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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 09:39

·         Stéphane, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Il est difficile de séparer l'auteur de l'homme, et comme je publie depuis 1993, j'espère que l'auteur a perdu moins ses facultés que l'auteur ses cheveux. Je pense qu'un auteur, c'est quelqu'un qui cherche ses mots. Le jour où j'aurai le sentiment de les avoir trouvés, j'aurai du souci à me faire. Quels changements noter ? Je l'ignore. Je n'ai toujours ni certitude ni assurance. Je ne termine jamais un livre sans me dire que ce sera le dernier. Mais je pense, avec le recul des années, que mon style m'a définitivement adopté.  

 ·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Un auteur jeunesse, c'est quelqu'un qui sait s'adresser aux enfants, aux adolescents, sans les prendre, ni pour des adultes miniatures, ni pour des innocents. Les enfants ne vivent pas dans un autre monde, ils voient autrement celui que nous partageons. Leurs chagrins, leurs joies, leurs questionnements n'en sont pas pour autant moins profonds. L'auteur jeunesse explore cet univers avec les armes d'un langage mis au service d'une sensibilité. Oui, je suis un auteur jeunesse, pour reprendre le titre du très beau livre de Christian Grenier, ou j'espère l'être, si ma définition est la bonne.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 09:33

    


·         Jean-Luc, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

En fait, aucune, et en ce qui concerne l’incipit, je dois avouer qu’il vient tout seul. J’aurais même tendance à dire qu’il s’impose de lui-même et conditionne le début de l’histoire, il est même assez jubilatoire. Je n’ai pas l’angoisse de la page blanche.

 

Ce qui me posent plus de problème ce sont parfois les titres de chapitre, il est difficiles de trouver un bon mot ou une bonne formule qui en disent assez pour piquer la curiosité du lecteur (ou l’induire en erreur) sans trop en révéler.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

Je n’ai pas de préférence, c’est l’histoire qui dicte le style. Il est même agréable de passer de l’un à l’autre, c’est une sorte de récréation et un exercice intellectuel.



 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

J’ai la plume facile, en premier lieu parce que je travaille tous les jours et ne laisse donc pas l’organe rouiller. Je ne sais pas si c’est pour tous les auteurs pareils, mais si je ne travaille pas d’un certain temps, j’ai du mal à m’y remettre. Il faut dérouiller l’outil, remettre le cerveau dans une certaine conformation, un certain mode de pensée, si on arrête longtemps, le débit, au début, est difficile et laborieux.

 

Claude Seignolle, un de mes maîtres en écriture et le plus extraordinaire des conteurs, à qui je voue une admiration sans borne, me disait, il n’y a pas longtemps, et je suis tout à fait d’accord avec lui, qu’on n’imaginerait jamais, tant qu’on n’est pas en train d’écrire, toutes les choses qui vont sortir de notre plume ou de notre clavier. Il faut que nous soyons assis là, l’esprit dans un certain état de fonctionnement, pour être capables de sortir ce que nous jetons sur la page, nous en serions infichu en toute autre circonstance.

 

En ce qui concerne les ratures, ça dépend… Sur certains passages, oui, et on peut vraiment parler de ratures puisque c’est sur les passages difficiles que je reviens à l’écrit et prends donc une jouissance perverse à raturer, dix fois s’il le faut, les phrases ou les paragraphes dont je ne suis pas satisfait.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Mon style change en fonction des séries et des livres que j’écris, j’en ai donc plusieurs. En ce qui concerne le Galoup, par exemple, j’ai essayé de développer une sorte d’oralité/écrite, simple mais jamais simpliste, très imagée, avec des tournures de phrases très chantantes, afin de donner à mes lecteurs l’impression d’être assis au coin du feu à écouter le conteur parler du loup. Il semble que j’ai réussi, et j’en suis heureux.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Tout dépend du livre. Pour un livre se déroulant à une époque précise, et qui nécessite d’abondantes recherches, cela peut durer trois mois, quant à la phase d’écriture, selon la taille du livre, elle peut varier de 1 mois à un an (pour le premier jet jusqu’au point final, mais sans compter les relectures et corrections successives).

