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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:12

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

La plupart de mes livres ont pour cadre mon propre cadre. Ils se déroulent tous soit à Paris, soit dans d’autres endroits où j’ai vécu.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Cela m’arrive. Pour mon prochain roman, j’ai passé beaucoup de temps dans le cimetière du Père Lachaise.

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

Oui, cela ne me pose aucun problème.

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:08

 "         Comment t'inspires‑tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

 

            Quand je n’ai pas de bases solides, je suis plutôt impressionniste. Je disperse des petites touches en espérant que le lecteur verra quelque chose - ce qu’il voudra car je n’ai pas forcément l’image moi-même. Sinon (voir plus bas), si je désire composer un tableau plus net, je vais en effet recourir à des éléments documentaires.

 

 

"         Te rends‑tu sur place ? Visites‑tu beaucoup ?

 

            Non. Enfin, les lieux sont souvent imaginaires, parfois situés dans le passé ou le futur. La visite en est difficile. Puis les romans sont différents. Chacun a ses exigences. Quand je raconte la Libération de Paris (“les Semelles de bois”), je m’appuie sur une documentation abondante, je m’efforce que chaque détail soit exact (y compris la météo par exemple). Je préfère en tout cas la documentation livresque à la visite. Mais parfois, une visite s’impose. Dans “Ce que disent les nuages”, il y a des éléments précis et vérifiés sur le Jardin des Plantes. En revanche, quand j’expédie un peu plus tard mes personnages au Jardin d’Eden ou Paradis terrestre, je propose une description beaucoup moins scrupuleuse (les lieux sont actuellement fermés).  Et la Genèse reste très évasive, probablement pour que François-Marie Banier ne puisse pas localiser l’endroit.

 

 

"         Est‑il facile de partir de rien ou de ce que l'on connaît ?

 

            La question ne se pose pas en ces termes. Pour écrire Blanche-Ebène (l’Afrique au XIXème siècle), j’ai lu et analysé des milliers de pages. Ce n’était pas facile, c’était nécessaire. Actuellement, pour un autre roman, je retourne en Afrique mais il s’agit d’une Afrique uchronique. Même époque présumée mais niveau de développement différent. C’est, si l’on veut, une uchronie steampunk, avec la naissance des technologies nouvelles. Je suis donc libre de mes choix : je décris un pays qui n’a jamais vraiment existé. Je ne m’en documente pas moins sur la flore, la faune, les traditions locales etc. Ensuite, j’en fais ce que je veux. Mais j’ai besoin de savoir. Par ailleurs, je pense qu’on ne part jamais de rien. Il n’y a pas d’imaginaire pur. Tout n’est que recyclage.

 

Photo : http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article1071&id_document=878

Lorris Murtail, à droite de la photo

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 11:05

 ·         Comment crées-tu tes personnages ?

Je ne le crée pas, ils se créent tout seul.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Oui, complètement. Ce sont eux qui mènent la danse.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

Oui, surtout l’aspect psychologique.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Intissar, la jeune kamikaze palestinienne de mon livre « Tant que la terre pleurera » Casterman. J’ai eu beaucoup de mal à me glisser dans la violence de son personnage.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Momo, petit prince des Bleuets

 

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 11:03

 "         Comment crées‑tu tes personnages ?

 

            Aucune idée. A priori, ils sont au service de l’histoire, mais il se peut que l’ordre des facteurs s’inverse. On les crée pour jouer un rôle puis...

 

 

"         Est‑ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent‑ils te faire changer de voie en cours d'écriture ?

 

            ... puis voilà. Si tout va bien, ils prennent de la consistance. À ce moment-là, oui, ils peuvent dominer les événements. Certaines choses prévues deviennent impossibles. D’autres s’imposent. Dans certains de mes romans, les personnages sont des pions (on me le reproche parfois). L’oeuvre ultime, dans ce registre, est “La Ville est un échiquier” de John Brunner. Chaque personnage incarne une pièce dans une partie d’échecs ayant réellement été jouée. Et son destin suit celui de la pièce. Quand elle est capturée dans le jeu, il meurt dans l’histoire. Très fort.

