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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:39

 

·        Jean-Luc, peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

Non, je ne pense pas qu’évoquer les affres de notre société soit périlleux, c’est même plutôt constructif, voire, même, nécessaire, vital.

 

A une époque où, même dans nos sociétés dites modernes, pour ne prendre que cet exemple, les femmes ou les jeunes filles sont encore battues ou soumises au pouvoir des hommes, moins bien payées pour des emplois équivalents et que sais-je encore, (une femme sur dix, estime-t-on, est aujourd’hui encore battue), je pense qu’il est même urgent d’évoquer certains problèmes.

 

L’imaginaire a toujours été, pour moi, un moyen de porter un masque, de maquiller la réalité pour en parler plus librement et faire réfléchir. Si mes romans se passent toujours dans d’autres mondes ou d’autres réalités, ou ici mais dans une société microscopique par exemple, ils reflètent tous les problèmes de notre temps et portent dessus des interrogations… Maintenant, il faut être responsable, et constructif.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Comme pour tout, les rapports entre auteurs et éditeurs sont des rapports humains, il faut tomber sur la bonne personne au bon moment, il y a, dans ce métier, une part de chance.

 

Et oui, je pense que l’écriture engagée intéresse encore aujourd’hui mais il fait savoir suggérer, emmener à s’interroger, pas infliger ni assener, et avant tout ne jamais oublier qu’on est là pour raconter une histoire et donner du plaisir, pas pour faire un court. Il n’y a que comme ça qu’on peut faire passer les idées.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

Pour moi, ce n’est pas antithétique. Je n’ai pas eu à faire, pour l’instant, de concession sur ces sujets. Mes éditeurs, et je les remercie, se sont toujours montrés respectueux de mes idées et ne m’ont pas demandé de changer mes histoires sur le fond.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 09:31

 

·         Stéphane, la littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

La littérature, c'est l'étagère des livres qui m'ont changé. Chacun a son rayon. Certains livres se trouvent nécessairement sur plusieurs étagères, et deviennent des classiques. Bien sûr que tout n'est pas littérature, les livres qui vous tombent des mains ou qui dégagent un ennui mortel sont exclus d'entrée. Je pense que la littérature commence au désir de relire. La littérature, c'est ce qui ne s'épuise pas à la première lecture, ni même aux suivantes. Ce sont des phrases qui résistent à se laisser comprendre au premier rendez-vous.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 

Pour les auteurs que nous sommes, il est choquant d'avoir à répondre à cette question. Exactement comme si on exigeait la même chose des auteurs de littérature dite générale. Une littérature, c'est une somme d'ouvrages. Chez les adultes, on a tendance à considérer que les ratés sont l'exception de l'excellence. En jeunesse, c'est à peine si on imagine l'inverse. Que les gens lisent les livres  et on en reparlera.
 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Pourquoi ne faudrait-il pas les lire ? La promotion d'une littérature d'aujourd'hui, moderne, vivante, n'est pas contradictoire avec la fidélité à un patrimoine. Les classiques sont des bornes qui jalonnent le chemin menant d'hier à aujourd'hui. Je continue de penser qu'il est illusoire de croire, un qu'on peut directement se repaître des classiques sans passer par la case littérature jeunesse, deux qu'on peut se contenter de cette dernière.

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Published by Le cédéiste - dans La LITTERATURE JEUNESSE
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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 09:39

En septembre 2011 sera inauguré, à Margny-lès-Compiègne le Centre  André François. Ce Centre Régional de Ressources sur l’Album et l’Illustration a pour vocation de conserver, faire vivre et mieux connaître sur le territoire le livre illustré.

 

 

 

 

    Son public sera majoritairement composé de professionnels du livre, des bibliothèques, de l’enseignement et de la petite enfance, mais aussi d’étudiants et de chercheurs venus consulter ses collections ou participer à des journées de formation.

