officier de dragons. Il y exprimait le désir de posséder un anneau magique d’invisibilité. À cette époque, j’ignorais tout de l’œuvre de Chrétien de Troyes ! J’ai cru naïvement que Stendhal était l’inventeur du concept. J’ai bien éprouvé quelque remords en lui piquant l’idée. Mais comme lui-même ne s’était pas gêné...

Vous documentez-vous avant d’écrire ?

Le moins possible, pour ne pas brider mon imaginaire, et aussi parce que je suis d’un naturel paresseux ! Disons que j’essaie d’éclairer avec art les trois bouts de décor que je place dans mes romans. Peu importe que tout soit faux, si au bout du compte, tout paraît vrai ! J’invente, je brode, je développe. Je procède par analogies et par déductions. Et au final, j’obtiens du « plus que vrai », c’est-à-dire du « surnaturel », au sens propre du mot.

Pour qui écrivez-vous ? Quelle place occupe le lecteur dans l’écriture de vos romans ?

J’écris pour un lecteur idéal, qui aurait la même sensibilité que moi. Je ne cherche pas particulièrement à flatter le goût du public. D’ailleurs, j’ignore ce qu’il aime ! J’écris ce que je voudrais lire, tout simplement.

Avez-vous des messages à transmettre aux lecteurs (notamment au sujet de la lecture, de la tolérance) ?

La lecture est un merveilleux tremplin pour le rêve. L’imaginaire pistonne à pleins tubes ! Chaque lecteur fait œuvre de création. Il imagine les décors, les visages des héros, le ton de leur voix, et ces représentations sont différentes pour chacun. L’identification est donc parfaire ! C’est toute la supériorité de la lecture sur les autres formes d’expression artistique. Au cinéma, par exemple, tout le monde voit le même acteur. Idem avec les bandes dessinées, qui ne sont la plupart du temps que l’interprétation d’une œuvre écrite : le scénario ! Pour ce qui concerne la tolérance, je dirai que je suis allergique à toutes les formes d’intolérance, ce qui est en soi une marque d’intolérance, que j’assume et que je revendique ! J’aime la différence, le brassage ethnique et culturel. « Là où se croise les races, jaillit la source de la culture ! »

Que pensez-vous des cadres socioculturels ? Les règles de l’édition, les médias, les prix littéraires influencent-ils votre activité ?

Je me soucie fort peu des règles de l’édition, dans la mesure où mon éditeur s’est toujours montré compréhensif avec moi. Le Grimoire d’Arkandias a été publié pour la première fois dans une collection dont tous les titres comptaient moitié moins de pages : on ne m’a pourtant pas imposé la moindre coupure, ni la plus petite retouche stylistique. Croyez-moi, ce respect du texte n’est pas monnaie courante dans le milieu de l’édition ! L’influence des prix littéraires est réelle, mais ne porte que sur les ventes, bien évidemment ! Quant à l’influence des médias, je suis mal placé pour en parler, n’ayant jamais été médiatisé moi-même. Mais je vois mal comment elle pourrait s’exercer sur les processus de création...

Quel rôle joue votre histoire personnelle dans l’écriture ?

Un rôle capital ! Mes jeunes héros sont le reflet fidèle de l’enfant que j’ai été. Leurs bêtises et leurs mensonges ont commencé par être les miens ! À présent, je ne mens plus du tout et ma conduite est irréprochable, bien entendu.

Théophile, l’amoureux des livres, est-ce un peu vous ? L’école vous a-t-elle ennuyé ? Partagez-vous le point de vue de vos personnages sur les professeurs ?

