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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 10:27

  

Le couple Michel Grimaud a été très actif en SF dans les années 80 livrant quelques superbes romans comme La Dame de Cuir ou Malakansâr. Nous les avons retrouvé au détour du net et c’est avec un vrai plaisir que nous vous proposons cette interview.

ActuSF : Comment vous êtes vous rencontré et qu’est-ce qui vous a poussé à écrire à quatre mains ?


Michel Grimaud : Nous nous sommes rencontrés à Paris, entre deux manifestations du printemps 68, au coin d’un piano. Des amis communs hébergeaient Jean- Louis et mettaient leur piano à la disposition de Marcelle, privée d’instrument à cette époque … Jean-Louis écrivait, le cœur de Marcelle penchait plutôt vers la musique — l’envie d’être heureux ensemble ne tarda pas à les réunir dans l’écriture.

ActuSF : Pourquoi ce pseudonyme de Michel Grimaud ?


Michel Grimaud : Pour suivre docilement les conseils de notre premier directeur de collection, qui semblait gêné de publier un couple "illégitime" (deux noms différents sur la couverture d’un ouvrage pour la jeunesse). Michèle était le second prénom de Marcelle ; Grimaud, le nom du village varois près duquel nous nous apprêtions à nous installer. Nous avons découvert notre pseudonyme définitif en recevant un exemplaire de notre premier livre, Michel Grimaud.

ActuSF : Pourquoi avoir souvent choisit la science fiction ou l’imaginaire en général pour vos romans ? Pourquoi ces genres ?

Michel Grimaud : Sur l’ensemble de nos livres, il n’est pas certain que la SF ou le fantastique occupent la plus grande place, nous avons écrit des textes dans tous les genres littéraires, notamment sur des thèmes contemporains. Néanmoins, c’est vrai, la science fiction et le fantastique nous ont souvent inspirés. L’origine de ce choix doit se trouver dans l’influence exercée sur nous par le père de Marcelle, grand lecteur de toutes les littératures, qui aimait aussi la science fiction. Il nous l’avait fait découvrir à travers ses classiques dont sa bibliothèque était bien fournie. Nous pouvons dire aussi que le fantastique, grâce aux portes qu’il peut ouvrir sur l’onirisme, convient bien à nos tempéraments.


ActuSF : Vous avez souvent écrit pour la jeunesse mais aussi pour les adultes. Comment choisissiez-vous le public pour lequel vous écriviez une histoire ?

Michel Grimaud : Difficile de répondre clairement, sauf peut-être par une boutade : ce sont nos histoires qui choisissaient un public à notre place. Lorsque nous écrivons, nous essayons de ne pas penser au public final. C’est en cours d’écriture qu’un texte se dirige vers les adultes ou plutôt vers les adolescents. Exemple : "le Tyran d’Axilane" nous a paru pouvoir s’adresser aussi bien aux adultes qu’aux jeunes, mais le développer en direction des premiers n’aurait fait qu’altérer la limpidité des symboles qui nous tentaient… Donc, le public jeunesse c’est rapidement imposé à nous. À l’inverse, nous pensions nous diriger vers les adolescents avec "l’Arbre d’or", et c’est qu’en cours d’écriture que nous nous sommes avisés d’un changement d’orientation…

ActuSF : Avec le recul, y a-t-il un livre pour lequel vous avez une certaine tendresse ?

Michel Grimaud : La Dame de cuir, pour les adultes. Le Tyran d’Axilane pour la jeunesse.

ActuSF : Parlons un peu de quelques uns de vos romans. Tout d’abord La Dame de Cuir, un roman de SF triste et poignant sur la détresse d’une jeune extraterrestre emmenée loin de chez elle. Vous souvenez-vous de la manière dont ce roman est née ? Qu’aviez-vous envie de dire ou de faire avec ce livre ?

Michel Grimaud : C’est déjà trop loin dans le temps pour vous répondre parfaitement. Notre désir premier était peut-être de tenter d’imaginer ce que pourrait être un moment de la naissance de l’art pour une humanité qui ne l’associerait pas à un besoin de se survivre —qui trouverait dans l’éphémère un geste créatif. Et puis, s’est presque inconsciemment imposé là-dessus un de nos thèmes récurrents : la différence et tout ce qu’il peut contenir de révolte.

ActuSF : L’un de vos romans les plus étonnant est sans doute Malakansâr. Même question, comment est-il né et comment le présenteriez-vous ?

