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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:46

 

 

 

Brigitte, quel avenir pour le livre ? 

 As-tu un avis dessus ? Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

Il y a des histoires écrites créées pour le net et même pour les téléphones portables.  Des feuilletons, des poèmes… De belles histoires, écrites par des écrivains. Tout cela se met en place. L’écrit est loin d’être mort, le livre électronique a un bel avenir, même le livre papier a encore son mot à dire.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:29

 

 

 

Carina Rozenfeld livre les grandes lignes àrespecter pour écrire un roman.

 

Il n’y a pas de formule magique pour écrire un livre. Je pourrais vous raconter comment je fais, et demain vous demanderez à autre auteur qui vous dira exactement le contraire. Chacun a sa méthode, son ressenti par rapport à la construction d’une histoire ou de son lien avec l’écriture. Je suis convaincue qu’il y a une grande part d’intime dans le processus de création en général, alors je ne me permettrai pas de vous donner une méthode à appliquer, parce qu’il n’en existe pas. Et c’est certainement ce qui fait la richesse de la littérature.

 

Maintenant....

il y a des grandes lignes à respecter. Je dirai qu’elles sont au nombre de 4, mais ce n’est que mon avis.

 

- Avoir une bonne idée. C’est la base d’une bonne histoire. Ça peut vouloir dire une idée révolutionnaire, ou une façon de traiter différemment un thème déjà abordé. Par exemple, la Quête des Livres-Monde n’invente pas le concept des personnages avec des ailes, mais je tente d’inventer une histoire différente de mes propres repères. On peut me dire que ça ressemble à quelque chose déjà existant et c’est fort possible. Soit c’est volontaire, soit ça ne l’est pas, parce que je ne connais pas tous les livres et je n’ai pas vu tous les films qui existent. Mais quoi qu’il en soit, il faut apporter un souffle à une idée, afin de construire l’histoire.

 

- Avoir de bons personnages. C’est aux personnages que le lecteurs s’identifie et il est important qu’ils soient bien plantés, décrits, fouillés pour que la connexion fonctionne. Le lecteur peut ne pas aimer les personnages, mais il faut qu’ils nous fassent ressentir quelque chose. Un personnage n’est pas juste un pantin que vous animez par les mots. Si vous le construisez assez bien, il va finir par avoir sa vie propre et prendre certaines décisions tout seul dans l’histoire, décisions que vous n’aurez pas prévues au départ. Et c’est là que ça devient passionnant parce qu’il devient alors un être qui a sa vie propre.

 

- Ecrire dans un bon français. Un minimum de fautes d’orthographe surtout. Après, dans le style on peut avoir des défauts, mais il faut aussi savoir les reconnaître pour progresser. Toutefois, il faut que votre manuscrit soit le plus propre possible. Si la lecture devient une corvée en raison d’une langue approximative, n’espérez pas attirer l’attention d’un éditeur.

 

- Aller au bout de son histoire. Si vous n’en écrivez que quelques pages qui finissent au fond d’un tiroir ou d’un fichier, ça ne sert à rien. Alors il faut s’accrocher et aller au bout, mener son idée à bien, achever l’histoire.

 

Une fois que vous avez terminé l’écriture, vous voulez tenter votre chance auprès d’un éditeur. Là encore il y a quelques trucs simples pour commencer : présenter un manuscrit aéré et toujours en recto. Cibler les éditeurs susceptibles d’être intéressés par votre histoire. Si vous écrivez une histoire d’amour pure, pas la peine d’envoyer ça à un éditeur de SF. C’est sûr que ça ne lui convient pas. Donc je vous conseille d’aller en librairie, dans le rayon qui correspond à votre genre littéraire et de noter le nom des éditeurs qui y figurent, ainsi que des collections.

 

Ensuite, vous tentez votre chance. Quel que soit votre âge, lancez-vous. Dans le pire des cas, on vous dira “non”. Et vous pouvez recevoir des dizaines de “non”, mais un seul “oui” suffit. Par contre, ne vous attendez pas à un miracle. Les éditeurs reçoivent beaucoup de manuscrits et n’en prennent que peu au final. Et ne les maudissez pas pour cela. Ils connaissent leur métier et ce n’est pas contre vous personnellement qu’ils en ont si ça ne leur va pas. Remettez-vous en question, réfléchissez à ce qui ne va pas, et tentez de vous améliorer pour une prochaine fois.