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

Les deux sont passionnantes, mais je dois avoir une préférence pour l’écriture car je suis avant toute chose un conteur et un jongleur de mots et c’est là que je prends le plus de plaisir, à faire chanter les phrases et les syllabes.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 09:30

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Oui, le mot est très important, primordial, même. Un seul mot bien choisi vaut toutes les phrases, tous les paragraphes, toutes les descriptions du monde.

 

Si je dis par exemple : « La peur se lisait sur son visage. » On n’a pas peur, on ne la sent pas, même pas un petit frisson, on sait juste que le personnage a peur, ça ne nous touche pas.

 

Mais si je dis : « La peur rampait sur son visage. » Ca change tout, on sent alors glisser sur sa peau cette noire et froide chose qu’est la peur. Le terme n’est pas plus compliqué, il est juste mieux choisi.

 

 Quant au vocabulaire, oui, il est, lui aussi, essentiel. On doit le maîtriser parfaitement, pour en tirer la quintessence, non pas pour en mettre plein la vue, mais justement pour le faire oublier en choisissant le bon mot, le plus circonstancié, le plus suggestif, le plus percutant, le plus adapté….

 

Une fois encore, comme le technicien qui travaille dans les soutes du bateau dont parlait Céline, l’auteur doit parfaitement maîtriser le vocabulaire pour l’utiliser à bon escient, sans même que le lecteur s’en rende compte.

 

 Dans le Galoup, je me suis volontairement interdit certains mots trop « savants » car le narrateur est un homme simple qui s’adresse à un auditoire paysan du moyen-âge. Il n’était pas logique qu’il maîtrise des mots trop « recherchés », donc il m’a fallu compenser par des images, des métaphores qui m’ont demandé d’autant plus de travail, car elles devaient aussi chanter avec le reste du texte…

 

Simple, mais jamais simpliste, et toujours en conservant la musicalité de la phrase. Telle est ma devise.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Non. La phrase dicte d’elle-même sa structure. Elle peut être longue ou courte. Je n’aime pas les systématismes. Pour moi un texte s’articule avec la respiration du conteur, on doit pouvoir le lire à haute voix. Il doit donc être aéré, mais certaines phrases peuvent être longues, en particulier dans les descriptions, comme un canto. Dans les scènes d’action, au contraire, les phrases deviennent plus courtes, s’accélèrent, jusqu’à se réduire parfois à un mot, pour suggérer la vitesse de l’action. C’est un procédé classique mais efficace s’il est bien utilisé.

 

Par moment, je peux mettre des phrases courtes, voire même un mot seul, pour créer un effet de surprise, ou briser le rythme, mais jamais je ne m’impose de dogmatisme… Ah si ! Un seul peut être, je fais la chasse aux adverbes.

 

Stephen King, oui encore lui, dit (toujours dans « Ecriture mémoire d’un métier ») que les adverbes sont de faux amis, que si on est obligé d’utiliser un adverbe, c’est qu’on a mal décrit ce qui se passait avant. Que si, par exemple, on est contraint de préciser qu’un personnage ferme « brutalement » la porte, c’est qu’on pense que le lecteur n’a pas bien compris qu’il était en colère et donc qu’on a mal fait son boulot. 

 

J’aurais tendance à le rejoindre sur ce point, et je fais donc la traque aux adverbes, mais là encore, je n’en fais pas une règle, j’en utilise et en laisse aussi volontairement quand je veux souligner mon propos.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Si elle sonne juste, si elle chante, si, lue à haute voix, elle fonctionne encore, ou mieux, si on a envie de la relire.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Tout dépend du livre que je suis en train d’écrire. Certaines fois très peu, d’autres beaucoup (en particulier s’il s’agit d’un livre dont l’action se déroule dans le passé ou un autre pays). Mais une chose est sûre, je prends bien garde à ce que la documentation ne me noie pas. Un roman n’est pas un livre d’information. Il existe maintenant tellement de vecteurs d’information qu’il serait ridicule, dans un roman, de se perdre dans un cours sur telle ou telle époque, tel ou tel pays, il y a pour cela de très bons documentaires, sur de multiples supports. Avant toute chose, il ne faut jamais oublier que le plus important, dans un roman, c’est l’histoire, et que tout ce qui nuit à l’histoire est mauvais pour le récit. Comme toujours, le mieux nuit au bien.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 17:14

Interview de Joanne K. ROWLING, auteur de "Harry Potter" et de Jean François MENARD, traducteur de "Harry Potter" pour les éditions Gallimard.

