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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 09:54
Elle écrit des livres pour enfants, où tout est abordé, l’amour, la maladie, la mort.Elle porte des lunettes roses en forme de coeur, et des lacets fluos. C'est une star de l’édition jeunesse, une amerloque, comme elle aime le dire, qui vit vit à Nice..
Bienvenue dans l'Atelier de Susie Morgenstern ...

http://www.franceinter.fr/emission-l-atelier-l-atelier-de-susie-morgenstern-auteur-pour-enfant

 

Susie Morgenstern © Radio France - 2012 / Vincent Josse

 

 

Susie Morgenstern (Hoch de son nom de jeune fille) est née le 18 mars 1945 à Newark, dans le New Jersey. Adolescente, elle devient rédactrice en chef du journal de son lycée à Belleville, au New Jersey. Sans cesser d'écrire, elle poursuit ses études à la Rutgers University, à l'Hebrew University de Jérusalem puis à la faculté de lettres de Nice, où, en 1971, elle finit sa thèse de doctorat en littérature intitulée : "Les fantasmes chez l'écrivain juif contemporain". Musicienne, elle pratique la contrebasse, à un niveau de professionnel, dans les registres jazz et classique. Susie Morgenstern débute sa carrière en tant qu'auteur illustrateur. Elle a reçu de nombreux prix pour ses ouvrages destinés a la jeunesse, dont le "Grand prix du livre pour la jeunesse" pour "C'est pas juste !", le "prix loisirs jeunes lecteurs" pour "Un anniversaire en pomme de terre", le "prix 1000 jeunes lecteurs" pour "Oùkélé la télé" et "les deux moitiés de l'amitié". Et de nombreux autres pour "Lettres d’amour de 0 à 10" et "Joker". Elle est auteure de plus d’une centaines d’ouvrages. Elle continue aujourd'hui à écrire et est retraitée, après avoir enseigné l'anglais et l'informatique à la faculté des sciences de Nice. Veuve d'un mathématicien français, elle est mère de 2 filles et grand-mère. Susie Morgenstern a été nommée Chevalier des Arts et des lettres en 2005, récompense pour tous ses efforts d’écrire dans une langue qui n’était pas sa langue maternelle et qu’il a fallu apprivoiser, et en 2012 le Grand Prix de la ville de Nice.

 

Bibliographie sélective :

  • Ma nouvelle boîte à histoires, La Martinière, 2010
  • Le cœur en panne, Bayard, 2008
  • Emma  (série), Illustré par Sévérine Cordier, Nathan, 2007
  • Joker,I llustré par Mireille d’Allancé, Ecole Des Loisirs,1999
  • Lettres d'amour de 0 à 10 ans, Ecole des loisirs, 1996    
  • Même les princesses doivent aller à l'école, Illustré par Serge Bloch,Ecole Des Loisirs,1991
  • La Première fois que j'ai eu seize ans ,Ecole Des Loisirs,1990
  • La plage en béton, L’école des loisirs ; 1989
  • La Sixième ,Ecole Des Loisirs 1985
  • Oukélé la télé,Illustré par Pef ,Gallimard Jeunesse 1984, 2002
  • Les deux moitiés de l’amitié, Rageot,1983, réédité par l’Ecole des loisirs, 2003
  • C’est pas juste, ou les déboires d’une petite fille entreprenante , Rageot, 1982, réédité par l’ Ecole des loisirs, 1990.

Susie Morgenstern et sa fille Aliyah © Radio France - 2012 / Vincent Josse

 

 

Susie Morgenstern en dédicaces © Radio France - 2012 / Vincent Josse

 

Susie Morgenstern 2 © Radio France - 2012

 

  

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:49

Pourquoi les Français font-ils lire aux enfants des livres plus réalistes qu’ailleurs ?

Par Charlotte Pudlowski

http://www.slate.fr/story/57755/monstrueuse-litterature-jeunesse-peur-france

 

Max et Les Maximonstres, de Maurice Sendak. © L'Ecole des loisirs.

