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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:28

L’histoire :

Le jeune Johny est en vacances au bord de la mer avec ses parents. Profitant d’une sieste de ceux-ci, il prend un peu d’argent dans le porte-monnaie de sa mère et se met à la recherche d’un vendeur de glace, bien décidé à prendre un peu de bon temps. Mais rapidement, il se fait dérober son argent. N’écoutant que son courage – et son estomac – il poursuit le voleur, mais finit assommé. Quelques temps plus tard, il se réveille à bord d’un étrange bateau-village dans un monde qui semble bien différent du sien. Le voyage de Johny Jane peut commencer et une chose est sûre, il se sera pas de tout repos !

Thème :

Conte merveilleux / Voyage / Aventure / Amitié /Tolérance / Entraide / Courage / Pirate

 

Commentaire :

 

Pour rêver ! Pour s’évader ! Pour s’amuser !

Voici un conte plein de péripéties, de fantaisie et d’humour où les mots sont de véritables images, un conte plein de surprises, peuplé de personnages surprenants, loufoques à souhait qui évoluent dans un univers dépaysant. Bref, un roman joyeusement plaisant au style agréable qui sollicité l’imaginaire du lecteur !

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 11:42

Syros, pourquoi ce nom ?

On dit que le nom Syros a été tiré au hasard sur une carte de la Grèce, symbole de la démocratie. Hasard ou pas, l’histoire de Syros, l’île, n’est pas banale… Habitée depuis l’Âge de Bronze (-1800/-700), Syros connut de nombreuses dominations et invasions (phéniciens, perses, romains, vénitiens, ottomans, russes...), alternant périodes prospères et désastreuses jusqu’au XVIIIe siècle. Pendant la Révolution Grecque de 1821, l’île, sous protection française en raison du grand nombre de catholiques qui y habitait, resta neutre mais participa à l’indépendance en devenant un refuge pour tous les grecs qui étaient persécutés par les turcs, pour ceux qui s’étaient révoltés contre leurs oppresseurs, et pour ceux qui avaient échappé aux massacres et avaient quitté leurs terres. Tous ces émigrés construisirent en quelques années la capitale de l’île, Ermoupolis, qui vit son économie et sa culture fleurir rapidement du XIXe siècle au XXe siècle. Durant cette période de grande prospérité, Syros devint le centre commercial et culturel de la Grèce. Aujourd’hui, Syros, capitale des Cyclades, est reconnue pour ses excellents chantiers de construction navale et sa vie culturelle extrêmement riche.

L’hippocampe du logo Syros, pourquoi cet animal ?

L’hippocampe est considéré comme l’une des créatures les plus fascinantes de tout le règne animal. Appelé également cheval marin, l’hippocampe a toujours la tête droite, ce qui lui donne une allure sérieuse, digne et intelligente. Il ressemble étrangement au cavalier d’un jeu d’échec. Il a une queue préhensile comme celle d’un singe, et s’accroche ainsi aux herbes marines. Son squelette est semblable à celui d’un insecte. Sa couleur change en fonction du milieu où il se trouve, comme le caméléon. Il a également l’aptitude à mouvoir chaque œil indépendamment. Un œil peut regarder devant, tandis que l’autre tourne pour regarder derrière… Le plus étrange est que c’est le mâle qui donne naissance aux petits. Il possède une poche ventrale comme le kangourou, dans laquelle la femelle dépose ses œufs… Présent dans toute la mythologie ancienne, l’hippocampe est un élément culturel et de protection (talisman, porte-bonheur, etc.). Il est représenté dans l’art grec dès l’époque mycénienne, et apparaît notamment dans les cortèges des divinités marines : Neptune et Amphitrite, Thétis et les Néréïdes, l’enlèvement d’Europe etc.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 11:40
   

1972/74 : Création de Syros par trois membres du PSU (Parti socialiste unifié) : un économiste, un journaliste-correcteur, un libraire érudit.

1980 : La CFDT entre au capital ; Jacques Magagnosc, président du PSU Alpes-Maritimes, est appelé à Paris pour diriger les éditions Syros

1982 : La coopérative Ten et la Ligue de l’enseignement, puis les mutuelles (Macif, Unimutualité, Prévoyance sociale) et les éditions Gallimard entrent au capital.