 

Vidéo à regarder sur...

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CAC00038614/phenomene-harry-potter.fr.html

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 16:58

Jean-François Ménard est désormais un nom connu. Il est le traducteur de la saga Harry Potter ! Un sacré exploit surtout quantd on connaît la difficulté de traduire dans une autre langue certains concepts tels que la magie, l'humour... La traduction est un exercice difficile ; si parfois la traduction laisse à désirer (oh !), le traducteur peut également rendre encore meilleur le texte initial.

Jean-François Ménard a été choisi dès le premier tome pour son « esprit fantaisiste et créatif, rappelle Catherine Bon de Sairigné, responsable de la littérature jeunesse chez Gallimard.

Jean-François Ménard, inventeur de mots, auteur à ses heures et passionné de magie - il aime «chercher derrière la réalité, ou ce que l’on en perçoit, la face cachée des choses» confiait-il, il y a un an, au Monde - a passé un été très «studieux», confirme Catherine Bon de Sairigné: «Il est heureusement un travailleur acharné. Il n’a épargné ni ses nuits, ni ses week-ends. D’habitude un traducteur aime bien tout traduire et vérifier tranquillement la cohérence de l’ensemble. Là, il a été forcé de nous le rendre par tranches. Nous relisions un bout, puis nous le passions à la correctrice.» Autour de la traduction francophone de Harry Potter - entamée en 1998 alors que nul ne prédisait un tel destin à la série -, tout un univers s’est construit. L’éditrice évoque cette correctrice passionnée, présente depuis le début de l’aventure, qui n’hésite pas à interpeller le traducteur sur la pertinence du nouveau nom d’un sortilège qu’il lui semble bien avoir déjà vu dans un autre épisode.

La traduction de la saga Harry Potter a posé quelques problèmes pour la coh��rence de la saga, par exemple en ce qui concerne l'anagramme Tom Elvis Jedusor qui donne Je suis Voldemort. Une autre difficulté fut la traduction de l'énigme du Sphinx. Jean-François Ménard a réussi à traduire talentueusement ce que d'autres traducteurs étrangers ont eu du mal à faire.

 

http://www.wat.tv/video/montage-trad-harry-potter-esxs_2f1rz_.html

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 10:37

 Le conte, qui se place dans la tradition de la littérature jeunesse, est plus actuel que jamais. En témoigne le fait qu’il représente la moitié des albums produits dans l’édition jeunesse. Parce qu’il permet de se découvrir soi-même et découvrir les autres, grandir et comprendre le monde, parce qu’il fait rêver, parce qu’il permet de conjurer les peurs, accepter les frustrations, les règles de vie en société, le conte constitue une véritable mine d’informations sur le monde et nos cultures.
« On s’aperçoit que ce sont des récits fondateurs dans la construction d’un individu, enfant ou adulte et qu’ils disent, au-delà de leur apparente naïveté, des choses importantes. » (Catherine Gendrin, conteuse, invitée au festival, Dossier spécial Fenêtre sur cours, novembre 2009).
Il peut également aider à tisser des liens entre les peuples et les cultures et démontre que les hommes sont à la fois identiques et différents, en témoignent les multiples versions d’un même conte d’un pays à un autre.

Pour cette 8ème édition, l’association du festival a choisi de pousser la porte des contes …. et elle y a découvert des milliers d’histoires … venues des 5 continents, racontées par des personnages extraordinaires, qui les auraient imaginés ou même parfois empruntés à leurs voisins ou aux voyageurs de passage… on ne sait pas toujours quel chemin le conte a suivi… alors, laissez-vous emportez sur les chemins de l’imaginaire !
Le conte sous toutes ses formes… écrit, illustré, théâtralisé, conté, adapté à l’écran, dessiné… le Festival du Livre de Jeunesse Midi-Pyrénées tentera d’explorer toutes ses facettes pour mieux le découvrir… !
L’édition jeunesse témoigne de la diversité des supports : albums avec ou sans texte, livres de poche, recueils, la librairie jeunesse du festival vous en révèlera de nombreux !

