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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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depuis octobre 2009

 

 

31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 10:40

 

Après le temps des romans, voici arrivé celui des essais. Avec son agrégation de philosophie et son doctorat en esthétique, rien ne prédisposait particulièrement l'auteure à s'intéresser à Harry Potter. Sauf le fait que, mère de quatre enfants, elle s'aperçut du grand intérêt qu'ils portaient aux romans de Rowling. Elle les lut avec l'attention du professionnel et s'aperçut que, à la manière des contes de fées, leur contenu parlait d'abord à l'inconscient. L'orphelin malheureux Harry est voué à un destin fabuleux, comme Cendrillon. La structure des premiers chapitres des romans de J.K. Rowling est semblable à celle des contes merveilleux, dont ils reprennent les thèmes sans les affaiblir. Mais Rowling les modernise, en remplaçant par exemple le loup et la famine du temps de Perrault par le racisme et la guerre, leur donnant ainsi une profonde originalité. Par ailleurs, Rowling semble se servir de la magie pour révéler nos travers et nous signifier des leçons graves de démocratie en utilisant un ton inhabituel. Désireuse de partager ses découvertes avec le plus grand nombre, Smadja écrivit ce petit livre passionnant qui suscite la réflexion, le texte, ce qui n'est pas négligeable, étant accessible à tout adulte intéressé par le sujet.

 

Pour examiner l'oeuvre de Rowling, l'auteure s'appuie sur des références solides : Freud, Bettelheim, Genette ou Marthe Robert. Elle l'éclaire par des perspectives psychanalytiques, littéraires, et philosophiques. Pour elle, les Harry Potter ne sont pas des romans sur la sorcellerie mais des livres reflétant entre autres le «roman familial» ou le «roman des origines», au sens freudien, tel que chaque enfant le vit, faisant naître sa culpabilité. Il se voit unique, se voudrait hors du commun et déplore des parents trop normaux et sa vie trop ordinaire. Il s'invente les parents et la vie de ses rêves. Orphelin, Harry a des pères de substitution. Les protecteurs, Dumbledore, le directeur du collège, qui indique la voie; et Hagrid, le gardien des clés, le père complice. Le père détesté est Voldemort, l'incarnation du Mal. Les mères représentent le sacrifice : Lily Potter est tuée en protégeant son enfant et d'autres mères trouveront la mort à cause de leur fils, ou de la main de leur fils, comme c'est le cas de Voldemort. Les romans de Rowling reprennent le modèle-type du conte où l'enfant, aux prises avec les difficultés fondamentales de l'apprentissage de la vie, doit surmonter les épreuves initiatiques nécessaires pour atteindre l'âge adulte. Ces récits peuvent lui servir d'exutoire, l'aident à accepter son entourage et lui permettent de dépasser un moment difficile de son existence.

Pour l'adulte, les Harry Potter contiennent de nombreuses références mythologiques, antiques (Gorgone, Cerbère ou Orphée, etc, sans compter les animaux fantastiques) ou bibliques. Les emprunts littéraires sont nombreux, des contes classiques et des légendes de sorcellerie à Lewis Carroll. Tout en s'appuyant sur un passé solide, Rowling utilise des motifs modernes, détournant des produits technologiques et critiquant la société de consommation, montrant ainsi son habileté à conjuguer l'archaïque et le moderne, pour mieux "accorder l'esprit d'une époque avec le caractère primitif des désirs."

La plus pertinente des analyses d'Isabelle Smadja concerne la mise au jour de nombreuses allusions à une situation politique contemporaine récente, qui peut se reproduire. Dans le monde des sorciers, la montée en puissance du maléfique Voldemort correspond à l'accession au pouvoir d'Hitler, accompagnée de la mise en place de forces destinées à assurer la solidité de son régime fondé sur la terreur. Les initiales du nom fondateur de Serpentard sont celles du dictateur portugais Salazar, un des supporters du régime nazi. Le monde des sorciers est divisé, depuis la première «mort» de Voldemort (la défaite d'Hitler) comme l'est notre monde depuis la disparition du dictateur et de son régime. Le danger d'un péril aussi grand nous menace toujours. Voldemort présente de nombreux traits propres à Hitler, et d'abord la haine des juifs (transposée sur les Moldus) attribuée selon certains historiens aux doutes qu'avait Hitler sur la «pureté» de son ascendance.