1984 : Un accord est passé avec l’association « L’arbre à livres », spécialisée dans la conception de livres et de jeux d’initiation pour découvrir les différentes cultures. L’image Syros se renforce, notamment au sein de l’Education Nationale

1984/85 : Madeleine Thoby fonde le secteur jeunesse en affichant dans le même esprit que la ligne éditoriale adulte : réflexion sur nos sociétés, donner à lire le monde dans sa réalité et sa diversité. Le premier album, Pika, l’éclair d’Hiroshima, offre le témoignage d’un jeune enfant dans un pays en guerre.

1986 : Catherine Teissandier reprend le secteur jeunesse et lance la collection « Polen » basée sur la calligraphie et des textes poétiques. Claude Gutman met en place la collection « Croche-Patte » avec des textes impertinents et qui prêtent à la polémique. Dans un même esprit, « Souris noire » est lancée par Joseph Périgot. Il fait appel aux auteurs de la « Série Noire » chez Gallimard.

1987 : Fusion avec Alternatives ; intégration dans les locaux des Éditions ouvrières

1989 : Suzanne Bukiet, qui vient de « L’arbre à livres » dirige Syros, assistée de Françoise Mateu (collection « L’arbre aux accents »)

1992 : Charlotte Ruffault remplace Suzanne Bukiet (collection « Les Uns les autres » dirigée par Germaine Finifter, « J’Accuse… ! », « Paroles de conteurs » en 1994). Gérard Lo Monaco est directeur artistique et le « look » de Syros change profondément

1993 : La Découverte rejoint Syros-Alternatives et les Éditions de l'Atelier

1995 : GIE puis fusion avec La Découverte et Syros par Vivendi.

1997 : Françoise Mateu prend la direction de Syros Jeunesse (déclinaison des coll. " Souris poche " et " Les Mini Syros ")

1998 : Rachat de la Découverte & Syros par Vivendi

2002 : Intégration de Syros Jeunesse à Nathan (Éditis)

2004 : Syros Jeunesse fête ses vingt ans !

2005 : Le fonds Syros adulte est repris sous la marque La Découverte. Syros Jeunesse devient Syros, une maison d’édition de livres pour la jeunesse. Sandrine Mini remplace Françoise Mateu. La nouvelle équipe se met en place pour de nouvelles aventures…

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 11:19

La-legende-de-jumbalo.jpg

L’histoire :

Jumbalo est un jeune monstre joueur à l'allure d'ours. Il vit dans la forêt avec tous ses amis : Gaspard le chat, Garrigue dit " lapin pelé ", Mistral l'âne, Choufleur le putois et les autres. Leurs journées se déroulent dans la joie, la complicité et les jeux. Jumbalo est pourtant de plus en plus attiré par les humains qui vivent dans la vallée. Plusieurs tentatives malheureuses le persuadent de ne plus s'occuper des villageois malgré son intérêt évident pour la petite Mariette. Toutefois, l'arrivée de Gavaudan, monstre sanguinaire, va remettre en cause cet équilibre et les résolutions de notre héros seront bouleversées. S'en suivra une lutte sans merci, aux nombreux rebondissements, entre les deux ennemis et leurs alliés. Les villageois échapperont-ils au danger terrible qui les guette ? Jumbalo sera-t-il sauvé ?

Thèmes :

Fantastique / Amitié / Entraide / Solidarité / Courage / Aventure

Commentaire :

Une sympathique et jolie histoire, pleine de bons sentiments, dotée d’une intrigue plaisante. Pour jeunes lecteurs. 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 10:56

Couverture de l'ouvrage : Le crépuscule des Magiciens - Arthur Ténor

Un auteur, Arthur Ténor, un éditeur, seuil jeunesse, proposent aux lecteurs de découvrir le dénouement d’une saga romanesque – « L’elfe au dragon » - via un website dédié.

La série de romans d’héroïc fantasy d’Arthur Ténor, L’elfe au dragon, repose sur la quête d’identité de Kendhil, son héros. Permettre au lecteur passionné, qui n’aurait pas suivi l’intégralité des précédentes aventures, d’obtenir ainsi la clé du mystère offre un choix à la fois ludique et cornélien : préserver le suspense jusqu’au bout, tout en résistant à l’envie de savoir… C’est le principe du « dénouement à la demande. »

Si le sixième tome offre la fin des aventures de Kendhil et de la « communauté de l’elfe », la découverte de la vérité sur l’identité secrète de Kendhil nécessitera une démarche, tel un jeu, pour retrouver sur Internet l’ultime chapitre (mot de passe : révélation). Il suffira de suivre les indications de la dernière page du roman.

Cette innovation ouvre un nouvel horizon à la création littéraire en mariant le livre classique et les potentialités du web.