La thématique du conte sera au cœur de la programmation des 3 temps forts du Festival :

Le vendredi 29 janvier 2010 :

  • la journée des scolaires : temps de médiation autour du livre. 1550 élèves sont attendus, pour rencontrer, par petit groupe, auteurs, illustrateurs, poète ou calligraphes. 30 animeront ces ateliers cette année (réservée aux classes inscrites, inscriptions clauses),
  • la journée de formation professionnelle : temps de formation pour les acteurs du livres (auteurs, libraires, éditeurs, bibliothécaires, médiateurs, animateurs, conteurs, etc.) (COMPLET - inscriptions clauses).

Le samedi 30 et dimanche 31 janvier 2010 :

  • l’ouverture libre et gratuite au public : 2 jours, en continu, d’invitation au plaisir de lire… dès la petite enfance 
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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 10:34

 ·         Jack, est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 

Oui.

 ·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 

Une nécessité vitale.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

Kafka, Proust, Giono, Lewis Carroll, Malcolm Lowry, Haruki Murakami, Antonio Lobo Antunes, Poe, Apollinaire, Alejo Carpentier, Dino Buzzati... Trop, trop...

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

Alice (au dessus de tout), mais aussi "Sylvie et Bruno", "Le petit Prince", "Peter Pan".

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

J'ai été un peu bibliophile, je n'achète presque plus que des poches.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 

Bibliothèques, pas de classement.

  

·         Comment les achètes-tu ?

 

Libraires indépendants, souvent amis.

 

  

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

J'ai commencé un petit échange avec Jasper Fford, car j'aime les auteurs déjantés.  J'échange avec pas mal d'amis auteurs pour jeunesse ou adultes.

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 10:26

L’auteur aujourd’hui

·         Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

Mon style évolue, enfin je l'espère... la pensée est similaire, probablement plus affirmée, et la méthode identique. J'écris instinctivement, sans brouillon et ce depuis toujours. L'auteur d'aujourd'hui n'a pas plus d'assurance, travail autant, voir même plus.

 

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

Un auteur jeunesse est un auteur tout court. Mais ça, ce n'est pas encore assimilé par tout le monde...

Auteur jeunesse, ma définition :

Personne curieuse, inventive et aimant transmettre aux enfants, qui imagine des histoires pour faire rêver, instruire et partager des émotions. 

L'auteur jeunesse a pour mission de déclencher et transmettre la passion pour la lecture aux adultes de demain.   

 

    

L’écriture :

 

·         Dorothée, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

En premier lieu, j'écris parce que j'aime inventer et rêver. J'aime aussi la solitude que demande ce travail et cette sensation de cocon qui m'enveloppe quand je suis face à un texte en cours. Ecrire, c'est être en soi même, c'est aller chercher des émotions, des sensations, c'est éveiller ses sens pour percevoir tout ce qui va faire le livre et incarner une multitude d'identités différentes.  J'écris également parce que c'est le média qui me correspond le mieux. Je ne ressens pas le besoin de parler beaucoup et c'est dans l'écriture que je trouve le plus "facilement" mes mots.

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

Etre écrivain, c'est prendre le temps de construire une histoire, une intrigue, de fouiller, d'interroger, de rechercher le moindre détail pour éviter les anachronismes. C'est travailler en respectant son étique personnelle et dans le respect de ses éventuelles futurs lecteurs. 

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Je ne connais pas ces écoles américaines. J'ai seulement tendance à penser que l'écriture est un travail de longue haleine qui demande de l'investissement, du courage et qui doit avant toute chose être un plaisir personnelle et intime. Ecrire c'est une question de ressenti  et d'émotion, ces choses là s'apprennent-elles ? 

 

 ·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 

"Filtre à café" me convient bien (rire). J'ingurgite des informations et les ressorts filtrés dans mes livres afin qu'elles soient accessibles et parfois même ludiques.

