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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 09:17

"         Est‑ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut‑il aimer lire pour écrire ?

 

             Écrire s’apprend en lisant, aucun doute là-dessus.

           

 

"         Pour toi, lire c'est quoi ?

 

            Apprendre à écrire, donc. Je suis un très mauvais lecteur. Distrait. Il y a tellement d’idées à prendre dans les livres des autres. Comme des fleurs au bord du chemin, qu’on n’a qu’à cueillir. Oui, d’accord, c’est joli, ce que je viens d’écrire, mais c’est aussi très mal. Je ne m’accuse pas de plagiat, comprenez-moi bien. Je vous parle de fleurs que l’auteur a laissées sur le talus tandis qu’il poursuivait sa route vers je ne sais quel chimérique bouquet. Bref, mon esprit s’égare. Ce qui est grave, c’est que mes yeux, eux, continuent de descendre de ligne en ligne. Il y a des livres auxquels je n’ai rien compris mais qui m’ont permis de prendre des notes passionnantes. Franchement, j’espère que personne n’a l’outrecuidance de me lire de cette façon-là.

 

 

"         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

            J’ai lu de la science-fiction pendant des décennies, jusqu’à la nausée. Au point d’être devenu un spécialiste du genre et que mes commentaires sont encore aujourd’hui fréquemment cités sur l’internet (je profite de l’occasion pour remercier les citateurs). En dehors de cela, j’aime la littérature française de la première moitié du XXème siècle (Colette, Proust, Aymé, Aragon, Vialatte), Conrad, Dostoïevski (les Russes sont vraiment très forts)... bref, rien d'original.

           

  

"         Les livres jeunesse qui t'ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

            J’ai été terriblement marqué par “le Faucon déniché”. Je n’arrive pas à comprendre comment il a pu en vendre autant. “L’épervier de Maheux” avait également très bien marché. Je pense qu’il y a quelque chose avec les rapaces.

 

 

"         Ta bibliothèque, quelle est‑elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genre?

 

            Beaucoup de science-fiction car j’ai reçu des services de presse pendant des années. Il y a quelques beaux livres mais il faut avouer qu’il ont tendance à devenir moches avec le temps. De toute façon, je préfère les poches (j’aime bien lire dans le bain et dans le métro).

 

 

"         Où sont‑ils rangés ? Comment sont‑ils classés ?

 

            Mes livres sont rangés sur des étagères qui forment ce qu’on appelle des bibliothèques. C’est très pratique. Ils sont classés par genres. C’est-à-dire qu’il y a de la science-fiction.

 

"         Comment les achètes‑tu ?

 

            Autrefois, sur les quais de Paris et chez les bouquinistes. Désormais, j’en pique surtout chez les éditeurs. Je n’achète quasi jamais de livres neufs. Je connais le pourcentage réservé à l’auteur. J’aimerais soutenir mes confrères mais, franchement, ça ne vaut pas le coup.

 

 

"         Quel est le livre sur table de chevet ?

 

            La fin du questionnaire est proche. Je sens que vous commencez vous aussi à fatiguer. Vous allez rire. Je n’ai pas de table de chevet. Mais j’ai des livres.

 

"         Quels sont les auteurs qui t'ont influencé? Pourquoi ? Que leur as‑tu empruntés ?

 

            Certains auteurs comme Lovecraft ou Borges m’ont sans doute influenc�� à mes débuts mais je ne pense pas leur avoir emprunté grand-chose. D’un autre côté, ma soeur Marie-Aude ne m’a jamais vraiment influencé mais je lui ai malgré tout emprunté pas mal d’argent (ce sera rendu, promis). Allez comprendre.

 

  

"         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait‑ce ? Et que lui écrirais‑tu ?

