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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 10:45

Textes et illustrations, une indispensable solidarité

Ainsi, peu de sujets restent tabous en littérature jeunesse mais, pour les éditeurs, la différence réside dans leur traitement. Et là, l'auteur et l'illustrateur jouent un rôle-clé. Comme le souligne Valéria Vanguelov : ''La complémentarité entre le texte et l'image est essentielle au traitement de sujets tels que la douleur de la perte d'une mère, comme dans 'Julie capable' de Thierry Lenain, afin que l'album soit un vecteur d'espoir. Il faut que le rythme de l'illustration vibre au même tempo que l'histoire.'' La collection ''Les Petits Bobos de la vie'', elle, est née d'une réflexion commune entre l'auteur et médecin Eric Englebert et l'illustratrice Claude. K. Dubois : ''ces connivences sont indispensables à l'efficacité du livre...''

Des livres-passerelle et non des livres-médicament...

Première remarque, consensuelle, chez tous les éditeurs jeunesse. Ces livres sont des livres-passerelle, non des livres-médicament. Pour Valéria Vanguelov, ''le principal est d'aider des enfants en difficulté. Dans un deuxième temps, l'enfant peut en arriver - à partir du livre - à verbaliser et à dialoguer avec son entourage. Et réciproquement, les parents peuvent se servir d'un album pour aborder un sujet complexe ou traumatisant, et en discuter avec l'enfant. Mais ce n'est en aucun cas un 'médicament' !'' Même réaction chez Hatier Jeunesse : ''Pas question de faire des livres 'médicament', de livrer des réponses 'toutes faites'. Le récit et l'illustration sont conçus afin que chaque jeune lecteur puisse trouver des pistes pour mettre en mots son problème et, s'il le veut, en discuter avec les adultes.'' L'important est de permettre l'instauration d'un dialogue, interne ou externe au livre. Ainsi note-t-on chez Rageot que : ''L'adjonction - autour du héros - de personnages adjuvants d'âges divers, crée des figures de recours tant pour le héros que pour le jeune lecteur.''
En conclusion, quelle que soit l'histoire, le livre doit rester l'allié de l'enfant ainsi que de ses parents. Dans un monde menacé, en dépit de la multitude d'informations, par le mutisme et l'absence de communication, quelle plus belle ambition !

 

 Source : http://www.hachette.com/mag/027/000000008412/la-littarature-jeunesse-madiatrice.html

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:13

L’auteur aujourd’hui

·         Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

Non, je pense être restée égale à moi-même.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

Un auteur pour la jeunesse est un auteur tout court. Et j’en suis un.

 

 

L’écriture :

 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 Parce que, comme dit Semprun, l’écriture c’est la vie. Non, ça ne s’explique pas

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est quelqu’un qui vit de son écriture.  

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 L’écriture ne s’apprend pas. Elle est innée. C’est une forme d’art. On peut apprendre à écrire sans fautes mais pour  écrire un livre il faut un truc en plus.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Moi, je suis une passeuse d’Histoire.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

Le déclic s’est fait à l’âge de douze ans quand j’ai lu le Journal d’Anne Frank. Depuis, je n’ai jamais cessé d’écrire.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Oui, bien sûr, pour être lue, sinon je ne gagnerais pas ma vie. Mais je ne pense pas à mon public, à mes lecteurs quand j’écris, je pense à moi.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Non, je ne pense pas

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Je fais feu de tout bois. Tout me sert. Je regarde, j’écoute, je lis…

 

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Des carnets oui, mais je prends peu de notes au préalable. Je fonce directement.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-t besoin d’isolement ?

J’écris quand je peux, où je peux. Plus l’été que le restant de l’année car j’ai terminé mes déplacements. Non, je n’ai pas besoin d’être seule, ni dans un lieu précis.

 ·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mon éditrice/éditeur. C’est le meilleur juge. Mon entourage lit après.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 J’aimerais arriver à écrire une grande saga d’une famille du 20ème siècle.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Oui à tel point que je ne m’en prive pas. J’ai publié 3 romans avec Rachel Hausfater : De Sacha à Macha chez Flammarion, Le petit roman portable chez Hachette, et L’ombre publié chez Bayard et maintenant chez Nathan

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Tout est relatif. Moi, je ne vis que de ma plume et j’y arrive quand même.