La destruction de la pierre philosophale par Dumbledore est assortie d'une leçon qui a un sens plus général : le sort que les humains devraient réserver aux inventions qui pourraient devenir destructrices ou malfaisantes si elles étaient - elles le sont toujours - utilisées par des hommes intéressés et sans scrupules qui mettent en péril la collectivité. En faisant disparaître la pierre philosophale, Dumbledore fait ce que nous n'avons pas su accomplir lors de l'invention de la bombe atomique. Les nombreux ratages magiques des apprentis-sorciers évoquent notre propre rapport à la science, aux sciences génétiques ou à l'écologie par exemple, et nous rappellent qu'il y a des domaines qu'on ne peut manipuler impunément. De même, si Dumbledore soutient Harry quand il désobéit, c'est qu'il faut savoir aller à l'encontre de certaines résignations ou soumissions, pour ne pas devenir des Klaus Barbie. Dumbledore, bien que vieux magicien, est à cet égard un personnage exceptionnel, le sage qui donne des leçons universelles de modernité.

Autre forme d'ouverture aux réalités, la prise de conscience que la réalité n'est pas simple, qu'il n'y a pas le blanc et le noir, mais bien souvent des compromis à faire avec les principes et avec soi-même. Du premier roman, très manichéen, au quatrième, Rowling complique peu à peu la vie de Harry. Celui-ci s'aperçoit alors que des gens qu'il croyait être bons, ou totalement mauvais, ne le sont pas entièrement. Si le monde de Rowling est divisé en deux, la haine des sorciers adeptes de la magie noire s'explique par un passé difficilement vécu. Les sorciers humanistes, détenteurs d'une tradition studieuse, sont cependant capables de transgresser les règles pour défendre leur cause. À la différence des personnages des contes, ceux de Rowling ne sont jamais monolithiques et leur aptitude à combattre le mal à l'intérieur d'eux-mêmes les rend proches et attachants. Comme Dumbledore l'enseigne à Harry : "Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes." La magie et son merveilleux apportent chez Rowling des leçons positives solides passant facilement grâce à la légèreté des propos et à l'humour du ton. Dans la littérature fantastique, ces romans se signalent par leur originalité.

Les Harry Potter ne sont donc pas des ouvrages qui feraient une apologie du mystère et de l'irrationnel. Dans son passionnant essai, bourré d'idées, Isabelle Smadja ouvre des pistes stimulantes, parfois insoupçonnées. Cet essai, qui en dégage avec précision et rigueur les vertus pédagogiques, sociologiques et politiques, est indispensable aux parents, enseignants et éducateurs, ainsi qu'aux lycéens et étudiants ayant à réfléchir sur le monde d'Harry Potter. 

Source :   http://rernould.perso.neuf.fr/IMAGINAIRE/SmPotter.html

Interview d'IsabelleSmadja

L'Express,

 

                                     http://www.lexpress.fr/culture/livre/un-conte-aux-mille-vertus_806299.html

 

N'est-ce pas paradoxal qu'une philosophe étudie un livre de magie?

ISABELLE SMADJA. La philosophie pure s'enrichit en interrogeant d'autres domaines que le sien. De plus, l'univers de la série est très humaniste. Quand il s'agit de transformer des citrouilles en carrosse, la magie est inoffensive. La magie noire, quant à elle, est dénoncée comme maléfique et malfaisante. Les valeurs transmises sont l'apprentissage, la diffusion du savoir. La magie sert à faire passer un message très moral sans que cela prenne l'apparence d'une morale.

  

En quoi la morale contenue dans Harry Potter est-elle actuelle?

I.S. La morale patente ne peut qu'être issue de la Seconde Guerre mondiale. Elle prône le devoir de désobéissance, l'outrepassement des règles imposées. Dans la série, une volonté de comprendre l'Histoire à partir de la fiction est manifeste. Le principe de désobéissance survient à plusieurs reprises: le directeur de l'école accorde l'autorisation aux enfants de retourner dans le temps, pour éviter que Sirius Blake, le parrain de Harry Potter, ne soit rattrapé et condamné à mort. Or, utiliser le retourneur de temps est un interdit fondamental pour les jeunes sorciers.