 

    Le grand public et les enfants ne sont bien sûr pas oubliés. Des expositions et des ateliers seront ouverts à tous gratuitement, en particulier  lors des  résidences d'artistes qu'elle organisera régulièrement.

 

     C'est ainsi qu'en automne 2010, le Centre a accueilli, en avant-première, l’auteur-illustrateur  Jean-Charles Sarrazin, pour une résidence conjointe portée par les communes de Compiègne et  Margny-les-Compiègne, dans le cadre du dispositif de résidences d’écrivains soutenu, depuis 2003, par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Picardie.  Du 13 novembre au 18 décembre, fut accrochée à ses cimaises toutes neuves l'exposition Jean-Charles Sarrazin, un auteur-illustrateur en Compiégnois, rétrospective de l’ensemble de l’œuvre de cet artiste, esquisses et originaux d’albums, mais aussi des inédits, carnets de voyage et travaux personnels qui ne sont jamais sortis de son atelier. A cette occasion, ont eu lieu une rencontre tous publics et une rencontre professionnelle avec l'artiste , animées par Janine Kotwica, conseillère artistique de Centre.  Le vieil éléphant de son affiche était un clin d’œil à André François auquel Jean-Charles Sarrazin voue, comme tous ses confrères,  une très grande admiration.

 

    Toujours en avant-première, le Centre a organisé une formation professionnelle ouverte également au grand public sur le récit documentaire le mercredi 19 janvier 2011. Autour de Janine Kotwica ont été réunis trois auteurs illustrateurs, Emmanuel Cerisier, Fabian Grégoire et Olivier Mélano, ainsi que leur éditeur, Marcus Osterwalder, directeur de la collection Archimède de l'École des loisirs.

 

    Le Centre s'honore de porter le nom d'André François, avec l'accord de sa femme Marguerite et de ses enfants Pierre et Katherine. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés.

Ce Centre André François aura la vocation de rendre plus lisible l'oeuvre de ce géant des arts au talent exceptionnel. Il présentera des expositions, rencontres, conférences et journées de formation consacrées à cet artiste phare du XXème siècle dont il conservera prioritairement les œuvres sur papier. Après le dramatique incendie de son atelier en 2002, cette collecte  institutionnelle revêt un caractère d'urgence.

 

     Du samedi 12 mars au samedi 30 avril 2011, l'exposition André François, Premières acquisitions présente les prémisses des collections d'estampes,  d'affiches mais aussi de  livres d’artistes, dessins de presse, livres illustrés et documents divers.que le Centre a  d'ores et déjà  rassemblées., grâce à des achats, mais aussi à quelques généreux premiers dons.

 

                                                           

     zarbiek@wanadoo.fr

Centre "André François"
Centre Régional de Ressources sur l'Album et l'Illustration
Médiathèque Jean Moulin
70, rue Aimé Dennel
Tél : 03 44 36 31 59
Contact : Jane Amboise
courriel : j.amboise@mairie-margnylescompiegne.fr

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 09:33

L'ex-directeur de Fil bleu, Patrice Wolf, a animé pendant 21 ans une émission  de littérature jeunesse sur France Inter. Il a légué tous ses livres à Tours. Patrice Wolf a légué près de 25.000 livres jeunesse à la bibliothèque de Tours. Des ouvrages qui, pour le moment, restent inaccessibles au public. ''Notre projet : créer un espace ressource."

 

    A Tours, Patrice Wolf est surtout connu pour avoir été le Monsieur Fil bleu, jusqu'en 2010. L'homme est aussi un passionné de littérature jeunesse. Il a présenté pendant plus de vingt ans une émission sur ce sujet. D'ailleurs, en préparant l'émission hebdomadaire "L'as-tu lu mon p'tit loup", de 1987 à 2008, en compagnie de Denis Cheissoux, Patrice Wolf a reçu près de 3.500 livres par an. Dix livres par jour en moyenne.