Michel Grimaud : Malakansâr : des villes imaginaires que nous portions en nous, depuis l’enfance peut-être, et l’opportunité de les établir dans un roman, non pas comme des éléments de décors, mais comme des "personnages" — en particulier Estrémonde. Et puis la tentation de mettre en scène un "détournement de destin", qui en soit n’avait rien de nouveau (l’Olympe jouant avec les mortels). Il y avait aussi dans nos motivations la vision d’un avenir où la survie presque indéfinie de quelques uns deviendrait possible, mais inaccessible aux êtres ordinaires. Dans un autre roman, pour la jeunesse, "le Passe monde", nous avons repris le thème du destin dans un autre sens, plus fascinant en fait : celui du hasard qui peut donner à chaque instant, ou presque, un cours différent à la vie du héros.

ActuSF : Pareil pour l’Arbre d’Or. Comment est né ce roman qui est dans un style complètement différent des deux cités plus hait ?

Michel Grimaud : L’Arbre d’or, c’est une fable qui se proposait de stigmatiser le pillage du tiers-monde, nourrie par nos affres privés du moment.

ActuSF : Vous n’avez quasiment jamais écris de cycle mais plutôt des romans indépendants. Pour quel raison ? Vous n’aviez pas envie d’écrire des histoires trop longues ?

Michel Grimaud : Ce n’est pas un choix. Simplement, nous n’avons jamais éprouvé la sensation qu’il restait des choses nouvelles, non répétitives, à ajouter à un texte.

ActuSF : Vous avez écrit ensemble sous le pseudonyme de Michel Grimaud de 1968 à 2000. Que retenez-vous de ces années ? Et si c’était à refaire ?


Michel Grimaud : De belles années, les meilleures. Si c’était à refaire ? C’est une bonne question.

ActuSF : Vous avez reçu le Grand Prix de l’Imaginaire pour Le Tyran d’Axilane en 1983. Qu’est-ce que ce prix à représenté pour vous ?

Michel Grimaud : La satisfaction de savoir que nous n’étions pas les seuls à aimer ce texte.

ActuSF : Pourquoi avoir arrêté en 2000 ? Quels sont vos projets ? Avez-vous de nouvelles histoires à raconter ?

Michel Grimaud : Pas vraiment arrêté, nos histoires actuelles ne sont plus en phase avec les goûts du moment, c’est tout.

Source : http://www.actusf.com/spip/article-6082.html

 

 

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Published by Le cédéiste - dans La LITTERATURE JEUNESSE
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:39

"Un écrivain est habitué à ce qu'on parle de lui à sa place. Témoigner du parcours d'un écrivain pour la jeunesse était quelque chose que je souhaitais faire dans cette nouvelle collection tout entière consacrée à la littérature jeunesse."

(Marie-Aude Murail).

La littérature jeunesse, pour qui, pour quoi? Une collection inédite de réflexion et de documentation sur la littérature jeunesse. Dirigée et écrite par des auteurs engagés et spécialistes dans leur domaine, elle est aussi un formidable outil pédagogique.

Marie-Aude Murail retrace l'itinéraire qui l'a conduite devant la feuille blanche, de ses rêves d'enfant aux premières expériences souvent inattendues avec l'éditeur et les jeunes lecteurs... Faut-il commencer à écrire toute petite pour savoir faire quand on sera grande? Comment devient-on écrivain? Et pourquoi jeunesse? Et comment le reste-t-on sans se répéter? Marie-Aude Murail nous parle de création, de doutes et de convictions, d'écriture et de lecture.

 

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Published by Le cédéiste - dans EXPERIENCES
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:32