 ·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

Un élément déclencheur, même deux, ont incontestablement déclenché cette passion chez moi. Le premier, un professeur de français en 6ème" qui m'a invité à lire "Le rêve" d'Emile Zola. Ce livre fut une révélation ! En refermant ce livre, je me suis jurée de lire toute ma vie. C'est des années plus tard que j'ai compris que ce bouquin m'avait donné envie d'écrire. Le second, ma grand-mère, qui chaque soir inventait des histoires pour m'endormir. Son imagination débordante  a suscité chez moi l'envie de créer des histoires.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

Je n'écris pas forcément pour être lu, mais parce que j'aime inventer des histoires et me fondre dans des univers différents. 

Si mes histoires peuvent apporter quelque chose aux enfants, alors tant mieux, j'en suis heureuse. Mais sachez que dès le mot FIN posé, j'ai l'étrange sentiment de ne pas être l'auteur de mes textes. Alors loin de moi l'idée d'être lu à tout prix...

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Non, jamais. J'écris librement sans rien montrer à personne, sans répondre aux commandes. Les éditeurs découvrent mes textes une fois achevés. Ils prennent ou ne prennent pas. 

 

 ·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

Je m'inspire de tout et de rien. Une rencontre, un mot, une visite, une pensée, ... tout est prétexte à imaginer des histoires. Mais l'imagination en tant que tel reste un peu un mystère pour moi. Mes personnages me guident beaucoup, je me laisse porter, je lâche prise et les choses viennent, m'apparaissent, plus ou moins rapidement. 
 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

Pas de plan, pas de carnet, pas de note ou très peu. Tout est dans ma tête, une petite case pour chaque histoire que j'ouvre pour en imaginer la suite. Une fois inventé, je me mets devant le clavier et hop, c'est parti pour quelques semaines d'écriture.

 ·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? As-tu besoin d’isolement ?

 

Le soir me convient particulièrement. Une fois l'animation de la journée retombée, l'ambiance paisible et feutrée de mon bureau devient propice pour laisser son esprit prendre le déçu et partir dans un élan d'écriture, qui parfois peut durer une demi-heure ou jusque tard dans la nuit. 

 

 ·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

J'ai une lectrice qui attend toujours mes appels pour une lecture à voix haute : ma soeur ! Elle est une bonne supportrice, mais sait aussi pointer du doigt un passage à retravailler ou me dire "laisse tomber c'est pas bon". 

 

 ·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 

Des dizaines de sujets tournent dans ma tête. J'invente plus que je ne suis capable d'écrire (rire). Je ne parlerais pas de genre de livre, mais plus de concept. J'aime associer roman et images pour adolescent. C'est un travail laborieux, mais dans lequel je prend du plaisir.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

 

Oui. Un de mes éditeurs a une écriture qui se marie bien à la mienne. 

J'espère qu'il prendra le temps un jour de se poser un peu et d'entamer un "vrai" travail autour d'un roman ou d'un album. (A bon entendeur... Il se reconnaîtra)
 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

 

L'auteur n'écrit pas plus avec une plume qu'il ne gagne sa vie avec son écriture, sauf à de rares exceptions. J'ai souvent le sentiment que l'auteur est la quatrième roue du carrosse pour les maisons d'éditions. Premier à livrer son travail, il est le dernier à être payé et doit souvent faire des pieds et des mains pour obtenir son dû. 

C'est un travail qui demande beaucoup d'investissement quand on le fait sérieusement, et que l'on poursuit seulement par passion. Pour répondre à votre question, je vis de ma plume et des interventions scolaires depuis quelques années, mais ce n'est pas palace.

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 

Qualités... patience, sensibilité, fidélité, courage et curiosité.

Défauts... (rire), trop patiente, devient dingue dès qu'une injustice se présente, têtue. 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 10:24

Tes personnages :

 

·         Dorothée, comment crées-tu tes personnages ?

 

Mes personnages naissent lentement, ils se dessinent, puis un tempérament apparaît. Je les imagine dans leur contexte, je m'empreigne  de leur identité pour mieux percevoir leur façon de vivre et de penser. Je les regarde évoluer comme dans un film.