  

L'intrigue abandonne progressivement ses repères manichéens. Qu'apporte cette ambiguïté croissante entre le bien et le mal?

I.S. Au départ, les Dursley symbolisent la méchanceté et le collège incarne un lieu positif. Puis en grandissant, Harry Potter apprend que la réalité n'est pas aussi évidente. Le professeur Rogue, qui apparemment le déteste, lui sauve la vie. J. K. Rowling exploite l'ambivalence de l'amour et de la haine. Les difficultés sont mises en scène et les explications ne se révèlent ni préétablies ni immédiates. Bien plus qu'un penchant moraliste, cette progression montre un attrait pour des valeurs générales. Le refus de la peine de mort et le devoir de désobéissance persistent tout au long des tomes.

  

En quoi Harry Potter est-il un conte de fées?

I.S. Il l'est parce que Dumbledore s'est penché sur le berceau de Harry Potter. Dès le début du récit, l'enfant a un protecteur. Quoi qu'il arrive, le mal ne pourra pas l'emporter sur le bien. C'est aussi un conte de fées parce qu'on rejoint la démonstration d'Otto Rank - disciple dissident de Freud - sur Le mythe de la naissance du héros. Comme Moïse ou Œdipe, Harry Potter est orphelin. Bien qu'abandonné par ses parents, il arrive à surmonter les épreuves, à transformer son destin malheureux en destin heureux. Par ailleurs, on retrouve des allusions à d'autres contes: Cendrillon pour le placard sous l'escalier dans lequel est logé Harry, Blanche-Neige pour le miroir de Riséd. D'autres éléments viennent de la mythologie ou sont des reprises de la Bible. Pour renaître, Voldemort se sert du sang de Harry Potter, une démarche qui s'apparente au religieux christique. Le psychanalyste Serge Tisseron trace un parallèle avec la quête du Graal.

  

La série n'est-elle finalement qu'une œuvre gigantesque de citations et d'allusions?

I.S. Le texte palimpseste constitue un des points essentiels de l'écriture de J. K. Rowling. Quand une référence devient trop explicite, elle lui superpose d'autres éléments. Les sources sont tangibles mais elle parvient à les dissimuler et à façonner un ensemble logique. L'allusion au nazisme concernant les partisans de Voldemort n'est pas visible à la première lecture. Loin de n'être qu'un amoncellement de références, J. K. Rowling possède une capacité à aborder des phénomènes nouveaux et à les fondre dans son récit de façon cohérente. Par exemple, elle aborde l'importance des livres en y intégrant le concept des albums animés. L'objet qu'est le livre est intégré dans l'univers de J. K. Rowling à travers des ouvrages qui pleurent ou font peur, comme le livre des monstres dont il faut caresser la reliure avant de pouvoir l'ouvrir. Cette authenticité imaginaire montre que l'auteur n'applique pas des recettes.

 

Qu'apporte l'imbrication du merveilleux et de la réalité?

I.S. C'est une des clés de l'universalité du succès. Le but du conte de fées est de tenir compte des angoisses: la famine pour le Petit Poucet; la guerre raciale pour Harry Potter. Le merveilleux s'incruste à l'intérieur de cet univers angoissant. Le tour de force de J. K. Rowling est d'arriver à doser cette oscillation entre réalisme et merveilleux. Elle donne l'impression que le merveilleux aussi devient réel. Un dictateur assassine les parents de Harry Potter, seuls opposants assez puissants pour le contrer. C'est le réalisme. Du côté du merveilleux, quand Voldemort essaye de tuer le nourrisson, il échoue. Cette capacité à rassurer par rapport au réel justifie la satisfaction que l'on éprouve.

 

Que signifie ce retour au conte et à l'imaginaire dans notre quotidien?