Cet ouvrage collectif rend compte de dix animations lecture pratiquées dans des bibliothèques jeunesse, notamment dans des quartiers dits " difficiles " ou à destination d'un public réputé non lecteur. L'expérimentation menée a, en effet, permis de démontrer le bénéfice indéniable, sur les comportements de lecteurs, de ces situations qui " animent " la lecture. Dédié aux bibliothécaires, ce livre offre quelques clés pour faire venir de nouveaux lecteurs en bibliothèque : initier des rencontres entre des générations différentes (parrains en bibliothèque), transformer la bibliothèque en territoire à s'approprier (chasse au trésor) ou encore utiliser le cadre scolaire pour, de fil en aiguille, individualiser le rapport à la lecture et susciter chez les jeunes l'envie de venir emprunter des livres spontanément. Ces animations lecture sont également l'occasion de lire différemment : elles inscrivent la lecture dans des contextes ludiques et inattendus (un " Resto'livre ", un défilé de mode littéraire, des interviews d'auteurs à la radio par des adolescents...). En filigrane, la bibliothèque apparaît dans cet ouvrage comme un acteur au cœur de la cité : parce qu'elle va chercher ses lecteurs dans la rue, qu'elle les rassemble dans des clubs de jeunes critiques, ou encore parce qu'elle devient l'organisatrice de prix littéraires, la bibliothèque se situe au carrefour d'initiatives émanant de diverses institutions et joue à ce titre un rôle fédérateur.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:39

Aux Etats-Unis, la polémique enfle à propos d’une édition à paraître des Aventures d’Huckleberry Finn où le terme "nigger" a été remplacé.

 

De Mark Twain, on sait qu’il était très susceptible avec ses textes. Un jour,  il avait envoyé une lettre à son éditeur concernant un typographe qui s’était trompé de ponctuation dans son roman d’aventure Un Yankee à la cour du roi Arthur. Et avait réclamé que le pauvre malheureux soit "abattu sans lui donner le temps de faire une prière".

 

S’il n’était décédé il y a un siècle, l’écrivain peut-être le plus célébré d’Amérique serait ainsi aujourd’hui certainement entré dans l’une des colères dont il avait le secret. Le mois prochain en effet, doit être publiée aux Etats-Unis une nouvelle édition passablement édulcorée de l’un de ses classiques, les Aventures d’Huckleberry Finn. Dans le texte qui sera mis en vente en février par NewSouth Books, un éditeur d’Alabama, le mot "nigger" (nègre), écrit pas moins de 219 fois dans la version originale, a été supprimé et remplacé par "slave" (esclave). Une initiative qui provoque une vive controverse depuis quelques jours au sein du monde académique et littéraire outre-Atlantique. De nombreux experts de Mark Twain s’indignant «d’une censure faite au nom du politiquement correct».

 

Puristes

 

     En réalité, la fréquence et l’emploi du mot «nigger» dans Huckleberry Finn alimente le débat depuis sa publication en 1885. Encore aujourd’hui, le roman est interdit dans de nombreuses bibliothèques américaines et n’est plus étudié dans certains établissement scolaires, notamment dans le sud du pays, car les professeurs estiment qu’il peut choquer les élèves.

 

    Le directeur de la nouvelle édition du roman, Alan Gribben, un professeur d’anglais à l’université Auburn-Montgomery, en Alabama, a justifié sa décision de supprimer le mot en assurant que son intention était de "faire en sorte que le livre trouve une audience plus large". "Je ne suis pas un homme politique et je ne pensais pas que tout cela engendrerait de telles réactions", expliquait-t-il hier à Libération. "La vérité est que le livre met plein de gens mal à l’aise. Je ne suis pas sûr que les jeunes puissent replacer tout cela dans le contexte de l’époque et l’interpréter correctement. Nous avons d’ailleurs décidé d’ôter également le terme "nigger" des Aventures de Tom Sawyer que nous publions simultanément dans la même édition."

 

    Pour les puristes de Mark Twain, l’affaire touche au sacrilège. Nombre d’entre eux ont expliqué que le mot avait été utilisé à dessein par l’auteur, pour justement traduire et condamner les attitudes racistes qui étaient celles de la fin du XIXe siècle. «Il y a une raison pour laquelle Mark Twain a recours à ce mot, a assuré Jeff Nichols, directeur du musée Mark-Twain dans le Connecticut, au quotidien USA Today. C’est un mot terrible, qui fait mal mais qui explique beaucoup de choses.» «Je pense qu’il n’y aucune mauvaise intention derrière tout cela, mais je considère que toucher au texte de Mark Twain est une erreur», renchérit Randall Kennedy, professeur de droit à la Harvard Law School. Il y a quelques années, ce dernier a publié un ouvrage intitulé Nigger, the Strange Career of a Troublesome Word, dans lequel il retrace toutes les controverses historiques qui ont existé autour d’un terme qui reste toujours tabou aux Etats-Unis. "Pour moi, cela ne sert à rien de faire plaisir aux gens qui pourraient être offusqués", ajoute Kennedy, "Il faut au contraire essayer de comprendre pourquoi "nigger" provoque une telle indignation. Si l’on commence à pratiquer de telles censures, il faudra le faire dans certains textes de Martin Luther King par exemple, qui contiennent aussi le mot "nigger". Comment imaginer par ailleurs que l’on explique à nos enfants les lynchages d’Afro-Américains qui ont eu lieu au cours de notre histoire, si l’on décide de dissimuler les photos de ces pendaisons ?"