 

 

 

"         Qu'aimes‑tu le plus dans la création du personnage ? L'aspect psychologique ?

 

            J’ai écrit un roman en compagnie de ma soeur Marie-Aude (“L’Expérienceur”). Un jour, elle m’a dit à propos du personnage central de l’histoire: “Il sera beau. Je ne suis pas maso.” Pour moi, c’était une perception très étrange du problème. Tout à fait nouvelle. Non, je crois que je m’intéresse surtout à la dynamique générale. Dans “Ce que disent les nuages”, les personnages sont soumis au principe de synchronicité de Carl Jung (un cas unique en littérature jeunesse, je présume). Leur latitude en est très restreinte. Cela ne plaît pas à tout le monde. Mais vous avez raison, je vais me mettre à travailler la psychologie.

 

 

"         Quel est le personnage que tu as crée et qui t'a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

            Je n’ai pas le souvenir que les problèmes rencontrés aient pu venir de là. La source des ennuis, c’est toujours la construction, l’enchaînement des événements. Si ça, ça va, le reste va. Chez moi, cela se confirme, les personnages suivent, ils ne précédent pas.

 

 

"         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes‑tu le plus ?

 

            Je ne sais pas. Curieusement, je me suis toujours davantage attaché aux personnes réelles.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 08:16

Christian Lehmann : Brouillage des publics visés

Comme nous l’avons souligné précédemment, Christian Lehmann a écrit des livres pour enfants et des livres pour adultes. Mais, la frontière qui existe entre ces publics n’est pas clairement marquée. Intéressons-nous tout d’abord à une des œuvres qu’il a écrit pour le public adolescent : Tant pis pour le sud.

Tant pis pour le Sud : A quel public est-il destiné ? Ce livre aborde le thème du racisme à travers un mouvement politique qui est celui de la montée croissante et insidieuse de l’extrême-droite dans une petite ville du Sud de la France : Sollières. Au centre de l’intrigue, Céline enquête sur la mort de son cousin Julien, fervent amateur de jeux de rôles. L’héroïne est jeune (elle a 18 ans) ainsi que la plupart des personnages, ce qui rapproche ce roman du roman de jeunesse mais à la lecture du livre, quelques thèmes semblent ne pas correspondre à ce que l’on rattacherait à la littérature de jeunesse. En effet, le public visé est celui des pré- adolescents (14-15 ans) or, le thème de l’extrême droite semble quelque peu inapproprié pour un public si jeune. Néanmoins, même si ce thème peut tout a fait être abordé dans la littérature de jeunesse, ce n’est pas tant le thème en lui-même qui dérange que la façon dont il est traité. En effet, c’est avec une certaine violence, tant dans le vocabulaire employé que dans la narration, que Christian Lehmann dépeint cet univers. La scène de la malle par exemple est décrite avec une certaine violence. Le thème de la sexualité est aussi présenté dans un climat assez malsain. Enfermés dans une malle par Theilard, qui menace de les tuer, Céline et Laurent font l’amour. La violence est exprimée au niveau des mots : " Ta gueule ! ça ne m’amuse pas plus que toi ! Mais si vous n’étiez pas allés chier sur les tombes de ces youpins en pleine nuit, on en serait pas là... "

Ce climat malsain rend la scène dérangeante mais il y a aussi quelques thèmes abordés dans ce roman qui sont en décalage avec le public adolescent notamment lorsqu’il est question de la profanation des tombes dont sont accusés Julien et ses amis et aussi le thème du suicide qu’on peut aussi retrouver dans d’autres livres de jeunesse. La présence de ces thèmes dans l’ensemble des livres de jeunesse participe d’un courant récent qui est l’hyperréalisme. Ainsi, les thèmes comme la mort, le suicide, l’inceste, la politique seraient apparus subtilement dans les œuvres de jeunesse dans le but de confronter l’adolescent à ces réalités quotidiennes.