I.S. Un des désirs comblé par ce livre passe par la composition d'un espace transitionnel, au sens de Winnicott. Pour résumer, Winnicott définit l'objet transitionnel - le doudou de l'enfant - comme l'élément qui permet le passage de la présence de la mère à son absence. Tout en conservant une part d'enfance, J. K. Rowling ménage des passages vers l'adolescence. La scène où Ron et Harry mangent des bonbons, par exemple, reproduit clairement l'enfance. En lisant la série, les préados peuvent effectuer ce va-et-vient intérieur entre ce qu'ils ont été et ce qu'ils sont en train de devenir. Le phénomène de transition a pour fonction de diminuer la tension entre la réalité interne (les désirs, les fantasmes, le psychisme) et la réalité extérieure. Si Harry Potter est un conte qui contient des désirs et de la magie, le succès et la publicité qui l'entourent concourent à lui conférer une existence dans le monde réel. Plus le succès est grand, plus les enfants sont rassurés dans le droit qu'ils ont de vivre avec leurs fantasmes.

 

Quel impact représente pour les jeunes lecteurs le fait que Harry Potter vieillisse d'un an par volume?

I.S. Le fait que la saga soit inachevée détermine une présence supplémentaire qui parvient à asseoir le livre dans la temporalité. A travers l'attente engendrée, l'auteur ménage la transition entre le monde de la lecture, la relation intime de soi à soi et le monde extérieur. Le succès est en partie lié à l'inachèvement de la narration qui inscrit les aventures de Harry Potter dans le réel.

 

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 10:43

 

 

·         Jean-Luc, comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

Auparavant, je me lançais dans une histoire sans réfléchir. J’avais une idée de base, un vague canevas et généralement une scène de début, je partais de là et je tirais sur le fil, page après page, jusqu’à la fin.

 

Depuis que j’écris de manière professionnelle, j’ai dû, en particulier quand j’écris des séries, changer ma méthode de travail. Quand mon premier éditeur m’a demandé combien de tomes je pensais écrire pour le Galoup, il a fallu que je lui réponde. J’ai dit 5 tomes… J’ai donc dû réfléchir à la manière dont j’allais organiser chacun et ce que j’allais pouvoir y mettre.

 

Plus le temps passe, et plus je travaille mon histoire en amont. J’écris d’abord un canevas, puis le scénario, chapitre après chapitre (ce qui peut, au final, représenter une bonne trentaine de pages) de manière à ce que chaque tome, mais aussi chaque chapitre, se termine de manière à ce que le lecteur ait envie de lire la suite de l’histoire. Ca me permet aussi de vérifier la cohérence et le dynamisme de l’ensemble, de voir si l’action ne noie pas la réflexion ou l’émotion, si les passages plus lents ne deviennent pas lassants… Bref, à équilibrer l’histoire et faire en sorte que le lecteur se régale de bout en bout.

 

Pour une de mes séries, j’ai même fini par écrire tous les dialogues comme une pièce de théâtre avant de reprendre toute l’histoire et de la bâtir autour. Ainsi je pouvais, dans un premier temps, me concentrer sur les dialogues, puis, dans un second, sur les décors les descriptions et l’action.

 

Tout cela, le lecteur ne s’en rend pas compte bien sûr, et c’est bien normal, comme le disait Céline : « Le lecteur a embarqué sur le bateau pour faire une croisière et se délecter, il n’est pas là pour savoir comment on a sué dans la salle des machines. » Notre travail est justement de lui faire oublier qu’il y a une salle des machines.

 

Et oui, j’ai toujours un carnet sur moi qui me permet de m’assoir n’ importe où et de travailler, sur un plan, une idée, des dialogues, une description, une scène…

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-tu besoin d’isolement ?

 

Comme tu t’en doutes, écrivain est un métier ou personne ne se penche sur notre épaule pour nous dire « Il faut se mettre au boulot ! » et si on se laisse aller, on a toujours une bonne excuse pour ne pas bosser. « Oh je n’ai pas l’inspiration ce matin ! » ou « Oh ! Il fait beau dehors. » « Oh ! Je suis fatigué aujourd’hui ». Donc je m’astreins à un rythme de travail journalier.

 

J’écris le matin après avoir amené mon fils à l’école, de 8h45 à 11h15 où je vais le rechercher, puis de 1h45 à 16h15 et le soir de 22h à minuit, une heure ou deux heures du matin selon ma forme.