 

Hip-hop

 

La polémique divise aussi la communauté enseignante. Plusieurs professeurs ont relevé que "nigger" faisait partie désormais de la culture rap et hip-hop et que les enfants y étaient confrontés de plus en plus jeunes. En Alabama, Alan Gribben, lui, reste sur ses positions. "On m’accuse d’être politiquement correct, mais j’ai plutôt l’impression d’offrir une alternative", conclut-il, "Que préfère-t-on ? Que le livre de Mark Twain ne soit pas lu parce qu’il est interdit dans telle bibliothèque ou dans telle classe ? Ou que l’on puisse discuter de tout ce que contient cet incroyable roman avec une ou deux modifications mineures ?"

 

par Fabrice Rousselot

(Libération – vendredi 7 janvier 2011 )

 

 

http://www.liberation.fr

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:34

 

Imaginons un monde qui ne voudrait pas déplaire à ses enfants.  Car, n’est-ce pas, les enfants, c’est l’aveni-reu ! Il faut protéger les enfants !  Or voilà que ces petites choses innocentes, après l’époque des purées de bananes, maintenant qu’ils ont des dents dans la bouche et peuvent s’attaquer à la nourriture solide, voilà que ces bambins chéris se refusent à manger des légumes. Ciel ! Que fait-on? Ma foi, on essaie la menace:"Tu n’auras pas de dessert si tu ne manges pas tes légumes !" On promet du sucre. À la longue, évidemment, on se  lasse  de se battre avec sa progéniture à chaque repas. Les portions de légumes diminuent, mais le dessert reste.

L’industrie alimentaire a compris depuis longtemps qu’en mélangeant du sucre et du gras avec à peu près n’importe quoi, les enfants mangeront sans qu’on ait besoin de les obliger. Ainsi dans certains foyers, des enfants peuvent affirmer"qu’ils n’aiment pas les légume", comme si tous les légumes avaient le même goût.

 

    Or, dites-moi, quel parent veut «obliger» ses enfants à quoi que ce soit? On veut diminuer les frictions, leur faire plaisir, préserver leur innocence, et gagner du temps. Le résultat, bien sûr, c’est cette épidémie d’obésité qui, des États-Unis, gagne le reste des pays riches depuis plus de trente ans.

 

    On les aime gros, nos enfants. De plus en plus gros.

 

Grosses têtes

 

    C’est en suivant la même logique, et à peu près en même temps, que s’est développée l’industrie du livre jeunesse.

 

    Une fois passée la période des livres en purée (beaucoup d’images, quelques mots) pour les bambins, les enfants et les adolescents peuvent maintenant se "nourrir" intellectuellement avec des livres conçus expressément pour leur faire plaisir.

 

    Il paraît utile de rappeler qu’il n’existait à toute fin pratique aucune industrie du livre jeunesse avant les années 80. Les enfants grandissaient alors en lisant ce qui leur tombait sous la main, puis devenaient adultes. Lisaient-ils moins alors? Les statistiques confirment que non. Nous ne lisons pas plus, peut-être un peu moins de littérature adulte.

 

    Pourtant, les librairies sont envahies par des milliers de titres jeunesse. Des pans de murs entiers s’adressent aux enfants en tranches d’âge bien distinctes, avec un vocabulaire adapté pour chacune, et des histoires à leur mesure.

 

    Mais en donnant aux enfants ces histoires écrites pour eux avec des mots qu’ils reconnaissent et des histoires qui leur ressemblent, c’est comme si on recouvrait leur nourriture de sucre et de gras pour qu’ils finissent leur assiette.

 

    Le résultat, de plus en plus visible, est une forme d’obésité de l’esprit qui fait  que des enfants devenus grands continuent à préférer le sucre et le gras aux légumes et continuent à lire ce qu’ils aimaient lorsqu’ils étaient jeunes. Des livres avec peu de valeur nutritive, mais bons dans la gueule.