À la différence de Théophile, je lisais fort peu étant enfant. J’ai toujours eu davantage le goût des mots que celui des livres. J’ai grandi à la campagne, et ma prime jeunesse a eu pour décor les paysages rôtis de soleil du sud de la France. Je passais mes journées dans les bois. Chaque été, avec mes cousins, nous dormions dans une cabane que mon père nous avait construite dans la poutraison d’un vieux hangar. Nous attendions le soir pour nous échapper et gagner la rivière où nous jouions puis dormions à la belle étoile devant un feu de bois. Nous étions déguenillés, hirsutes, noirs comme des Cafres : le temps le plus heureux de ma vie ! L’école, c’était un autre monde. Je devenais un petit citadin aux cheveux pommadés et aux manières plus urbaines. Comme j’ai toujours eu une tendance naturelle à m’accommoder de toutes les situations, j’étais également à mon aise dans le cadre scolaire. Disons que je vivais en bonne intelligence avec mes professeurs : je les respectais, et en échange, ils me laissaient rêver à ma guise durant les cours.

Quel type de lecteur êtes-vous ? Quelle place occupe la lecture dans votre quotidien ?

La nouveauté littéraire n’est pas du tout mon fait. Je suis très sélectif, et je dois généralement ouvrir cinquante livres avant de tomber sur un style ou un univers qui m’accrochent. Alors, j’ai tendance à me tourner vers les classiques, en me disant qu’ils n’ont pas franchi sans raison le crible des siècles. Mais même là, il m’arrive d’essuyer de sérieuses déconvenues ! Je me force tout de même à lire quelques pages. Et si je me surprends tout à coup à songer au prix des endives ou à ma note de gaz tout en déchiffrant, je referme le bouquin et le flanque à la poubelle. Tout ce qui ne me passionne pas me tue d’ennui ! C’est vrai pour la lecture, mais aussi, de manière plus générale, pour tous les autres aspects de ma vie.

Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ?

Un livre magique contenant toutes les bibliothèques du monde ! Car à relire sempiternellement le même bouquin, je deviendrais chèvre ! D’ailleurs, j’emporterais plutôt une chèvre. Tenez, oui : j’emporterais la petite chevrette Ivridichi, qui caracole dans mon roman Nicotratos en faisant tintinnabuler son grelot.

Quel est votre rêve de bonheur ?

Une rente annuelle de 500 000 francs. L’argent n’a pas d’odeur, mais passé un million, ça sent bon !

Que détestez-vous par-dessus tout ?

Faire de la peine aux gens que j’aime, et la fraise de veau.

Comment aimeriez-vous mourir ?

De rire.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 10:26

 

Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi vous inspirez-vous ?

 

Pour avoir de l’inspiration, il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles et nous ne croyons pas à l’invention pure. Le cerveau est une grande marmite dans laquelle se mélangent quantités de souvenirs, de choses vécues, lues dans des livres ou vues au cinéma. On ne crée pas à partir de rien et il faut donc rester modeste. Nous aimons beaucoup cette anecdote qui nous vient de Michel-Ange : quand il sculptait une statue dans un bloc de marbre, il expliquait à ses admirateurs que l’oeuvre était déjà là, à l’intérieur du bloc, et qu’il s’était contenté d’enlever le marbre en trop. Belle leçon de modestie !

 

Comment procédez-vous pour écrire à quatre mains ? Un plan ? des carnets ?

 

Benoît : c’est toujours la première question que nous posent nos lecteurs. Je leur réponds que nos cerveaux sont comme des silex : il faut frotter nos deux imaginaires, qui sont très différents, pour que les étincelles jaillissent. Mais pour écrire à deux, il faut être très organisé parce que nous courons un peu toujours après le temps. Ca veut dire deux choses : d’abord être capable de noter les idées quand elles viennent –et elles peuvent venir n’importe quand, sous la douche, en rêve, en prenant l’ascenseur etc…- et donc toujours avoir un crayon et de quoi écrire à portée de main. Et ensuite il faut que nous puissions discuter ensemble des idées : nous avons deux soirs réservés pour ça, quand les enfants sont couchés. C’est là que nous construisons les scenarii, avant de passer à la phase d’écriture.