 

Auparavant j’écrivais avec un stylo et une écritoire et je retapais après, mais depuis quelques années, et le second tome du Galoup, j’écris directement à l’ordinateur (le portable à changé ma vie). Maintenant, quand j’ai des difficultés sur une scène ou que je suis en voyage, je reviens à la plume dont la spontanéité me permet de franchir les obstacles (et puis il y a le plaisir de biffer rageusement, qu’on perd avec le clavier).

 

Et oui, j’ai besoin d’isolement et de calme. Quand j’étais jeune j’écrivais en écoutant de la musique, maintenant, j’ai besoin d’entendre la musicalité de la phrase quand je l’écris, je ne peux donc entendre une musique en même temps. Finalement, il n’y a que mon chat qui me tient compagnie quand j’écris, la plupart du temps, il me laisse travailler.

 

 

 

Source : http://frankia-occitania.blogspot.com/2009/08/jean-luc-marcastel-limaginaire-au-coeur.html

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 10:41

L’histoire :

Les savants ont tranché : " Les chimpanzés ne sont pas des animaux : ils appartiennent au genre humain ! ". Nouvelle stupéfiante qui fait des grands primates les égaux des hommes et qui leur permet de jouir désormais des mêmes droits qu'eux. Jusqu'à celui de se lancer dans la politique. Et voilà que Chimpanzou est élu président !...

 

Thèmes : Humour

Commentaire :

Un  histoire courte et plaisante pour les jeunes lecteurs qui s’amuseront à découvrir les mesures politiques cocasses proposées par les chimpanzés qui ont pris le pouvoir. Il y aurait-il une réflexion sur la vie, le pouvoir derrière tout ceci ?

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:59

 

 ·         Jean-Luc, l’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

Comme je te le disais précédemment, j’écris depuis l’âge de neuf ans, et quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais, sans hésiter, « écrivain » ou « dessinateur », qui est ma seconde passion. En tout cas il fallait que je crée et que je raconte des histoires.

 

Un élément déclencheur ? J’aimais lire, je lisais énormément, et très vite, j’ai eu envie de lire des histoires où mes amis, ma famille et moi même, étions les héros, et comme il n’y avait aucune chance pour qu’un écrivain s’intéresse à mon cas, il a bien fallu que je prenne le taureau par les cornes. J’ai donc attrapé un stylo, des feuilles, et je me suis mis à écrire… A quarante et un ans, maintenant, le virus ne m’a pas lâché.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

Pour moi tout d’abord, car je suis la première personne à qui je raconte mes histoires, mais ceux à qui je les destine sont : ma femme, Stéphanie (à la fin du cinquième tome du Galoup je lui ai écrit que j’aurais pu résumer ce livre en trois mots « Je t’aime » et c’était vrai), pour mon fils, ma famille et mes amis, et enfin pour tous ceux qui se retrouveront dans ces pages et qu’elles feront rêver.

 

Bien sûr que j’écris pour être lu, nous écrivons tous pour être lu, comment prétendre le contraire ? Sinon pourquoi envoyer son livre chez un éditeur ? Si nous ne voulions pas être lus, nous brulerions nos livres une fois ceux ci terminés, ou nous les enfermerions dans un coffre pour que personne d’autre ne les lisent. Ou mieux encore, nous ne les écririons pas. Figer une histoire sur le papier c’est déjà un acte de transmission, une volonté de faire durer cette histoire, de la partager.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

 

Non. J’écris mes histoires comme elles me viennent. Quand j’y trouve quelque chose d’intéressant, je le creuse et j’essaye de voir où ça me mène, de dégager le fossile de la roche, comme dirait Stephen King. Mais jamais je ne me suis demandé « Est-ce que ça plaira à untelle ou unetelle ? » ou « A qui ça s’adresse ? » Quand j’écris une histoire, je ne me pose aucune limite, aucune contrainte, ni la question de savoir si c’est dans l’air du temps ou vendeur. Pour moi, se poser ce genre de questions est le meilleur moyen de faire quelque chose d’insipide et sans saveur. J’ai déjà vu, au cinéma, ce que cette logique poussée à l’extrême engendrait comme progéniture… Je me souviens de quelques nanars redoutables…

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

De mes lectures tout d’abord, des milliers de livres que j’ai lu, des films que j’ai vus. Tout ça fermente, au fond de mon crâne, en une alchimie dont je n’ai pas conscience, et, parfois des années plus tard, engendre de surprenants surgeons…

 

Je ne me rappelle plus quel auteur très célèbre disait, quant on lui demandait ce qu’il fallait faire pour devenir écrivain : « Lire, lire, lire… » Et c’est vrai. Il faut de la matière première à mettre dans la chaudière pour la faire brûler. Comme pour le dessin ou la peinture, on commence par ingurgiter, on copie ses modèles, puis on s’émancipe, quand on a fini de les digérer. Mais je ne pense pas qu’on puisse venir à l’écriture si on n’a jamais lu.