 

            Svetlana Alexievitch. Je lui dirais qu’elle incarne pour moi la grandeur et la dignité humaines. Que les voix qui s’expriment à travers elle dans “les Cercueils de zinc”, “la Supplication” ou “la Guerre n’a pas un visage de femme” sont les plus belles et les plus fortes qui me soient parvenues. Je lui dirais que je me réjouis de la voir aux côtés de Colette, Proust, Aragon, Céline, Borges, Greene, Boulgakov etc. sur la liste de ceux qui n’ont jamais eu et n’auront jamais le prix Nobel. Et je la remercierais de m’avoir fourni l’occasion de donner, enfin, une réponse parfaitement sérieuse.

 

 

Quelque chose à rajouter ? A part… Ouf, je suis épuisé !

 

            Non, c’est bien. Ouf ! Je suis épuisé.

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:53

 

Histoire de rêver, de développer son imagination puis de courir ouvrir un bon roman de littérature jeunesse historique....

Le château de Chazeron, qui se trouve sur la commune de Loubeyrat (63, Puy-de-Dôme) près de Châtelguyon, organise tous les jours une agréable et sympathique chasse au trésor (1h30) costumée, à laquelle petits et grands se prennent rapidement au jeu..

A voir ! A faire !

Durant l’année, cette chasse est aussi organisée pour les scolaires depuis la Maternelle.

Le site :

 

http://www.chateau-de-chazeron.com/

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:48

"         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d'histoires, de personnages,…)… Comment fais‑tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 

            C’est aux lecteurs de résister aux modes et aux éditeurs. Moi, je n’y peux rien.

 

 

"         Te sens‑tu libre comme écrivain ? As‑tu eu à souffrir de la censure ?

 

            Contrairement à certains de mes confrères, je n’ai jamais considéré qu’un éditeur me censurait quand il refusait un de mes livres. Je ne considère pas non plus que les agents de la RATP me prennent en otage quand ils font grève. Mais peut-être ne voyez-vous pas le rapport. A la réflexion, moi non plus, mais il y a sans doute là quelque chose à creuser (à propos des abus de langage).

   

"         T'interdis‑tu des choses dans l'écriture ? L'éditeur te " dirige "‑t‑il beaucoup ?

 

            Les fautes de conjugaison. Enfin, j’essaie. Mais il ne faudrait pas croire que les éditeurs cherchent à nous imposer des choses ou à brider notre liberté (je réponds en même temps à la question suivante). Les éditeurs vendent du papier. Si un éditeur pense qu’il peut vendre beaucoup de papier en imprimant : “va te faire enculer, avec ton système de merde” (telle serait la citation exacte et il faut toujours être précis), il n’aura aucune inhibition.

 

 

"         Comment s'opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe‑t‑il ?

 

            Mais non, je ne me souviens pas qu’on m’ait imposé quelque chose. Suggéré, oui, mais cela ne pose pas de problème. En réalité, un éditeur dit généralement oui ou non. S’il a dit oui, c’est rarement sous conditions. Le fait est que les éditeurs français ne savent pas faire travailler les auteurs. Pas les écrivains, plutôt. En revanche, ils aiment bien bricoler avec les textes de gens qui ne savent pas du tout écrire. Bon, en vérité, je crois que les éditeurs préfèrent les auteurs qui ne savent pas écrire.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 10:43

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Oui, c’est indissociable.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

C’est vivre.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Joker, il y en a trop.

Si je ne devais en retenir qu’un seul, c’est un doublé: Romain Gary/Emile Ajar…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

La liste est longue également : Les Susie Morgenstern, Rachel Hausfater, Marie-Aude Murail…

Mon dernier coup de cœur gigantesque : le garçon en pyjama rayé de John Boyne, Folio junior.  

 

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 Beaucoup de romans, documents, récits, témoignages sur la Shoah.

Beaucoup de romans contemporains.

Beaucoup de littérature jeunesse : albums et romans.

Beaucoup de dictionnaires, encyclopédies.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 Ils sont rangés partout dans la maison. Classés par genre.

·         Comment les achètes-tu ?

De manière compulsive, par 5/10 à la fois.

 ·         Quel est le livre sur table de chevet ?