 

Emmanuelle : Et bien voilà, nous sommes à la fois très complices et très différents, avec chacun nos qualités et nos défauts. Pour illustrer mon propos, je vais vous dire comment nous mangeons nos bonbons. Nous aimons tous les deux les dragibus (vous savez, ces petits sachets remplis de bonbons de toutes les couleurs). Alors Benoît, lui, il ouvre le sachet et déverse tout le contenu dans sa bouche, d’un seul coup. Tandis que moi, je trie d’abord les bonbons par couleur, j’en mange un de chaque catégorie jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un de chaque couleur… Vous avez compris ? Benoît, c’est le rapide, il fait les premiers jets d’écriture et moi, je suis plus minutieuse, je rajoute, je corrige… On est complémentaires, quoi.

 

A quel moment de la journée écrivez-vous ? Avec quoi ? Une heure précise ? Avez-vous besoin d’isolement ?

 

Nous n’avons pas de rituel particulier en dehors de deux soirées par semaine (le mardi et le jeudi), consacrées soit à la recherche d’idées, soit à l’écriture, soit aux corrections. Mais nous avouons que, parfois, nous sommes un peu fatigués par nos journées de travail (l’écriture n’est pas notre activité principale) et nous nous réfugions lâchement devant la télé…

 

Qui vous lit en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

Notre fille Laetitia, qui va sur ses 12 ans, est maintenant notre première lectrice. Notre fils Eric (8 ans), commence aussi à s’y mettre. Après, nous avons trois ou quatre proches (de tous âges), qui lisent nos manuscrits avant que nous les envoyions à l’éditeur. C’est important pour nous d’avoir un regard extérieur. La seule chose que nous demandons à ces lecteurs tests, c’est d’être francs et honnêtes dans leurs réactions.

 

Qu’aimeriez-vous écrire ? un sujet que vous n’avez pas abordé et qui vous taraude ? un genre ?

 

Notre « boîte à idées » déborde sans cesse, mais c’est souvent le temps qui nous manque pour aligner sur le papier tous ces personnages et toutes ces idées qui ne demandent qu’à vivre et à être partagés.

 

Est-il facile de vivre de sa plume ? Exercez-vous un autre métier ?

 

L’écriture est pour nous un « extra ». Nous avons une activité professionnelle (Benoît travaille au Louvre comme conseiller du Président et Emmanuelle enseigne à Sciences-Po Paris)…et trois enfants à élever.

 

Qualités et défauts de l‘Homme/femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 

Benoît : rapidité, impatience, curiosité, gourmandise : ce sont à la fois des qualités et des défauts

 

Emmanuelle : perfectionnisme, imagination, goût de l’autre, curiosité.

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 11:02

Michèle m'avait posté plusieurs dessins qu'elle avait réalisés pour cette interview ; malheureusement, je ne peux les inclure avec son texte.

 ·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 J’écris parce que je veux partager des histoires avec le reste du monde, et que c’est moins long que de les dessiner case par case! La bande dessinée est mon premier amour, et je continue à en produire bon an mal an.

 

J’écris des histoires que j’aurais aimé lire, que j’aimerais lire, ou dont je pense qu’elles manquent à l’imaginaire mondial.

La construction de ce corpus imaginaire nourrit la créativité du monde. Un bon livre nous rend meilleurs, nous fait vivre des situations différentes, nous donne plus d’empathie.

J’écris parce que je veux contribuer au mieux-être du monde, apaiser les douleurs, sécher des larmes, donner du réconfort, faire rire, parfois inquiéter.

 ·         C’est quoi être écrivain ? Écrire c’est quoi ?

 Procédons par ensembles successifs.

 A. Un écrivain écrit (mais n’est pas nécessairement publié). Alors, l’ensemble des humains lettrés écrivent, ne serait-ce qu’une adresse sur une enveloppe, une liste d’épicerie, une recette, du texto.

 B. On circonscrit en prenant les actions d’écriture destinés au quotidien familial : les lettres, les journaux intimes, les poèmes offerts à sa grand-maman pour sa fête.

