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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 15:48

 ·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

Presque toujours, je réfléchis à l'histoire et j'écris un synopsis de ce qui deviendra le roman,, mais il m'arrive de plus en plus de m'affranchir de cette étape pour le plaisir d'être baladé, et surpris. J'écris mes morceaux d'idées sur mon agenda, un papier qui traîne, n'importe quoi, n'ayant jamais réussi à réserver un carnet à cet usage.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-t besoin d’isolement ?

 

Je travaille à mi-temps en tant que professeur des écoles, ce qui me laisse deux ou trois jours pour écrire en semaine plus l'essentiel des vacances scolaires. J'aborde ces journées comme des journées de travail, m'imposant des horaires et une discipline que ne renierait pas un moine Sholin. J'écris sur un Mac, toute la journée (ce qui me différencie du moine Shaolin). Je suis seul en général, mais, lorsque mes déplacements me le permettent, j'adore écrire dans les lieux publics. 

 

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

C'est souvent mon éditrice qui me lit en premier. Mes proches ne se précipitent pas sur mes textes, sauf parfois ma fille quand ils correspondent à son âge.

 

 ·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 

Je ne sais pas trop, plein de choses me tentent, tout ce que je n'ai pas encore fait me tente. Plus jeune, j'aimais déjà m'essayer à des types d'écrits très différents (pièces de théâtre en vers, scenarii de téléfilms...). Le genre fantastique m'attire assez. 


·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

 

Pas du tout. J'ai trop tendance à trouver l'autre meilleur que moi, ce qui me transforme automatiquement en boulet.

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

 

Presque impossible. Les droits sont ridicules, les ventes souvent anémiques et la durée de vie des livres de plus en plus courte. Si j'ai un jour caressé l'espoir d'y parvenir, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je suis donc toujours enseignant (métier que j'adore aussi, heureusement).

 

·         Qualités et défauts de l‘Homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 

Je ne me sens pas de répondre à cette question. Il faudrait la poser à mes proches, auteurs et éditeurs. Celui qui explique de ce qu'il est se trompe.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:32

 

·         Stéphane, comment crées-tu tes personnages ?

 

D'abord avec de simples prénoms, un vague profil, et j'attends que sous ma plume, parce que l'histoire va les embarquer, ils prennent de l'épaisseur, qu'ils se mettent à exister. 
 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

Oui, ça arrive, à cause de la réponse précédente. Les marionnettes, on peut les manipuler de l'intérieur, mais les gens, c'est autre chose. Les personnages deviennent des gens et ils peuvent se révolter contre ce que j'avais prévu de leur faire dire ou faire.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

Oui. La façon dont, en se frottant aux autres, ils vont devenir eux-mêmes.

 

 ·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Alvaro Kemp, le père de Fabien dans "Avant qu'il soit trop tard". Parce que, dans une scène, je l'oblige à abandonner son fils aux prises avec des racketteurs. Ce fut une scène difficile à écrire.

 

 ·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

Gaspard Corbin, le héros de "Si par hasard c'était l'amour" et "L'amour frappe toujours deux fois".

 

Photo : http://www.lirado.com/interviews/surunlivre/stephane-daniel.htm

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:24

thumbnail_mam.jpgMarie-Aude Murail propose d'apprendre à lire avec la littérature de jeunesse.

 

Une méthode de lecture s'appuyant sur un roman épistolaire original, et des outils simples, conciliant approche syllabique et accès au sens.

 

  • Apprendre à lire avec, pour fil conducteur, des lettres destinées à vos CP, par Marie-Aude Murail.
  • Des auteurs aux compétences complémentaires : une conseillère pédagogique expérimentée, un auteur de littérature jeunesse de renom et une enseignante de CP qui a testé durant 5 ans la méthode en classe.
  • Accéder à la lecture et à la culture dans une approche aussi complète que possible de la langue au cycle 2.
  • Une approche originale et efficace de la combinatoire avec l'utilisation de pseudo-mots.
  • La pratique orale du langage et l'acquisition du vocabulaire, en conformité avec les programmes 2008.

