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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 10:15

 

·         L’avenir du livre ? Jean-Marc, as-tu un avis ?

 

Je pense qu’il va perdurer, au moins tant qu’il y aura du papier, pour les collectionneurs et amateurs de belles bibliothèques. Le CD n’a pas tué le vinyle, tout comme le téléchargement ne tuera pas le CD, quoi qu’on en dise. Cependant, je pense que peu à peu ces productions de masse (livres, disques…) vont acquérir le statut d’objets de collection. La production de masse, elle, va tendre à devenir virtuelle et ça me paraît inévitable : il y a une sacrée économie en terme de coûts de fabrication, ce qui permet de vendre moins cher, donc de vendre plus. C’est une logique marchande.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

Non, comme je viens de l’expliquer. Mais elles vont le forcer à se modifier. Je conçois très bien qu’à l’avenir, un bouquin sorte en téléchargement à, mettons, 10 € le téléchargement, et en version collector, numérotée, signée de l’auteur, avec un bonus ou une couverture 3D, que sais-je, à 20 € pour les collectionneurs. Ça commence déjà à se pratiquer pour les disques. Ainsi, tu pourras sans doute toujours pirater du contenu (texte ou musique) mais pas l’objet en lui-même, limité, personnalisé, de collection. Il y aura donc deux sortes de public : celui qui ne s’intéresse qu’au texte, à l’image ou à la musique et veut donc l’acquérir pas cher (voire le pirater sur le net) et celui qui, par exemple, veut avoir tout Ligny en belle édition reliée cuir dans sa bibliothèque 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 09:20

 

Synopsis : Bipa vit avec son peuple dans les Cavernes, car dehors règne un éternel hiver. Pragmatique, la jeune fille se satisfait tout à fait de son existence. Mais pas son ami Aer, qui veut savoir, lui, ce qu'il y a dehors. Un jour, Aer disparait...

 

A regarder sur...

http://litterature.jeunesse.over-blog.com/ext/http://www.editions-baam.fr/#/univers/etheres/makingof/

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:24

 

         Marie-Aude, pourquoi écris-tu ?

 

Ecrire est pour moi un mouvement naturel. Mais la vraie question semble plutôt être, pourquoi vouloir être publiée ? J’écris pour être lue et donc être publiée. Pourquoi vouloir être lue ? Pour être écoutée, être aimée, dire des choses importantes aux autres…

 Je suis une personne qui a peu d’énergie pour écrire, il faut donc que je fasse attention à ne pas me disperser. C’est un désir fragile qui me demande beaucoup d’effort.

 

         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

C’est un métier qui s’apprend ! On perdrait moins de temps si nous étions formés. Pour ce qui me concerne, j’ai appris dans les livres des autres. Ainsi,  j’ai « dépecé » des livres policiers avant d’en écrire. Toutefois, le risque de ces écoles est le formatage, de vouloir construire des best seller en appliquant des « recettes. »

         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Je déteste que l’on me range dans une case !

         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

J’ai toujours voulue lire, écrire, créer : la seule chose qui m’inquiétait, c’était de ne pas m’y mettre. J’ai vite écrit pour ma petite soeur. Par la suite, en faire un métier fut plus dur. Au départ, il y a tout de même papa et maman, une famille d’artistes pour laquelle, le monde la création était quelque chose de très important. Ecrire, c’est un débordement d’égo (Jules Renard), un besoin de reconnaissance, une quête. Et comme j’ai de l’ambition…

         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

 

Je tiens compte de l’avis de l’avis du public, de mon éditeur pour écrire. C’est en pensa        nt à mes lecteurs que je trouve mon écriture, une écriture efficace.

 Photo : http://dandylan.over-blog.com/article-17791089.html

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:20

 

         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-t besoin d’isolement ?

 

Je peux rester des mois sans écrire ! Ecrire n’est pas pour moi un besoin au même titre que lire. L’écriture est un métier à risque, du jour au lendemain cela peut vous quitter.

Non, je n’ai pas de rituel, j’écris n’importe où, n’importe comment. Le tout est que j’en ai envie.

 

         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

Mon mari ! Mais il ne lit pas tout de suite. Parfois, il lit en cours de route… selon le livre. Il sait, qu’au départ, il ne doit formuler aucune critique du moins jusqu’à un certain point. Car au début, j’ai très peur.

 J’écris d’abord à la plume sur un cahier, illisiblement, peut-être par peur, par manque de confiance.

