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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 09:29

·         Fanny, comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?
Je me pose souvent la question... A mes débuts, j’avais, je crois, un fort besoin de reconnaissance. Il s’est calmé, peu à peu, d’autres priorités venant, un certain renoncement s’installant...
La mort de mon frère Thierry en 95, de mon père en 98, puis l’AVC qui a rendu ma mère 100% dépendante et largement amnésique depuis 2004 m’ont donné beaucoup de distance.
Encore plus de distance... Comme anesthésiée. Pourtant, j’écris toujours. J’en déduis que je dois avoir ça en moi. Ecrire, quand j’y arrive, dans les moments durs, est mon contre poison.

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?  
J’ai beaucoup aimé écrire CRISES DE MERES, un livre de nouvelles pour adultes. Il est sorti en avril 2010, dans des conditions horribles, tant côté éditeur que côté perso dans ma vie.
Je reste sur ma faim et envie de revanche avec ce livre. Est-ce de l’affection ? Une affection teintée de rage, alors...  

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?
J’y vais peu. J’adore rencontrer les lecteurs en animations, dans les écoles, les bibliothèques.
Les séances de dédicaces, c’est plus dur pour moi. Je trouve parfois un peu violente la confrontation des auteurs en brochettes, concurrents potentiels, le libraire au bout de l’allée, la main sur la caisse... Ca dépend des organisateurs, de l’esprit dans lequel tout cela est conçu et préparé. Quand l’ambiance est bonne, on passe des moments formidables... En avril dernier j’étais au Zinc Grenadine à Epinal, c’était merveilleux...

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?
Oui. Par moments cette exposition me fatigue, me donne envie de tout arrêter, de me replier dans un coin avec mes bouquins, ma radio, mon vélo et ne plus courir la course...  

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?
J’adore tes histoires.”

·         La réflexion la plus dure ?
Il y en a peut-être eu mais je ne m’en souviens pas. Evacuerai-je ? Un jour un CM2 fanfaron m’a accueillie d’un “c’est toi Fanny Joly ? Ben moi je croyais que t’étais jolie !” La maîtresse était aux 100 coups. Les autres rigolaient. Moi aussi. J’ai dit aux élèves que je ne venais pas les voir pour qu’ils me trouvent jolie mais pour qu’ils lisent mes livres. Et que si j’étais susceptible, sa reflexion aurait pu me blessers. Ils ignoraient le sens de susceptible. Ca m’a donné l’occasion d’un petit coup de vocabulaire et nous avons enchaîné sur des impros collectives “qu’est-ce qui aurait pu se passer si Fanny Joly était susceptible ?”  A la fin, le fanfaron est spontanément venu me dire “excuse moi Fanny Joly”. C’était génial.  


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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:16

Yohan, peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?
 Oui, on peut et on doit tout écrire si ça sert le roman. Sinon, ce n'est que de l'étalage du niveau d'un tabloïd. Quant au moral de la jeunesse, jetons un coup d'oeil dans la rue pour nous rendre compte de sa réalité !
 Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?
 
Je n'en sais rien. Je ne suis pas engagé. Mais j'ai toujours pu dire ce que j'ai voulu.

 

Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 
Je ne comprends pas l'apparente contradiction que tu sembles évoquer. Le marché (ouh, le méchant...) existe de tout temps et existera toujours. Il est ce qu'on en fait. Il ne m'empêche pas d'avoir des idéaux.
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:10
        
 ·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?
 La date de remise figurant sur le contrat !

 

 
·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?
Aucune préférence.

 

 
·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?
Ça dépend du salon. On s'éclate sur certains, on y retrouve les copains à défaut du public, tandis que sur d'autres on se tourne les pouces. Toujours un coup de poker...

 

 
·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?
Je me fiche du regard des autres. Ce n'est donc pas compliqué.

 

 
·         Quel est le plus beau compliment reçu ?
 Je cite de mémoire : "Votre livre est le premier que j'aie lu. C'était bien, je crois que je vais continuer" (et ce n'était pas un jeune lecteur !)

