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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 09:15

Certains n’aiment pas la fantasy, c’est leur droit !

Leurs raisons ?

-       Le manichéisme des histoires. La perpétuelle lutte du bien contre le mal. Est-ce que la vie est si simple ?

 

-       La magie permanente qui résout tout. Il n’y a aucune explication. L’homme subit en permanence : ni son courage ni son intelligence ne suffisent à le rendre maître de son destin. Il s’agirait là d’une nouvelle religiosité !

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 08:33

          Te considères-tu comme un auteur engagé ?

 

Non ! Je ne suis pas « engagée » comme un Thierry Lenain peut l’être. Je ne suis pas une militante ! Certes mon roman « Oh, Boy ! » évoque l’homophobie mais au départ il s’agissait juste de prendre plaisir à écrire, d’une démarche naïve, l’envie de m ‘identifier à des personnages différents, dérangeants. J’écris avec sincérité sur des thèmes qui me touchent et ce n’est pas un combat.

  

         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer les affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ? Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Tant mieux si certains écrivent des histoires de dragons ! Cela me permet, à moi, d’écrire mes histoires Oui, l’écriture engagée existe toujours ! Les enfants aiment aussi le monde tel qu’il est aujourd’hui, les histoires de vie. Les lecteurs me l’écrivent.

 

         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

 Il ne faut pas mépriser le goût du public : cela m’intéresse de tenir compte de l’avis des éditeurs, du public. J’aimerais que L’Ecole des Loisirs tienne compte du fait que leurs couvertures ne sont plus au goût du jour. Je ferraille aussi avec mon éditeur sur l’idée que la 4ème de couverture doit raconter quelque chose. L’enfant a besoin de savoir où il va.

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:04

L’auteur aujourd’hui

 

·         Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Moins de pression, moins de stress : j'ai déjà eu quelques publications, quelques prix, j'ai l'impression d'avoir atteint la limite de ce que mon petit talent me permet de faire, alors maintenant, si ça ne marche plus, c'est pas grave.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Un auteur qui se prend sans cesse la tête afin de savoir si ce qu'il écrit sera bien adapté à la jeunesse, ne sera pas trop ci ou pas assez ça...

J'en suis un.

 

L’écriture :

 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 

Je me suis mis à écrire lorsque j'étais enfant, parce que je m'ennuyais en classe, et parce que je n'étais pas content de la vie que je menais. J'ai donc eu un gros besoin de me réfugier dans l'imaginaire.

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

 

Être écrivain, c'est écrire. Écrire, c'est aligner des mots.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 

Je ne pense pas que l'on puisse apprendre à devenir écrivain. C'est quelque chose que l'on a en soit, ou que l'on n'a pas.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 

Je n'en ai pas.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

C'est arrivé très tôt (voir réponse plus haut).

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

J'écris pour mes lecteurs, pour être lu, pour faire mon intéressant et satisfaire mon égo. L'écriture est quelque chose de très narcissique.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

 

L'éditeur m'a donné quelques conseils, au moment de retravailler le texte avant envoi chez l'imprimeur. Quant au public, il m'a influencé une fois : lors de rencontres avec des jeunes lecteurs, on me reprochait de ne mettre en scène que des héros masculins. A force d'entendre ça, je me suis décidé à écrire un roman avec une héroïne.

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

Je m'inspire de souvenirs personnels, de faits d'actualités, et de choses que je n'ai pas vécues mais que j'aurais bien aimé vivre.

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

Un plan et des carnets, c'est exactement ça : je fais toujours un plan avant de commencer à rédiger, et j'ai des carnets dans lesquels je note des idées.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? As-t besoin d’isolement ?

 

Le matin, avec un stylo et un papier ou un ordinateur, et si possible isolé.

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

Ce sont effectivement des proches qui me lisent en premier. Pourquoi ? Comme ce sont des proches, ils ne sont pas loin, et c'est pratique.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 

J'aimerais écrire des choses drôles, mais c'est dur d'être drôle.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

 

Non seulement cela me tente, mais je l'ai fait. Il y a trois ans, j'ai revu un ami qui avait une grosse envie d'écrire. Je lui ai proposé de faire un cadavre exquis. On s'est lancés, la mayonnaise a pris, et nous voilà avec un roman qu'on vient de terminer, et qu'on va essayer de publier.