J'ai beaucoup de mal à expliquer cette création. L'image du film est la meilleure pour expliquer comment ils m'apparaissent. Je perçois vraiment des images et observe ce qui défile dans ma tête. Mais rassurez vous, tout va bien docteur (rire)

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

Oh, que oui !! Plus d'une fois ils m'ont fait bifurquer en cour de route. Ce sont eux qui mènent la danse, je ne fais que relater leur vie.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

Ce qui est excitant, c'est de s'immiscer en eux, d'aller fouiller dans leur vie, dans leurs pensées et de faire jaillir leur personnalité.

 

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Vous me poser une colle... Je crois qu'aucun de mes personnages ne pas posé de réel souci.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

J'aime beaucoup Ameline, l'héroïne du Cercle d'or". 

 

 

Les lieux :

 

      Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

 

Je m'inspire de tout ce que je vois, visite, entends, etc. Mais quand une idée ou un sujet né, les atmosphères, senteurs, couleurs, lieux, etc, s'imposent à moi. Le film se met en marche. Je voyage dans ces images et le décor se plante petit à petit. Je ne suis que spectatrice. Ainsi je me balade du moyen âge à aujourd'hui avec beaucoup de plaisir.

 

     Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 

Je ne me rend jamais sur les lieux. Je regarde simplement quelques photos, une carte et aussitôt les choses s'imposent. Je "sens", je "perçois" les villes et même les gens. C'est assez étrange, je ne m'explique pas ce fonctionnement...

 

      Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

 

Je pense que rien n'est facile. Tout demande du travail et de la concentration. C'est un métier où la réflexion occupe une place très importante. Une à deux années peuvent m'être nécessaire avant d'entamer la phase d'écriture. Le fil de l'histoire se déroule lentement et je me sers dans les images que je perçois. C'est d'ailleurs le soir, au coucher, que je vois ce que le lendemain je vais pouvoir écrire ou décrire.

 

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

·         Dorothée, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

C'est l'intrigue qui me demande le plus de travail, le reste n'est qu'une question de travail. Le début de mes livres coule toujours assez facilement. 

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

J'aime le "je", "il", "elle"... J'aime tenir le crayon pour écrire la vie d'une femme, d'un homme, d'un enfant, d'un vieillard, ... Tous les styles me plaisent. 

Je trouve terriblement excitant de pouvoir changer d'âge et de sexe, je crois que seuls le cinéma, le théâtre et l'écriture le permettent.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Ecrire n'est pas une chose naturelle et spontanée chez moi. C'est toujours un travail laborieux et de longue haleine.

Je rature peu durant l'écriture. c'est une fois le livre achevé que je vais relire et corriger, puis réitérer avec l'éditeur.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Mon style ?! je l'ignore.  Je ne viens d'aucune école, j'écris d'instinct, sans code, sans repères. Seule l'émotion me guide.

 

 ·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Pour les romans historiques, la phase préparatoire peut durer de 1 à 3 ans. Durant ces longs mois, je lis beaucoup de documents historiques, interroge des témoins et construit l'intrigue en y associant des faits historiques. L'écriture me prend ensuite entre 4 et 6 mois. Pour les albums, la phase préparatoire peut être inexistante ou trainailler des mois entiers (j'aime prendre mon temps et laisser une idée en suspens pour qu'elle murisse à mon insu), et il arrive qu'en deux jours idée et écriture soient achevées. 

J'écris en moyenne 2 à 3 livres par an. 

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

J'adore dans un premier temps faire des recherche historiques, réaliser un travail journalistique précis en interrogeant des témoins, en fouillant dans des archives, en croisant les données... puis le temps de l'écriture est un moment passionnant. J'aime tout !

 

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Les mots sont très importants. Pour faire passer des émotions il faut apprendre à les peser. J'aime l'idée du filtre à café dont je parlais un peu plus haut. Je m'explique. Ecrire un livre historique demande d'ingurgiter énormément de documentations qui ne sont pas toujours très agréables. Elles sont complexes et souvent rébarbatives. Mon travail consiste donc à les digérer et les filtrer pour les ressortir simplifiées, compréhensibles par tous et plus abordables. 