- Max et Les Maximonstres, de Maurice Sendak. © L'Ecole des loisirs. -

Je me souviens d’un livre que j’avais, petite, que mon père avait acheté: La poupoune et le Gram-Groum. C’était l’histoire d’une petite fille si méchante et si capricieuse que sa mère la menace de la venue du méchant Gram-Groum pour la punir. Un beau jour, ça ne manque pas: le Gram-Groum vient et l'emporte. Après avoir lu l’histoire, ma mère l’avait trouvée si terrible qu’elle en avait déchiré des pages. Pour que jamais je ne retombe dessus. Quand je lui en ai reparlé récemment, elle a dit: «Ce Gram-Groum qui emmenait la poupoune avec l'assentiment de la mère, c’était épouvantable!»*Moi, évidemment, j’adorais cette histoire.

J’y ai repensé en tombant sur un diaporama du Guardian: Terrifying French children's books («les terrifiants livres français pour enfants»). La journaliste et romancière Jenny Colgan, qui a passé du temps en France, a été sidérée de voir ce que les parents français font lire à leurs enfants. «Je ne sais pas pourquoi tant de livres français pour enfants sont si bizarrement et inutilement effrayants», écrit-elle.

Faisons-nous vraiment lire des livres différents aux enfants, en France? «Oui, sans aucun doute», tranche Emmanuelle Marie, directrice des droits des livres étrangers du groupe Bayard. «Il y a un vrai décalage entre ce qu’on peut dire en France aux enfants, par rapport aux pays anglo-saxons.»

En Angleterre, et surtout aux Etats-Unis, certains sujets sont bannis des lectures jeunesse: la violence, la nudité, même les sentiments amoureux. Au point qu’on retouche certains livres vendus à l’étranger.

«Nous avons dû rhabiller des livres sur le corps humain, raconte Emmanuelle Marie. Chez Milan [maison du groupe Bayard], le Grand Livre animé du corps humain a été distribué sur le territoire américain sans montrer les parties intimes. On ne peut pas montrer les fesses d’un bébé sans couche. Il y a aussi une difficulté d’exprimer des sentiments que les Anglo-Saxons considèrent comme réservés aux adultes: pas de sentiment amoureux chez les enfants de 3 ou 4 ans par exemple.»

Comme en atteste la surprise réprobatrice de la journaliste du Guardian, les Anglo-Saxons n’aiment pas beaucoup les sujets douloureux dans les livres pour enfants. «Tous les éditeurs anglo-saxons nous ont dit un jour “on ne peut pas acheter ça, on serait mis en cause par toutes les mères de famille”»,raconte Laurence Carrion, éditrice Petite Enfance au Seuil.

«Aux Etats-Unis, ils ne veulent pas de sujets qui fâchent: pas de deuil, pas de divorce, pas de sujets difficiles», ajoute Isabelle Bézard, directrice éditoriale Petite Enfance chez Bayard. Laurence Carrion renchérit:

«Les éditeurs anglo-saxons manquent un peu d’audace. Dans la BD, le discours est radicalement différent, on peut tout faire. Chez les plus grands aussi, à partir de 10 ans, 12 ans. Mais les enfants américains sont beaucoup plus protégés de la réalité que les enfants européens, sinon français.»

Outre-Atlantique, les parents veulent nourrir leur progéniture d’émotions positives, d’imagerie heureuse, en s’appuyant sur le «self-esteem». Il faut dire sans cesse aux enfants qu’ils sont merveilleux, qu’ils doivent s’aimer. «C’est important pour nous aussi qu’il y ait une issue positive, remarque Isabelle Bézard, mais eux ne voient pas l’intérêt de mettre un élément négatif, à aucun moment de l’histoire.»