 En fait, aucun de mes romans n’a la même histoire. Pour « Miss Charity », mon mari l’a lu au fur et à mesure - ce qui n’est pas le cas pour les autres romans - peut-être parce que l’écriture, la construction de celui-ci fut facile. J’étais comme portée : l’histoire est linéaire (l’héroïne a 5 ans, grandit, devient adulte…) ce qui est loin d’être le cas, par exemple, dans les romans policiers.

 Le vrai problème est de trouver le ton, de trouver les bon réglages : qui parle ? « Je » ? « Il » ? Quel temps employer ? L’imparfait ? Je change, je recommence…

  

         Qu’aimerais-tu écrire ? Un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? Un genre ?

 

J’ai des tas de sujets qui sont dans des dossiers pour lesquels je n’y arrive pas. Je voudrais écrire du théâtre, un scénario de BD.. Tous les genres m’intéressent.

 

         Pourquoi avoir participé à cette extraordinaire expérience de l’écriture à… six mains ?

 

Oui, une sacrée aventure qui a duré deux ans ! Mais qui ne fut possible que parce qu’il s’agissait de Lorris, mon frère et d’Elvire, ma sœur. Ce défi fraternel fut éprouvant même si nous ne nous sommes pas disputés, en tout cas nous voulions arriver eu bout, « Golem » est né de cette envie. En tout cas, nous ne recommencerons pas. Enfants nous jouions beaucoup tous les trois, cette expérience fut aussi une façon de continuer à « jouer » ensemble après le décès de maman.

 

·         Qu’as-tu retenu de cette expérience ?

 

Qu’écrire s’apprend ! Qu’écrire s’apprend avec des gens du métier.  Tout professionnel te débusque facilement, connaît rapidement toutes tes petites astuces. Un professionnel est sévère dans son jugement, les échanges que nous avons eu m’ont évidemment permis d’apprendre. Tout comme j’ai appris des éditeurs, des scénaristes…

 

 

         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

 

Pour moi, oui ! C’est une  réalité mais  dire que c’est toujours simple serait mentir. L’idée que je doive faire autre chose est inconcevable. Ecrivain est un métier à risque ! De plus, l’attaque actuelle contre les droits d’auteurs  m’inquiète.

 

         Qualités et défauts de la Femme qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 

 Être à la fois écrivain et femme est un inconvénient majeur : j’ai des enfants et je veux être une mère à 100% ! L’écriture c’est du temps « arraché » à mon devoir de mère MAIS je n’écris des livres que parce que je les aie eu ! Mes enfants m’ont donné du matériau pour écrire et une proximité avec le public auquel je m’adresse.

 

·         L’écriture de scénario. Que retiens-tu de cette autre expérience ?

 

J’aime apprendre ! Ce fut à la foi un plaisir et une galère : j’ai dû écrire 10 ou 12 fois le texte. C’est une autre école, une grande école d’écriture. J’ai appris quant à la façon de mener l’intrigue par contre cela ne m’a rien apporté au niveau de l’écriture.  Je n’y retournerai pas car ce n’est pas ma vocation.

 

Photo : http://dandylan.over-blog.com/article-17791089.html

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:13

 

         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

De l’information, je suis surinformée ! Je me tiens au courant de tout ce qui se passe. Je suis quelqu’un de silencieux ce qui me permet de pouvoir beaucoup écouter les autres. 

Quand j’ai une thématique en tête, je pose des questions, je vais voir sur place : je me rends dans une entreprise de transport, je suis un médecin, j’accompagne une maîtresse d’école pendant cinq années (Vive la République !), je participe à la journée d’une classe de 3ème : je prends en notes, des phrases d’enfants... Les gens se mettent facilement à ma disposition ; ils  sont contents lorsque je leur dis que je suis écrivain pour la jeunesse. Dickens était un homme de terrain : il s’est rendu sur place pour décrire les écoles du Yorkshire qui étaient de véritables mouroirs. Ses écrits ont permis de les faire fermer !

Tout part d’une bonne idée, du désir d’écrire une bonne histoire et malgré moi je deviens une sorte de porte-parole (ainsi lorsque j’écris sur la garde à vue). Au cours de mes recherches, l’indignation me prends mais je ne me vois pas comme un écrivain militant.

         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? Des carnets ?

 

Tout dépend du type de récit auquel je travaille.