Pour revenir à Tant pis pour le sud, c’est la violence et la crudité des mots ainsi que la violence des actes qui amène à se poser la question suivante : à qui est destiné ce livre ? Christian Lehmann le dit lui même, il ne cherche pas à catégoriser. De là une frontière qui apparaît plus floue entre ce qu’on attend d’un roman pour enfants ou adolescents et ce qui est attendu par un lecteur adulte. On voit donc dans ce livre que Christian Lehmann traite de thèmes qui touchent de près à l’actualité. Pour Tant pis pour le sud, il s’inspire de l’affaire du cimetière de Carpentras de 1989 où " la piste politique fut longtemps abandonnée au profit de la rumeur impliquant les jeux de rôle auxquels se serait adonnée une jeunesse dorée et décadente de la ville ". Dans La Nature du mal, il plonge à nouveau dans une enquête sombre mêlant politique et corruption. D’ailleurs, si l’on se réfère aux critiques du livre, on voit que la notion de complexité est soulignée : " La Nature du mal est un livre rare, difficile et dérangeant ". Ainsi, les romans de Christian Lehmann traitent de thèmes difficiles et délicats. Il y a un paradoxe entre l’écriture complexe qu’il adopte dans les livres pour adolescents et la simplicité de ses livres destinés aux adultes. La notion de " writing down " (écrire en dessous) dont parle Daniel Delbrassine dans un de ses articles et qui signifie plus clairement " prendre en compte qu’il y a une différence entre les compétences, les centres d’intérêt et les références d’un enfant et d’un adulte " n’est pas applicable à Christian Lehmann.

Une Education anglaise : Roman pour adolescents ? Si l’on s’intéresse de plus près à Une Education anglaise, c’est un livre de formation censé être destiné à un public adulte mais qui plairait aux adolescents. Une Education anglaise retrace trois années de l’adolescence du jeune Christian Lehmann. Cette œuvre autobiographique correspond tout à fait au roman d’apprentissage pour adolescents.

Les composantes du roman d’apprentissage s’inscrivent tout à fait dans l’horizon d’attente d’un lectorat plus jeune. Dans ce livre, l’auteur effectue un retour en arrière sur l’adolescent qu’il était. Il dresse les étapes d’un parcours initiatique où la sexualité n’est pas absente mais traitée de façon plus naïve car vue à travers les yeux du jeune adolescent. En effet, une certaine naïveté laisse entrevoir l’éveil à la sexualité comme une étape décisive dans l’adolescence.

Par rapport à cela, la scène où le narrateur découvre la nudité féminine est vue de façon naïve et candide : " Elle était nue (...) Elle continuait son lancinant manège et comme elle secouait la tête pour ramener ses cheveux en place, ses cuisses s’écartèrent, dévoilant ce que, subjugué par la découverte de son corps, je n’avais pas encore vu. Un triangle sombre, clairement dessiné sur la peau blanche de son bas-ventre ".

D’un point de vue thématique, Une Education anglaise reprend tous les thèmes du roman de formation : l’apprentissage scolaire, la découverte de la lecture, les premiers émois amoureux, la quête identitaire... De ce point de vue, on peut très bien imaginer qu’un public jeune pourrait lire ce livre. Le phénomène d’identification propre à un lectorat plus jeune s’applique au roman de formation. D’ailleurs, ce processus d’identification a une place prépondérante dans la littérature de jeunesse en général et de ce fait, " l’enfant se reconnaît sans peine dans un héros ayant le même âge que lui et cherchant à se réaliser à travers une aventure ". Christian Lehmann avec ce livre se rapproche davantage des horizons d’attente d’un lecteur adolescent que d’un lecteur adulte.

http://jeunesse.lille3.free.fr/article.php3?id_article=897

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Published by Le cédéiste - dans ROMAN POLICIER
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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:53

Jean-Paul Nozière :

le genre policier pour adolescents et adultes

 

Le genre policier : définition générale

Le genre policier a longtemps été considéré comme un " sous-genre " qui ne faisait pas partie des œuvres littéraires de qualité. Le roman policier est caractérisé par sa focalisation sur un délit grave, juridiquement répréhensible. Son enjeu est de savoir qui a commis ce délit et comment y mettre fin ou comment triompher de celui qui le commet ou encore comment l’éviter. Le genre policier adopte généralement la même structure dans l’organisation des faits c’est-à-dire la découverte d’un crime, d’un méfait, l’enquête autour de ce crime, la réparation (découverte du coupable, du meurtrier). L’élément qui prime dans le roman policier est le suspense, la tenue en haleine qui suscite l’intérêt du lecteur à savoir qui est le coupable (on ne le sait en général qu’à la toute fin du livre).