Protéger les enfants

Cette volonté de protéger les enfants est si forte qu’elle frise parfois le ridicule. En 2012, en Grande-Bretagne, des parents furieux ont déposé de nombreuses plaintes contre certains livres pour enfants: Un conte peut en cacher un autre de Roald Dahl, pour sa langue trop crue, Ali Baba et les 40 Voleurs parce qu’il fait trop peur et Casse-Noissette, pour être trop sinistre…

David McKee, auteur britannique (notamment d’Elmerl’éléphant multicolore) est l’un des auteurs qui a suscité le plus de critiques durant cette affaire de plaintes. Les parents incriminaient notamment Denver, livre perçu comme faisant l’apologie de l’inégalité des richesses. (A la sortie de l’album en Belgique, en 2010, le quotidien Le Soir qualifiait Denver de «fable subtile sur la place de l'argent dans la vie».)

Aux Etats-Unis, l’American Library Association's Office for Intellectual Freedom (le bureau des libertés intellectuelles de l’association des bibliothèques américaines) répertorie tous les ans les tentatives de retraits de livres dans les librairies du pays: il en a compté plus de 11.000 depuis le début de ce travail, en 1990. Parmi ces livres: James et la Pêche géante (parce qu’il contient le mot «ass», qui veut dire fesses, mais en plus vulgaire que fesses, et moins vulgaire que cul). La Petite Sirène a aussi été mise en cause (parce que dans la version d’Andersen, elle n’avait pas forcément de coquillages sur les tétons dans certains éditions), Le Petit Chaperon rouge (la version de Grimm) et Blanche Neige (Grimm également), à cause de la violence du loup pour l’un, de la violence du chasseur et de la marâtre pour l’autre…

Recette pour un bon livre qui fait peur

En France, tous les sujets peuvent être abordés, mais le ton doit être adapté. «Je pense que l’ironie doit être bannie des livres pour enfants», estime Anaïs Vaugelade, notamment auteure de La Guerre et du Garçon qui ne connaissait pas la peur.

La Guerre d'Anaïs Vaugelade © L'Ecole des Loisirs

Et le dénouement doit être heureux. Comme dans Le Garçon qui ne connaissait pas la peur. L’histoire est celle d’un homme qui trouve un bébé en train de téter une pierre. On devine que cet enfant vient de perdre ses parents dans un accident de la route. Toute la question, c’est comment l’enfant va grandir. Longtemps il n’a plus peur de rien, puisqu’il a déjà tout perdu. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux.

Le Garçon qui ne connaissait pas la peur © L'Ecole des Loisirs

Un enfant qui a peur, des animaux, du noir, de perdre ses parents, se sent moins seul quand cette peur est mise en scène dans un livre. «Voir un livre qui fait peur, c’est déjà apprivoiser cette peur, il y a un réel besoin de voir des figurations de ce qui font leurs émotions internes», dit le pédopsychiatre Patrick Ben Soussan, coordinateur notamment de Naître au monde et à la culture et co-auteur de Le Bébé et ses peurs.

«Je ne vois pas pourquoi les enfants seraient privés de ces livres, explique Anaïs Vaugelade. C’est peut-être plus important encore pour eux que pour les adultes, qui ont d’autres armes pour rompre leur solitude.»

L’adulte, selon la conception anglo-saxonne, est prompt à croire que les enfants n’ont pas peur, n’ont pas de questionnements graves sur le monde, pas encore de véritables émotions. «Mais ils en ont, assure Patrick Ben Soussan, et les livres aident à y répondre.»

Les parents peureux

Ne soyons pas caricaturaux. Certains parents français aussi, peuvent s’offusquer de voir des thèmes difficiles abordés. Les Français sont d’ailleurs plutôt sages comparés aux Scandinaves, estime Laurence Carrion, qui juge leur discours plus «honnête» et par conséquent valorisant pour l’enfant. «Là-bas, on pourrait publier Nos petits enterrements: on ne prend pas les enfants pour des crétins.» Les Français seraient presque les Anglais des Suédois.