 

En ce qui concerne mon inspiration, et bien elle me vient de tout ce qui m’entoure, des lieux que je hante, des gens que je fréquente, qui sont, pour moi, une source inépuisable d’inspiration. Nous avons tous les acteurs de nos livres autour de nous. On cherche un personnage de gueulard sympathique ? On a tous un tonton un peu fort en gueule qui passe les repas de famille à brailler à en faire tomber les oreilles des autres. On a besoin d’un méchant ? On a tous connu des sales types qui nous ont empoisonnés la vie… Et qui croyez-vous qui va se faire bouffer par le monstre quand on aura besoin d’une victime pour faire peur à tout le monde ? Certains de ceux qui m’ennuyaient à l’école, quand j’étais gosse, n’ont jamais su le sort que je leur réservais dans mes livres, et même encore…

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:55

 

  

·         Jack, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Pas de problème.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

Je passe de l'un à l'autre.

 

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Facile, dans un premier temps, difficile d'autres fois.

 

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Je ne crois, hélas, pas avoir de style. Il m'arrive d'être inspiré, l'espace d'une phrase, d'un épisode. Mais on ne peut reconnaître du "Chaboud".

 

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

 La deuxième question ne concerne que des "producteurs d'écriture".

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

Je ne sais pas.

 

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Il n'y a pas d'écrivain sans amour du mot Oui, le vocabulaire est important, je suis horrifié par l'ignorance de nombre d'auteurs.

 

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Oui, particulièrement en jeunesse, on ne peut écrire comme Proust (longueur des phrases, mais aussi des descriptions...). Je n'ai jamais lu de livres de Pierre Bottero, mais l'idée me paraît curieuse au plan littéraire.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Tout dépend du sujet, s'il le faut, je fais un vrai travail documentaire.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 09:25

Ecrire, pour moi, c'est d'abord "écrire dans sa tête", comme disent les enfants. Je veux dire construire un récit qui peut s'apparenter à un film virtuel (imaginer ne fait-il pas référence à images ?).

Il m'arrive, en jeunesse, c'est-à-dire pour des textes relativement courts (moins de 200 000 signes), de ne pas rédiger de plan. Mais je l'ai d'une façon très précise en tête et, au moment où j'écris le premier mot, je sais comment le récit se tricotera et comment il finira. Au moment où j'écris le premier mot du chapitre 1, le sort de chaque protagoniste est défini.  Cette période de gestation du récit dans sa tête, avec ses coups d'accélérateur et ses ralentissements, ses impasses et ses retours en arrière, ses plongeons dans le fossé ou ses sorties de route, ne sont pas, pour moi, affaire de mots mais bien davantage affaire d'images. La construction mentale de l'histoire, c'est un peu prendre sa voiture pour aller à St Benoît sur Foussarde sans carte, sans GPS et sans savoir dans quelle région se trouve ce village. C'est ce qui me fait dire que j'écris beaucoup en plantant mes salades ou en allant acheter mon pain. C'est aussi ce qui irrite parfois l'entourage quand cette gestation se poursuit y compris pendant les repas ou au cours d'une partie de cartes. Le "à table" t'oblige évidemment à ne plus aligner de mots sur ton écran, mais j'imagine que tu restes dans ton histoire, ce qui, dans mon cas motive des réflexions du genre "tu ne m'écoutes pas !" de la part de ma femme entre les carottes râpées et le bifteck.  