 

 
·         La réflexion la plus dure ?
 
Pas encore entendue... J'attends de pied ferme !
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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:54
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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 11:43

 
"Ecrire pour des adolescents, c'est d'abord se souvenir de son enfance "

Michel Le Bourhis

Après plusieurs romans publiés dans des collections à destination de la jeunesse, j'arrive à porter un regard à peu près cohérent sur mes textes et la thématique qui les traverse, ce qui n'exclut nullement les doutes et les questionnements.

Écrire pour la jeunesse n'est pas anodin : les enfants, des adolescents reçoivent (pour ensuite aller chercher par eux-mêmes) un discours qui leur est a priori adapté, censé les éveiller, participer à leur formation intellectuelle, en un mot, les aider à grandir.


Particularité de cette littérature : ses lecteurs sont en devenir et rares sont ceux qu'un écrivain pourra fidéliser. Ils grandiront trop vite pour cela ! Autrement dit, les lecteurs auxquels je m'adresse capteront, à un instant " t " de leur existence, de leur trajectoire, quelques-uns de mes livres, rencontre éphémère qui peut se révéler décisive, mais qui empêche de fouiller l'oeuvre dans son ensemble.

La littérature de jeunesse, ce sont d'abord des histoires que mes lecteurs ne pourront que rarement " raccorder " les unes aux autres ; ce n'est que plus tard, au lycée, que la notion d'oeuvre, autrement dit de production littéraire considérée dans son ensemble, fera sens et que la littérature leur apparaîtra comme l'expression d'un cheminement unique et intime, trame protéiforme dont les textes se font à la fois l'écho et le prolongement. Lecteurs devenus adultes, la littérature s'offrira à eux dans sa complexité mise en réseau. Adulte, je puis fouiller les mondes étranges qui se proposent à moi, sans urgence, ayant cessé d'être accompagné; je peux relier Le Procès et Le Château de Kafka, Onitsha et La quarantaine de J.M.G. Le Clézio, Le Voyageur magnifique et La voix perdue des hommes d'Yves Simon. Tous ces livres me précédent et m'attendent dans leur infinie diversité ; lecteur adulte, j'explore un univers. Ce n'est plus une rencontre, c'est une quête. Le paradoxe est que les seuls lecteurs que je fidélise sont finalement les indispensables médiateurs, les accompagnateurs, autrement dit, ceux qui, d'emblée, s'intéressent à la littérature de jeunesse de manière " décalée ". Elle n'est plus pour eux forcément nourricière, elle est gustative : les libraires, les enseignants, les bibliothécaires, les parents la donnent en effet à goûter, s'efforçant de trouver les textes intéressants pour tel ou tel jeune client, élève, enfant…

Quand bien même mes lecteurs n'auront, par principe, pas le temps de repérer l'unicité de mon travail, de mes préoccupations, dois-je pour autant publier des livres au gré des appels du pied de tel éditeur, de telle mode faisant la part belle aux romans d'amour poisseux et aux récits fantastiques de supermarchés ? Dois-je, sous prétexte que je puis " donner le goût de lire " (sombre bêtise que j'ai pu lire ça et là, des écrivains prétendant même écrire des livres à destination de ceux qui n'aiment pas lire), me permettre de zigzaguer entre polar et Égypte Ancienne, science-fiction et fantastique, biographies et romans à l'eau de rose, selon ce qui plaît, se fait et se vend ? Les écrivains pour la jeunesse que j'aime (citons Christian Grenier, Jean-Paul Nozière, Christophe Honoré, Thierry Lenain, Stéphane Daniel, Jean-Claude Mourlevat, parmi bien d'autres) sont en définitive ceux chez qui je repère un socle tangible de l'imaginaire, autrement dit une fêlure intime de l'écriture dont la trace se suit de livre en livre, une interrogation majeure, voire unique, qui fait que l'on peut parler d'oeuvre, d'auteur, de chair, de mots et d'inquiétude. Pour que l'on puisse, comme le clament dans une bonne conscience dérisoire la quasi-totalité des écrivains concernés, affirmer que la littérature pour la jeunesse est d'abord de la littérature, encore faut-il s'entendre sur ce mot et cesser de se faire les complices des lois du marketing.