 

http://carinarozenfeld.wordpress.com/2010/09/06/foire-aux-questions-rentree-2010-partie-2/

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 09:12

 

"Puisque l’écriture est aussi mon métier, à quoi peuvent ressembler mes journées ?

 

C’est à la fois simple, banal, et un peu mystérieux vu de l’extérieur.

Je travaille généralement 5 jours sur 7, mais je peux aussi travailler durant les week-end, c’est variable. Je me mets à mon ordinateur vers 9 heures du matin et je le quitte vers 18 heures (avec une pause déjeuner et une p’tite sieste au milieu) : ça, c’est une excellente journée ! Il y en a de moins bonnes. Il m’arrive de ne travailler que deux heures... ou pas du tout. Dans ces cas-là, je me sens souvent coupable, à moins d’avoir fini quelque chose. Auquel cas, j’assume complètement. Il m’arrive de travailler le soir aussi, quand j’en ai encore envie, mais rarement au delà de 23 heures... Durant une journée d’écriture, je suis seule. Je suis assise. Je consulte cinquante fois le dictionnaire, cinquante fois internet, j’ouvre des atlas, des livres de photos, je bois du café, je fume (ce qui est mal, oui, oui ) , je parle toute seule, je m’énerve, je gribouille, je relis à haute voix les chapitres précédents.
J’enlève une phrase, un mot. Je change une virgule en point. Je relis encore. Je continue le texte. Puis je jette une page complète.
J’ai mal au dos et au bras droit (je ne tape que d’une main, malheur !).
Je tourne en rond dans mon bureau. J’ouvre le livre d’un autre, j’en lis trois phrases, puis je me rassois devant l’écran.  

Si, à la fin de la journée, j’ai fait progresser mon histoire, si un nouveau personnage a surgi, si j’ai dénoué un problème, si j’ai eu une idée amusante, je suis contente. Le lendemain, je continuerai le chemin. Si, à la fin de la journée, je sens que le texte s’essouffle, tourne en rond, ne sonne pas, je ne désespère pas : demain, je recommencerai. En me couchant, je pense à mes personnages, à un problème, à un passage. Je ne crois pas que j’en rêve, mais il peut arriver qu’au matin, d’autres idées soient là, toutes fraîches.

 

Sinon, il m’arrive de prendre des vacances, de penser à autre chose, et de ne pas toucher à mon ordinateur pendant plusieurs semaines.
Au retour, je suis rouillée et j’ai hâte de reprendre ma vie quotidienne solitaire et pleine de mots."

 

Source : http://www.bondoux.net/pour_les_curieux/pour_les_curieux.html

Photo, copyright Bertrand Desprez.

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 09:09

L’histoire :

 

Petites lunettes, cartable ciré : Quentin Corbillon est un élève modèle. Il sait tout, il a 10 en tout, et il révise même ses leçons pendant les récréations. Bien sûr, la maîtresse le chouchoute... Jusqu'au cours de mathématiques où Quentin répond que les triangles ce sont des " chioukamards avec trois gloupions... ". Depuis ce jour-là, Quentin ne parle plus que dans un incroyable charabia que personne ne comprend. Professeurs, parents, docteurs, tout le monde s'affole. Comment guérir Quentin de cette drôle de maladie ?

 

Thème :

 Humour / école / maladie imaginaire / relation parent-enfant / la différence : être comme les autres / la nécessité de rire dans la vie.

 

Commentaire :

 

Une courte histoire drôlement rigolote.

Ce livre plait aux petits :

-     parce qu’il s’agit d’un élève qui, pour être comme tous ceux de sa classe, finit par s’inventer une maladie (la charabiole)

-     parce que le 1er de la classe finit par dire n’importe quoi et qu’il emploie tout un tas de mots rigolos tel que le chioukamard avec trois gloupions...

-     parce que les personnages sont amusants.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:39

Photos du libre Alice au pays des merveilles. 3 scènes illustrées par des montages en papier impressionants.

 

Ici... Alice au pays des merveilles de Robert Sabuda. Impressionant.



Le pop up désigne des livres animés dont on déploie les pages, pliées, découpées, superposées, à volets...