 C. On regroupe ceux-celles qui écrivent pour des gens hors de leur bulle quotidienne, qui travaillent avec amour sur quelque chose qui leur tient à cœur, sans avoir été publiés. Peut-être le seront-ils plus tard.

 D. On rétrécit encore au sous-ensemble des écrivain-es qui publient leurs œuvres sur un support amateur, un blogue, ou qui s’autoéditent. (Ici, plusieurs sous-ensembles écrèment graduellement la qualité, avec les magazines de semi-professionnels, les fanzines littéraires qui paient en copies, les petits éditeurs indépendants.)

 E. Jusqu’à présent, je n’ai pas parlé d’argent. Voici le sous-ensemble qui commence à retenir l’attention du public : les centaines de milliers d’écrivains publiés par des maisons d’édition « professionnelles ». Dont peu vivent de leurs seuls droits d’auteur, et qui publient aussi en support indépendant ou amateur.

 F. On circonscrit encore : les écrivains qui retiennent l’attention des experts. Soit par des prix littéraires prestigieux, ou par un succès critique, mais qui n’ont pas nécessairement un gros lectorat.

 G. Un dernier ensemble, celui de la poignée d’écrivains consacrés, dont on voit la photo partout, qui semblent monopoliser tous les médias. C’est plutôt une bulle… Et à ce niveau, ils et elles publient rarement dans les médias amateurs. L’édition électronique est en train de devenir accessible à tous. Et les vedettes bloguent aussi.

 

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 

Écrire cela peut s’apprendre, mais pas en école. Des petits ateliers animés par un écrivain plus expérimenté motivent. Des cercles de critique, où plusieurs écrivains comparent leurs textes, peuvent améliorer son art.

Mais attention à ne pas s’inonder de livres « How to » parce que cela devient un prétexte pour ne pas écrire. On devient écrivain en écrivant.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 

À la plume ou au pinceau, je raconte des histoires qui enrichissent l’imaginaire mondial. Voir ma réponse plus haut sur l’imaginaire et la créativité.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

Mon premier amour est le dessin, je suis arrive à l’écriture par la suite.  

Un jour, j’ai commencé une BD tellement ambitieuse, au niveau des décors, que je me suis dit « ce serait plus facile de l’écrire! » Je le dis tout de suite, ça n’a pas été plus facile! Une image vaut mille mots…

 Pendant mes études en science, j’ai travaillé dessus, passé et repassé, sans cercle de critique, en me fiant sur les best-seller de l’époque. Quinze ans après avoir tracé le premier dessin, un éditeur de la région parisienne l’a accepté, c’est Ithuriel publié en 2001 aux défuntes éditions Naturellement.

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

J’écris pour partager mes histoires. Je n’ai pas de public circonscrit, je pense qu’une bonne histoire va toucher à tous les âges.

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

 J’aime construire avec soin des sociétés exotiques et originales, et je travaille la psychologie des personnages qui les habitent. En science-fiction, ça me demande des recherches complexes.

Je suis fière de mes séries jeunesse. Toutefois, la vague sur laquelle surfe la littérature popcorn (des histoires plus simples, qui ciblent le nombril du lecteur ou de la lectrice), m’apporte des interrogations sur mon style. Mes livres gagnent des prix littéraires mais ne font pas les sélections des experts. Mes histoires sont-elles trop complexes pour notre civilisation de l’immédiat et du texto?

Mais aussi, les jeunes, à qui on demande de « performer » sans cesse en classe, préfèrent sans doute des lectures plus légères pour se détendre.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 10:45

 

Sur le blog Biblioweb de Jean Stouff, bibliothécaire, un dossier/portail très complet mis à jour régulièrement, sélectionnant les sites ressources sur la bande dessinée.

 

Webographie classée par thèmes : Connaissance de la bande dessinée. Actualités de la bande dessinée. Bandes dessinées en ligne. Thèmes et domaines. Séries et personnages. Auteurs.