Candidement, je me refuse à considérer la littérature jeunesse comme une activité légère ; ce n'est pourtant pas elle qui me fait vivre (bien loin de là), mais le sérieux que l'on engage dans une pratique artistique ne se mesure pas, que je sache, à l'aune de son urgence lucrative. Mieux, n'ayant pas fait le choix (d'essayer) d'en vivre, j'écris ce que je veux, quand je le veux. Liberté extraordinaire qui me laisse toute latitude, et m'autorise en particulier le silence et la rareté. Considérant mes textes, ce qui s'en dit, ce que je parviens à en penser, il est clair que je n'ai pas fini d'épuiser la thématique qui les sous-tend, celle de la mémoire, du souvenir, au risque consciemment assumé de me voir reproché une immuabilité, une immobilité de mon univers. Cette thématique, il faut bien l'avouer, révèle avant tout une attitude : écrire, c'est se souvenir.

En ce sens, écrire pour des adolescents, c'est d'abord se souvenir de son enfance (je n'ai pas dit " raconter "), de ces années d'émergence dont André Comte-Sponville nous rappelle qu'elle sont à la fois un miracle et une catastrophe. Mieux, osons le théorème : " Toute littérature un tant soit peu honnête trouve son origine dans cette alchimie du questionnement - bonheurs à trois sous et douleur sans nom - qui accompagne l'enfance ". Autrement dit, écrire pour adolescents, revient, en ce qui me concerne, à revisiter mes fêlures de l'époque, pour essayer d'y donner, de longues années plus tard, un sens définitif qui m'aide à grandir, à me glisser dans le monde adulte. Je reconstruis, a posteriori, un champ des possibles de l'enfance au sein duquel, par personnages interposés, j'explore les voies qui auraient pu être les miennes. Je m'invente ainsi les souvenirs et les origines validant mon parcours, ma trajectoire. Même le récit le plus " proche " de ma propre adolescence, Acte II, s'écarte délibérément du souvenir fossilisé, encrassé dans l'écriture, pour se connecter sur l'imaginaire nécessaire à la respiration littéraire. Au lecteur ensuite de prendre ce qu'il a envie d'y prendre, d'y puiser, en fonction de son vécu, de sa sensibilité : tous les ados ne se ressemblent pas.

Comme je l'écrivais plus haut, j'ai le sentiment que la littérature de jeunesse est faite de rencontres et d'étonnements ; dès lors, cette rencontre ne se fera pas n'importe comment, avec n'importe quel livre. Cette littérature est désormais suffisamment riche, multiple, pour que chacun puisse s'y retrouver. Pour autant, ce n'est pas mon travail que d'aller " chercher " mes lecteurs. Dès lors, penser la littérature adolescente dans sa spécificité éventuelle, réfléchir sur sa " fonction ", me paraît véritablement difficile. Ce sont là des questions que j'évite de me poser, en ce qu'elles ramènent l'écriture à destination des jeunes à une forme de pédagogie, de " rassurance ", là où je trouve que la littérature est aussi (d'abord ?) l'expression de l'inquiétude. Vrai que l'on ne s'adresse pas à des adolescents comme l'on s'adresse à des adultes ; c'est moins une affaire de thèmes que de style. Cependant, ni l'enfance ni l'adolescence ne sont à ménager, en littérature. Les adolescents sont des adultes de proximité, ils en miment les désirs, les affects, en imaginent les difficultés, les troubles et les violences. Les livres publiés par les auteurs jeunesse peuvent sans doute les aider dans leur cheminement. Le drame serait que cette médiation soit consciemment intériorisée par les écrivains, et qu'ils se présentent alors comme des psychologues de bas étage.