 

Ils séduisent les adultes et réjouissent les enfants, bien plus précautionneux qu'on le croit vis-à-vis de ces fragiles trésors d'ingéniosité. Parmi les auteurs de ces livres-objets, deux Américains : David Pelham ouvre, pour les petits, «le Colis surprise» (Albin Michel Jeunesse, 15,50 euros), où des souriceaux se demandent ce que leur oncle de Singapour a bien pu envoyer. Et, comme tous les ans, Robert Sabuda décline un conte connu : son «Peter Pan», d'après J. M. Barrie (Seuil Jeunesse, 28,50 euros), fourmille de détails, de reliefs, c'est magnifique.

Les jeunes Français Anouck Boisrobert et Louis Rigaud prennent la relève avec «Popville», commenté par Joy Sorman (Hélium, 14,90 euros) : au fur et à mesure qu'on ouvre les pages, une ville se construit de manière spectaculaire. Outre l'intelligence du sujet et son traitement technique, le graphisme est design. Enfin, le livre de photos «Rikiki et mastodontes», par l'agence Colibri(Milan, 18 euros), révèle les différences de taille entre des animaux. Les photos sont à l'échelle réelle, dévoilant les pattes du jaguar près de la souris ou contre la trompe de l'éléphanteau qu'on dépliera !

A signaler : le site www.livresanimes.com - tenu par un collectionneur - raconte l'histoire du pop up et comment en fabriquer.

Laure Garcia.

Source : « Le Nouvel Observateur » du 17 décembre 2009

Illustration : http://www.cuartoderecha.com/1250/?lp_lang_pref=fr

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:34

Tirées à 480.000 exemplaires, les nouvelles aventures du «lonesome cow-boy» ont été écrites par deux romanciers célèbres. Explications

Tonino Benacquista

« Reprendre Lucky Luke, c'est être à son service. Par admiration pour Morris et Goscinny par humilité envers les émotions que j'ai pu ressentir enfant en lisant cette série. J'aimais tout ce que faisait Goscinny, j'étais abonné à «Pilote» et, dans «Lucky Luke», j'adorais les petits rappels historiques signalés par un astérisque.

(c)Lucky Comics

Tirées à 480.000 exemplaires, les nouvelles aventures du «lonesome cow-boy» ont été écrites par deux romanciers célèbres, Tonino Benacquista et Daniel Pennac.

Comme «l'homme-qui-tire-plus- vite-que-son-ombre» fait partie de notre inconscient collectif, la gageure était de surprendre le lecteur, par exemple en mettant Joe Dalton dans la situation paradoxale de se sentir dépossédé de sa prison, ou, pour bousculer la légende, en poussant Lucky Luke vers la sortie avec ce Pinkerton aux méthodes modernes.

Voir là une volonté de faire passer un discours politique serait bien vain. Il s'agit plutôt d'inviter le polar dans le western. On a laissé quelques libertés à notre dessinateur Achdé, qui a dessiné Horatio Caine, le personnage de la série télé «les Experts : Miami», parmi les détectives de Pinkerton. Il nous a aussi représentés sur un avis de recherche - Tony Wellquist et Dan Penbig -, ce que pour ma part je considère comme une forme de consécration !»

Daniel Pennac

« Enfant, je lisais des «Lucky Luke» quand il m'en tombait sous la main, mais je suis plutôt tintinophile. J'ai tout de suite accepté cette proposition de travailler avec mon ami Benacquista dans l'intention vague mais immédiate de rendre hommage aux pères fondateurs, Morris et Goscinny. Il fallait donc que les Dalton aient leur place, et qu'on croise Rantanplan. Le personnage de Pinkerton est intéressant : il représente une institution, il est le père spirituel de Hoover, la préhistoire de la CIA et du FBI à lui tout seul. On voit ce qui se passe quand un chef de police paranoïaque et omnipotent prend le pouvoir : l'inflation du soupçon, les incarcérations préventives et la surpopulation des prisons. Mais pas de message là-dedans : «Lucky Luke» reste un livre pour les enfants !»

Propos recueillis par Laure Garcia

«Lucky Luke contre Pinkerton», par Tonino Benacquista, Daniel Pennac et Achdé, Lucky Comics, 48 p., 9,95 euros.