Plus généralement, après une période "d'écriture dans la tête" qui peut être fort longue, je rédige un synopsis très détaillé. Enfin, dans mon fonctionnement, la partie rédaction ressemble souvent à la couche de finition. Avec les années, j'ai observé que mes pratiques changent. Il y a 25 ans, je rédigeais un premier jet à toute vitesse et je passais énormément de temps à le corriger. Aujourd'hui, je fais toujours la même gymnastique et autant de corrections mais, avant de coucher une phrase sur le papier ou sur l'écran, je la ressasse plein de fois dans ma tête et ce travail de brouillons mentaux successifs apparaît moins dans la première mouture écrite puisque la phrase rédigée est l'aboutissement de plusieurs tentatives.

 
Djian explique qu'il corrige très peu. Son premier jet est pratiquement la version définitive. Est-ce un génie ? Non. Il ne faut pas s'y méprendre, ce premier jet rédigé est en fait, le résultat de multiples tentatives, de ratures et de ré-écritures successives que personne ne peut percevoir de l'extérieur parce qu'elles sont mentales.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 09:09

 

 

·         Jean-Luc, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 

Parce que c’est pour moi une nécessité. J’ai besoin d’écrire comme de respirer, si je n’écris pas de deux ou trois semaines je deviens intenable, comme une marmite sur le point d’exploser.

 

Je ne sais pas comment l’expliquer. J’ai des histoires et des personnages qui attendent, dans ma tête, de sortir. Les histoires tournent, sans cesse, comme les rubik’s cubes de mon enfance, en attendant de s’emboîter comme il faut. Je joue donc avec elles, je tourne les faces, je les manipule, jusqu’à trouver la bonne combinaison, jusqu’au moment ou un problème qui demeurait insoluble jusqu’ici finit par s’emboîter et m’apporter la solution. Alors je sais que l’histoire est prête. Je me mets alors à mon clavier et c’est reparti pour six mois ou un an…

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

 

Un célèbre écrivain américain dont j’ai oublié le nom disait cette chose magnifique quand on lui demandait ce qui qualifiait un écrivain : « Un écrivain écrit. »

 

Pour moi, c’est aimer raconter des histoires, en premier à soi même, puis aux autres, bien sûr, car nos histoires n’existent que par le regard et le cœur des autres.

 

Je crois que Paul Valery disait que les romans sont des vampires de papier attendant les lecteurs qui leur prêteront vie. J’aime bien cette image. Quand j’étais jeune, j’imaginais les livres volant comme des chauves souris dans le petit bruit sec de leurs pages agitées dans la pénombre feutrée des bibliothèques, attendant un pauvre lecteur innocent pour s’abattre sur lui.

 

Ce qui fait un écrivain, à mon avis, c’est qu’il ne pourrait pas s’arrêter d’écrire, même si l’écriture devenait un crime et qu’on lui interdisait.

 

Pour ma part, j’ai besoin d’écrire, je ne peux m’en passer, si j’arrête trop longtemps, je ne me sens pas bien.

 

Ecrire c’est une catharsis, une manière de s’apprivoiser, de se dompter, de se connaître, de se comprendre, et à travers soi l’humanité, de s’interroger, de se remettre en question d’apprendre le monde et de s’ouvrir aux autres

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 

Pour moi c’est complètement extra-terrestre. L’écriture ne se met pas en équation. Quand j’étais enseignant j’ai toujours été très amusé par « Les cinq étapes du récit ». Cette manière de mettre l’écriture en formule… Ca me fait toujours un peu penser au cercle des poètes disparus, quand M. Keating fait arracher la première page du livre ou un sinistre inconnu décompose la poésie en équation.

 

Comme aurait dit Desproges, je me définis comme un écrivain dégagé, loin de tout courant politique.

 

 S’il y a une chose récurrente dans mon œuvre, pour laquelle je milite, au-delà de tout, c’est la liberté et l’égalité des hommes et des femmes et l’opposition à toute forme d’oppression ou d’aliénation.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 

Très modestement, un conteur d’histoires.

 

Source : http://www.ilaca.info/2010/02/16/louis-le-galoup-le-maitre-des-tours-de-merle/

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:16

  

·         Jack, comment crées-tu tes personnages ?


                   le même puzzle décrit  dans  la partie de  cette interview portant sur "l'écriture"  (voir l'article publié précédemment).

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?