 Si je dois écrire pour le magazine J’aime Lire, je rêvasse, allongée sur mon lit dans le but de trouver une histoire qui m’amuse, oui car il faut que cela me fasse rire, les chose se feront simplement quoi que…

S’il s’agit d’un roman historique, les choses seront évidemment bien plus longues, de nombreux travaux de préparation seront nécessaires. D’autres romans nécessitent de se rendre sur le terrain, le roman policier pose des problèmes d’intrigues…

 Une chose est sûre : je n’aime pas tout savoir au départ ! Dans « Oh, boy ! », je ne savais ce que j’allais faire du petit garçon leucémique, Siméon devait-il mourir ? Vivre ? En tout cas, je fais au mieux pour mes personnages j’essaye de les sortir d’affaire, de  les faire grandir mais le réalisme s’en mêle, l’intrigue s’en mêle… Les romans de littérature jeunesse sont souvent des romans d’apprentissage.

 

Photo : http://dandylan.over-blog.com/article-17791089.html

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:04

 

·         Jean-Marc, la littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

À vaste question brièvement exprimée, vaste réponse brièvement exprimée : toute œuvre d’imagination exprimée par des mots. Je sais que j’exclus ainsi de la « littérature » les articles, essais, études, biographies, reportages, etc. Mais j’assume.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 

Une branche fractale de la littérature : on y retrouve tous les genres littéraires, mais en version « jeune » (souvent synonyme de « light »). Et plus on descend en âge, plus s’y ajoute de l’illustration, jusqu’à ce que celle-ci prenne le pas sur la littérature (pour les tout-petits).

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Chacun fait comme il veut. On peut vivre sans. Comme on peut vivre sans rien connaître de la musique ou de la peinture classique… Je dirais que c’est une question d’intérêt et de choix personnels. Ce qui est mauvais, c’est d’en faire une obligation (à l’école par exemple). En quoi une culture SF ou manga serait-elle inférieure à une culture classique ?

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Published by Le cédéiste - dans La LITTERATURE JEUNESSE
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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 08:34

 

·      Jean-Marc, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

La toute première. Elle peut prendre des jours à venir.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

« Il », au présent. Bien qu’il me soit arrivé d’utiliser le « je » et le passé. Mais je me sens plus à l’aise en demeurant extérieur à l’histoire, et en narrant les événements au moment où ils se produisent.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Je rature assez peu, mais en effet c’est souvent laborieux. Bien qu’il m’arrive, dans des moments de grâce, d’écrire des pages sans compter. Mais plus je vieillis, plus je fais attention aux détails et plus je deviens perfectionniste… Je suis souvent assez long à démarrer, tournant et retournant toutes les options dans ma tête.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

Simple et direct. C’est vers là que je tends en tout cas.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

La phase avant écriture peut durer aussi longtemps, voire plus, que l’écriture elle-même. Je peux écrire en trois jours un synopsis pour un roman, passer plusieurs mois en recherche et documentation, et encore d’autres mois en ruminations et maturation (pendant lesquels je fais autre chose évidemment). Ainsi, Aqua™ m’a pris cinq ans, depuis le scénario original jusqu’au rendu du manuscrit. Mais j’ai bloqué au milieu pendant deux ans… En revanche, il y a eu une époque où je sortais un roman tous les deux mois au Fleuve Noir. Une production intensive qui m’a convaincu qu’au bout du compte, seule la qualité paie !

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

La relecture ! Quand le bouquin est fini et que je relis dans son ensemble pour le peaufiner. Ou quand je reçois les commentaires, suggestions et corrections de l’éditeur, qui a mis le doigt sur des défauts que je n’avais pas vus. J’adore cette phase de finition.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Oui, bien sûr. Simplicité ne veut pas dire pauvreté de langage. Mais je préfère toujours évoquer une ambiance ou un état d’âme en trois mots qui sonnent juste plutôt qu’en trois lignes un peu vagues. Mais je déteste autant les styles ampoulés que les bouquins pondus à la mitraillette.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

Bah, c’est une astuce parmi d’autres. Personnellement, je m’efforce de raccourcir mes phrases surtout dans les romans jeunesse : sur une phrase de trois lignes, un jeune lecteur décroche. Dans un roman adulte, ma foi, la longueur des phrases va dépendre du style adopté et de ce que je raconte…

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Quand elle sonne bien à l’oreille (même mentalement) et qu’elle exprime précisément l’image ou la sensation que j’avais en tête.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Oui, pas mal. Tant en phase préparatoire (surtout bouquins ou articles pour une étude de fond du sujet que je veux traiter) qu’en phase d’écriture (là, plutôt encyclopédie et sites internet pour des lieux ou des points de détails).