  

Vidéo à regarder sur...

 

http://bulle.editions-bordas.fr/contenu/video_marie_aude_murail_vous_propose_dapprendre_lire_avec_la_litterature_de_jeunesse/

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:37

L’auteur aujourd’hui

·         Sophie, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Ben j’ai vieilli de huit ans, donc forcément j’ai accumulé de l’expérience, mais je suis incapable de dire s’il y a une différence ou pas, parce que je m’éclate toujours autant et j’ai un demi milliard de projets.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Non, je suis un auteur tout court. J’ai écrit 40 livres depuis l’âge de 12 ans et même si la Fantasy reste mon domaine de prédilection, je suis capable d’écrire n’importe quoi. C’est d’ailleurs pour le prouver que j’ai fait éditer L’horrifique Danse des Obèses, l’un de mes thrillers les plus yerk.

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:35

L’écriture 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Hum, c’est comme de respirer. J’écris donc je suis.

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est partager.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Ah, je pense que c’est un don. Ou on l’a ou on ne l’a pas. Et si on ne l’a pas, toutes les écoles du monde ne pourront jamais faire de vous qu’un écrivain très médiocre, au mieux. La meilleure école c’est la lecture. Tous les grands écrivains sont de grands lecteurs.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Créatrice du délire.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

Une crise d’appendicite à 12 ans. Je m’ennuyais comme un rat mort. J’ai commencé à écrire. Jamais quitté la plume depuis. C’est très addictif ce truc là !

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Pour moi, pour vous, pour tout le monde. Je ne suis pas Kafka. Je suis contente d’être lue.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Mon éditeur m’a fait changer le scénario du tome 7. C’est mon plus mauvais livre. Plus jamais je ne me laisserais influencer.

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Aucune idée. C’est ce que je disais, c’est un don. Certains savent chanter tout de suite, ou dessiner ou composer. Callas, Picasso, Mozart. Ils avaient ce don. Je l’ai aussi. Merci au bon Dieu !

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Des fiches. Des milliers de fiches. Des scénarios travaillés au millimètre près. Il m’a fallu près de six mois par scénario pendant les 17 ans où je n’ai pas été publiée. Et deux ans pour le premier. En revanche, à peine treize heures (le trajet de retour de Los Angeles) pour la DDO qui est plus simple que Tara Duncan avec ses milliers de personnages.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

Toute la journée et une partie de la nuit. Environ 15 heures par jour. Je suis dingue, je sais.

 

As-t besoin d’isolement ?

Oui, indispensable. J’ai une magnifique bibliothèque, créée pour moi et qui contient mes 12 000 livres.

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mes filles. Elles sont exposées à mon humour H24. Si je les fais rire, c’est que c’est gagné. Si je ne les fais pas rire, je recommence.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

Je voudrais pouvoir vivre jusqu’à 400 ans, parce que j’ai des centaines de livres dans la tête. Au secours !

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Non, je vais trop vite, j’ai trop d’idées, c’est trop difficile

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Oui, je fais partie des 20 écrivains en France qui peuvent vivre de leur travail.

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Mince alors, aucune idée ! Je ne vois aucune différence entre les romains des femmes et les romans des hommes, s’ils sont bons, c’est le seul truc qui compte !

 

·         La différence entre l’écriture de Tara Duncan et celle de ton roman pour adultes ?

Beaucoup plus difficile pour Tara que pour la DDO.

 

 

Tes personnages :

·         Comment crées-tu tes personnages ?

Aucune idée, ils apparaissent dans ma tête spontanément.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Oui, cela m’est arrivé. Heureusement j’écris de gros livres, alors cela me permet de les développer si certains sont intéressants.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

Tout. Son passé, son futur, ses tics, ses gouts, ses dégouts, ses amis, ses ennemis, son physique, sa psychologie…

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Aucun, je ne rencontre jamais de difficultés avec mes personnages, je sais que c’est étrange, mais je vois mes livres comme des films que je ne fais que retranscrire. Tout est déjà là.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Fafnir. Elle m’éclate. Quel magnifique mauvais caractère ! Et Cal aussi, son humour m’éclate.