J'arrêterai momentanément d'écrire pour les adolescents si mes livres deviennent un jour un support légitimé figurant dans une liste obligatoire du ministère de l'Éducation Nationale.

 

Source : http://www.citrouille.net/iblog/B830719706/C516465046/E162193376/index.html

Photo http://www.loustal.nl/museum865.htm

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 10:04
 
·         Johan, as-tu un avis sur l'avenir du livre ?
Pas vraiment...

 

 
·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?
 Meuh non, allons, quelle idée !
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 10:02

 

·         Fanny, as-tu un avis concernant l'avenir du livre ?
Oui. Je pense que le livre papier continuera d’exister. Son prix, son poids, sa sobriété, sa facilité de maniement sont sans équivalent.



·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Non. Je pense que les nouvelles technologies vont au contraire le prolonger, le compléter, le diversifier, le faire vivre autrement, plus longuement, plus largement, plus librement.
Je suis à fond pour la numérisation de mes livres en tout cas...  

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:37

 

Trois minutes avec l'écrivain de Béatrice bottet...

 

Vidéo à voir...

http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafYJK5.html

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 09:33

 

Des enfants évoquent les livres... Yak Rivais la lecture

 

A voir sur...

http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafM9Mt.html

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 08:34

 

L’auteur aujourd’hui

·        Brigitte, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…) ?

Une évolution, oui : un style plus libre, moins chargé en adjectifs (c’est encore un peu mon défaut), plus imagé. Une plus grande confiance en moi, donc des scénarios moins ficelés au départ. Une meilleure connaissance historique, qui enrichit mes scénarios dans les moindres détails, du « flair » pour trouver/vérifier l’info qui me manque.

 

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

En dehors de quelques articles d’histoire et d’archéologie au début des années 1980, je n’ai publié et écrit que pour les jeunes. Il est plus facile de définir le mot auteur que celui d’écrivain : je suis à l’origine (et donc responsable) des textes publiés sous mon nom, et ceux-ci sont destinés à la jeunesse, et aussi à tous les adultes qui sont restés jeunes.

 

 

 

L’écriture :

 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ? Non, très difficile. Je crois que j’écris pour garder la mort à distance. J’ai toujours un livre en gestation, cela me nourrit, me remplit, cela éloigne la peur de la mort. J’aurais pu peindre ou sculpter, cela m’aurait sans doute aidée pareillement, mais j’étais plus douée pour les mots… qui sont pour moi toujours des sources d’images.

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

ça, c’est la question la plus difficile, je la garde pour la fin et j’aurais peut-être répondu à travers les autres questions.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Pourquoi pas des écoles pour faire des progrès en écriture ? Les écrivains de l’école du Montana ont tout mon respect et même au-delà car je n’oublierai jamais DALVA de Jim Harrison. Ecrire est (aussi ) une technique, que l’on peut améliorer. Et apprendre à enrichir un scénario n’enlève rien à la créativité. À condition, bien sûr, de ne pas accepter des paquets pré emballés, censés plaire au public, au détriment d’une œuvre personnelle.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Moi je n’explore pas. Les images, les idées s’installent; j’ai plutôt l’impression d’une germination. En revanche, j’explore l’histoire, et parfois, au détour d’une recherche, éclate un détail, une anecdote que je vais placer dans un roman. 