 

Redonner au service public ce qu'on m'a donné

 

    Calculons : après plus de vingt ans d'émission, il a dû éplucher 70.000 ouvrages !  Mais n'en a sélectionné "que" 25.000 pour les présenter à l'antenne. Conservés chez           lui, à Cléré-les-Pins, ces livres ont été légués à la bibliothèque de Tours, depuis 2000.

 

. Pourquoi avoir fait le choix de léguer tous vos livres de l'aventure L'as-tu lu mon p'tit loup ?

 

    Pendant 21 ans, j'ai animé une émission pour une radio de service public. Je trouvais légitime de redonner au service public ce qu'on m'avait donné. J'ai proposé de donner ce fond à la bibliothèque, la Ville de Tours a accepté. C'est Bérangère, la responsable de la section jeunesse, qui travaille principalement dessus. Il y a un gros travail de plastification et de marquage à faire.

 

. Ces livres ont disparu de votre quotidien. Ils ne vous manquent pas, à vous ou à vos proches ?

 

    Non, ils ne me manquent pas car je trouve cela plus intéressant de les mettre à disposition du public que de les laisser dans des cartons. Quant à mes enfants, je ne leur ai jamais imposé ma passion. Quand ils étaient petits, je ne choisissais jamais leurs livres, de crainte qu'ils n'aient plus envie de lire.  

 

. Vous avez arrêté l'émission il y a deux ans. Vous n'avez pas envie de reprendre le micro ?

 

Honnêtement, quand j'ai arrêté l'émission, je n'étais pas en manque. Avec la   direction de Fil bleu, cela m'était devenu impossible de poursuivre la radio. Aujourd'hui, je continue à m'intéresser à la littérature jeunesse, on ne peut pas tirer un trait quand  on est passionné. Mais pour l'instant, je ne me vois pas reprendre l'émission.  

 

L'émission est aujourd'hui animée par Denis Cheissoux et diffusée le dimanche, de 19 heures 55 à 20 heures, sur France Inter (95 MHz et 99.9 MHz).

 

Parcours :

 

Après des études de psychologie, Patrice Wolf devient journaliste culturel à La vie du  rail. Dans les années 1970, il y tient une chronique de livres pour enfant. En 1985, Denis Cheissoux, animateur et producteur sur France Inter, le contacte pour tenir une chronique d'été. À la fin de l'été, l'émission s'arrête mais Denis Cheissoux assure à Patrice Wolf qu'il fera, à nouveau, appel à lui. Promesse tenue deux ans plus tard. En 1987, l'émission L'as-tu lu mon p'tit loup voit le jour.

 

propos recueillis par Pascaline Mesnage

( La nouvelle République – vendredi 4 février 2010 )

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:19

 

Vu le nombre de questions, je ne m'étendrai pas à chaque fois !


 L’auteur aujourd’hui

     

      Johan, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Dix années seulement se sont écoulées entre mon premier et mon dernier (à ce jour !) livre. Pas assez pour que je puisse noter une différence fondamentale...


 Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

J'écris des romans, pour qui veut les lire, jeunes ou moins jeunes. Rien de moins, mais rien de plus ! Je ne me définis donc pas comme un auteur jeunesse. D'ailleurs, la moitié de ma productions est parue dans des collections "vieillesse", alors...

  

L’écriture :

 

     Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

    Parce que c'est le métier le plus facile à exercer que j'aie trouvé !

 

      C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

Je ne sais pas ce qu'être écrivain signifie. Romancier, à la rigueur...


Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Aucun avis sur les écoles américaines, car je ne les connais pas. Tout le monde peut écrire un livre. Le publier, c'est une autre histoire...


 Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Non.

L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

J'ai rencontré la science-fiction dès mon entrée au collège et je pense que l'envie d'écrire ce genre d'histoire m'est alors venue.


 Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

     Pour personne en particulier. Pas qui veut bien me donner un peu de son temps pour me lire.


Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Non.


Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Du monde qui m'entoure. De la réalité, de l'actualité. L'inspiration, ça n'existe pas. Il y a la curiosité, et puis le travail.