Les eaux mêlées de Roger Ikor

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Je ne pense pas âtre influencée par qui que ce soit quand j’écris. Mais tout auteur se nourrit de la littérature des autres. C’est une accumulation d’ingestion d’auteurs et de livres qui m’ont fait tomber dans l’écriture.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

J’écrirais à Anne Frank pour lui dire ô combien je regrette qu’on ne l’ait pas laissée devenir le grand auteur qu’elle aurait mérité de devenir.

 

 

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:30

 

·        Yaël, les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié ?

Je ne sais pas trop ce qu’est la « mode » en écriture. Je pense qu’en littérature jeunesse il y a de la place pour tous les genres et que nous résistons bien plus aux phénomènes de mode que d’autres secteurs.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Libre comme l’air, mais je n’envoie pas mes textes à ceux qui n’aiment pas ce que j’écris, ce que je suis.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Pas d’interdiction mais je retravaille énormément mes textes avec mes éditeurs. Je fais confiance en leur jugement et dans l’intérêt qu’ils ont à perfectionner le texte.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

J’écoute attentivement les conseils mais j’en prends et j’en laisse. Je garde ce que à quoi je tiens. Oui, je suis un auteur libre.

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 09:20

Alègre, Jean-Paul.- Comment le Grand Cirque Traviata se transforma en petit navire....- Antigramme, Dominique Bedou, 1988.- 95 p.- Théâtre en kit
Un pièce de théâtre à monter du Théâtre du fil d'Ariane qui s'adresse aux amateurs et professionnels. Pièce pour enfant à distribution évolutive (8 à 20 rôles). Indications scénographiques.

Anne, Catherine.- Le crocodile de Paris.- Arles: Actes Sud, 14/02/2001
Deux soeurs jumelles ont une dizaine d'années. Un matin, l'une des deux se réveille métamorphosée: sa peau n'est plus noire mais blanche. Cette fable traite du racisme et de la différence au travers de paradoxes souvent drôles.

Arnaudy, Anne-Caroline.- Drôle de cirque.- Magnard, 1999.- 24 p.- Théâtre
Une pièce de théâtre très simple à monter avec des enfants (de 18 à 34) dont l'action se passe au cirque. Le texte est accompagné des indications de mise en scène.



 

Alègre, Jean-Paul / Dumas, Danielle.- Les Cinq dits des clowns au prince.- L’avant-scène Théâtre, 898 bis, Paris: Avant-Scène théâtre, 01/06/1998
Le Théâtre du fil d'Ariane a créé cette pièce, au Centre des bords de Marne, en novembre-décembre 1991.


Sylvestre, Anne
.- Lala et le cirque du vent.- Avant-scène théâtre (L'), 945.- Paris: 01/01/1994
Comédie musicale qui parle du chômage, d'un père qui s'esquive à la naissance de sa fille, d'enfants abandonnés et recueillis, du désir de créer qui nous sauve.

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 10:28

 

"         Peut‑on tout écrire quand on sait qu'on est lu par des ados ? Evoquer les affres de notre société n'est‑il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

            Je ne vois pas en quoi il serait moins condamnable de démoraliser les personnes âgées. Je m’efforce pour ma part de composer une oeuvre équilibrée, où je sape le moral tantôt des uns tantôt des autres.

 

 

"         Est‑il facile d'être engagé et publié ? L'écriture engagée intéresse‑t‑elle  aujourd'hui ?

 

            Si j’en juge par le nombre de titres qui paraissent chaque année, il est aujourd’hui assez facile d’être publié. De là à être engagé... Mais laissez l’écriture en dehors de tout cela, voulez-vous ?

 

 

"         Comment l'auteur que tu es peut‑il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d'exister sur le marché ?

 

            J’ai fait savoir à de nombreux éditeurs que j’étais tout à fait disposé à renoncer à mon indépendance et à mes idéaux, en échange d’un contrat confortable. À mon grand regret, personne n’a eu l’air intéressé.