 

Des chevaliers et des trolls

 

    Attention: je ne dis pas que toute la littérature jeunesse est mauvaise pour la santé. Certains auteurs écrivent pour les jeunes avec une sincérité d’artiste, sans faire de compromis autre qu’un vocabulaire un peu plus restreint. Ces auteurs se reconnaîtront.

 

 

    Mais de même que l’industrie alimentaire, en faisant plaisir aux papilles de nos pupilles, a créé cette épidémie d’obésité qui menace la santé et l’avenir de nos enfants, l’industrie du livre jeunesse s’intéresse bien plus aux réussites commerciales qu’au développement de l’esprit critique et à l’apprentissage d’un vocabulaire émotionnel complexe.

 

    Les chevaliers, les trolls, tout ça, c’est souvent que du sucre et du gras.

 

    En cette période des fêtes, nous serons des dizaines de milliers à acheter des livres pour nos enfants. Je veux faire plaisir aux miens, bien sûr. Mais je ne veux pas leur donner en cadeau ce handicap d’une obésité intellectuelle.

 

    C’est moi l’adulte. C’est moi qui doit choisir judicieusement leurs lectures. Ce n’est pas parce qu’ils lisent que c’est bien. Et ce n’est pas parce qu’ils aiment ça que c’est bon pour eux.

 

par Jean Barbe

( Canoë - jeudi 9 décembre 2010 )

 

 

http://fr.canoe.ca

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 10:04

Voici 100 titres pour les lycéens et les jeunes adultes : http://goo.gl/4rqqy (sur le site du CDDP 37, rubrique : Infodoc et CDI).
La sélection peut être feuilletée en ligne (ebook sous Calameo) ou téléchargeable en pdf.

pour qui ?
Pour les lycéens, en attente d’une lecture traitant de sujets plus adultes que ceux généralement abordés dans les collections de littérature jeunesse ou amateurs de science-fiction et fantasy tout public.

Pourquoi ?
Les choix proposés par les différentes revues professionnelles ne prennent pas suffisamment en compte les publics lycéens et jeunes adultes. Le souci de mettre en valeur, dans l’immense production éditoriale actuelle, les livres qui nous semblent les plus intéressants pour ce public a donc motivé notre démarche.

"100 titres" est une production de quelques documentalistes de l'Indre et Loire.A terme, un site web "100 titres" sera consacré à ces sélections de 2007 à nos jours, avec une navigation auteurs, thèmes, collections, coup de cœur, etc. Ce site est actuellement en construction.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 09:52

SalonMontreuil.jpeg

 

C'est la petite inattendue du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour cette édition 2010, la création annoncée d'une Ecole du livre jeunesse pour l'année 2011.

 

 

 

  Déjà à Bordeaux, l'ouverture d'un Master dédié au domaine de l'édition jeunesse (et scolaire), avait montré non seulement l'intérêt universitaire, mais également professionnalisant, pour un secteur de l'édition qui maintient une étonnante vigueur.

    Ensuite, les chiffres de croissance : avec 14,6 % du chiffre d'affaires global de  l'édition en France, le marché du livre jeunesse méritait bien que lui soit consacré un  peu plus de temps et d'espace. C'est pourquoi, l'an prochain, s'ouvrira donc cette École du livre jeunesse, destinée aux parents comme aux enfants. Première mission : faire accéder des familles aux livres, elles qui n'en ont pas la possibilité. Seconde mission : découvrir ce pan de la littérature.

 

    Mais pour la directrice du Salon, Sylvie Vassallo, l'initiative ne doit pas s'arrêter en si bon chemin, mais au contraire se poursuivre. Et s'appuyant sur les initiatives et projets expérimentés en Seine Saint-Denis, l'idée est de généraliser à tout le pays ce qui se présente comme un véritable combat contre l'illettrisme.



Parents, enfants et professionnels



    L'École s'ouvrira à Montreuil en 2011, donc, avec le soutien financier de la Caisse des Dépôts et Consignations. Selon l'AFP, elle s'orientera sur des projets divers, tant scolaires qu'associatifs, mais également sociaux. Le tout en piochant dans les éléments dégagés par le Salon de Montreuil - et en partenariat avec l'ensemble des professionnels du livre. Car ces derniers y trouveront aussi leur compte, avec des formations dispensées et des rencontres pour rapprocher les personnes.