 

Source : « Le Nouvel Observateur » du 7 octobre 2010.

http://bibliobs.nouvelobs.com/20091218/16559/une-selection-de-livres-animes

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 10:04

·        Brigitte, qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 

        Il me semble qu’il existe en littérature jeunesse une étroite relation entre l’écrivain et son lecteur, une relation particulière qui pourrait être du domaine de la parentalité, ou au moins une relation d’adulte à plus jeune, avec une responsabilité particulière de la part de l’adulte dans la vision du monde ou de la vie telle qu’il la donne dans ses écrits.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

       

       Je ne crois qu’il « faut ». A des moments de notre vie, nous rencontrons les classiques, au moins certains. Et le moment est important, ni trop tôt ni trop tard, pour que la rencontre soit féconde. Sinon, quel gâchis ! Il est difficile d’aborder Flaubert et Stendhal à 15 ans, mais je connais un enseignant génial qui entraine chaque année toutes ses classes de seconde dans le sillage de Julien Sorel, avec passion.

A mon tour d’oser poser quelques questions, moi qui ait peu étudié la littérature :  Qui sont-ils au juste, ces fameux classiques? Baudelaire supporterait-il d’être affublé du qualificatif ? Où se situe la frontière entre les uns et les autres ? Michel Houellebecq sera-t-il considéré comme un classique parce qu’il a su rendre compte de son temps ?

 

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 09:59

Orientaliste, Michel Defourny a consacré sa vie aux livres pour enfants. Il ouvre le Centre de littérature jeunesse à Liège par un don de 3 500 livres.

 

A front de rue, une porte s’ouvre sur un couloir étroit et sombre. Pour avancer, il faut se faufiler entre les livres entassés de part et d’autre. A gauche, une deuxième porte donne sur un bureau où s’amoncellent des piles de bouquins. Notre hôte, lui, sait exactement où se trouve chaque titre et exhibe, sourire aux lèvres, la première édition illustrée du “Petit Chaperon rouge” de Charles Perrault, parue en 1692 et aussitôt censurée car la gravure représentant un loup émergeant du lit était considérée comme suggestive… Derrière cet antre peuplé de récits, une habitation privée, épurée et design, signe peut-être d’une double personnalité, sûrement d’un grand attrait pour l’art contemporain.

 

En simplifiant, comme il aime parfois le faire avec le sens et l’amour de la pédagogie qui le caractérisent, on pourrait dire que Michel Defourny est passé du mythe au conte, et du conte à l’album pour enfants. Quelque quarante années plus tard, il n’est certes pas erroné de considérer ce chargé de cours à l’Université de Liège comme l’un des grands spécialistes de la littérature jeunesse en Europe. Une littérature qu’il découvrit par hasard grâce au livre culte “Max et les maximonstres” de Maurice Sendak. "Moi qui m’intéressais au mythe, à la psychanalyse et à l’art contemporain, je me suis dit   voici le mythe revisité par la psychanalyse et illustré de manière contemporaine. Nous étions à la fin des années 60. J’ai eu un choc et je me suis demandé ce qu’il s’était passé avant. J’ai alors réalisé qu’il y avait une grosse production sur le plan patrimonial". Voilà comment ce docteur en histoire et littératures orientales, qui consacra sa thèse de doctorat à la mythologie hindoue et dont certaines publications ont été éditées chez Guy Lévis Mano, éditeur de René Char ou Henri Michaux, s’est peu à peu tourné vers le livre pour enfants.

 

    Professeur d’université, auteur et conférencier, il parcourt le monde, de l’Inde au Brésil en passant par le Mexique, Paris, le Rwanda ou Saint-Pétersbourg pour partager son savoir et sa passion. Plus près de chez lui, il vient d’inaugurer le Centre de littérature jeunesse de la Ville de Liège. Un projet qui lui tient à cœur depuis une dizaine d’années et qui lui permet de libérer un (tout petit) peu d’espace chez lui. Actuellement propriétaire de 35 000 ouvrages, Mchel Defourny a fait don de 3 500 livres à la Bibliothèque Ulysse Capitaine. Et ce n’est, promet-il, qu’un début. Plusieurs universités  ou bibliothèques, belges ou parisiennes, lui avaient déjà proposé de l’aider à mener son projet à bien, en mettant notamment, d’intéressants locaux à sa disposition, mais l’homme tenait à ce que le Centre soit à Liège pour qu’il puisse régulièrement consulter ses livres.