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 10:25

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 Oui, on peut tout écrire tout dépend comment on le fait. Mais au vu de ce qu’ils voient et entendent chaque jours par le biais des médias, on peut se dire que la littérature jeunesse donnerait plutôt le moral que le contraire.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Je n’ai jamais eu de problème et mes livres marchent plutôt bien.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Je ne me pose pas ce genre de question quand j’écris. J’écris ce qui me plaît à moi et non aux lois du marché.

 

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 10:45

 

Dans une fiction en général, pour la jeunesse en particulier, le plaisir de lire repose la plupart du temps sur quelques techniques simples. Dans le domaine de la fiction préhistorique ces techniques posent problème dès lors que le récit prétend garder une vraisemblance vis à vis des connaissances scientifiques et garder une force d’évocation.

 

 

1/ A la frontière du documentaire et de la fiction

 

Dans quelques ouvrages, le discours narratif, habituellement dominant en matière de fiction, se double de valeurs descriptives voire explicatives estompant la frontière fiction/documentaire.

Certains ouvrages se trouvent à cheval sur les deux genres : on est dans ce que les professionnels du livre nomment le « documentaire narrativisé ». Pour le monde de l’édition ou de l’Education Nationale, ils seront considérés comme des documentaires. Cependant, le scientifique sera toujours plus exigeant vis à vis d’une publication à visée explicative et hésitera à considérer comme documentaire un écrit où les personnages peuvent être dessinés, portent des noms, ont des sentiments et dialoguent entre eux. Je considérerai donc ces livres comme fictions. Sans doute ma fréquentation d’universitaires m’aura rendu plus circonspect que d’autres sur le degré

d’abstraction « toléré » pour rester dans le domaine du discours informatif.

 

Beaucoup de ces ouvrages s’adressent aux plus jeunes (premiers lecteurs entre 6 et 10 ans). Aux côtés du texte, l’image est toujours présente et particulièrement travaillée : elle ne se contente pas d’illustrer mais apporte du sens au récit et peut même devenir prétexte à des jeux d’observations. Plus rarement, la photographie d’artéfacts raccroche la fiction à la réalité archéologique.

 

Dans cette catégorie, citons :

 

BOURGOIND Pascale de ; LAPOINTE Claude : Rok, le petit Cro-Magnon, Calligram, coll. À travers la fenêtre, 2002, 30 p., 9,90 €

CRETOIS Chantal ; PILORGET Bruno (ill.) : L'Exploit de Gara, Bayard Poche, coll. J'aime lire, 1996, 44 p., 4,20 €

GAY Michel : Cromignon, L'École des loisirs, 1999, 39 p., 12,50 €

HOCHAIN Serge (ill.) ; BACON Anne-Marie ; BARRIEL Véronique : Un jour chez les Australopithèques, L'École des loisirs, coll.

Archimède, 1995, 29 p., 13,60 €

MELANO Olivier : La Grotte sacrée, L’École des Loisirs, coll. Archimède, 2000, 38 p., 12 €

PELOT Pierre : La Vie des enfants au temps de la Préhistoire, Éditions du Sorbier, 2002, 46 p., 12 €

VAIDIS Michel ; SALES Gemma (ill.) : Noune, l'enfant de la Préhistoire, MSM, coll. L'Enfant, 1992, 28 p., 10 €

 

Attardons-nous sur trois exemples :

• BOURGOIND Pascale de ; LAPOINTE Claude : Rok, le petit Cro-Magnon chez Calligram. Voici une courte fiction pour jeune lecteur sans trop d’aberrations : c’est suffisamment rare pour être souligné. La nature périgourdine paraît certes un peu riante pour une fin de glaciation mais au moins, ici on n’apprivoise pas tous les animaux mais on les tue, on les dépèce et on les mange et tant pis pour les âmes sensibles d’aujourd’hui ! Plus intéressant est l’utilisation du dessin : un petit jeu est proposé en fin d’ouvrage qui invite l’enfant à aller retrouver dans le récit quelques objets emblématiques (épieu, grattoir, aiguille à chas, sagaie etc.).