 

    Pour les parents, cette « pépinière » servira également de lieu de repère et de prescription, pour orienter dans le choix des livres les plus en accord avec les envies des lecteurs et de leurs géniteurs.

 

    Une glorieuse idée, qui, en dépit des méandres financiers dans lesquels a été plongé le Salon, montre combien ce secteur reste vif et réactif. Et la directrice de conclure que ce sont d'ailleurs « ces actions qui donnent à ce Salon son caractère si particulier, à la fois exigeant et populaire ».

 

par Nicolas Gary

( ActuaLitté - samedi 4 décembre 2010 )

 

 

http://www.actualitte.com

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:31

·         Jean-Luc, la littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

Alors là je n’en ai aucune idée. Attends, je vais regarder mon Larousse… A voilà, j’y suis…

 

Littérature n.f (lat. litteratura, écriture) 1. Ensemble des œuvres écrites ou orales auxquelles on reconnait une finalité esthétique.

 

Eh bien ! nous voilà bien avancé.

 

Non, en fait je ne sais pas ce qu’est la « littérature » mais pour avoir été libraire (pas très longtemps), je sais que certains auteurs sont classés dans la « littérature » et d’autres non. Les auteurs de Sf ou de fantastique, de fantasy, d’imaginaire, par exemple, ne sont pas classés en littérature, sauf s’ils deviennent très, très célèbres et sont reconnus par les universitaires. Dans ce cas là on ne dit plus, « C’est de la sf » ou « C’est du fantastique. » d’un air condescendant, supérieur et méprisant, mais, « C’est de la littérature. » d’un air très inspiré. Ca veut dire que les gens très sérieux ont le droit de lire ces auteurs et de garder la tête haute malgré tout.

 

George Orwell par exemple, a commencé dans l’anticipation, de la sf en somme, mais depuis qu’on l’étudie à la fac, c’est devenu de la littérature.

 

Pour Lovecraft et Tolkien, idem, avant ils n’étaient pas fréquentables par les gens sérieux, maintenant, ca fait bien de les avoir lus, même pour les gens sérieux.

 

Jules Verne était classé à son époque dans les livres pour jeunes, pas sérieux,  maintenant c’est devenu de la littérature, et même un classique.

 

Peut être qu’il faut juste attendre cent ans pour devenir de la « littérature ».

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:29

·         Jean-Luc, qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 

Comme je te l’ai dit tout à l’heure, pour moi, il n’y a pas de littérature jeunesse, mais seulement de la bonne ou de la mauvaise littérature.

 

Qu’est-ce que la littérature jeunesse ? Un livre où les héros sont jeunes ? Je parlais de Stephen King, tout à l’heure, et me vient à l’esprit une de ses nouvelles « Le corps » d’où a été tiré le film « Stand By me » de Rob Reiner. Les héros ont beau être des enfants, ce n’est pas de la littérature jeunesse.

 

A l’inverse, nombre de livres de Jules Verne, ou d’Alexandre Dumas, où les héros sont des adultes, peuvent être lus par des jeunes, mais est-ce que ça fait des « Trois mousquetaires » de la littérature « jeunesse ».

 

On peut parler de littérature pouvant être lue par des jeunes et des adultes, car les thèmes qui la traversent sauront leur parler et les toucher, mais de tels livres ne sauraient s’adresser qu’à une seule tranche ou catégorie d’âge, ce serait vraiment trop réducteur.

 

En ce qui me concerne, le Galoup, par exemple, peut être lu à partir de neuf ans mais n’a pas de limite haute, il s’adresse à tous et à toutes. Est-ce que ça en fait donc de la littérature « jeunesse » ?

 

Certains livres, pour diverses raisons, ne s’adressent pas à un lectorat en dessous de seize ans, tel est, par exemple, le cas de Frankia (une autre de mes séries parue aux éditions Mnemos), mais cela fait-il des autres livres des livres « jeunesse ».

 

Et un livre « Jeunesse » qu’est-ce que ça veut dire ? Que les adultes et les vieux n’ont pas le droit de le lire ? Ou alors si, mais c’est qu’ils sont vraiment attardés ? J’en serais le premier attristé parce que nombre des lecteurs de mon Galoup ont passé l’âge d’être qualifiés de « jeunes ».