 

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

 

C'est très difficile, j'y ai renoncé, et c'est l'Éducation Nationale qui me fait vivre (je suis instit).

 

·         Qualités et défauts de l‘Homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 

Qualités : tenace, opiniâtre, volontaire. Des qualités qui servent quand on est écrivain.

Défauts : maniaque, obsessionnel, solitaire. Des défauts qui servent quand on est écrivain.

 

 

Tes personnages :

 

·         Comment crées-tu tes personnages ?

 

Pour le personnage principal, c'est simple : je me mets devant un miroir et m'inspire de ce que j'y vois. Pour les autres personnages, c'est l'histoire qui les façonne.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

Il m'est arrivé d'être un peu dépassé par mes personnages, que leurs personnalités prennent des voies que je n'avais pas prévues.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

C'est l'aspect psychologique, effectivement.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Ils m'en ont tous autant fait baver.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

Bien qu'ils m'en aient tous fait baver, je ne leur en veux pas, et je les aime tous autant.

 

 

Les lieux :

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

 

Je m'inspire généralement de lieux que je connais déjà, et dans lesquels ça me plait de placer des actions.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 

Généralement, je parle de lieux que je connais déjà. Mais ça m'est arrivé une fois d'aller visiter une région que je ne connaissais pas, et dans laquelle j'avais envie de situer l'action d'un roman.

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

 

C'est plus facile de partir de ce qu'on connaît.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:58

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Ce sont les phrases de description. J'ai toujours eu horreur de lire des passages descriptifs, et j'ai donc naturellement horreur de les écrire.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

J'aime beaucoup le "je", histoire de bien me mettre dans la peau du personnage.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

C'est laborieux, lent, et je rature beaucoup.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Dépouillé, sans fioritures.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Il me faut environ 8 à 10 mois pour écrire un livre, tout compris.

J'écris un livre par an maxi. Depuis la naissance de mon deuxième enfant, c'est tombé à zéro.

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

J'aime bien le tout début, quand je n'ai presqu'aucune idée de ce que sera fait le roman, et que je sens que tout est possible, tout est ouvert. Après, plus on avance dans l'écriture et plus ce champ des possibles se resserre.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Il est d'autant plus important que lorsqu'on s'adresse à des jeunes, il faut faire attention aux mots qu'on utilise.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Au départ, ma tendance naturelle était de faire des phrases à rallonge. On m'a vite fait remarquer que c'était souvent lourdingue, et surtout pas adapté à un lectorat jeune. Donc, je fais toujours des efforts pour raccourcir au maximum mes phrases.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Quand, à la lecture, on a l'impression qu'elle est venue facilement.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

 

Beaucoup, non. Un peu, oui.

 

 

La littérature :

 

 

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

Le Petit Robert en donne, entre autres, la définition suivante : "les oeuvres écrites, dans la mesure où elles portent la marque d'une préoccupation esthétique". Il suffit d'écouter une chanson de Gérald de Palmas pour se rendre compte que tout n'est pas littérature.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière 

 

C'est une littérature adaptée à de jeunes lecteurs.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Oui, parce que si on ne les connaît pas, on passe pour un inculte.

Non, parce que c'est chiant.

 

 

L’avenir du livre ?

 

·         As-tu un avis dessus ?

 

Non.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

Peut-être.

 

 

 

Le fruit de ton imagination :

 

  

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

 

Tous.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 

Parce qu'on m'invite, pour rencontrer d'autres auteurs, pour le vin d'honneur inaugural.

Ennuyeux ? Ça dépend de beaucoup de choses : de la fréquentation, de son voisin de table, et des quantités ingurgitées lors du vin d'honneur.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

 

Ce n'est pas compliqué, dans la mesure où on ne s'y expose pas directement (contrairement à un musicien sur scène, par exemple).

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

 

"Mon fils n'aimait pas lire jusqu'à ce qu'il découvre vos livres"

 

·         La réflexion la plus dure ?