 

• HOCHAIN Serge (ill.) ; BACON Anne-Marie ; BARRIEL Véronique : Un jour chez les Australopithèques à L'École des loisirs. Très belle mise en page pour ces Australopithèques. Il existe ici une véritable juxtaposition de trois niveaux de lecture : celui de l’image d’abord (très beaux dessins sur chaque double page), celui du texte narratif en gros caractères et des encarts plus « scientifiques », à portée explicative. L’exercice est intéressant mais l’enfant non-encadré pourra se perdre dans ces allersretours incessants.

 

• PELOT Pierre : La Vie des enfants au temps de la Préhistoire aux Éditions du Sorbier. Ici la mise en page est très classique avec de gros pavés de textes et d’images, notamment photographiques, rares dans ce type de publications. Quelques problèmes

cependant : l’action se passe à l’Aurignacien et beaucoup d’objets photographiés se rapportent à des périodes plus récentes, textes et images ne sont pas toujours en connexion, certains détails sont anachroniques (comme l’arc en page 22) et surtout l’illustration en pp. 34-35 est digne d’une gravure du XIXème siècle avec tous les clichés que le préhistorien ne voudrait plus voir sans de solides explications, surtout dans un livre jeunesse.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 10:41

 

2/ Le roman préhistorique de reconstitution, réaliste…… ou qui se veut comme tel.

 

C’est le type de romans, très classiques la plupart du temps, qui souhaitent réellement transporter son lecteur vers les temps immémoriaux chers à Rosny-Aîné.

En général, l’auteur s’est documenté sur le sujet : il cherche à décrire un monde vraisemblable en concordance avec les connaissances scientifiques.

 

Dans cette famille, il faut noter :

- que le paléolithique supérieur est omniprésent (période la mieux documentée avec de nombreux sites d’exception sur le territoire national, période la plus médiatisée aussi)

- que des thèmes sont récurrents : la première chasse d’un petit Cro-Magnon, le mal de vivre d’un artiste incompris, premier peintre prisonnier d’une tribu de brutes épaisses, la domestication du premier loup qui devient chien à force de patience, d’amour et d’eau fraîche… Surtout le thème de l’art pariétal semble vraiment incontournable (les grandes inventions des années 90, Cosquer et Chauvet notamment ne sont pas étrangères à l’exploitation du thème).

 

Dans cette catégories, citons :

BALLINGER Erich : La Guerre des cavernes, Milan, Poche Histoire, 2002, 254 p., 5,50 €

BRISOU-PELLEN Évelyne : De l’autre côté du ciel, Gallimard Jeunesse, coll. Hors-piste, 2002, 246 p., 10 €

CENAC Claude : Les Cavernes de la rivière rouge, Magnard jeunesse, coll. Les romans, 1998, 175 p., 7,40 €

COUTURIER Yves ; SCOUVART Robert : Ougrah, le fils du voleur de femmes, Éditions du Bastberg, coll. Indigo, 1997, 111 p.,

5,49 €

DEJEAN Jean-Luc : Histoires de la Préhistoire, Hachette Jeunesse, coll. Le Livre de poche, 1994, 281 p., 4,80 €

DESPLAT-DUC Anne-Marie ; CHABOT Jean-Philippe (ill.) : La Caverne de l'ours sacré, Grasset Jeunesse, coll. Lampe de poche,

1998, 63 p., 5,40 €

DICKINSON Peter : La Tribu, histoire de Suth, Le Livre de Poche Jeunesse, 2002, 222 p., 4,80 €

FROËLICH Jean-Claude : La Horde de Gor, Magnard Jeunesse, 1996, 158 p., 7,40 €

JOLIBOIS Christian ; BALEZ Olivier (ill.) : Ma tribu à Lascaux, Flammarion-Père Castor, coll. Faim de loup, 2000, 60 p., 6 €

MIRMAN Louis : Le Silex noir, Gallimard, coll. Folio Junior, 1990, 237 p., 6,40 €