Révélation sur le web : www.elfeaudragon.com

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 09:44

L’histoire :

 

A onze ans. la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu'elle veut être quelqu'un de normal et se marier. Elle semble aussi s'intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu'elle voit mijoter un brouet destiné : empoisonner le chien des Voisins. Sa mère Ursule, est consternée. C'est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu'elles ont l'air de si bien s'entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu'ils dépassent les espérances d'Ursule. Un peu trop, peut-être.

 

Thèmes :

 

Humour / Sorcières / Le passage de l'enfance à l'adolescence / la construction de la personnalité / le premiers émois amoureux / les rapports entre générations / le rôle des parents.

 

Commentaire :

 

Une histoire amusante, facile à lire… avec une narration très originale: chacun des protagonistes fait progresser l'histoire en la racontant à sa façon et de son point de vue.

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 10:40

 

  A quatorze ans, ce fils de boulanger quitte l'école pour le fournil. Ça se sent.

 

Sa culture limitée est pleine de trous. Il connaît mieux le vignoble, les bateaux et la taïga que la littérature. A quinze ans, il écrit déjà des romans, mais ne sera publié qu'à trente-trois ans. Soutenu dès ses débuts par les plus grands (Maurois le comparait à Tchekhov), il sera toujours poursuivi par la hargne des roquets de la critique qui ne sauraient lui pardonner ses tirages.

I l déteste trop les intigues et le parisianisme pour rester à l'Académie Goncourt où il a pourtant de bons amis. Tout le temps que ne lui prennent pas ses déménagements, il le passe à écrire. La grande chance de sa vie comme de sa carrière est la rencontre de Josette Pratte, écrivain québécoise, qui, obligeant ce fonceur à retravailler ses oeuvres, va le faire accéder à une dimension qui lui permettra d'augmenter considérablement son public. Il aime à répéter que l'essentiel de son bagage lui vient de son enfance. Il voue un culte à ses parents, à sa tante Léa et à son oncle au képi blanc dont les récits des campagnes d'Afrique  ont bercé ses jeunes années jusqu'à l'inciter à s'engager. Mais la guerre et ses horreurs font de lui un antimilitariste forcené qui deviendra l'ami intime de Louis Lecoin. Il placarde aux murs de son bureau des phrases qui vont l'accompagner partout : "Ôtez les armées et vous ôtez les guerres" (Victor Hugo). "Le monde ne sera sauvé, s'il doit l'être, que par des insoumis" (André Gide).  Sa plus grande joie d'écrivain lui vient des écoles où il entre dès ses premiers romans publiés. C'est la revanche de celui qui, au fond, regrettera toujours de n'avoir pas eu de temps à consacrer à l'étude. Il sait pourtant que ce qui nourrit son oeuvre ne vient pas de ses lectures, mais de ce qu'il a vécu ; et Jean Guéhenno, dont il est heureux et fier d'avoir été l'ami, lui répète souvent qu'il lui envie son torrent de conteur. A ceux qui lui reprochent d'écrire trop il répondra en essayant jusqu'au bout d'écrire davantage, en transpirant toujours plus, faisant sa devise de ce mot de Mauriac : "Notre vie vaut ce qu'elle nous a coûté d'efforts."

 

Bernard Clavel

 

"Dictionnaire des écrivains contemporains de la langue française par eux-mêmes" 
(1988 - réédition augmentée Mille et une nuits, 2004)

 

 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 10:37

L’écrivain, qui vient de disparaître à 87 ans,   était l’auteur de plus d’une centaine de livres et avait su capter l’héritage  des grands conteurs réalistes

 

    Avec Bernard Clavel disparaît un des derniers grands écrivains populaires et un des derniers vrais écrivains du terroir. Il était né le 29 mai 1923 à Lons-le-Saunier d’un père boulanger et d’une mère fleuriste, dans un milieu où la vie n’était pas facile, où l’on ne pouvait acheter beaucoup de livres mais où la culture était respectée, où les récits oraux tenaient une grande place.

 

    Son enfance fut bercée par les récits de son oncle Charles dont il a fait revivre le visage dans Le Soleil des morts. De cet homme, né pauvre lui aussi, engagé dans les bataillons de l’armée d’Afrique au début du XXe siècle et qui vécut la Grande Guerre, puis les combats de la Résistance, il déclarait : "Il a contribué à fixer la couleur de mon âme." Son adolescence fut marquée par l’expérience traumatisante de l’apprentissage, traditionnel à l’époque pour qui ne pouvait – ou ne voulait plus, comme lui – continuer l’école.