«J’avais écrit un livre sur les SDF, Les petits bonshommes sur le carreau», se souvient Olivier Douzou, auteur-illustrateur, éditeur des albums jeunesse et directeur artistique pour la jeunesse au Rouergue.

«Certains parents m’ont dit que c’était une honte de raconter de telles histoires, de parler des sans-abris à des enfants. Mais quand on voit les sans-abris dans la rue, les enfants s’arrêtent, ce sont les adultes qui les tirent par la main. Les adultes veulent pouvoir ignorer et les enfants veulent savoir. Et comme les adultes ne peuvent pas ignorer la réalité du monde, ils font parfois en sorte d’aveugler leurs enfants.»


Les parents ne sont pas toujours prêts à offrir spontanément à leurs enfants ces compagnons de route vers la réalité. A la librairie parisienne Le Chat Pitre, spécialisée jeunesse, on parle des «livres qui font peur aux adultes».Comme ma mère avait peur de La Poupoune et le Gram-Groum. Mais les enfants adorent les livres qui font peur, qui dérangent, qui bousculent.

Anaïs Vaugelade:

«Dans un de mes titres, j’ai un personnage, une petite fille, qui a pour animal totémique un crocodile, et les thèmes tournent autour de la colère, des difficultés de la petite fille avec le réel. Ce sont des bides [commerciaux] complets. Mais c’est pour les livres avec ce personnage que j’ai le plus de courriers de lecteurs spontanés, des enfants qui m’écrivent pour me dire que ça leur plaît, que ça les touche.»

D’où des décalages étonnants entre l’amour des enfants pour certains livres, et le nombre d’exemplaires vendus. Max et les Maximonstrespar exemple, a été vendu à 600.000 exemplaires, tous formats confondus, depuis sa première traduction en France en 1967 (selon des chiffres fournis par l’Ecole des loisirs). Alors que Loulou, de Solotareff, très bon best-seller de l’Ecole des Loisirs, s’est également vendu à 600.000, mais depuis 1989, en moitié moins d’années, peut-être parce qu’il n’a jamais fait scandale comme l’album de Sendak.

Max et les Maximonstres, de Maurice Sendak © L'Ecole des loisirs
Loulou, de Grégoire Solotareff © L'Ecole des loisirs

Les enfants adorent pourtant Max et les Maximonstres (j’adorais Max et les Maximonstres, que ma mère n’avait pas déchiré). Dans une interview au Time réalisée en 1980, et republiée en mai dernier au moment de sa mort, Maurice Sendak expliquait:

«Les gens sont toujours frappés de voir des enfants qui font et disent ce qu’ils ont envie, et pas ce que les adultes ont envie de les entendre dire ou faire. Les enfants agacent les adultes. Je crois que la plupart des adultes n’aiment pas vraiment les enfants ou ne sont pas à l’aise avec eux. Je sais que beaucoup de parents n’observent pas leurs enfants, beaucoup de parents ne leur prêtent pas attention. Donc ils ne savent pas ce qu’ils sont réellement.»

Cliquez sur le (+) voir une interview vidéo hilarante de Maurice Sendak

Si, culturellement, les parents français acceptent plus facilement de faire lire des livres plus exigeants (ou plus effrayants par leurs thèmes) aux enfants, ce n’est pas que spontané –«et les enfants français n’ont pas des aspirations différentes des enfants anglo-saxons», garantit le pédopsychiatre Patrick Bensoussan. Ce qui est différent en France, c’est aussi l’offre, qui crée un cercle vertueux.

«En France, le réseau de libraires est d’une très grande qualité», disent d’un commun accord Isabelle Bézard, Anaïs Vaugelade et Olivier Douzou.

Aux Etats-Unis, on compte environ 2.000 librairies. Soit une librairie pour 100.000 habitants. Cinq fois moins qu’en France. Autant vous dire que si vous habitez le Missouri et que vous avez envie d’acheter un livre à votre enfant, à moins d’avoir le temps de faire quelques dizaines de kilomètres pour trouver un charmant établissement qui vous conseillera le livre d’un disciple de Maurice Sendak, vous allez chez Walmart. Où l’idée n’est pas de nourrir les imaginaires enfantins mais plutôt le chiffre d’affaires de la chaîne.