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Tout ce que je suis rejaillit dans mon écriture

 

 

Tes personnages :

 

·         Comment crées-tu tes personnages ?

Je ne le crée pas, ils se créent tout seul.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Oui, complètement. Ce sont eux qui mènent la danse.

 

·        Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

Oui, surtout l’aspect psychologique.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Intissar, la jeune kamikaze palestinienne de mon livre « Tant que la terre pleurera » Casterman. J’ai eu beaucoup de mal à me glisser dans la violence de son personnage.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Momo, petit prince des Bleuets

 

Les lieux :

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

La plupart de mes livres ont pour cadre mon propre cadre. Ils se déroulent tous soit à Paris, soit dans d’autres endroits où j’ai vécu.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Cela m’arrive. Pour mon prochain roman, j’ai passé beaucoup de temps dans le cimetière du Père Lachaise.

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

Oui, cela ne me pose aucun problème.

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

La dernière.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Tous les styles. J’aime varier.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Très facile mais cela ne m’empêche pas de retravailler beaucoup mes textes

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

Euh… Je ne sais pas.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 La réflexion peut durer très longtemps mais cela dépend des livres. J’en publie trois ou quatre par an.

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

J’aime tout.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Je n’ai pas l’impression de tra           vailler beaucoup la construction et le choix des mots. Cela vient tout seul.

 

*         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 Je fais attention à ce qu’elles ne soient pas trop longues pour faciliter la lecture des plus jeunes. Mais j’adore les points de suspension.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Qu’elle chante.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Ça dépend du livre, du thème. Mais ça m’arrive.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:12

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Effectivement, tout ce qui est écrit n’est pas forcément littérature. Le terme me semble souvent usurpé.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

C’est une forme d’écriture comme une autre, oui, une écriture à part entière. Mais encore une fois, le terme est ici trop pompeux. Dommage qu’il n’en existe pas d’autre.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Oui, surtout à l’école, pour en donner le goût. C’est une question de culture. Il faut avoir lu certains textes.

 

 

L’avenir du livre ?

 

·         As-tu un avis dessus ?

Pas particulièrement, mais je n’ai pas non plus d’inquiétude.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Non, au contraire. Je pense qu’elles cohabiteront pendant pas mal de temps encore et que les nouvelles technologies feront de nouveaux lecteurs.

 

 

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

J’écris ce que je suis et je suis ce que j’écris.

Ce qui me guide, me pousse, me fait avancer : le plaisir d’écrire.

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Dans la maison de Saralé, un album publié chez Casterman et illustré par Nathalie Novi

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

Parce que ça fait partie du métier et c’est un réel plaisir qui me permet de sortir de temps en temps de ma tanière et de rencontrer les lecteurs et les autres auteurs.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Non, parce que lorsque j’écris, je ne pense pas à l’autre, au lecteur. J’ai toujours l’impression de n’écrire que pour moi.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

Euh…. Je ne sais pas. On m’en fait beaucoup (lol)

 

 ·         La réflexion la plus dure ?

Aucune.

 

L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 Oui, on peut tout écrire tout dépend comment on le fait. Mais au vu de ce qu’ils voient et entendent chaque jours par le biais des médias, on peut se dire que la littérature jeunesse donnerait plutôt le moral que le contraire.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Je n’ai jamais eu de problème et mes livres marchent plutôt bien.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Je ne me pose pas ce genre de question quand j’écris. J’écris ce qui me plaît à moi et non aux lois du marché.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:10

 

 

Les éditeurs, l’édition :

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié ?

Je ne sais pas trop ce qu’est la « mode » en écriture. Je pense qu’en littérature jeunesse il y a de la place pour tous les genres et que nous résistons bien plus aux phénomènes de mode que d’autres secteurs.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Libre comme l’air, mais je n’envoie pas mes textes à ceux qui n’aiment pas ce que j’écris, ce que je suis.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Pas d’interdiction mais je retravaille énormément mes textes avec mes éditeurs. Je fais confiance en leur jugement et dans l’intérêt qu’ils ont à perfectionner le texte.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

J’écoute attentivement les conseils mais j’en prends et j’en laisse. Je garde ce que à quoi je tiens. Oui, je suis un auteur libre.