 

Les lieux :

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

Mince alors, je vis dans mon imagination, je suis incapable de dire ce qui est emprunté à l’extérieur.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Je voyage énormément, mais il n’y a pas toujours d’influence de ce que je vois dans ce que j’écris.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:32

 

 

Le style, la phrase, le mot…

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

Ben j’ai bossé dans la pub chez Seguela alors l’art de la formule ne me pose pas trop de souci

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Je viens d’écrire un livre, Indiana Teller, Lune de Printemps, ma nouvelle série sur les loups-garous, que j’ai travaillé en « Je ». Glurps, c’est beaucoup plus difficile qu’en il ou elle ! Le livre sort en Mars chez Michel Lafon, l’éditeur des Chevaliers d’Emeraude et d’Eternels, les lecteurs me diront alors s’ils ont aimé ou pas !

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Ah, mon plus gros souci c’est que c’est super facile d’écrire pour moi, je ne connais pas du tout le problème de la page blanche. Du coup, je dois beaucoup réécrire, je sacrifie souvent des centaines de pages ce qui horrifie mes filles !

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

Copieux.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

Pas de phase de recherche, j’ai lu 12 000 livres, ils sont dans ma tête.

Ben je me limite. Mais je pourrais écrire 4 à 5 livres par an si je retravaillais moins. En 2008 j’ai écrit Tara 7 et la DDO. Cette année, j’ai écrit Tara 8 et Indiana Teller en même temps. Disons que ma phase d’écriture est…tout le temps ! lol !

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

Rechercher des idées n’est pas un concept que je connais parce que les idées me tombent constamment dessus. Le seul moyen que j’ai trouvé c’est le golf. Pendant quatre à cinq heures, je ne pense qu’à une seule chose c’est mettre cette foutue balle dans ce foutu trou. Mon cerveau se repose vraiment. Sinon, c’est l’enfer. Je me perds à 50 mètres de chez moi, parce que j’ai des idées qui me traquent et que je ne sais plus où je suis !

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Très. J’essaye d’apporter le mot juste au bon moment, je ne ménage pas mes lecteurs, si le mot est compliqué et qu’ils sont trop jeunes pour le connaitre ou le comprendre, vive les dictionnaires !

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

Pierre était un poète. Je suis une proustienne. Précise, longue dans mes phrases, méticuleuse, obsessionnelle.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Je ne trouve jamais mes phrases bonnes. Ce sont les scènes que je trouve bonnes, parce qu’elles me font rire.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Non.

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Tout ce qui se lit et emporte vers d’autres pensées d’autres conceptions. Je ne juge pas les autres littératures, parce que ce que nous méprisons aujourd’hui (regardez Alexandre Dumas !) sera peut être au panthéon demain…

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Un ghetto. Dont les auteurs ont bien du mal à sortir. Les journalistes ne parlent que de la littérature jeunesse étrangère, genre Harry Potter ou Eragon. Je trouve cela terrible d’avoir à mendier pour qu’on parle de nous.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Oui, parce qu’ils structurent les scénarios. Mes livres sont très classiques sous leur côté déjanté, parce que justement, j’ai été élevée par un grand-père profondément classique.

 

L’avenir du livre ?

·         As-tu un avis dessus ?

Il sera toujours là, parce que les hommes ont besoin d’évasion.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Non, un livre de poche s’emporte partout. Pas besoin de piles, de le protéger de l’eau ou du sable. Et puis c’est moins lourd. ET surtout moins cher !

 

Photo : http://www.elle.fr/elle/People/La-vie-des-people/Une-journee-avec/Une-journee-avec-Sophie-Audoin-Mamikonian/(gid)/695439

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:30

Le fruit de ton imagination :

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

Le besoin d’écrire

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

L’épée dans le Roc de TH White. Un génie.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

J’adore les dédicaces, je papote avec mes lecteurs, on chante, on crie, on délire, on ennuie tout le monde autour, c’est top !