Ecrire pour les adolescents, écrire pour les adultes.

Ce qui ne change pas :

D’un point de vue général, on peut dire que le genre policier destiné aux adolescents et le roman policier pour adultes partagent cette même définition. Au niveau de la structure d’ensemble, rien ne diffère, les mêmes schémas se retrouvent : la mention du meurtre qui entraînera l’enquête, la multiplication des suspects et pour finir l’arrestation du coupable. Dans Bogart et moi, l’intrigue tourne autour de la mort d’Enrique Almeida qui a priori est accidentelle. Dans Week-end mortel, il s’agit de la découverte d’un cadavre dans une rivière, une mort qu’on dit là aussi accidentelle alors qu’il n’en est rien.

Le système des personnages propre au shéma actantiel est le même : nous retrouvons les opposants et les adjuvants. Dans Week-end mortel, Irma est invitée par sa meilleure amie à passer quelques jours dans un manoir luxueux. Au fil de l’intrigue, on voit apparaître deux clans : ceux qui sont impliqués dans le crime et de l’autre ceux qui essayent de comprendre et de mettre la vérité à nu. Au delà de ce clivage apparaît aussi un antagonisme social à travers la confrontation de deux classes : d’un côté, la classe bourgeoise, de l’autre, le milieu modeste d’Irma.

Dans Bogart et moi, Slimane Rahali se dresse contre les gens du petit village de Provence dans lequel il vient enquêter. Il se heurte à l’esprit étroit des villageois remplis de préjugés. Les adjuvants sont Yasmina et Flo qui l’aident dans son enquête.

Le procédé de captation du lecteur est également similaire dans la littérature pour adolescents et littérature pour adultes. Comme le dit Vincent Jouve : " Tout récit doit en même temps donner l’impression d’un développement réglé et d’un surgissement qui n’est du qu’au hasard. Le lecteur doit pouvoir prévoir et en même temps ne pas pouvoir prévoir ". Ceci est encore plus vrai pour le roman policier où le dénouement final est ce qui fait l’essentiel de l’intrigue dans un processus d’amplification. Plus on avance dans le livre, dans l’intrigue, plus on a envie de savoir la clé de l’énigme, l’identité du coupable. La tenue en haleine du lecteur est de même intensité et fonctionne sur les mêmes schémas : multiplication des rebondissements, doutes, remises en question jusqu’au dénouement final.

A travers ces quelques éléments, on peut voir qu’en ce qui concerne les romans policiers destinés aux adolescents et ceux qui sont destinés aux adultes, les procédés narratifs et le système des personnages sont semblables. Au niveau de l’ordre du récit et de l’enchaînement des événements, tout part du même schéma ; le genre policier fonctionnant sur les mêmes principes quelque soit le public visé.

http://jeunesse.lille3.free.fr/article.php3?id_article=897

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:50

   Ecrire pour les adolescents, écrire pour les adultes.

Ce qui diffère

 

 

Ne s’adressant pas au même public, il est indéniable que certains éléments propres au roman policier pour adultes ne se retrouvent pas dans le roman policier pour adolescents. En effet, même si la structure ne change pas, il est clair qu’au niveau du texte lui même se dessinent quelques différences.

 

Tout d’abord, dans le roman policier pour adultes, une véritable figure de " l’enquêteur " se dessine. D’ailleurs, dans les romans policiers de Jean-Paul Nozière destinés aux adultes, une série de ses romans a le même protagoniste, il s’agit des " enquêtes de Slimane ". Dans Bogart et moi, c’est d’ailleurs ce même Slimane qui mène l’enquête. Il s’agit d’un ancien policier devenu détective privé désargenté. Slimane Rahali incarne bien la figure du " anti-héros " tel qu’on le retrouve dans les romans policiers et notamment dans le roman noir. Cet anti-héros est solitaire, il se dresse contre la conformité sociale et la bêtise environnante. Ce n’est jamais un postulant au pouvoir social, il est plutôt distant des institutions et souvent en conflit avec elles. Slimane Rahali incarne bien cet anti-héros, très souvent seul, sa seule compagnie étant un chien, Bogart. Il va au gré de ses voyages, ne mène pas l’enquête de façon méthodique mais avance au hasard.