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ? Oui, l’écriture a toujours été en moi. Je me souviens d’avoir écrit un jour un texte sur un coucher de soleil, j’avais moins de 10 ans et j’avais déjà découvert à quel point c’était exaltant de « trouver les mots » pour exprimer exactement les images que j’avais derrière mon front.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

J’écris des textes pour qu’ils soient publiés. Un texte qui reste dans un tiroir est pour moi comme un enfant mort-né. Quand un livre est fini (surtout les romans) et qu’il part chez l’éditeur, j’ai l’impression d’offrir quelque chose au monde. Il m’est arrivé d’écrire aussi pour une personne en particulier, et de lui dédier le livre.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Le public, oui. J’ai écrit La route des tempêtes (en partie) grâce à des lecteurs qui m’ont demandé une suite au Quai des secrets.  Et dans ce livre, j’ai donné de l’importance à un personnage secondaire (Guillemette, la cuisinière) parce qu’un garçon de 5° m’avait demandé peu avant ce qu’elle représentait pour moi. Je n’avais pas bien su lui répondre et il avait été déçu. Donc, je lui ai fait un clin d’œil en développant le personnage dans le tome 2. Et s’il ne l’a pas lu, ce n’est pas grave !

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Enorme question ! Je m’inspire de tous les souvenirs, toutes les émotions qui sont dans ma « marmite », un espace très particulier situé entre la tête et le cœur. Il y a des mini souvenirs, des détails comme une glace au chocolat ou une dispute avec ma grande sœur, et puis des ambiances, de douceur, de peur, de culpabilité… Je crois que mon enfance et mon adolescence sont les moteurs de l’inspiration. S’y ajoute ma connaissance de l’histoire qui m’apporte de belles trouvailles. Exemple : en 1418, une armée est entrée secrètement dans Paris grâce à un jeune homme qui a ouvert une porte en prenant la clé sous l’oreiller de son père profondément endormi (et sans doute un peu ivre); j’ai glissé cet épisode et tout ce qui s’ensuit dans mon livre Pendant la guerre de Cent ans, journal de Jeanne Letourneur… Les exemples de cette sorte sont très nombreux. L’histoire, c’est la vie d’avant, aussi riche et complexe que la nôtre.

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Oui, des cahiers partout, tout le temps pour noter une phrase, une image, des notes prises dans un bouquin, des idées, un prénom qui colle bien à un personnage…

Je fais un scénario avant d’écrire un roman, parfois très court. Quand j’ai commencé Les morsures de la nuit (Tome 1 des Poulfenc), j’avais pour scénario : c’est un jeune fils de chevalier, élevé dans un monastère, il sort du monastère car son frère étant mort, il est devenu l’héritier du château. Il  doit s’adapter à sa nouvelle vie, qui est rude, et il découvre vite qu’on a tué son frère…

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-tu besoin d’isolement ?

J’écris toute la journée, parfois dès 6h du matin, mais jamais le soir. Directement à l‘ordinateur, sauf quand je suis en panne, (je prends alors mon cahier et crayon). J’ai un bureau, une petite pièce avec une jolie vue car je regarde souvent le ciel en travaillant. Et je suis seule, sans bruit, ni musique ! 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mon éditeur en premier, hormis deux ou trois exceptions où une amie a lu les premiers chapitres.  Au début de ma vie professionnelle, j’ai fait lire autour de moi et personne ne donnait le même avis, c’était très déstabilisant.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? Un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

        Peut-être une histoire au bord du fantastique, un roman pour adultes, ou jeunes adultes.

Cela ne me taraude pas, mais j’y pense.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Oui, dans un genre roman épistolaire, ou dialogue, ou pièce de théâtre.

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Non, pas facile ! Il y a eu au moins 15 ans de galère avant que j’aie suffisamment de livres pour que les droits d’auteur me permettent de vivre. Mais je n’ai pas d’autre métier. J’ai arrêté un jour les petits métiers annexes pour me consacrer totalement à l’écriture. c’était risqué mais il me semble que vivre de sa plume, c’est aussi une attitude de vie

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

La sensibilité, la peur, le doute, le goût de la beauté, l’exigence avec soi-même (et avec les autres aussi !) le sens de l’organisation, l’imagination (donc la capacité à interpréter, avec risques d’erreur !), la vivacité, le besoin d’indépendance.…, à la fois qualités et défauts, tout dépend de leur acuité. La femme et l’écrivain sont indissociables.

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Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com