Les libraires, ces ensorceleurs

En France, les librairies sont là pour ça. On y trouve une variété de titres, qui ne se vendent pas nécessairement beaucoup, mais qui sont disponibles. Laurence Tutello, directrice de la librairie Chat Pitre, explique que les librairies comme la sienne, petite et spécialisée, ne sont pas dans une logique de rentabilité immédiate.

«J’ai aussi besoin de livres qui se vendent beaucoup, évidemment, mais je ne peux pas tabler que sur ça. Les gens viennent me voir pour des conseils, pour trouver des choses différentes.»

Certains parents arrivent pensant acheter un livre commercial et puis Laurence Tutello discute avec eux, pose des questions sur l’enfant, et suggère le titre qui lui conviendra le mieux.

«Dans un monde idéal, il faudrait des bibliothèques ouvertes pour que les enfants puissent puiser ce qu’ils veulent», sourit Anaïs Vaugelade. Mais il faut surtout que dans ces librairies, on trouve de bons livres. Et c’est le cas en France, où les rayons enfants regorgent de trésors. C’est d’ailleurs dans une médiathèque, à Antibes, que la journaliste du Guardian a trouvé les livres si «terrifiants».La situation n’est pas la même partout.

Dans un article de 1985 [payant], le New York Times s’inquiétait déjà de ce que s’apprêtait à devenir la littérature jeunesse aux Etats-Unis: disparition de subventions aux librairies, aux bibliothèques.

«De bons livres récents ne sont plus imprimés parce que les écoles et les bibliothèques n’ont plus les moyens d’acheter des exemplaires de remplacement, et les éditeurs n’ont pas les moyens de payer un espace de stockage. Le public est aussi de plus en plus réticent à voter des subventions pour les bibliothèques (…) et les livres pour enfants sont les premiers touchés.»

Tandis que les bibliothèques françaises, si elles ne reçoivent pas tout l’argent qu’elles souhaiteraient, bénéficient d’aides importantes: 23,9 millions d’euros pour aider au fonctionnement des bibliothèques municipales (selon des chiffres de 2005). L’article du New York Times de 1985 soulignait déjà que la qualité de la littérature enfantine baissait, que les éditeurs essayaient d'attirer le regard des parents, qui sélectionnent en un coup d’œil, en pariant sur des ouvrages lisses et consensuels. Alors se sont multipliés les livres aux couleurs flashy, les pop-ups. Pas tous mauvais, mais moins concentrés sur le fond que sur la forme.

Les contraintes économiques égorgent les loups, les sorcières, les serpents. S’il y a bien quelque chose de terrifiant, c’est un monde où tous vos enfants liraient forcément ça. Parce que tous les monstres et les peurs auraient été assassinés.

 

Charlotte Pudlowski

* Ma mère a précisé, quand j’ai parlé de cette histoire:«Je n’avais pas encore lu les ouvrages à destination des adultes, qui m’auraient permis de comprendre qu'en fait les enfants adorent avoir peur. Mais tu penses que tu vas t'en remettre?»

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 23:17

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes interprétera une pièce écrite par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

 

Cette pièce présentera la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt, d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

 

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

 

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

 

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

 

En 3ème partie, une discussion-débat devrait être menée entre le public et des intervenants (Historiens, Anciens combattants) sur le thème de la pièce de théâtre, à savoir « la vie quotidienne dans le maquis (et notamment le maquis bourbonnais). »

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:36

 

Serge Rubin est l'invité des ados du Quartier libre de Saint Maur en poche.

http://www.youtube.com/watch?v=xrMM0dMZRF8&feature=relmfu

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 20:33

 

 

Timothée de Fombelle est l'invité des ados du Quartier libre de Saint Maur en poche.