 

Dans le policier destiné aux adolescents, c’est l’intrigue, les faits eux-mêmes qui priment sur celui ou celle qui enquête sur le crime. Dans Week-end mortel, celle qui fait figure d’enquêtrice est Irma, une adolescente de 13 ans. On voit donc que la figure instituée de l’enquêteur n’est pas la préoccupation essentielle. L’auteur choisit plutôt de mettre en scène un héros ou une héroïne. Vaillante, courageuse, Irma est prête a tout pour découvrir la vérité sur le meurtre dont a été victime Abacar Diop. L’accent est mis sur des valeurs comme la vérité, le courage et le processus d’identification est plus saillant. Dans Des crimes comme ci comme chat, c’est Julien, 16 ans qui enquête sur une série de crimes quelque peu loufoques. Ainsi, en choisissant de centrer l’action sur des personnages adolescents, la capacité d’identification du lecteur adolescent est plus aisée.

 

Un autre point qui marque la différence entre public adolescent et public adulte est la compétence du lecteur. En effet, la compétence du lecteur enfant et pré-adolescent est moins grande que celle du lecteur adulte sur un plan linguistique, mais aussi culturel et cognitif. D’ailleurs, des procédées de simplification apparaissent dans les romans destinés aux enfants et adolescents. Ainsi, dans Des crimes comme ci comme chat, Jean-Paul Nozière se justifie auprès de son lecteur, s’adresse à lui, pose des questions sur l’intrigue pour aider le jeune lecteur à y voir plus clair. Comme l’explique Vincent Jouve dans son article, " les surjustifications, les explications que donne le narrateur (...) mettent en évidence le souci de la clarté, de la simplicité ". On le voit dans un de ces passages où il questionne le lecteur : " Que faisais donc Madame la conservatrice au lieu d’accueillir les invités ? " ou encore dans ce passage où il s’adresse directement au lecteur : " Rassurons-nous, la vérité approche à grands pas ".

 

Le roman destiné aux adolescents est plus centré sur l’action et met de coté l’intériorité des personnages ce qui n’est pas le cas du roman pour adultes. Dans Bogart et moi, le personnage principal a une vraie place et n’est pas simplement réduit à servir l’intrigue, à la dénouer. Par exemple, son obsession du passé marquée par la mort tragique de son père lui donne une autre dimension qui va au delà de son simple rôle d’enquêteur.

 

Dans l’écriture de romans pour adolescents ou pour adultes, la prise en compte du narrataire a une grande importance. En effet, l’univers référentiel du lecteur n’est pas le même selon le public visé. Dans les deux romans destinés aux ados, on remarque une dimension plus fantaisiste notamment dans Des crimes comme ci comme chat (destiné plutôt aux 10-12 ans) où l’intrigue est menée sur le mode loufoque, sur un ton plutôt léger. Dans Week-end mortel, c’est plus le côté angoissant qui prime. Enfermés dans un château, des adolescents se trouvent confrontés à un meurtre bien étrange. L’intrigue se déroule dans une atmosphère de huis-clos inquiétante. Les attentes d’un lectorat adulte ne sont pas les mêmes. En effet, le souci pour ce type de lecteur est que l’intrigue se rapproche le plus possible de la réalité, pour qu’elle puisse être crédible aux yeux du lecteur qui a davantage besoin d’un ancrage dans le réel. " L’adulte, s’il ne refuse pas l’investissement imaginaire, fait aussi intervenir dans la lecture la distanciation, la prise en compte du réel social et la mise en œuvre des savoirs ". Le lecteur enfant et adolescent se situe plus dans le fictif, laissant la part belle à l’imaginaire.

http://jeunesse.lille3.free.fr/article.php3?id_article=897

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:33

 

 

 

·         Yaël, pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 Parce que, comme dit Semprun, l’écriture c’est la vie. Non, ça ne s’explique pas

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est quelqu’un qui vit de son écriture.  