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Non, c’est partager. C’est magnifique.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

C’est grâce à toi que j’ai commencé à lire. Je reçois souvent ce compliment, c’est le plus beau.

 

·         La réflexion la plus dure ?

Ton livre c’est de la merde.

 

Les éditeurs, l’édition :

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

J’écris ce que j’aimerais lire. Je me fous des modes et des études.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Totalement et non, à part un personnage que je voulais homosexuel et que mon éditeur m’a conseillé de garder hétéro, personne ne m’a jamais rien dit.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Non, il y a des morts, de l’amour, des complots, mon éditrice ne me souligne que les incohérences spatiales ou psychologiques, ou bien ce qu’elle n’a pas compris. Elle est géniale.

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

Ben c’est la même question qu’au dessus…

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Oui, c’est ce que je dis plus haut. Tous les grands écrivains étaient des fous de livres.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

Le bonheur

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

J’en ai trop, impossible de tous les citer. Dumas, Christie, Pratchett, Bujold, Briggs, Hamilton, Goodking etc…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

Harry Potter. C’est grâce à lui que j’ai été éditée. J’ai une vingtaine de livres de chevet en ce moment…

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Essentiellement fantasy, je dois avoir l’une des plus grande en France.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

Ben dans ma bibliothèque, une salle entièrement dédiée aux livres. Par ordre alphabétique.

 

·         Comment les achètes-tu ?

Toutes les semaines, compulsivement.

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

J’ai déjà répondu plus haut, j’ai plein de livres sur ma table de chevet, jamais un seul.

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Ben ceux que je préfère, Dumas, Pratchett, London, Christie etc…

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

Alexandre, dis-moi comment tu as fait pour écrire 600 livres, même avec 40 collaborateurs ?

 

Photo : http://www.elle.fr/elle/Societe/Les-enquetes/Ainsi-finit-Harry-Potter/Mais-qui-a-tue-Harry-par-Sophie-Audouin-Mamikonian/(gid)/382418

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:41

Bulle”, la méthode de lecture selon Marie-Aude Murail

 

Une interview de Cécile Roumiguière, avril 2008

1/ Marie-Aude, tu viens de publier "Bulle CP cycle 2, méthode de lecture", chez Bordas. Un auteur jeunesse qui signe une méthode de lecture, voilà qui n'est pas commun ! Pourquoi t'être lancée dans cette aventure ?

 

Mon intérêt pour l’apprentissage de la lecture et son versant tragique, l’illettrisme, remonte aux temps lointains où on m’envoyait évangéliser les ZEP ( = zone d’éducation prioritaire). À force de rencontrer des jeunes qui me déclaraient ne pas aimer lire, ne pas voir à quoi je servais, ne pas comprendre ce que j’écrivais, j’ai été amenée à réfléchir sérieusement à la lisibilité. J’ai lu un article à l’époque qui disait que le principal obstacle à la lecture, c’est le texte ! J’ai voulu être l’écrivain de ceux qui ne lisent pas, sans me rendre compte que, littérairement parlant, c’est du suicide. Bien sûr, nous sommes tous très heureux et flattés quand un enfant nous dit en nous montrant notre livre : « C’est le premier que j’arrive à finir », mais faut-il pour autant renoncer à notre culture, à nos références, à la complexité d’une intrigue, à la richesse du lexique, à la subtilité de l’analyse, etc. ? J’ai en quelque sorte repris ma liberté par rapport au non-lecteur et écrit des romans qui demandent au contraire des compétences. Mais le problème de l’illettrisme m’était resté en travers de la gorge et il y a cinq ans, j’ai eu la chance de rencontrer une maîtresse de Cours préparatoire passionnée de pédagogie et de littérature de jeunesse*. C’est en l’écoutant jour après jour me raconter sa classe (elle venait chez moi après l’école) que j’ai découvert premièrement que la vie d’un CP est la plus fabuleuse matière romanesque qui soit (et j’en ai fait entre autres le roman « Vive la République ! ») deuxièmement que le CP est une petite fabrique de lecteurs et que c’est là, là et non au collège, qu’il me fallait intervenir.