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 10:45

Marie Aude, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

Aujourd’hui, chaque roman est beaucoup plus douloureux à mettre en route. Je traverse des périodes de creux profonds. Je sens davantage de responsabilités, d’attentes qui font qu’il faut que je m’applique. Ce qui fait que tout est moins léger.

MAIS, j’ai l’impression d’aller beaucoup plus loin, d’écrire des choses plus complexes, plus littéraires.

Autrefois, lorsque j’entendais un auteur dire qu’écrire, c’était l’enfer, je riais et je pensais que dans ce cas là, il fallait qu’il fasse autre chose. En fait, j’avais tort ! Ecrire me remue énormément : écrire fait tellement travailler que l’on se fait dans l’histoire ! Chaque livre me permet d’explorer quelque chose de moi. L’écriture n’a donc rien d’anodin ! J’ai peur de l’appauvrissement, d’avoir tout donné. Je ressens cette douleur qu’est l’angoisse de se retrouver à « sec ». C’est pourquoi, j’ai constamment le besoin de me « nourrir », ce qui prend du temps : plus on est cultivé, plus on est créatif !

 

  Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

 J’ai beaucoup revendiqué. Je suis écrivain, un écrivain jeunesse : voilà mon étendard !  Je suis lue par tous. Les destinataires de mes romans ont évolué. Beaucoup de mes lecteurs sont de jeunes adultes qui m’ont lu quand ils étaient enfants puis adolescents. Les gens ont aussi moins de préjugés, les thèmes que j’évoque les concerne. Plutôt que de littérature jeunesse, je parlerai donc davantage de littérature familiale.

 

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Published by Le cédéiste - dans ETRE un AUTEUR JEUNESSE
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 10:38

arverniales 2010Cette année les AVERNIALES auront lieu les 24 et 25 juillet 2010, toujours sur le plateau de Gergovie, à proximité de Clermont-Ferrand (63, Auvergne).  

Véritable spectacle d'Histoire Vivante, les Arverniales offrent la possibilité aux visiteurs de se plonger le temps d'un week-end dans le quotidien des Gaulois et des Romains au Ier siècle avant J.-C.

Depuis déjà 9 ans déjà, l’Office de Tourisme Gergovie Val d'Allier organise chaque été sur le plateau de Gergovie un véritable spectacle d’histoire vivante, basé sur les résultats les plus récents de la recherche archéologique : LES ARVERNIALES, archéofête gauloise de l’oppidum de Gergovie. En un seul mot se trouve résumée la volonté d’organiser une manifestation qui soit le point de rencontre du spectacle et de la science pour une valorisation innovante du site historique de Gergovie. Les ARVERNIALES sont une invitation à découvrir « grandeur nature » les civilisations gauloises et romaines du Ier siècle avant J.-C. tout en  conciliant les aspects ludiques, festifs et pédagogiques.

Le site : http://www.ot-gergovie.fr/divertir/arverniales/arverniales.html

Avec de nombreuses vidéos des reconstitutions historiques….

PROGRAMME 2010 :

Bande dessinée et dédicace : Silvio Luccisano dédicacera, « Le casque d’Agris »,  une BD qui plonge le lecteur au coeur de la Gaule, loin des clichés véhiculés par Astérix. La véracité historique est assurée avec le concours d'archéologues.

La cuisine gauloise à l’honneur. L’atelier de cuisine gauloise propose aux visiteurs d’initier leurs papilles à la cuisine antique : nos cuisiniers préparent des recettes à partir des seuls  ingrédients, ustensiles et modes de cuisson connus des Gaulois. Samedi et dimanche midi sera servi le célèbre Minutal à la Matius, au prix de 8 € par personne. Tout au long des deux journées, ils prépareront également des galettes sucrées cuites à la plaque… Le banquet gaulois est traditionnellement proposé le samedi soir à partir de 19 h 30. Il permet de réunir à la fois les visiteurs, les troupes de reconstitution et les bénévoles.

Le menu cette année : Bœuf à la broche - Lentilles au miel - Fromage arverne  - Tarte aux pommes  Nous proposons aux convives de repartir avec la vaisselle en céramique utilisée pour le repas. 

L’aire de SPECTACLE. C’est ici que se déroulent la présentation des différentes troupes, les danses antiques, les combats, le spectacle de cavalerie et l’animation pour les enfants Dans la peau d’un guerrier gaulois.