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 L’écriture ne s’apprend pas. Elle est innée. C’est une forme d’art. On peut apprendre à écrire sans fautes mais pour  écrire un livre il faut un truc en plus.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Moi, je suis une passeuse d’Histoire.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

Le déclic s’est fait à l’âge de douze ans quand j’ai lu le Journal d’Anne Frank. Depuis, je n’ai jamais cessé d’écrire.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Oui, bien sûr, pour être lue, sinon je ne gagnerais pas ma vie. Mais je ne pense pas à mon public, à mes lecteurs quand j’écris, je pense à moi.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Non, je ne pense pas

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Je fais feu de tout bois. Tout me sert. Je regarde, j’écoute, je lis…

 

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Des carnets oui, mais je prends peu de notes au préalable. Je fonce directement.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-t besoin d’isolement ?

J’écris quand je peux, où je peux. Plus l’été que le restant de l’année car j’ai terminé mes déplacements. Non, je n’ai pas besoin d’être seule, ni dans un lieu précis.

 ·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mon éditrice/éditeur. C’est le meilleur juge. Mon entourage lit après.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 J’aimerais arriver à écrire une grande saga d’une famille du 20ème siècle.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Oui à tel point que je ne m’en prive pas. J’ai publié 3 romans avec Rachel Hausfater : De Sacha à Macha chez Flammarion, Le petit roman portable chez Hachette, et L’ombre publié chez Bayard et maintenant chez Nathan

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Tout est relatif. Moi, je ne vis que de ma plume et j’y arrive quand même.

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Tout ce que je suis rejaillit dans mon écriture

 

Photo : http://nicolebertin.blogspot.com/2009/02/mediatheque-de-jonzac-yael-hassan-la.html

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 22:14

"         Lorris, pourquoi écris‑tu ? Est‑ce quelque chose de facile à expliquer ?

 

            Très facile. Pour gagner de l’argent. What else ?

 

"         C'est quoi être écrivain ? Ecrire c'est quoi ?

 

            C’est, comme dirait Stephen King, aller à la mare où tous nous allons boire. Après... ma foi, il s’agit d’organiser ses pensées en vue de créer de la fiction. La question est de savoir pourquoi certains le font et d’autres non. Je l’ignore et, si je le savais, je ne le dirais pas. Il me semble que nous sommes déjà beaucoup trop nombreux à le faire. Nous n’avons pas tous les mêmes besoins. Certains n’ont pas besoin d’engendrer des extensions d’eux-mêmes. Leur propre personne les emplit en entier et cela leur suffit. Je ne peux rien pour eux.

 

 

"         Que penses‑tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n'existent pas. Quel écrivain es‑tu ?

 

            Ces écoles ou workshops sont censées donner à l’auteur des outils, lui apprendre des techniques. Il est clair que les écrivains anglo-saxons sont dans ce domaine remarquablement armés (et les nôtres gravement déficients). Le risque est bien sûr celui de l’uniformité. Les techniques employées sont standardisées, donc repérables. Elles permettent d’être à peu près bon même quand on est mauvais. Les mauvais auteurs français sont vraiment mauvais. C’est l’une des raisons de notre supériorité. L’idéal serait d’apprendre puis d’oublier. Moi, j’ai appris sur le tas, en écrivant de mauvais livres.

 

 

"         Arthur Ténor parle de lui comme étant un " explorateur de l'imaginaire. " As‑tu une formule pour te caractériser ?

 

            Arthur est un garçon très courageux et je suis convaincu que sa quête sera finalement couronnée de succès. Je ne suis, pour ma part, qu’un modeste artisan en chambre.

 

 

"         L'écriture a‑t‑elle toujours été en toi ou est‑ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t‑il eu un élément déclencheur ?