* Cette rencontre, Sophie Chérer la raconte dans « Marie-Aude Murail - Mon écrivain préféré » (p. 28-34), diffusé gratuitement par l’école des loisirs.

2/ Tu as écrit "Bulle" avec Patricia Bucheton, conseillère pédagogique, et Christine Thiéblemont, enseignante de CP. Comment s'est articulé votre travail à trois ?

 

Nous avons d’abord travaillé en tandem, Christine et moi, sans savoir que nous aboutirions à une méthode, sans même y penser une seconde. Notre premier challenge, c’était de transformer une classe de bébés en accros de la lecture et de l’objet livre. Nous avons tout tenté, depuis la lecture quotidienne à voix haute en passant par la visite de l’écrivain dans la classe et le livre dédicacé en récompense des efforts fournis. J’ai sollicité mes éditeurs, Bayard et l’école des loisirs, pour pouvoir déverser des livres sur tous ces petits élèves… Le livre est devenu pour chacun d’eux un objet ardemment désiré, qu’on emmène en récré, qu’on se vante de posséder, qu’on caresse de la main sous le pupitre. Puis, pour amadouer une classe d’irréductibles hyperactifs, nous avons fait croire à l’existence réelle d’un personnage de fiction, ma petite Espionne (publiée en série chez Bayard). Christine lisait en classe ses aventures publiées et moi, j’écrivais à la main des lettres de l’Espionne aux enfants du CP, lettres que ma fille illustrait naïvement. Cette année-là, les enfants ont bouclé d’eux-mêmes leur programme au mois de mai. Christine n’avait jamais vu ça. Mais comme nous sommes tombées la même année sur un petit garçon qui n’arrivait pas à comprendre la base de la lecture, à savoir le b-a ba, et que nous aimions cet enfant et voulions le « sauver », nous avons décidé l’année suivante d’inventer une méthode sur mesure pour lui, une méthode qui associerait l’imaginaire et l’apprentissage syllabique. Nous avons fait valider notre démarche par l’Inspection et nous avons été rejointes par une conseillère pédagogique, spécialiste de l’apprentissage de la lecture, Patricia Bucheton. C’est elle qui nous a permis de transformer notre expérience de terrain en une méthode publiable. Et publiée chez Bordas.

3/ Globale, semi-globale, syllabique… comment se situe cette méthode ? Peux-tu nous décrire son principe ?

 

J’étais au départ, et compte tenu des difficultés repérées dans la classe de Christine, une fervente de la syllabique (avant que monsieur de Robien n’en parle, je précise !). La syllabique, c’est ce que Christine appelle joliment « le secret honteux pour apprendre à lire », c’est-à-dire quelque chose que les enseignants savent bien qu’ils doivent faire pour aider les enfants, mais qu’ils ont souvent fait en cachette de l’institution. Notre « Tata Sara a un rat. » qui ouvre le manuel « Bulle » provoque les moqueries de ceux qui n’ont pas lu le mode d’emploi de notre méthode et de ceux qui n’ont jamais eu vingt-six mômes de six-sept ans en face d’eux, avec pour mission redoutable de leur éviter l’échec scolaire d’entrée de jeu. Christine et Patricia ont tout de même tempéré mon jusqu’au-boutisme syllabique. Pour écrire des phrases qui aient un sens dès le départ, il fallait accepter quelques mots-outils. Il y en a une trentaine à mémoriser sur toute l’année. C’est peu et cela ne trompe pas l’enfant sur ce qu’est véritablement l’apprentissage de la lecture : non pas une récitation de phrases apprises par cœur, mais un corps-à-corps avec la combinatoire. Par ailleurs, ce que nous voulions éviter en nous appuyant sur la syllabique, c’était de faire s’entraîner l’enfant sur des phrases qui n’évoqueraient rien pour lui : « je fagote du chêne. » (méthode Boscher) ou « le père a pêché une loche. » (méthode Léo et Léa).