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Oui, c’est indissociable.

 ·         Pour toi, lire c’est quoi ?

C’est vivre.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Joker, il y en a trop.

Si je ne devais en retenir qu’un seul, c’est un doublé: Romain Gary/Emile Ajar…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

La liste est longue également : Les Susie Morgenstern, Rachel Hausfater, Marie-Aude Murail…

Mon dernier coup de cœur gigantesque : le garçon en pyjama rayé de John Boyne, Folio junior. 

 

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Beaucoup de romans, documents, récits, témoignages sur la Shoah.

Beaucoup de romans contemporains.

Beaucoup de littérature jeunesse : albums et romans.

Beaucoup de dictionnaires, encyclopédies.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 Ils sont rangés partout dans la maison. Classés par genre.

 

·         Comment les achètes-tu ?

De manière compulsive, par 5/10 à la fois.

 

 ·         Quel est le livre sur table de chevet ?

Les eaux mêlées de Roger Ikor

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Je ne pense pas âtre influencée par qui que ce soit quand j’écris. Mais tout auteur se nourrit de la littérature des autres. C’est une accumulation d’ingestion d’auteurs et de livres qui m’ont fait tomber dans l’écriture.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

J’écrirais à Anne Frank pour lui dire ô combien je regrette qu’on ne l’ait pas laissée devenir le grand auteur qu’elle aurait mérité de devenir.

 

 

 

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 10:51

 

L'écrivain Marie Desplechin s'agace contre l'enseignement du français à l'école.

Vidéo à regarder sur…

http://videos.orange.es/video/iLyROoafJbIs.html

Une vidéo du site d'information http://LeLocuteur.info

 

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 10:02

Interview après la remise du prix Kilalu 2010

Vidéo à regarder sur...

 http://www.youtube.com/watch?v=bGfeIdqEuKU

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 09:54

Mes livres sont  rangés, classés. Chez nous, des pans entiers de murs sont des rayonnages. Il y a les classiques jusqu’aux contemporains, des sections théâtre, polar, poésie…Les livres d’enfance sont dans une vitrine, nous avons deux bibliothèques de BD, une autre de mangas…

 

          Marie-Aude, quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

 

Dickens est mon auteur préféré. Depuis mes 17ans.

 

         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

Justement à Dickens ! Je lui enverrai une lettre de groupie de remerciement pour être ma bonne fée.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 11:53

 

Je ne suis pas inquiète hormis pour les droits d’auteurs et que des tas de gens risquent de rester sur le carreau.

 

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 11:51

       Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié ?

 

L’éditeur intervient peu dans mon écriture. Nous avons de vrais échanges avec mon éditeur, il s’agit d’un travail en commun que j’ai voulu car à L’Ecole des Loisirs il y a une super équipe. On discute de tout, du fond, de la forme. Le travail sur la maquette, pareil, se fait ensemble. Je suis en confiance, nous allons dans le même sens pour obtenir le meilleur. On discute du choix de l’illustrateur, du traducteur. Il faut savoir complimenter, dire bravo, merci ! Cet esprit d’entreprise me plait.

 

         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Je fais attention à ce que j’écris pour les mineurs. Mais sinon je me sens libre et pas du tout brimée.

 

         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

De tenir des propos édifiants pour le public que je préfère, les enfants et les ados.

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 09:21

Ambiance et interviews au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse 2009 du 26 Novembre.

 

Par ordre d'apparition à l'écran : Béatrice Nicodème, Nathalie Legendre, Mikaël Ollivier, la responsable communication d'Ave Comics.

Interviews réalisées pour le site Les Histoires Sans Fin.com, site spécialisé en littérature jeunesse.

 

VIDEO à regarder sur...

http://www.dailymotion.com/video/xbaca3_salon-du-livre-et-de-la-presse-jeun_creation

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

  19.JPG 20.JPG

 

Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com