 

 

http://biblioweb.hypotheses.org/4365#thema

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Published by Le cédéiste - dans BIBLIO THEMATIQUE COLLEGE
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:16

 

Interview : Stéphane Daniel
Si par hasard c'était l'amour & L'Amour frappe toujours deux fois
Réalisée en Août 2010

Lirado : Comment avez-vous créer le personnage de Gaspard ?

Stéphane Daniel : Sans aucun effort. De tous mes personnages, c'est sans doute celui qui s'est le plus naturellement imposé. A croire qu'il attendait son heure depuis longtemps, tapi derrière les autres. Dès que j'ai eu le prénom, et il est arrivé dans les premières lignes écrites, je le tenais. Et je ne le lâcherai pas. J'ai écrit une sorte de pilote de Gaspard (je l'ignorais à ce moment-là) qui prend la forme d'une nouvelle intitulée "Piensa en mi" dans le recueil collectif "Parle-moi d'amour" publié chez Rageot en 2004.

 

Lirado : Auriez-vous aimé ressembler à Gaspard (mais peut-être est-ce un souvenir de vous même...) ? et quel côté vous plait-il chez lui, que vous n'avez pas...?

 

Stéphane Daniel : Oui, mille fois oui, j'aurais aimé lui ressembler. Lui et moi avons sans doute des points communs mais parce que, me semble-t-il, il est bien dans sa peau, c'est un garçon qui ose, sans trop se soucier des réactions ou des sentiments qu'il inspirera. Je lui envie ça, aujourd'hui encore.

 

Lirado : Vous prenez l'amour avec beaucoup d'humour et de simplicité, pensez-vous que c'est ainsi que les adolescents devraient l'envisager plutôt que de façon parfois trop sérieuse ?

 

Stéphane Daniel : A l'âge de Gaspard, j'ai abordé l'amour avec un sens du drame voire de la tragédie très poussé. Mes premiers élans ont baigné dans d'interminables plages de souffrances, en grande partie parce qu'aimer s'accompagnait le plus souvent de l'expression "à sens unique". Heureusement, le sorcier vaudou a fini par arrêter de planter ses aiguilles dans la poupée à mon image, et j'ai vécu des bonheurs intenses. Je ne me demande pas comment les adolescents devraient aborder l'amour car je sais depuis longtemps que chacun fait comme il peut avec ce qu'il est. Ce qui rend les choses simples, c'est de vivre un amour partagé. Avec Gaspard, j'ai tout de même fait un choix, celui de de raconter une histoire d'humour, si possible sa plus belle histoire d'humour et de préférer les éclats de rire aux éclats de pire. J'ai eu pour ambition de rendre les lecteurs heureux, le temps d'une lecture, et si le drame est présent, je ne lui ai pas réservé le premier rôle.


Lirado : Si par hasard c'était l'amour est d'abord paru sous le nom de Gaspard in love, en 2007, et n'avait pas de suite, avez-vous écrit L'Amour frappe toujours deux fois suite au succès de Gaspard in love ou envisagiez vous dés le départ une suite ?

 

Stéphane Daniel : Gaspard in love n'a pas connu les ventes espérées, mais un fort succès d'estime auprès de lecteurs enthousiastes. Au sein de la collection Métis, il n'a pas trouvé son lectorat. Mais ces retours inconditionnels (je remercie encore tous ceux qui me les ont transmis parce qu'ils ne savent pas à quel point ils m'ont fait plaisir) alliés à mon envie féroce de retrouver le personnage ont débouché sur une suite. Rageot est alors entré en scène pour me proposer de redonner une vraie chance à Gaspard en lui offrant, pour le premier titre, une nouvelle couverture avec un nouveau format, et aux deux une publication rapprochée. Je les bénis. Nous en sommes là.