 

Lieu de promotion de lecture auprès des enfants et des adolescents, ce Centre s’adresse aux jeunes lecteurs mais aussi aux enseignants, présents ou à venir, aux chercheurs, aux conteurs, aux gens de théâtre, aux travailleurs sociaux, à tous ceux qui croient au livre, à son importance, à sa nécessité. Dont Michel Defourny, bien sûr, qui lors de l’inauguration citait les paroles d’un vieux paysan normand à l’un de ses amis (on était au début du XXe siècle) qui hésitait à envoyer son fils à l’école : "Quand on a lu, les idées changent et c’est là qu’on est libre".

 

Sa passion s’est en effet transformée en combat politique : "On n’insiste pas assez sur l’importance de la lecture qui suscite dès que possible la réflexion, la capacité de remettre en question les évidences apprises, de donner à chacun un maximum de chances pour lutter dans la vie."

 

Le Centre, ouvert avec l’ASBL "Les Ateliers du texte et de l’image" appelé à lui   donner vie et à développer le réseau international de Michel Defourny comprenant la   Bibliothèque nationale de France et la Joie par les livres, sera aussi un objet de découverte de la créativité littéraire et graphique contemporaine car si le “généreux donateur” a consacré sa vie au livre jeunesse et à son patrimoine, c’est aussi pour cet indéniable intérêt graphique, ce lieu d’avant-gardisme que fut le livre pour enfants depuis le mouvement “Arts and kraft”, très engagé sur le plan social, qui créa aussi des livres pour enfants. Puis il y eut le constructivisme russe, le dadaïsme et le Bauhaus dont  les artistes ont publié des livres pour enfants. Tout comme Spilliaert et Magritte. Vint ensuite le design avec, entre autres, l’Italien Bruno Munari et nous voici arrivés aux années 60. De quoi combler le vide qui existe entre le livre pour enfants et la culture avec un grand "C".

 

    Considérée comme un lieu majeur de la créativité à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, la littérature jeunesse recèle de trésors comme cette trilogie du "Diable abandonné" parue aux éditions MeMo et signée Patrick Morillon, plasticien liégeois de renommée internationale. Sans oublier l’œuvre de Kitty Crowther qui vient de recevoir des mains de la reine de Suède le prix Astrid Lindgren (environ 500 000 euros) soit l’équivalent du Nobel de littérature jeunesse. Avant cela, Kitty Crowther avait obtenu le premier Grand prix Triennal de la littérature jeunesse en Communauté française, un prix initié par Michel Defourny, qui, de 2004 à 2009, fut Chargé de mission au Service général des lettres et du livre de la Communauté française, qui présida de nombreux jurys, et qui œuvra, parfois dans l’ombre, pour rendre au livre pour enfants la lumière qu’il mérite. Dès lors, non content de promouvoir l’édition belge francophone, le Centre met aussi à la disposition du public des ouvrages japonais, brésiliens, africains, italiens, espagnols, néerlandais etc. De nombreux essais relatifs à la littérature jeunesse sont également disponibles et l’accent sera mis sur l’importance de lire avec les bébés, un des autres credos de Michel Defourny.

 

par Laurence Bertels

( La libre Belgique – mercredi 15 septembre 2010 )

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:32

·     

 

      Dorothée, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

Mon style évolue, enfin je l'espère... la pensée est similaire, probablement plus affirmée, et la méthode identique. J'écris instinctivement, sans brouillon et ce depuis toujours. L'auteur d'aujourd'hui n'a pas plus d'assurance, travail autant, voir même plus.

 

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Un auteur jeunesse est un auteur tout court. Mais ça, ce n'est pas encore assimilé par tout le monde...

Auteur jeunesse, ma définition :

Personne curieuse, inventive et aimant transmettre aux enfants, qui imagine des histoires pour faire rêver, instruire et partager des émotions. 

L'auteur jeunesse a pour mission de déclencher et transmettre la passion pour la lecture aux adultes de demain.   

 

Photo : http://www.arl-haute-normandie.fr/Annuaire/Auteurs-Dorothee-Piatek-78.htm

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:27

 

 

Au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris, Olivier BARROT présente le livre "Les treize tares de Théodore", de Susie MORGENSTERN, paru aux éditions L'ECOLE DES LOISIRS.

 

 

 

Vidéo à regarder sur...
http://www.dailymotion.com/video/xf28dd_susie-morgenstern-les-treize-tares_news

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com