 

            Désolé, je ne me souviens pas du nom de la fée. Donc, ce devait être plus tard. L’élément déclencheur ? Probablement l’ennui. L’ennui est un puissant moteur, trop souvent négligé de nos jours. Le désoeuvrement, qui libère l’esprit, passe pour l’ennemi de la société. Mais sans doute craint-on surtout les “explorations de l’imaginaire”.

 

 

"         Pour qui écris‑tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

            Oui, pour être lu. Je ne me fatiguerais pas à écrire pour mon propre compte. Les histoires qu’on n’écrit pas sont les plus belles. Si on se résoud à les écrire quand même, c’est bien pour qu’elles parviennent à un lecteur. Au moins un.

 

 

"         Le public/l'éditeur t'ont‑ils influencé à un moment donné ?

 

            Les éditeurs sont une inépuisable source d’inspiration. L’un d’eux, par exemple, m’a fait écrire l’Iliade et l’Odyssée. Deux excellents livres.

 

Photo : http://anais2689mort.blogspot.com/2007_12_01_archive.html

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 22:11

 

"         Cette fameuse imagination, d'où vient‑elle ? De quoi t'inspires‑tu ?

 

            D’Homère. Je veux dire, en l’occurrence. Le reste du temps, c’est plus compliqué. Il faut savoir chercher. Mais ça va, j’ai des tas d’autres bons livres à la maison.

 

 "         Comment procèdes‑tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

            Je déverse tout ce qui me vient et, après, je m’efforce d’organiser. De ce point de vue, l’ordinateur est très supérieur au carnet, dont les pages se déplacent difficilement. Enfin, oui, j’ai besoin d’un plan à peu près complet. Il est très désagréable de se rendre compte soudain qu’on ne sait pas où on va. Je suis un piètre improvisateur.       

  

"         A quel moment de la journée écris‑tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As‑t besoin d'isolement ?

 

            J’écris uniquement la nuit, avec résignation. Le signal de départ est une forme d’angoisse qui m’instruit que la journée écoulée menace de n’avoir servi à rien. Les journées inutiles de ma vie pourraient ou auraient pu, je pense, composer une très belle oeuvre. La nuit isole, en effet. Sauf chez moi, où les créatures nocturnes se sont multipliées au fil du temps. Les enfants ne veulent plus aller se coucher.

 

 "         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

            Ma femme, en qui j’ai toute confiance. Elle sait par exemple qu’on écrit “qui te lit” et non “qui te lis”. C’est pr��cieux. Sauf récemment, car elle était trop occupée. Du coup, je n’ai plus de premier lecteur. Et rien ne prouve que j’en aurai un second.

 

 "         Qu'aimerais‑tu écrire ? un sujet que tu n'as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 

            J’aimerais beaucoup écrire un bon livre mais je ne sais pas si ce sera possible. Sinon, j’ai déjà abordé la plupart des genres. Mais pas la plupart des sujets, à la réflexion. En fait, ce qui me plairait, ce serait d’écrire ce que je ne sais pas écrire. Par exemple un roman plein de suspense avec une énigme dont la résolution laisserait le lecteur pantois. Ces temps-ci, j’essaie d’émouvoir. C’est nouveau chez moi. On vieillit.

  

"         Ecrire à 4 mains cela te tente‑t‑il ?

 

            Oui, je l’ai déjà fait, à quatre et même à six. Écrire avec les mains des autres est très agréable. Reposant, pour tout dire.

 

 "         Est‑il facile de vivre de sa plume ? Exerces‑tu un autre métier ?

 

            J’ai toujours réussi jusqu’à présent à vivre de ma plume. Mais c’est aussi, je crois, ce que disait Zizi Jeanmaire. Tout dépend donc de l’endroit où on se place. Sinon, je suis cuisinier à domicile pour une famille de six personnes. Mon meilleur emploi, d’après certains.

  

"         Qualités et défauts de l'Homme ? qui rejaillissent sur l'écrivain ?

 

            De l’avis général, l’Homme est charmant (mais ça n’engage que lui). Bien sûr, il a aussi ses défauts. Ainsi, un certain manque d’ardeur à la tâche qui rejaillit de façon flagrante sur l’écrivain -lequel s’en plaint, vous vous en doutez. Les relations entre les deux n’en demeurent pas moins courtoises.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com