Entraînement des troupes, les Gaulois en Guerre, les Romains en campagne,  dans la peau d’un guerrier gaulois, danses romaines et gauloises, spectacle de cavalerie gauloise

Le samedi soir, après le banquet, c’est également là que se déroule le grand marché aux esclaves.

  Les CAMPEMENTS. Ils sont animés par les troupes gauloises, romaines et germaines et constituent le point de rencontre du public et des troupes. Véritables lieux de vie, puisque les « reconstituteurs » les occupent nuit et jour pendant le week-end, ils servent de cadre à la présentation de la vie militaire et civile : travail du textile et des peaux, céramique, métallurgie, parure, armement…

Les ateliers d’EXPERIMENTATION. Cette année, nous proposons au public d’expérimenter la fabrication de lampes à huile, le décor sur bouclier,  l’archéorium, l’atelier de frappe monétaire.

Les troupes de RECONSTITUTION.  Seront présents cette année : Les Ambiani (Somme) - Via Romana (Yvelines) - Reflet de l’Antiquité (Hérault) - Philocalie (Aude) - Limitis (Rhône) - Gallia Musica (Meurthe et Moselle) …et de nombreux animateurs et artisans. 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 09:23

Ce titre fait suite aux messages de lecteurs agacés de la lenteur de leur écrivain préféré à rédiger la suite de leurs récits.

Certains lecteurs frustrés – qui évoquent l’irrespect des fans qu’ils sont - ont pris l’habitude de s’en prendre à leurs auteurs favoris, à leur manque de communication (date de sortie du prochain tome…) et à leur « supposé » devoir d’écrire rapidement (la fainéantise de l’écrivain est même évoquée !) la suite de leurs cycles, séries…

Les écrivains ne sont pas des esclaves condamnés à honorer chacun de leurs fans, ils sont encore moins des machines. Le lecteur n’est pas le « patron » de l’auteur non plus. Si l’écriture n’est plus un plaisir, alors les romans seront mauvais. L’auteur doit avoir envie et se sentir libre.

Ecrire doit être un besoin, une nécessité, un acte presque vital. L’angoisse de dépasser un délai d’écriture peut annihiler toute inspiration de même que la facilité. Combien de fois a-t-on vu un auteur créer des oeuvres sublimes au début de sa carrière et puis, au fur et à mesure que sa célébrité avance, être de moins en moins bon ? Jacques Brel, en fin de carrière, disait qu’à partir du moment où écrire des chansons devient une « facilité », à partir du moment où le compositeur est certain, avant même d’écrire, que son oeuvre deviendra un tube, alors il vaut mieux arrêter purement et simplement.

Certains auteurs aiment aussi se sentir pressés (le stress) par le temps pour écrire et donner le meilleur d’eux-mêmes. L’adrénaline donne alors des ailes et peut aussi permettre d’écrire des pages merveilleuses.

En achetant le 1er tome de l’auteur, le lecteur ne passe aucun contrat avec celui-ci, du style : « je paye, en échange, tu passes tes journées à écrire jusqu’à ce que le cycle soit terminé. »

Le plus gros problème des cycles, ce sont les lecteurs qui se plaignent que la qualité tend à baisser quand l’auteur essaie de sortir au moins un livre par an .

-          Certains auteurs ont besoin de temps pour charger leurs accus, puis écrivent très vite leur livre.

-          D’autres pondent une page ou plus par jour.

-          Certains perdent l’inspiration et doivent attendre avant de se remettre au travail.

-          Parfois, un écrivain n’a pas vraiment d’idée pour le livre suivant dans un cycle, mais l’inspiration lui vient pour tout à fait autre chose. Il s’engage donc dans cette nouvelle voie, ce qui entraîne des hurlements outrés de la part des personnes qui veulent savoir comment tel auteur ose écrire le livre X alors que les fans attendent le livre Y.

Les auteurs, comme tout un chacun, ont une vie faite de joie et de peine.  Les auteurs avec de grosses histoires les écrivent et les sortent au fur et à mesure. Et si  l’on attend un nouveau tome d’un cycle, il faut accepter... d'attendre ! Oui, parfois, cela peut être long ! Alors, on peut en profiter pour relire le 1er tome. Ou lire autre chose.

Il faut laisser aux écrivains leur liberté. Ils se connaissent et savent quels sont les leviers en eux qu’ils doivent actionner pour écrire.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com