 

http://www.youtube.com/watch?v=oZmEMW7g530&feature=relmfu

 

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:04
  
Jacques a répondu aux questions de Sherryn, une lectrice suisse, passionnée de livres et créatrice d’un site littéraire, désireuse d’approfondir avec lui certains aspects de son roman : 1212, la croisade des Indignés

Sherryn : D'où vous est venu ce désir d’écrire sur la croisade des petits ?
 
Jacques Cassabois : D’une rencontre avec un livre. La croisade des enfants de Bernard Thomas. Ce roman, lu en 1988, m’a happé. J’avais l’impression d’être concerné personnellement, intimement. Un peu comme s’il me rappelait de très anciens souvenirs. Et je me suis mis à rêver de traiter à mon tour ce sujet. Mais j’ai bien été obligé de me rendre à l’évidence : je ne pourrais jamais écrire un bouquin pareil ! Le temps a passé. À plusieurs reprises, cette envie est revenue me harceler, toujours sans résultat. Décidément, ce sujet n’était pas, ne serait jamais pour moi. Et j’éprouvais cette déception un peu amère que l’on éprouve toujours devant ses limites.

Puis, la croisade est revenue m’aiguillonner après la parution de Jeanne, en 2010. Dès mes premières recherches, j’ai eu l’impression que cette tentative risquait d’être la bonne. En effet, j’ai découvert (béni soit internet) un mémoire de l’historien américain Gary Dickson, paru en 1995 dans la revue de l’École des Chartes, sur la genèse de la croisade des enfants. Cette étude a vraiment été mon sésame.

 

Sherryn : Quel symbole voyez-vous dans leur entreprise ?
 

Jacques : Un symbole de responsabilité. Un encouragement à faire ce que l’on croit juste, coûte que coûte, sans revendiquer que d’autres le fassent à notre place. Être à l’écoute du navigateur intérieur et nous laisser diriger. Exalter nos forces de vie, même si l’on est petit.

 

Sherryn : Comment vous est apparu ce parallèle entre leur croisade et la révolte des Indignés de 2012 ?
 
Jacques : J’ai d’abord été frappé par des similitudes entre les mouvements, pour découvrir après réflexion en quoi ils divergeaient. C’est pour cette raison que j’ai utilisé dès le titre le mot « indignés » qui n’apparaît jamais dans mon roman. Je voulais attirer l’attention des lecteurs, pour les inciter eux aussi à une comparaison.

Pueri et Indignés se ressemblent en effet par quelques points : la défiance des petits à l’égard des grands qui trahissent toujours leurs engagements, la stigmatisation de la richesse, un rêve égalitaire de justice. Ils sont cousins aussi par leur mode de rassemblement : une attente disséminée qui se cristallise soudain, une spontanéité imprévisible, une propagation fulgurante...

En revanche, ils divergent sur le fond par la radicalité de l’engagement et le désintéressement.

En effet, les pueri prennent position sur une des questions majeures qui agitait leur société : la reprise de Jérusalem aux musulmans. L’occupation des Lieux saints était vécue comme un désespoir, une souffrance amère ressentie par tous et chaque jour. Au point que devant l’absence de résultats et la duplicité de leurs dirigeants, les petits se sont dressés. Pas pour protester mollement, mais pour agir avec détermination, rompant les amarres, quittant leurs familles et mettant leurs vies en jeu. On est loin des manifs de nos indignés qui rentrent chez eux chaque soir après avoir battu le pavé ou qui s’attardent en happenings festifs sur l’espace public jusqu’à ce que la police les déloge.

Les petits de 1212 partaient sans espoir de retour, liés par un serment sacré : il s’étaient croisés ! De ce serment, seul le pape pouvait les délier. Ils ne faisaient pas semblant.