 

Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Un court synopsis, de la documentation, et beaucoup de persévérance !


A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-tu besoin d’isolement ?

Un peu l'après-midi, un peu dans la soirée, sur mon ordinateur, et toujours isolé.


Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Ma femme, le plus souvent. Parce qu'elle le veut bien !

 

    Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

Pas encore, non. Ça viendra peut-être.

 

      Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Déjà fait, avec Xavier Mauméjean. Super expérience. On devrait remettre ça.


Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Ni facile, ni difficile d'ailleurs. J'ai été prof cinq ans. Je ne fais plus qu'écrire depuis huit ans.

    

     Qualités et défauts de l‘Homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Là, c'est vie privée !


 

Tes personnages :

 

Comment crées-tu tes personnages ?

Je pique des caractères ici ou là, dans la vraie vie ou la fiction, et je les triture à ma sauce.

 

Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Bien sûr ! Ils ont leur vie propre et réussissent toujours à briser les frontières de mon synopsis. Ils doivent être plus forts que moi...


Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

La psychologie ne m'intéresse guère. Je veux voir vivre mon personnage.


Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Pas d'exemple...


 Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 Aucune préférence.

 

Les lieux :

 

     Comment tinspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

A partir du réel. Ou alors j'invente tout. Aucune règle précise.

 

      Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Non, je suis très casanier. Mais j'ai Internet...


 Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

L'un comme l'autre me conviennent.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:17

 

Le style, la phrase, le mot…

 

    Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

   Aucune en particulier. Et toutes à la fois !

 

    Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Aucune préférence. Je suis polyvalent !

 

   As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Plutôt facile...

 

    Comment définirais-tu ton style ?

R.A.S.

 

    Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

Tout dépend du projet. J'écris quatre bouquins par an en moyenne.


Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

Les deux me plaisent... différemment.


Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

J'aime employer le mot juste et une certaine richesse de vocabulaire. Je ne simplifie jamais pour soi-disant complaire au lecteur. Il existe des dictionnaires et c'est en lisant qu'on apprend des mots nouveaux !


Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

J'ai tendance à faire des phrases longues. Je n'aime pas les phrases trop courtes...


Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Aucune idée !


Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Pas mal, mais j'évite de m'y noyer.

 

La littérature :

 

     La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Je ne m'intéresse surtout pas à la littérature ! J'aime écrire et lire des histoires, point barre.

 

     Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Juste une étiquette pour certaines collections.

    

     Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Oui. Parce qu'il faut lire de tout.


 

L’avenir du livre ?

 

    As-tu un avis dessus ?

Pas vraiment...

 

    Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Meuh non, allons, quelle idée !


  

Le fruit de ton imagination :

 

 

     Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

La date de remise figurant sur le contrat !


Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Aucune préférence.

     

     Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 Ça dépend du salon. On s'éclate sur certains, on y retrouve les copains à défaut du public, tandis que sur d'autres on se tourne les pouces. Toujours un coup de poker...


Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Je me fiche du regard des autres. Ce n'est donc pas compliqué.


 Quel est le plus beau compliment reçu ?

Je cite de mémoire : "Votre livre est le premier que j'aie lu. C'était bien, je crois que je vais continuer" (et ce n'était pas un jeune lecteur !)

 

     La réflexion la plus dure ?

Pas encore entendue... J'attends de pied ferme !

 

 

L’écriture engagée :

 

      Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

Oui, on peut et on doit tout écrire si ça sert le roman. Sinon, ce n'est que de l'étalage du niveau d'un tabloïd. Quant au moral de la jeunesse, jetons un coup d'oeil dans la rue pour nous rendre compte de sa réalité !

 

 Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Je n'en sais rien. Je ne suis pas engagé. Mais j'ai toujours pu dire ce que j'ai voulu.