REYNAUD Florence : Le Premier dessin du monde, Hachette Jeunesse, coll. Le livre de poche, 2000, 191 p., 4,29 €

ROSNY AINÉ J.H. ; JUILLARD André (ill.) : La Guerre du feu, Nathan, coll. Pleine Lune, 1996, 154 p., 6,71 €

SURGET Alain : Un Cheval pour totem, Flammarion, coll. Castor poche, 2000, 119 p., 4 €

SUTCLIFF Rosemary : La Pourpre du guerrier, Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, 1996, 283 p., 6,40 €

 

Attardons-nous sur deux publications récentes, de qualité :

 

• BALLINGER Erich : La Guerre des cavernes chez Milan. L’ouvrage est traduit de l’allemand. L’action est clairement localisée dans le temps (20 000 ans av. JC, Europe). L’auteur imagine les motivations qui ont inspiré la confection de peintures réelles (issues d’Altamira, Chauvet, Cosquer, Lascaux et Niaux). La fiction permet une initiation pragmatique (réaliste ?) à l’art paléolithique. Plusieurs dessins sont sommairement reproduits ce qui peut permettre à l’enfant d’aller rechercher dans des

documentaires des photographies d’oeuvres originales. L’ensemble paraît très réussi. C’est dans l’appareil documentaire que nous trouvons à redire. Celui-ci comporte quelques raccourcis hérités des temps coloniaux qui sont aujourd’hui très choquants. Tous les rapprochements ethnologiques sont sujets à critiques. Un seul exemple : au sujet des Papous de Nouvelle-Guinée, on pourra lire que « certaines tribus de ce pays ont actuellement un degré de civilisation comparable à celui de l’âge de pierre ». Du degré de civilisation au stade du développement, jusqu’au niveau d’évolution, il y a des dérapages souvent mal contrôlés.

 

• BRISOU-PELLEN Évelyne : De l’autre côté du ciel chez Gallimard. Un auteur phare de la littérature jeunesse se saisit du thème de la Préhistoire, voilà qui est aussi révélateur de la vogue de la Préhistoire. La période durant laquelle se déroule l’action est précise, 12 000 ans BP, lors de la transition du Paléolithique supérieur au Mésolithique. Ainsi l’écrivain sort quelque peu des thèmes répétitifs décriés plus haut. Très beau roman de formation, voyage initiatique, le sujet central est celui du passage d’une société de nomades prédateurs vers celui de producteurs sédentaires, avec de nombreux thèmes associés très riches liés à la confrontation entre croyances, cultures, techniques de peuples différents. On devine aisément les passerelles possibles avec l’époque contemporaine… Le réchauffement climatique avéré durant cette période est aussi retranscrit. L’auteur n’échappe pas à la difficulté inhérente à l’échelle des temps préhistoriques : intégrer une chronologie qui s’étale sur des siècles et millénaires en une génération reste un exercice périlleux. Plus gênantes sont les approximations relevées dans la description des environnements

où évoluent les personnages du roman. Relevons quelques passages : p.7 : « Entre les derniers pins, ils apercevaient une savane sèche et désertique… la neige continuait de tomber… », p.13 : « Moï contempla la savane jaune qui s’étirait devant eux », p.15 « les pentes étaient rudes et les ruisseaux glacés », plus loin on parle de marécage, d’odeur de terre et d’humus, p.64, il y a des chèvres dans la savane.

De toute évidence, le récit y gagnerait à être plus rigoureux dans l’emploi des termes environnementaux.

Plus surprenant est l’évocation maladroite de l’écrit en pages 62 et 169 : « va vers le bout du ciel, là où s’éteint le feu, tu trouveras la mer. Cela signifie que là où le soleil se couche, tu trouveras la mer, les textes sacrés le disent ». Même si certains ont vu dans Lascaux la première bande dessinée de… l’Histoire, il faut bien admettre que nos archéologues cherchent encore des textes de 12 000 ans.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com