 

"Si tu me dis que demain, tu arrêtes d'écrire, ce sera parfait"

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:56

petiteFL11.jpg (31690 octets)

 

L’écriture engagée :

 

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

On ne peut pas tout écrire. Évoquer les affres de notre société ? Je serais plutôt pour essayer de faire rêver les ados plutôt que de leur faire retrouver leurs ennuis quotidiens à travers les livres.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Je ne sais pas, vu qu'il n'y a aucune forme d'engagement dans ce que j'écris (je suis un artiste dégagé, comme aurait dit le grand Pierre Desproges).

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

En n'ayant pas besoin de l'écriture pour vivre, donc en se fichant pas mal du marché.

 

 

Les éditeurs, l’édition :

 

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 

J'ai une production très limitée. J'écris les textes que j'ai envie d'écrire, les envoie à des éditeurs en espérant que ça passera, mais à aucun moment je ne me pose la question de savoir si je suis en adéquation avec les goûts du moment.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Complètement libre. La censure : jamais.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

L'éditeur ne me dirige jamais. En tant qu'auteur jeunesse, je m'interdis tout ce qui ne serait pas adapté à l'âge de mes lecteurs.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 

L'éditeur intervient avant la mise en page définitive du livre, pour corriger quelques petites choses qui, à son goût pourraient être améliorées, supprimer ou modifier certains passages. Mais on ne m'a jamais rien imposé, on n'a jamais rien corrigé derrière mon dos, et il y a toujours eu dialogue. Je n'ai jamais pris cela comme une tentative de main-mise de l'éditeur sur mes écrits, mais plutôt comme un regard extérieur et expert porté sur mon travail.

Un auteur libre, ça existe : c'est un auteur qui n'a pas besoin de l'écriture pour subsister.

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 

Pour moi, ça ne va pas de pair, et il n'est pas nécessaire d'aimer lire pour écrire.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 

Trop souvent ennuyeux : je suis un très mauvais lecteur, dans le sens où je suis mauvais public. Neuf livres sur dix me tombent des mains.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

Michel Houellebecq, Pierre Desproges, Jean Van Hamme, Douglas Kennedy, Amélie Nothomb.

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

 "La guerre des boutons" de Louis Pergaud, "Sobibor" de Jean Molla, "La ballade de Cornebique" de Jean-Claude Mourlevat, "l'absente" de Claire Mazard.

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

Un beau bazar : il y a de tout.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 

Rangés un peu partout, classés n'importe comment.

 

·         Comment les achètes-tu ?

 

On me les offre.

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

 

"Petit Ours Brun range son coffre à jouets" (j'ai deux enfants en bas âge).

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

 

Jean Van Hamme. Je lui ai emprunté un début d'histoire, et une ébauche de début d'idée de roman.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

Philippe Delerm. Pourriez-vous demander à votre fils d'arrêter de chanter ?

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 09:51

 

Jean-Marc, est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 

Certainement. C’est la lecture qui m’a donné l’envie et le goût d’écrire.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 

C’est comme regarder un film, mais en mieux.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

Des romans de SF, évidemment : 90% de mes lectures hors documentation. Mes auteurs préférés sont nombreux ! Citons en vrac et dans le désordre : Philip K. Dick (mon idole et mon modèle), Cordwainer Smith, Lucius Shepard, Dan Simmons, Pierre Bordage, Alain Damasio, Catherine Dufour, J.G. Ballard, A. & B. Strougatski, Stephen King, James Morrow, Octavia Butler… Pardon à ceux que j’oublie !

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

Désolé, je ne lis pas de romans jeunesse. C’est pour les mômes, ça, non ?

 

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

Elle est assez variée, bien que comportant environ 80% de science-fiction. Un tout petit peu de BD, quelques classiques, quelques « beaux livres » de photos ou d’illustrations, et de la doc. J’ignore absolument combien j’ai de livres, je n’ai pas dressé de liste. Enfin, ça occupe deux murs et demi de mon bureau.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 

Sur des étagères noires et dans une bibliothèque que j’ai construite moi-même.