 

    Et à l’école le jeune Bernard s’ennuya beaucoup, préférant la rêverie, la lecture, la fuite dans l’imaginaire. Son père ne voulant pas qu’il réalise son rêve – devenir peintre –, il se retrouva à 14 ans apprenti pâtissier à Dole où il subit les brimades d’un patron injuste et féroce, dont il devait se souvenir lorsqu’il écrivit La Maison des autres. Il lui

devait sans doute une part de son existence pleine de révoltes, de voyages, de fidélités aussi, à ses maîtres : Hugo, Giono, Jean Guéhenno, Simenon ou Romain Rolland, dont il adopta très vite le pacifisme.

 

 

Prix Goncourt en 1968 pour Les Fruits de l’hiver

 

     Pour gagner sa vie, il enchaîna les petits métiers, fut lutteur de foire, bûcheron, ouvrier dans une chocolaterie, dans une fabrique de verre de lunettes, vigneron, employé à la Sécurité cociale, relieur… Tous ces métiers, comme pour Gorki qu’il admira toujours, furent pour lui "ses universités". Sous l’Occupation, il rejoignit le maquis du Jura, présent dans plusieurs de ses livres. La découverte dans le grenier familial des ouvrages de Victor Hugo avait été pour lui une révélation. Il essaya quelque temps de vivre de sa peinture, puis il y renonça, et dans un premier temps, accumula les textes qu’il détruisait, subissant un échec pour son premier manuscrit.

 

    C’est en 1956 que René Julliard, grand découvreur, publia L’Ouvrier de la nuit, salué dès sa parution. D’emblée il fut encouragé par Jean Réverzy, Marcel Aymé et, ce qui peut étonner, Gaston Bachelard et Gabriel Marcel. De nombreux succès de librairie suivirent et Bernard Clavel allait être publié par un autre grand éditeur, Robert Laffont (décédé en mai dernier) : L’Espagnol (1959), Malaverne (1960) Le Voyage du père (1965), L’Hercule sur la place (1966).

 

    En 1968 paraît Les Fruits de l’hiver qui obtint le prix Goncourt. Il avait, contre le conseil de Robert Laffont, voulu être publié en février plutôt qu’à la rentrée. Son livre durant quelques mois ne suscita aucun écho, mais lui donna l’occasion de faire des signatures dans les usines, juste avant le fameux mois de mai. Il sentit que tout bouillonnait dans la France ouvrière. Ce roman est le quatrième tome d’une saga, "La Grande Patience", qui comprend La Maison des autres (1962), Celui qui voulait voir la mer (1963) et Le Cœur des vivants (1964) et constitue une évocation douloureuse de son enfance, de son adolescence et de ses parents. 

 

 

Son plus grand regret : que ses parents n’aient pu connaître son succès

 

     Son plus grand regret était que, morts, ils n’aient pu connaître son succès et           compris qu’il n’était pas simplement un peintre raté. À ces portraits succèdent des figures auxquelles tout au long de sa vie Clavel va s’attacher, des gens humbles, vignerons, rouliers, mariniers, petits artisans, compagnons du Tour de France.

 

    "Je suis, déclara-t-il un jour, essentiellement un romancier, un conteur,                   c’est-à-dire un homme qui porte en lui un monde et qui s’acharne à lui donner la vie."  De ses personnages, il avait coutume de dire qu’il ne les avait jamais imaginés, il les avait rencontrés, ils venaient de la vie. Pour les rencontrer, ajoutait-il, il fallait les chercher, souvent en voyageant. Bernard Clavel voyagea et déménagea sans cesse.

 

    Pourtant l’enracinement dans une région, autour de Lons-le-Saunier, autour de Lyon, est au cœur de son œuvre. Dès son premier roman, Vorgine, qui fut d’abord refusé, puis publié en 1956, le Rhône était présent, ce fleuve qui lui avait donné envie de peindre et d’écrire : "Le Rhône, ce sont des hommes, des femmes, tout un petit peuple parmi les lumières."

 

    Une autre grande saga éditée à la fin des années 1970 le ramena en Franche-          Comté : dans Les Colonnes du ciel, il faisait revivre la guerre et la peste qui ravagèrent cette région de 1635 à 1645. Et puis il revint à des paysages d’eaux et de forêts sauvages. Clavel avait toujours aimé l’hiver, les plaines gelées et silencieuses, les          vastes étendues de neige, les animaux en liberté.