 

 Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

Je ne comprends pas l'apparente contradiction que tu sembles évoquer. Le marché (ouh, le méchant...) existe de tout temps et existera toujours. Il est ce qu'on en fait. Il ne m'empêche pas d'avoir des idéaux.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:14

Les éditeurs, l’édition :

 

      Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

J'ignorais qu'il existât des modes autre que l'indicatif ou le subjonctif... Je ne crois pas aux études des éditeurs, en tout cas je n'en ai jamais entendu parler !


Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

On ne m'a jamais rien imposé. Ça me fait rire d'entendre parler de censure en France dans notre boulot. Allons en parler en Chine, en Russie, de l'autre côté de la Méditerranée, et reparlons-en !


 T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Je ne m'interdis rien consciemment, du moins. Les éditeurs ne sont pas "dirigistes" (enfin, pas avec moi !).


Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

Autant d'expériences que de directeurs / directrices de collection. Globalement, on ne m'embête pas. Juste des retouches ici ou là.

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

     Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Je pense qu'on aime d'abord lire avant de vouloir écrire (exceptons les récits de témoignages, qui relèvent de l'impératif vital).

 

     Pour toi, lire c’est quoi ?

Du plaisir avant tout. De l'information parfois. Un coup de poing en pleine gu... plus rarement. Un gros bâillement de plus en plus souvent.

 

     Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

En ce moment : R.J. Ellory, Joe Lansdale, Stephen Hunter, Don Winslow, Jason Starr, Ken bruen et quelques autres auteurs de romans noirs contemporains.

 

Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

Récemment : "Créature de la nuit" de Kate Thompson, chez Baam! Et la plupart des bouquins de Fabrice Colin. Pas de livre de chevet, non.

 

    Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

Toutes sortes de livres, d'un peu tous les genres, surtout achetés d'occase parce que le livre est cher, autant de fictions que d'essais, de toutes les époques.


 Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

Dans mon bureau, qui est aussi celui de ma femme, classés soit par genres, soit par collection, soit par auteur, mais j'arrive à peu près à m'y retrouver.


Comment les achètes-tu ?

Liquide, carte bleue ou chèque... Euh, il y a d'autres moyens ?


Quel est le livre sur table de chevet ?

En ce moment, je lis "Chemins de croix" de Ken Bruen (Série Noire) et "La chute de la CIA" de Robert Baer (un témoignage édifiant).


Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Jean Meckert / Amila, pour le style, l'engagement, la vie menée - on admire toujours ses contraires !

John Fante, Charles Bukowski. Donald Westlake.


Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

Le rédacteur des blagues Carambar : "Chapeau, l'artiste !"

 

Photo : http://www.bibliosurf.com/Portrait-de-Johan-Heliot

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:40

" A l'école madame violette dessine la carte du monde " " au fond de la mer le requin dévore trois petites sardines " " sur la lune le martien promène une étoile " " en forêt l'orage arrose les feuilles mortes ". " A l'école le requin arrose une étoile " " sur la lune madame Violette promène trois petites sardines ".  

Commentaire :

A partir des 21 petites phrases de Bruno Gibert, nous pouvons fabriquer 194 481 histoires ! Cet album jubilatoire nous invite à jouer avec les mots et à créer une infinité d'univers, étranges, rigolos et poétiques. Une merveilleuse découverte du pouvoir évocateur de la langue.

La présentation en couleur est agréable et les petites phrases parfois farfelues apportent un côté ludique à la lecture. Chaque page est découpée en 4 bandes comme sur la couverture, qui correspondes chacune à une partie de phrase. En tournant les bandes, on créé de nouvelles phrases, souvent surprenantes et amusantes.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:31

 

 

L'outil de travail de Danielle Martinigol : un ordinateur au clavier ergonomique

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 21:34

Jules Verne, l'écrivain visionnaire, toujours considéré comme étant un auteur pour les enfants, c’est… 65 romans, une vingtaine de nouvelles, trente pièces de théâtre.

Danielle Martinigol vient d’achever en hommage une anthologie d’extraits de ses romans intitulée « Voyage avec Jules Verne » qui paraîtra en mai chez Flammarion.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com