 

·         Comment les achètes-tu ?

 

Je dois avouer qu’en tant qu’auteur, les bouquins de SF, je les achète rarement : j’en reçois ou bien les éditeurs m’en donnent. Faut bien un petit avantage, quand même… Ceux que j’achète, c’est en général en ligne, vu que j’habite en pleine brousse à 25 km d’une librairie digne de ce nom.

 

·         Quel est le livre sur ta table de chevet ?

 

Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky, un auteur de SF russe. À la suite d’une guerre nucléaire qui a contaminé la surface, des survivants se sont réfugiés dans le métro de Moscou, où ils ont instauré des sociétés bizarres et affrontent toutes sortes de dangers, menaces, angoisses et tourments issus de maintes légendes urbaines. Vraiment pas mal, et du coup j’apprends le plan du métro de Moscou par cœur ! (Pour ce que ça me servira…)

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

 

Philip K. Dick, en premier lieu. Pour la profondeur de ses personnages et la limpide simplicité de son style. Et pour les thèmes qu’il traite aussi, tournant majoritairement autour de la déviance, de la différence, de la perception faussée ou abusée du réel. Ballard également, pour la richesse de son style et de ses descriptions. Brunner, pour ses romans « éclatés » ou enrichis de documents « d’époque » (ce que j’ai fait dans Aqua™). Certains auteurs de polars, qui m’ont appris (il y a fort longtemps) qu’on pouvait écrire au présent. Simak, Sturgeon et Bradbury, pour l’ambiance et la poésie…

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

Bah, je ne sais pas, il y a bien des auteurs à qui j’écris ! Ça peut être pour leur demander une nouvelle pour une anthologie que je prépare, pour savoir s’ils seront à tel ou tel salon ou festival, ou parce que je passe dans leur coin et que je ferais bien une petite visite, ou juste pour dire que j’ai adoré leur dernier bouquin… Le monde de la SF n’est pas si vaste en France, on est une grande famille ! Quant aux auteurs étrangers, s’il m’arrive d’en rencontrer un parmi ceux que je vénère dans un festival, je ne suis pas assez doué en anglais parlé pour échanger autre chose que des banalités… C’est frustrant, aussi je préfère m’abs­tenir.

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:29

 ·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 

 Eh bien, les éditeurs ne me communiquent pas les résultats de leurs études, ce qui fait que je n’en sais rien et continue d’écrire ce que j’ai envie de raconter. Ceci dit, je suis à l’écoute du monde aussi, et les sujets qui me tracassent sont assez communément partagés.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Non, jamais. Même chez Bayard, réputés être les plus sévères dans ce domaine. Mais peut-être que je sais m’adapter, sans pour autant m’autocensurer.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

Ça dépend des éditeurs. Certains vont beaucoup intervenir sur la forme ou le fond, d’autres non. Certains vont remplir mon manuscrit de notes, d’autres me donner juste des indications par mail ou téléphone. Sinon, quand j’écris pour la jeunesse, je m’interdit d’être trop cru ou direct concernant la violence, le sexe, etc., sans pour autant éviter le sujet s’il doit être abordé. Comme je l’ai mentionné plus haut, tout est dans la façon de dire les choses.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 

Oui, ça existe : j’estime l’être ! Et la collaboration avec mes éditeurs se passe toujours très bien. Ce que j’écris n’est pas gravé dans le marbre, ce n’est pas de la science infuse, ça peut toujours être perfectionné, amélioré. Le regard extérieur et compétent qu’apporte l’éditeur est précieux pour moi. S’il n’y a pas ce regard, je préfère changer d’éditeur.

 

Photo : http://moonmotel.fr/post/2008/05/27/363-portraits-d-imaginales-premiere-partie

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:25

 

 

   

·         eJean-Marc, peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

  

Le moral de notre jeunesse est bien plus attaqué par ce qu’elle vit au quotidien que par ce qu’elle peut lire. Bien sûr qu’on peut tout dire, et particulièrement évoquer les affres de notre société. Plus tôt la jeunesse est décillée, moins elle se fera baiser à l’avenir. Il faut juste mettre des gants, choisir ses termes, la façon de dire les choses.  