 

    Les terres de l’Amérique du Nord qui lui rappelaient les saisons de son enfance lui inspirèrent une autre immense saga, "Le Royaume du Nord" (Albin Michel) où d’autres héros, les pionniers canadiens, entrent en scène, où les histoires sont proches de celles de Mayne Reid et de James Oliver Curwood.

 

 

Il possédait le souffle, le don de l’émotion, le lyrisme dans la simplicité

 

    Auteur d’une centaine de livres – romans, nouvelles, essais, contes pour enfants –, traduits en d’innombrables langues, lauréat de nombreux prix, Clavel était insensible aux honneurs, aux calculs, aux vanités du petit monde littéraire. Devenu juré Goncourt en 1971, il en démissionna en 1977. Insoumis, révolté par la souffrance et l’injustice, il s’opposa jusqu’à la fin à la corruption par l’argent, à la violence organisée, il se battit pour les enfants, les pauvres, pour la protection de la planète. Et il avait avoué que sa foi en Dieu s’effritait lorsqu’il regardait le malheur des hommes.

 

    Il s’était marié en 1945 avec Andrée David qui lui donna trois enfants. Il devait dire d’elle et de Jacques Peuchmaurd, qu’il avait connu chez Julliard, que s’il ne les avait pas rencontrés, il n’aurait jamais pu écrire. Plus tard, au Québec, il fit la connaissance de Josette Pratte, qui devint sa seconde épouse, sa première lectrice et qui s’occupa de l’édition de ses livres.

 

    Des romanciers du XIXe siècle, il possédait le souffle, l’aptitude à construire une histoire, à suivre des fils solides dans la narration, le don de l’émotion, le lyrisme dans la simplicité. D’eux aussi il a hérité un monde – des paysans, des artisans, des modes de vie, des traditions, des savoirs, des valeurs – tout un univers qui est en train doucement de disparaître.

*

par Francine de Martinoir

( La Croix – mardi 5 octobre 2010 )

 

 

 http://www.la-croix.com

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:35

 

 

L'IUFM d'Aquitaine vient d'annoncer la création officielle du premier Master d'édition scolaire et de jeunesse, avec pour partenaire le Syndicat national de l'édition et Savoir Lire, association regroupant les six éditeurs scolaires Belin, Bordas, Hachette, Hatier, Magnard et Nathan.



 

    Dans le cadre de la formation Master qui se déroule en deux années, une nouvelle option s'offre aux étudiants avec le Master Sciences pour les métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, une formation aux métiers de l’édition scolaire, parascolaire et de jeunesse, délivrée en 2e année de master.

 

    Ce dernier se fixe pour objectif d'assurer, sur l'initiative de Brigitte Louichon enseignant-chercheur, professeur de Littérature à l’IUFM d’Aquitaine et d’Isabelle Magnard, présidente de Savoir Livre, de donner accès à "des compétences générales et techniques dans les domaines spécifiques de l’édition scolaire et de l’édition de Jeunesse :(responsabilité éditoriale, assistanat éditorial, lecture, correction, mise en page, rédaction, secrétariat d’édition, assistance au service des droits, recherche iconographique."

 

    En outre, la formation passe également par un cursus universitaire théorique et une confrontation à l'expérience des professionnels de l'édition, précise un communiqué.

    "L’équipe enseignante est composée d’enseignants-chercheurs et d’enseignants de l’IUFM spécialistes des didactiques des disciplines, de la littérature et de la littérature de jeunesse, ayant - en tant qu’auteurs - une expérience de travail avec les éditeurs scolaires ; d’enseignants-chercheurs et d’enseignants de l’IUT “métiers du livre” de l’université Michel de Montaigne Bordeaux 3 ; de professionnels de l’édition scolaire et parascolaire et de professionnels de l’édition de Jeunesse. »

 

    Dans ce contexte, l'étudiant sera amené à effectuer un stage d'une semaine dans un établissement scolaire suivi de dix autres dans une maison d'édition.

    Ensuite, restera encore à se forger un carnet d'adresses.

 

par Nicolas Gary

( ActuaLitté - vendredi 17 septembre 2010 )

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:29

 

Créer une formation spécifique au domaine de l'édition jeunesse et scolaire

 

Entretien avec Brigitte Louichon, enseignant-chercheur, professeur de Littérature à l’IUFM d’Aquitaine.

 

Pourquoi la création de ce Master ? Pourriez-vous nous en raconter l'historique ?