4/ Pourquoi le choix de la correspondance littéraire comme fil rouge de l’apprentissage ?

 

Précisément pour donner du sens aux phrases, au départ minimalistes, que les enfants vont déchiffrer dans leur manuel. J’ai écrit au « je », celui d’un petit Milo du CM1, 43 lettres que l’enseignant va lire tout au long de l’année à raison de deux lettres par semaine en moyenne. Selon son tempérament, le maître peut utiliser la correspondance « à plat » en la présentant implicitement comme une fiction, ou en « 3D » en la faisant sortir, sous enveloppe, d’une boîte à lettres installée dans la classe. À chaque lettre de Milo correspond un son nouveau, très présent dans la lettre, mais j’ai fait en sorte que même une certaine densité de mots en « f » ou en « tion » n’altère pas l’écoute et ne nuise pas au sens. J’aime les contraintes et le jeu sur le langage. Je me suis donc plutôt amusée en rédigeant ce roman épistolaire qui d’un côté raconte la vie quotidienne d’un petit garçon et de l’autre entraîne les enfants du CP dans un univers de féerie. Les textes que l’enfant déchiffre dans son manuel sont tirés des aventures de Milo. Au début, ce ne sont que de lointains échos : « Où est Bulle ? Sur le sol ? Sur le mur ? Milo se dit : « Une fée, c’est si petit. » (leçon 12) Puis, ce sont des résumés complets de la lettre. Mais dès le début, les enfants ont en tête toute une histoire avec des personnages, des rebondissements, une attente. Cette façon de procéder permet de donner une profondeur de champ à des phrases plates, les seules qui conviennent aux débutants. Elle corrige ce qu’il y a de décevant pour un apprenti lecteur dans une méthode syllabique : l’absence de sens et de contenu. En lisant les phrases dans son manuel voire en les retravaillant à la maison, l’enfant garde en tête les péripéties de la lettre entendues lors de la lecture à voix haute.

5/ Le manuel de l'élève est illustré par Frédéric Joos, l'illustration est-elle pensée comme un soutien, un guide, pour l'apprenti lecteur ?

 

Les illustrations de Joos viennent en renfort de l’imagination de l’apprenti lecteur. Nous voulions pour ce manuel un illustrateur, un vrai, de littérature de jeunesse. Et la chance a voulu que l’illustrateur de l’Espionne soit disponible et que ses essais aient convaincu l’éditeur Bordas. Il y avait une forte contrainte pour Frédéric. Ses dessins ne doivent rien apporter au texte, je veux dire par là que si l’enfant doit déchiffrer « Tata Sara a un rat. », il doit voir sur l’image tata Sara et le rat. Rien d’autre. Mais rien n’empêche que tata ait un look sympa et le rat une bonne bouille. Frédéric a légèrement modifié sa façon de faire, son dessin est plus « ligne claire » que d’habitude, mais il en parlerait mieux que moi…

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:39

6/ Vous vous appuyez beaucoup sur la lecture à voix haute par l'enseignant, en quoi cela te semble-t-il un élément moteur de l'apprentissage de la lecture ?

 