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

J'aime les points de suspensions. Pour moi, cela signifie : prolongation de l'instant. J'aime également les fins ouvertes pour ne pas enfermer l'histoire. La longueur de mes phrases dépend du style du livre. Si mes phrases sont longues, c'est parce qu'une description est nécessaire. Mais je ne réfléchis pas à cela. Les phrases viennent, je les pose, c'est tout.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Si je frissonne ou rie en l'écrivant, c'est qu'elle est bonne. Il m'arrive parfois d'appeler mon mari et de lui dire "écoute ça". 

Je sais à ce moment précis que j'ai écris quelque chose de bien. Ce sont des moments de grâce.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Enormément. j'ai des cartons entiers de documentations sur le Moyen Age, la Première et Seconde Guerre Mondiale et sur le Japon. (Livres historiques que j'ai écris ces dernières années).

 

 

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 10:21

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

La littérature est une création écrite, quelle provienne d'un enfant ou d'un adulte. Personnellement, j'aime l'idée de l'associer aux grands auteurs parce que pour moi la littérature doit-être majestueuse...

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Adulte, jeunesse, la frontière est poreuse. Je ne vois de différence que les formules employées en fonction des tranches d'âges.

 

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Je pense que lire des classiques est formateur, c'est une démarche culturelle, une ouverture qui laisse des traces une fois adulte. 

 

 

L’avenir du livre ?

 

·       Dorothée, as-tu un avis dessus ?

 

J'espère dans l'avenir un mariage équilibré entre le livre numérique et papier. Personnellement, je suis incapable de lire un roman sur un portable, car le papier m'apporte une forme d'intimité avec l'histoire. Mais je sais que des gens aiment ça, alors pourquoi pas...

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

Je suis confiante pour l'avenir du livre. Il faut seulement réfléchir à de nouvelles formes de livres afin de s'adapter aux différents supports, mais le papier ne quittera pas nos bibliothèques. Les belles éditions, les grands auteurs... demeureront. Peut-être achèterons nous du support numérique en première lecture et une version papier en cas de coup de coeur...

 

 

 

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Chacun de mes livres est le fruit d'un investissement personnel fort. Je suis donc attachée à tout mes livres. 

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? 

Je vais dans les salons pour satisfaire les demandes d'organisateurs qui s'investissent avec passion pour les livres et pour faire plaisir à mes lecteurs.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Je ne sais pas... Je ne pense pas "exposition" quand un de mes livres est publié. 

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

Que mon écriture était d'une sensibilité rare

 

·         La réflexion la plus dure ?

Que mon écriture n'avait ni fond, ni forme.

 

 

L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affaires de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

On peut écrire beaucoup à destination des ados. Mais il est de notre devoir d'auteur de mesurer les termes que nous employons. Les mots ont un poids qu'il ne faut pas négliger. Nous devons les aider à comprendre les affaires de notre monde, à développer leur propre sens critique. Je pense que le moral des jeunes relève plus d'une ambiance générale que de faits racontés ici ou là. Ils ne sont pas dupes et je les admire de trouver le courage de résister dans ce monde pervertit de toutes parts. Il ne leur a pas été fait de cadeau, alors à nous de les aider à prendre le bon chemin. La lecture peut-y aider.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

L'écriture engagée ne trouve pas facilement à être publié ou largement diffusé. C’est le bouche à oreille qui offre au livre de vivre et de rencontrer son public.

Je suis très surprise de l'incroyable implication des enseignants pour les sujets "engagés". De plus en plus de professeurs et instituteurs prônent la lecture "militante", même si cela se fait un peu en sous-marin. Et les enfants rebondissent avec un enthousiasme réconfortant. 

Je rencontre des centaines d'enfants chaque année qui apprécient les livres aux sujets forts et portants à réflexion. Ces deux, trois dernières années, je sens une réelle montée vers ce type de texte. 

 

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Je ne sais quoi répondre. J'écris comme je suis, je transmets comme je pense, (elles ne sont pas très jolies ces phrases, mais explicites. Rire). Si un éditeur ne veut pas un de mes textes, ce n'est pas grave, je vais ailleurs. J'aime le partage et la transmission. Je ne suis pas une extrémiste, je pense avoir des idées simples et universelles. Pour moi la question ne se pose pas en ces termes.



 

 

 

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

  -----------------

Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com