 

Lirado : D'ailleurs, vous dîtes que c'est une "trilogie en deux tomes" mais peut-on espérer retrouver Gaspard dans un troisième opus ?

 

Stéphane Daniel : Je suis le premier à le souhaiter, mais tout va dépendre de l'accueil réservé aux deux premiers; Si le succès est au rendez-vous, il y aura d'autres tomes avec Gaspard.

 

Lirado : Vous traitez l'amour, c'est un thème assez courant chez les ados, mais on peut dire que vous ne l'aborder pas comme les autres auteurs, que pensez-vous en général des romans sur le sujet à destination des ados ?

 

Stéphane Daniel : J'en lis beaucoup et j'en aime beaucoup. Seulement, on doit bien reconnaître que dans l'ensemble, la tonalité général est plutôt morose, pour ne pas dire déprimante. Beaucoup semblent conçus comme des pansements à poser sur des problèmes. La gravité des sujets abordés laisse peu de place à la fantaisie, la légèreté. C'est au contraire l'option que j'ai prise. Mais c'est un risque, car en littérature, on ne prend souvent pas les comiques au sérieux. Je le regrette. J'espère, dans les Gaspard, avoir créé des personnages qu'on a envie de rencontrer quand le livre se referme.

 

Lirado : Auriez-vous aimer vivre les mêmes péripéties que Gaspard, notamment : tomber en panne en rase campagne et vivre des vacances à Folindrey ?

 

Stéphane Daniel : Fonlindrey s'inspire d'un village de Bourgogne que je connais bien. Et j'ai déjà vécu des situations similaires. Je m'en suis parfois servi pour composer le roman.

 

Lirado : Gaspard Corbin à la langue bien pendue et son ton est souvent ironique, parvenez-vous à trouver tout de suite LES répliques qui font mouche et feront rire le lecteur ou est-ce difficile de faire de l'humour ?

 

Stéphane Daniel : Il y a plusieurs sortes d'humour et nous ne sommes pas tous sensibles aux mêmes. L'ironie, qui règne en maître dans les Gaspard, je la pratique au quotidien avec mes amis de toujours. Je subis donc un entraînement permanent en prévision des Jeux Olympiques s'ils devaient se dérouler un jour. Je dirais que c'est mon registre naturel, et l'effort consiste pour moi à alléger la barque plutôt qu'à la charger. Mon éditrice m'est une aide précieuse dans cette opération. Alors non, ce n'est pas difficile pour moi d'écrire ces livres, au contraire, je prends un plaisir fou. Une seule angoisse l'accompagne : ces répliques feront-elles mouche ? comme vous dites. Car je ne suis pas à côté des lecteurs pour noter leurs réactions. Mais quand on me dit qu'on a eu des crises de rire à tel ou tel passage, je suis le plus heureux des auteurs.

  

http://www.lirado.com/interviews/surunlivre/stephane-daniel.htm

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 11:06

L’histoire :

C'est la rentrée pour Gaspard Corbin qui a dû quitter Maud avec beaucoup de regrets. Alors que celle-ci se rend à Paris, elle voit Gaspard embrasser une autre fille. Elle coupe alors tout contact avec lui. La rentrée ne s'annonce pas de tout repos.

Thèmes :

Le lycée et l'amour au lycée / Journal intime d’un adolescent contemporain qui cache sa timidité sous un voile de dérision et d’humour /Sentiments / Humour / Ados de 15-16 ans / l'amour à l'adolescence /

Commentaires :

La suite de « Si par hasard c’était l’amour. »

Inénarrable !

Même truculence, même humour que dans le premier tome. Avec une pointe d’ironie et de dérision supplémentaire due à la situation désespérée de notre héros en proie au désarroi.     

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:36

L’histoire :

Gaspard Corbin part en vacances à Saint Raphaël comme tous les ans : il a vraiment hâte. Malheureusement, son père vient d'acheter une Ford qui tombe en panne dans un coin perdu : Folindrey. Obligé de rester dans ce village un peu miteux, Gaspard a du mal à garder son calme. Cependant, la rencontre d'autres jeunes et de la sublime Josepha va lui faire changer d'avis...