 

    D’abord, ce n’est pas un master, mais une spécialité du Master "Métiers de l’en-             seignement, de l’éducation et de la formation". L’IUFM d’Aquitaine a élaboré son offre de formation dans le cadre de la circulaire n° 2009-1037 du 23-12-2009, précisant les conditions de "Mise en place des diplômes nationaux de master ouverts aux étudiants   se destinant aux métiers de l'enseignement - rentrée universitaire 2010". Cette circulaire précise : "Si tous les masters donnent accès aux concours de recrutement, les éta-blissements d'enseignement supérieur sont invités à construire des cursus de formation ouvrant sur des débouchés professionnels, en s'appuyant sur leur potentiel scientifique  et pédagogique".

 

    C’est pour obéir à cette prescription que la spécialité "édition scolaire et de   jeunesse" a été imaginée. Au départ, notre "potentiel scientifique et pédagogique" nous  a amenés à penser que nous pouvions proposer une spécialité "production de savoirs didactiques" (spécialité recherche) à laquelle nous pouvions associer une dimension "diffusion des savoirs didactiques" (production de documents pédagogiques). De fait, nombre d’enseignants ou enseignants-chercheurs en IUFM sont aussi auteurs d’ouvrages pédagogiques (incluant les manuels scolaires). C’est ainsi que nous avons d’abord pensé à l’édition scolaire et contacté Isabelle Magnard avec laquelle j’avais travaillé et dont je connaissais l’implication dans SavoirLivre, l’association des éditeurs scolaires.

 

    À ce jour, il n’existe aucune formation spécifique à ce domaine particulier de   l’édition. Or, la familiarité avec le monde de l’école, de ses acteurs, de ses fonc-tionnements, le questionnement sur la place et les usages pédagogiques effectifs des produits de l’édition scolaire et la connaissance des contenus didactiques font parfois défaut aux professionnels de ce secteur. C’est la même logique qui a prévalu lorsque nous avons souhaité associer édition scolaire et édition Jeunesse.

 

    Il nous a semblé que l’IUFM pouvait proposer une formation en s’appuyant sur son potentiel pédagogique, dans le cadre d’une collaboration avec le SNE, et particu-lièrement SavoirLivre. Enfin, l’existence à Bordeaux d’un IUT "métiers du livre", formant des étudiants à l’édition jusqu’au niveau de la licence professionnelle a été un point déterminant. Nous avons associé à notre projet les enseignants et enseignants-chercheurs de cet IUT spécialisés dans l’édition.

 

Quelle formation sera délivrée pour ce qui est du livre numérique ?

 

    Il y aura bien sûr des cours spécifiques. Par exemple concernant la lecture (comme activité) ou encore les usages du manuel bimédia. Mais ce que nous avons voulu c’est que chaque cours intègre cette dimension. Par exemple, ce matin, j’ai travaillé avec mes étudiants sur l’apprentissage de la lecture au CP dans une perspective didactique. Un de mes collègues va travailler dans quelques jours sur les méthodes de lecture proposées par les éditeurs scolaires et il intégrera les productions numériques. Il en sera de même en droit, en économie, en marketing. Il sera partout comme une évidence. Dans le même temps, nos étudiants vont aller dans les établissements scolaires, les classes et ils vont interroger les enseignants sur leurs usages du numérique.

 

Combien d'élèves attendez-vous pour cette première année ? Sentez-vous une demande forte de la part des étudiants ?

 

    La rentrée a déjà eu lieu et nous avons dix étudiants. Le problème de cette rentrée, ça a été l’information. Je suis convaincue que dès l’année prochaine, nous aurons à l’IUFM en première année du master enseignement des étudiants qui viseront le M2 édition. La sélection sera sans doute plus difficile, car nous maintiendrons un effectif de 15 à 20 étudiants maximum (dont quelques-uns relevant de la formation continue).

 

Quel sera l'apport des enseignants-chercheurs dans ce nouveau Master ?

 

    L’équipe pédagogique compte des EC en littérature, arts, langue, TICE et édition. Ainsi, la formation, quoique professionnelle (puisqu’elle intègre un stage de 10 à 12 semaines en entreprise et un projet tutoré par une éditrice), intègre les connaissances les plus récentes. Pour donner un exemple, je suis EC en littérature et je travaille sur l’édition contemporaine scolaire et de jeunesse des œuvres du patrimoine littéraire Jeunesse. Les problématiques que je soulève intéressent les éditeurs et j’intégrerai  bien sûr ces données à mes cours.

 

par Nicolas Gary

( ActuaLitté - vendredi 17 septembre 2010 )

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com