 On ne le croit pas, mais c'est vrai que l'on a parfois l'impression d'être baladé par ses personnages. En fait, ils paraissent libres, mais suivent un cheminement qui nous est propre mais peut ne pas avoir été prémédité.


·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

Tous les aspects.


 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Pas d'idée sur la question.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

C'est souvent (le) ou (les) derniers nés. Je ne suis pas en admiration devant de que j'ai créé.

 

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ? Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 

Soit le roman ou l'épisode, se situe dans un lieu imaginaire, soit il se situe dans un lieu connu, dans mes derniers ouvrages c'est le Dorset anglais, et un autre passe de Champagne-Ardenne à Prague, Vienne, ex Yougoslavie, Turquie, Liban ...

 

 

 

 

 

 

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Published by Le cédéiste - dans ECRIRE : des méthodes
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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:10

      

"Ecrire, c''est en général une belle aventure et ce qui compte tout autant que le résultat final pour l'auteur, c'est le temps du voyage."

 

Roger Judenne

 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:04

 

Raymond Perrin poursuit ses investigations

en littérature jeunesse

avec la parution,

courant 2011,

d’une "Histoire du polar jeunesse".

(L’Harmattan).

 

En exclusivité, pour le blog, une information qui ravira les passionnés de littérature jeunesse et de polar.

 

Nous tenons-là, une nouvelle fois, un  magnifique et passionnant travail de titan (plus de 700 000 signes !) de la part de Raymond. 

 

 

Depuis qu’il a publié en 2001, la première édition d’Un siècle de fictions pour les 8 à 15 ans, l’essayiste Raymond Perrin a poursuivi ses travaux d’historien des livres et des journaux pour la jeunesse. Ses livres, tels que Littérature de jeunesse et presse des jeunes au début du XXIe siècle et Fictions et journaux pour la jeunesse au XXe siècle, publiés chez l’Harmattan, sont devenus des ouvrages de référence incontournables.

 

Collaborateur de plusieurs dictionnaires, sur le roman populaire francophone, les littératures de l’imaginaire et la littérature de jeunesse, l’auteur a aussi publié articles, dossiers et livre sur le poète Arthur Rimbaud et le romancier Pierre Pelot.

 

 

Histoire du polar jeunesse. Romans et bandes dessinées

 

 

Enfin une Histoire du roman policier pour la jeunesse, rendant compte avec précision de l’évolution, de la grande richesse et de la variété d’un genre finalement admis dans sa diversité et sa légitimité ! 

Non seulement le polar jeunesse existe mais il manifeste aujourd’hui une belle vitalité, tant par sa présence dans des collections « noires » et spécifiques que dans les collections généralistes où figure souvent l’étiquette policière.

Certes l’Histoire du genre dans le domaine juvénile, d’abord clandestine, différée par rapport à celle du polar adulte, a dû d’abord ruser avec les censeurs de tous bords qui voulaient soit l’exclure, soit la réduire à des récits d’aventures jugés puérils ou purement distractifs. Vint le temps des séries d’abord anglo-saxonnes puis françaises, mettant en scènes des enfants enquêteurs, le plus souvent en petites bandes, sous le contrôle strict de la loi du 16 juillet 1949.  

La mutation capitale se produit lors de la naissance, chez Syros, de la collection « Souris noire » faisant appel aux meilleurs auteurs pour adultes. Elle démontre que le polar peut s’ouvrir au monde actuel et à la réalité quotidienne, au prix de quelques précautions, ellipses ou métaphores.

Depuis 1986, les collections du genre, les séries mettant en évidence héros et héroïnes du polar et les œuvres autonomes se sont multipliées, s’ouvrant à toutes les variantes du polar, y compris le pastiche et la parodie.

Peu à peu, le policier jeunesse s’est affranchi des frontières de l’âge et du genre en flirtant ouvertement avec le roman historique, fantastique ou même de science-fiction, tout en prenant parfois comme support l’album illustré ou de bande dessinée, le manga ou le livre interactif et ludique.

L’intégration d’œuvres policières dans les listes de lectures de l’Education Nationale, au collège puis à l’école primaire, a favorisé la légitimation d’un genre dont le rôle éducatif et pédagogique est aujourd’hui reconnu.

 

 

Les précédents travaux de Raymond :

A lire absolument !!!

 

 

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

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QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com