Il faut être clair : sans la lecture à voix haute, la méthode « Bulle » ne fonctionne pas. Les enseignants qui ne veulent pas faire ce qu’ils exigent des enfants, à savoir lire à voix haute, n’utiliseront donc pas cette méthode. La lecture d’une lettre de Milo prend entre une minute et demie et deux minutes. Évidemment, nous espérons un investissement plus important de la part de l’enseignant ! J’ai introduit une thématique dans chaque lettre de Milo : la rentrée scolaire, le sentiment amoureux, l’Afrique, la vie au temps des grands-parents, le monde des fées, les pirates, la fratrie, etc. Pour chaque thématique, nous proposons à l’enseignant un minimum de trois livres, album, premier roman, documentaire, classés par ordre de difficulté. Nous avons ainsi établi une bibliothèque de plus de 170 titres tous testés en CP. Nous n’avons oublié ni les comptines, ni la poésie, ni la bande dessinée, ni ces livres « de bébé » que les enfants peuvent lire très tôt tout seuls dans le coin-bibliothèque. Dans le livre du maître, nous avons prévu deux paragraphes intitulés : « Lire à voix haute, pourquoi ? » et « Lire à voix haute, comment ? » Cela fait vingt-cinq ans que je prône la lecture à voix haute, pour la maternelle comme pour le lycée. Daniel Pennac l’a fait, Alexandre Jardin, en lançant l’association « Lire et faire lire », l’a fait, les chartistes le font quand, pendant les animations, ils prennent un de leurs livres et le lisent à voix haute devant les jeunes. Lire à voix haute, c’est partager une culture, faire la meilleure des explications de texte, transmettre des émotions, montrer notre plaisir à lire, et c’est donner à l’enfant du cours préparatoire le désir d’entrer dans les livres à son tour, donc de faire tous les efforts nécessaires pour savoir lire.

7/ "Bulle" propose des exercices pour une pédagogie différenciée, peux-tu nous préciser ce qu'ils recouvrent ?

 

Le point de départ de notre méthode, ce fut un petit garçon en difficulté, presque en perdition, car être en échec scolaire peut vous amener à jouer les caïds à la récré et à rejeter le système scolaire, puis la société… La pédagogie différenciée s’adresse à environ 20 % d’une classe de CP à des niveaux divers. Il y a donc un chapitre dans le livre du maître qui est consacré à des exercices de pédagogie différenciée, travail sur la combinatoire, sur le séquençage des mots ou des phrases par exemple. Ces exercices ont été concoctés par Patricia Bucheton. Christine s’est davantage intéressée aux méthodes pour aider les enfants à se concentrer quand on leur lit une histoire, les aider à saisir le sens d’un album, à le résumer ou à le lire aux autres, à s’interroger sur l’implicite du texte ou sur la structure du conte. Ce sont à la fois des exercices pour l’enfant et des conseils pour l’enseignant.

8/ "Bulle", ce sont aussi des évaluations en fin de séquence, des pistes d'écriture, des thématiques, des débats… est-ce que les enseignants peuvent y trouver de quoi s'approprier la méthode ou bien doit-on suivre la méthode pas à pas ?

 

Dans le livre du maître (qui sera aussi consultable sur le site www.bordas-bulle.fr jusqu’en décembre), les enseignants trouveront le déroulé de chaque séquence pédagogique, 43 fiches-guides pour les 43 sons, plus quelques fiches dites « à la loupe » pour vaincre les principales difficultés du décodage. Nous indiquons pour chaque séquence, qui dure de deux à trois jours, des plages de lecture à voix haute, et d’autres pour débattre sur la thématique, travailler sur le vocabulaire, prolonger les thématiques par de l’expression écrite etc., avec le contenu de chacune de ces séances. Mais nous précisons bien à l’enseignant que cette profusion de propositions doit lui permettre de faire son propre parcours, notamment culturel, et de le varier d’une année sur l’autre pour éviter la monotonie. Nous fournissons aussi des banques de mots et d’exercices, des évaluations, bref nous dégageons le terrain à l’enseignant pour lui éviter de perdre du temps et lui permettre de garder son énergie pour le plus important : ce qui se passe dans la classe.

9/ "Bulle" fait référence à 170 œuvres de littérature jeunesse. À l'heure où certains ne jurent que par les "classiques", n'est-ce pas un magnifique pied de nez à tous les donneurs de leçons qui méconnaissent à la fois la littérature jeunesse et le terrain ?