Thèmes :

Un banal coup de foudre se transforme en un périple incroyable.

Journal intime d’un adolescent contemporain qui cache sa timidité sous un voile de dérision et d’humour.

Sentiments / Humour / Ados de 15-16 ans / l'amour à l'adolescence / les vacances en famille / l'amitié pendant les vacances.

Commentaires :

A ne rater sous aucun prétexte sans limite d'âge !
Un récit truculent, une bouffée d’air frais ! Un roman au ton ironique (absolument pas réservé aux filles) pas mièvre du tout dans lequel on ne cesse de rire.  Ce roman a paru dans une première version (Gaspard in love) en 2006.
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 09:05

Exposition du 6 novembre 2010 au 13 mars 2011 au musée de la bande dessinée de Bâle

 

Non loin de la frontière française à Bâle en Suisse, le Cartoonmuseum présente  durant quatre mois, en collaboration avec le National Art Muséum of China (NAMOC) de Beijing, un vaste éventail de bandes dessinées actuelles chinoises, de leurs principaux prédécesseurs historiques et d’images tirées de récents dessins animés qui ont connu un très grand succès en Chine comme une histoire de moutons et de loups Xǐyángyáng yǔ  huītàiláng ( 喜羊羊    灰太狼).  La parole imagée s’arrête auprès des principaux artistes et collectifs d’artistes et illustre le chemin parcouru par la B.D. chinoise en un peu plus d’un demi-siècle, d’un média de masses jusqu’à celui d’accompagnant de la nouvelle culture de la jeunesse. De magistraux lavis, cartons grattés, aquarelles, peintures acryliques et xylographies contrastent avec les actuels dessins à l’ordinateur ou animations. Les originaux de la majorité de travaux exposés au Cartoonmuseum de Bâle le sont pour la première fois en Europe, ils appartiennent aux collections du NAMOC.  L’exposition comprend trois secteurs principaux et offre un aperçu de l’évolution de la bande dessinée en Chine. La première partie présente l’évolution historique de l’imagerie en Chine qui puise aux sources de la littérature classique de ce pays. La deuxième partie illustre le style né de la révolution et d’abord voué à l’éducation des masses. Quant à la troisième partie, elle est consacrée aux aspects modernes et actuels de la bande dessinée en Chine.

 

L’imagerie ancienne et les grands classiques comme modèles

 

    Les romans de l’époque Ming (1368–1644) que les éditeurs laissèrent illustrer avec des xylographies pour les rendre plus attrayantes furent, au début, l’une des nombreuses sources de la B.D. chinoise. Vers les années 20 du XXe siècle, les lianhuanhua furent le passage des illustrations isolées aux récits en "chaîne d’images". C’étaient des cahiers bon marché de format oblong imprimés en noir et blanc et souvent d’une qualité graphique surprenante. Diffusés à des millions d’exemplaires et lus dans les endroits les plus reculés de la République de Chine, ils devenaient, au cours des années 1950, partie intégrante de la propagande politique et des discussions sociétales.

 

    Les œuvres classiques de la littérature chinoise telles que Le Pèlerinage vers l’Ouest (avec Sun Wukong 孫悟), Le Rêve dans le pavillon rouge, L’Histoire des Trois Royaumes, Le Pavillon de l’aile ouest  ainsi des récits modernes tels que La véritable histoire d’Ah Q sont de nos jours encore des références pour les dessinateurs de bandes dessinées et leurs meilleures interprétations dans ce domaine forme la première partie de l’exposition. Si, au cours des années 1950, l’on s’efforçait encore de présenter une image de l’Empe-reur de Chine développée dans son contexte historique, les classiques actuels ne sont plus guère qu’un folio offrant un récit de pure imagination ou une histoire romancée. Les productions exposées illustrent, d’une part, la perfection artisanale et la méticulosité avec laquelle les épopées de la classe dominante de l’Empire sont illustrées et, d’autre part, la manière dont ce savoir-faire s’exprime dans les modernes mangas. Une comparaison des différentes façons de traiter la B.D. à différentes époques met en évidence l’évolution des préférences esthétiques et idéologiques.