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

  

Personnellement, je n’ai pas trop de souci de ce côté-là. Mais les termes « écriture engagée » sont un peu redondants, à mon avis. Dans la mesure où on écrit sur le monde, on exprime forcément une opinion, donc on est forcément « engagé » dans ce monde.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

  

Ah, c’est sûr que si je voulais vivre en totale conformité avec mes idéaux et ne plus filer un seul centime aux prédateurs capitalistes et aux industriels destructeurs de l’environnement, je publierais mes bouquins moi-même sur du papier recyclé façonné à la main, je ne mangerais que les légumes du jardin, je produirais mon électricité moi-même et je boierais l’eau du puits traitée au charbon actif. Et je ne roulerai qu’à cheval. C’est un sacerdoce auquel je ne suis pas tout à fait prêt, ce qui fait que je ne peux pas encore me passer du « marché ». Mais l’expérience aidant, je commence à repérer les éditeurs les plus honnêtes.

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:27

         Marie-Aude, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Quand j’ai la dernière phrase du roman, je sais que je vais aller au bout de l’écriture de celui-ci. Parfois, elle arrive en cours d’écriture. L’incipit, lui, ne me pose pas de problème majeur. Généralement, je travaille beaucoup le début de l’histoire. Au démarrage, on se chauffe… après on retravaille, on nettoie le texte, on revient beaucoup sur le premier chapitre….

 

         Quel style préfères-tu ? Style indirect libre… « je » ou « il »…

 

J’ai beaucoup été formatée par le récit à la première personne, cela vient de mon expérience, au début de ma carrière, dans l’écriture d’articles de magazines féminins. J’ai trouvé du plaisir à écrire sous la forme du »je » masculin (la série des « Emilien »). Il en reste une empreinte quand j’écris à la 3ème personne.

 

 

         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Ni l’un ni l’autre. Par moment, ça coule, d’autre fois, c’est par à-coup. Je réécris beaucoup. Je peux écrire tout le manuscrit sous la forme du « je » puis passer à « il » car je me rends compte que c’est ce qui convient le mieux.  De même, pour le temps employé, il arrive de tout changer, de tout réécrire, et d’employer le présent en lieu et place de l’imparfait (Jésus, comme un roman...).

 

         Comment définirais-tu ton style ?

 

Limpide ! Il faut que ça coule… que ça coule de source. Et pour arriver à cela, il y a beaucoup de travail. Un petit garçon m’a fait un compliment touchant : « J’ai pas pu m’empêcher d’aller au bout ! » en parlant d’un de mes romans.

Il peut arriver au démarrage d’un roman que je me trompe de public mais en général, dès le début, je sais pour qui est destiné ce que j’écris.

 

       Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ?

 

Le plus long pour moi, c’est de ne pas écrire ! J’ai mis trois mois pour écrire « Oh, Boy ! » L’écriture est la phase qui justifie mon existence.

 

         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? L’écriture ?

 

 

  • Quelle place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Le choix des mots est très important. Tout ce que je suis est dans les mots.  Trouver le mot juste est une grande satisfaction dans l’existence. J’utilise les dictionnaires, je vérifie l’étymologie afin d’être certaine que le sens du mot qui m’intéresse soit le bon. Je ne veux pas que le lecteur puisse buter sur un mot mais si l’un deux  est compliqué, le contexte de l’histoire doit l’aider à saisir sa signification.

 

 

         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Je retravaille certains types d’écrits (les courts) à … l’oreille. J’écoute beaucoup mon texte, le lis et j’entends quand c’est trop long, trop lent... C’est une passion que d’entendre mes textes lus à haute voix.

  

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 09:22

Interview d'Edouard Brasey,

écrivain et conteur.

L'écrivain du merveilleux nous parle de son œuvre, qui plane entre fées, lutins, sorcières, elfes, vampires ou encore loups-garous...

 

Vidéo à regarder sur...

http://www.dailymotion.com/video/xe3xc8_interview-dedouard-brasey-au-salon_shortfilms

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com