 

Attention, « Bulle » honore aussi les classiques ! Nous avons toute une littérature de jeunesse patrimoniale qu’il est essentiel de transmettre. Du reste, pour moi, il faut une couche de contes pour pouvoir y planter la littérature de jeunesse contemporaine, autrement ça ne prend pas… Donc, vive Cendrillon avec les illustrations de Gustave Doré et vive le délectable Barbe-Bleue illustré par Marie Diaz ! Mais il nous a paru tout aussi essentiel de mettre entre les mains des CP les albums de Claude Ponti, Yvan Pommaux, Grégoire Solotareff, Mario Ramos, Gilles Bachelet, Philippe Dumas, Philippe Corentin, Leo Leonni, Tomi Ungerer, Maurice Sendak, etc. et des romans première lecture que nous avons testés un par un et dont nous savons qu’ils résistent même aux enfants turbulents. Nous allons continuer à lire de la littérature de jeunesse, Christine et moi, et nous actualiserons notre bibliothèque sur le site de Bordas. Si vous avez des livres ou des albums sur les différentes thématiques que nous proposons et qu’ils vous semblent convenir à la comprenette d’un six,sept ans, signalez-les nous !

10/ Votre méthode marie lecture et culture, en quoi cela est-il essentiel pour toi ?

 

Au cours d’une enquête sur la lecture, on avait demandé aux enfants : « À quoi ça sert d’apprendre à lire ? », la majorité avait répondu : « à savoir lire ». C’était donc un exercice qui se mordait la queue. Or, on apprend à lire pour une seule raison valable : entrer dans les livres et y tracer sa propre route. Livre et libre, je l’ai toujours dit. Notre méthode prône la transmission culturelle massive, la seule arme valable pour les temps présents. Les enfants de la classe de Christine ont l’an dernier entendu 120 histoires, répertoriées dans leur cahier de lecteur. Christine est - ce que je suis aussi - une jusqu’au-boutiste… Chaque enseignant adaptera la méthode à sa façon de voir les choses, à sa classe et à ses priorités.

11/ L'apprentissage de la lecture est un passage majeur de la vie. En ces temps pédagogiques troublés, cette méthode me semble un acte politique fort. Qu'en penses-tu ?

 

Nous avons des convictions, ce ne sont pas des certitudes. Mais nous pensons que cela vaut la peine de les faire connaître. Nous pensons qu’on peut conjuguer la syllabique et le sens, la rigueur de l’apprentissage et la richesse de l’imaginaire, la transmission du patrimoine et la découverte de la création contemporaine. Nous avons surtout voulu œuvrer dans l’intérêt général des enfants, et c’est curieusement une phrase écrite vers 1850 par une certaine George Sand qui nous a servi de ligne de conduite : « N’est-il donc pas possible d’établir un système où les intelligences ordinaires ne seraient pas sacrifiées aux besoins des intelligences d’élite ? » Voilà pourquoi tout en fournissant de quoi nourrir les enfants les plus éveillés, nous avons opté pour une méthode progressive tenant compte des difficultés les plus courantes de l’apprentissage de la lecture, pour un manuel de lecture très ligne claire, un livre du maître sans jargon, une littérature de jeunesse de qualité mais dépourvue de tout snobisme. Tous les enfants doivent savoir lire et il ne tient qu’à nous que tous les enfants, qui aiment entendre des histoires, aiment aussi lire des livres.

Merci Marie-Aude, et bonne route à "Bulle"...

“Bulle CP”, méthode de lecture, de Marie-Aude Murail, Patricia Bucheton et Christine Thiéblemont, éditions Bordas.

Manuel de l'élève 9,95 € ; Les lettres 12 € ; Cahier d'exercice nº 1 et nº 2 : 5,50 € chacun ; Livre du maître 16 € ; Affichettes de mots référents 35 €.

Source : http://www.la-charte.fr/creation/nouvellemethodedelecture.html

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:53

Un très beau projet sur la littérature jeunesse mené dans le cadre d'un club lecture par Sébastien Féranec (Collège Claude Monet - Magny en Vexin ) et qui est intitulé Croq'Lecture.


Il s'agit d'un magazine vidéo bimestriel.


Vidéos sur :

http://www.youtube.com/user/sferanec

Reportage sur le salon du livre  jeunesse de Montreuil : visite de quelques stands d'éditeurs et leurs nouveautés ainsi qu'une interview de Carina Rozenfeld pour sa nouvelle série Doregon.




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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com