 

La B.D. miroir de la société et de l’artiste employé du pouvoir

 

    La deuxième partie de l’exposition est orientée vers les thèmes liées aux guerres civiles et à l’agression japonaise où Sānmáo ( Trois cheveux), personnage qui présente certaines similitudes avec Tintin, joue un rôle de précursseur. Si, au début des années 1950, les lianhuanhua exprimaient encore les impressions relevant d’exploits individuels, souvent la narration de combats d’une grande brutalité et d’actes héroïques, les récits qui suivirent jusque dans les années 1970 étaient imprégnés d’un certain romantisme révolutionnaire. Dès la moitié des années 1980, les destins individuels et les événements nuancés réapparaissent dans les lianhuanhua, souvent sous forme de compositions symboliques et isolées. Les collectifs d’artistes de la République populaire de Chine étaient alors fréquemment intégrés dans le système rédactionnel des éditions d’État et étaient ainsi davantage des fonctionnaires que des esprits critiques oeuvrant à l’extérieur du domaine officiel. Les lianhuanhua participent manifestement de la culture chinoise et ils sont lus par toutes les classes d’âge et d’instruction.

 

    Depuis les années 1990, les lianhuanhua sont relayés par une forme nouvelle, les  manhua dont les thèmes et les styles remplacent désormais l’esthétique univoque socialiste. Les mangas venus du Japon et les albums de B.D. européens influencent surtout les jeunes artistes qui tentent ainsi de rompre avec la tradition chinoise. Il apparaît difficile de distinguer la part typiquement chinoise dans ces œuvres. Ce mode d’expression tend néanmoins à s’émanciper de plus en plus des modèles occidentaux  et à inspirer davantage le public chinois, il est une des formes artistiques revendiquée fortement par la culture des jeunes. Ces productions sont l’expression colorée d’une transformation économique et culturelle d’une société aux contrastes toujours croissants.

 

    Notons que le Cartoonmuseum de Bâle jette un regard toujours accru sur les applications de plus en plus fréquentes de l’informatique rendant possibles d’autres formes de présentation et d’autres canaux de diffusion de la B.D. Un vaste programme de communication permet de commenter, d’expliquer, d’approfondir le domaine partiellement exotique de la B.D. chinoise et son milieu sociétal et de les rendre plus accessibles au grand public. Dans le cadre d’un atelier, les artistes Benjamin (dessins et, entre autres, l’illustration du dépliant) et Ji Di (dessinatrice) venus spécialement de Chine présentent comment désormais, au moyen de tablettes graphiques et de photoshop, on peut travailler directement et rapidement à l’écran. Le prix du catalogue est de 29 francs suisses, le prix du lot de 12 cartes postales est de 15 francs suisses. Ce catalogue limite ses textes à une information bilingue  (chinois-allemand) sur l’auteur, le titre,  la date et le support  de l’œuvre laissant ainsi une large place sur plus de cent cinquante pages à l’illustration (les pages sont d’un format 21x28 cm) ; ce livre permet de parcourir par la richesse de ses illustrations l’évolution de la bande dessinée chinoise des années 1940 à 2010. Il actualise les connaissances du lecteur francophone qui jusqu’à présent s’appuyaient sur le catalogue de l’exposition Bandes dessinées chinoises tenue au Centre Pompidou au début des années quatre-vingt ; ce dernier ouvrage avait était rédigé par des enseignants du supérieur Boissier, Destenay et Piques.

  

 

Merci à Alain Chiron pour nous avoir confié ce texte.

http://www.cartoonmuseum.ch

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
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