 

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Oui, mille fois oui. Parce qu’il vaut toujours mieux revenir à la source que de lire des copies de copies de copies…

 

On peut, par exemple, découvrir la mythologie grecque à travers des livres illustrés, puis des romans écrits par les auteurs contemporains, mais si on veut vraiment approcher la réalité du mythe, le découvrir dans son entier et sa force originelle, il faudra lire l’Iliade et l’Odyssée.

 

Enfin, si, par classique, on entend les classiques de la littérature française, il est évident, pour moi, qu’il faille les avoir lus, au moins un livre de chaque, pour se faire une idée. Un écrivain ne peut faire l’impasse dessus, pas plus qu’un musicien ne peut faire l’impasse sur Mozart, Bach,  Vivaldi, Wagner, Dvorak, Korsakov (je ne cite que ceux là que les autres m’excusent) ou qu’un peintre ou un dessinateur ne pourra faire l’impasse des peintures de Lascaux, des mosaïques de Pompéi, des de Vinci, Miquel Ange, Picasso, Ingres, Manet, Degas, Van Gogh…

 

Je ne veux pas dire qu’il faut les copier, mais ils procureront à l’auteur une richesse qui deviendra une force et une mine inépuisable. On se construit toujours en référence ou en opposition à ses modèles, alors autant viser haut.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 15:50

·         Stéphane, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 

Non, très difficile. J'écris parce que j'ai toujours écrit et que j'écrirai toujours. J'écris parce que je ne sais faire que ça (et encore...).  J'écris parce que c'est la seule façon que j'ai trouvé d'exister. 

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

 

Etre écrivain, c'est être le premier lecteur de ce qu'on écrit, c'est être le cultivateur de son petit lopin de mots. Ecrire, c'est chercher ce qu'on a à dire et découvrir ce qu'on ignorait vouloir transmettre. C'est ouvrir un sac vide et en sortir des histoires. C'est se frotter aux mots et frissonner ou prendre feu.

 

 ·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 

Je pense qu'elles ont cette utilité de faire comprendre qu'écrire n'est pas seulement un don, c'est aussi un travail, un savoir-faire, une somme de techniques qu'il n'est pas impensable de théoriser. Ces écoles ne donnent pas de talent, mais elles donnent des outils dont je n'aurais pas refusé de profiter si l'occasion m'avait été donnée de naître américain, d'autant que le talent pur ne sert pas à grand chose. En France, elles n'ont pas bonne presse parce que notre tradition littéraire fait de l'écrivain un être à part nourri au lait de l'inspiration, et qui considère tout apprentissage comme vulgaire. Détestant par dessus tout la posture de l'écrivain et haïssant le terme d'artiste quand il est auto-proclamé, je ne jette pas sur ces pratiques un regard amusé, je les respecte. Je pense être un écrivain sans prétention (mais d'autres s'avisaient de me porter aux nues, j'en serais ravi...)

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 

Je serais plutôt un créateur d'images, ou bidouilleur de métaphores.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

J'écris depuis le CP. A cet âge, je recopiais le soir des livres dans des cahiers d'école.  La déclencheur a été la lecture. Lire m'a aspiré.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

Je ne sais pas vraiment. Je n'ai pas en écrivant l'image d'un lecteur idéal, ni même une collection de visages devant moi. Je crois que j'écris pour moi, pour avoir écrit. Oui, j'écris aujourd'hui pour être lu, même si une dizaine de carnets de jeunesse n'ont jamais connu la caresse d'un autre regard que le mien.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

 

Le public, jamais, sauf si son enthousiasme peut donner envie de remettre des bûches dans le brasier, mais les éditeurs, oui. Ils m'ont appris à écrire pour être lu. La première fut Marie Lallouet chez Casterman, et la seconde, et la plus importante, de loin, Caroline Westberg chez Rageot.

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

Je suis un écrivain sans imagination. Je travaille beaucoup à faire croire que j'en ai, ce qui est très différent. Je suis plutôt un écrivain des personnages, ce sont eux qui me mènent, me conduisent, élargissent l'horizon des histoires que je raconte. Je suis très admiratif des imagineux, Pierre Bottero bien sûr, Christian Grenier et bien d'autres, mais je ne suis pas leur pair. Ma principale source d'inspiration, c'est le quotidien, les relations humaines, la difficulté d'être chère à Cocteau ou le miracle d'exister. Les polars m'entraînent souvent vers des thèmes liés à l'actualité.  Les journaux peuvent constituer une matière précieuse dans la préparation de ce type de romans.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com