D’autre part, ils n’agissaient pas égoïstement, pour améliorer leurs conditions de vie, défendre leurs droits acquis ou un accès moins onéreux à l’université, mais pour sauver l’Occident ! Leur naïveté peut évidemment faire sourire nos consciences confortables et prévenues de tout, mais reconnaissez qu’ils nous font prendre un peu de hauteur et apercevoir les cimes ! Pour rivaliser d’ambition avec eux, il faudrait que nos indignés se mobilisent sur des questions cruciales. De civilisation ! La course effrénée à la croissance, par exemple, notre boulimie énergétique qui nous pousse vers l’abîme d’une catastrophe climatique, la destruction des océans, que sais-je ? Voilà de vraies raisons de s’indigner, pour arracher à nos gouvernants un ralentissement, les obliger à se tourner radicalement vers les énergies propres, à élaborer des systèmes de consommation fondés sur le partage des biens, le respect des écosystèmes…. Notre défi d’aujourd’hui, ce n’est plus la protection de l’occident chrétien comme au XIII è siècle, mais la sauvegarde de la planète et la survie de ses habitants. Nous devrions tous être des indignés en puissance. À nous de concrétiser, de faire monter notre indignation pour la hisser au niveau de ces enjeux ! En sommes-nous capables ? Tenez, voici un exemple concret : pour commencer à nous rapprocher des pueri de 1212, il faudrait qu’aujourd’hui, en France, on puisse s’indigner furieusement de la baisse artificielle du prix de l’essence qui nous renforce dans l’illusion  que les énergies fossiles vont perdurer et nous masque la nécessité de nous adapter dare-dare à leur disparition !... Voilà une vraie raison de s’indigner pour provoquer une prise de conscience.

 
Sherryn : Quels sont les personnages dont l’existence historique est avérée et quels sont ceux nés de votre imagination ? Et comment ces derniers y sont-ils apparus ?
 
Jacques : Étienne est le seul. Tous les autres sont fictifs.

Vous savez, les chroniques des moines du XIII è siècle sont plutôt avares de détails. Voici par exemple un extrait de celle dite de l’Anonyme de Laon, qui est une des plus développées. D’autres chroniques (il y en a en tout 38) ne citent même pas Étienne.

« Au mois de juin de la même année (1212), un enfant, un pâtre, du nom d’Étienne, qui était de la ville nommée Cloies, proche du château de Vendôme, disait que le Seigneur lui était apparu sous la figure d’un pauvre pèlerin. Après avoir accepté de lui du pain, il lui avait donné des lettres adressées au roi de France. Comme il se rendait auprès de celui-ci avec des pâtres de son âge, on se rassembla autour de lui de diverses parties des Gaules, au nombre de près de trente mille personnes. Pendant un séjour qu’il fit à Saint-Denis, le Seigneur opéra par ses mains de nombreux miracles en présence de beaucoup de témoins. »

« Il y avait alors en divers lieux des enfants qui étaient en grande vénération, parce que la foule du peuple croyait qu’ils avaient opéré des miracles. La multitude des enfants se porta vers eux afin de partir sous leur direction pour rejoindre le saint enfant Étienne. Tous reconnurent ce dernier pour leur maître et leur chef. »

Voilà ! Ensuite, c’est à vous d’imaginer ce que ce jeune pâtre avait de si particulier pour convaincre tant de gens de le suivre et comment les choses se sont déroulées. Parce qu’elle est là, l’énigme, vous comprenez ? COMMENT ? Comment il s’y est pris ce jeune gars, sans moyens de diffusion à sa disposition pour rameuter sa bande de guenilleux ? C’est pas complètement dingue, ça ? Il fallait que les cœurs brûlent d’une sacrée ferveur, vous ne croyez pas ? Quels incendies !

 

Sherryn : Sait-on ce qu’est devenu Etienne ? Quelle est votre opinion à ce sujet ?
 
Jacques : Non, les chroniques monastiques ne disent rien sur sa fin. Il a eu le même sort que ses compagnons, vraisemblablement. Soit il est mort avant d’arriver à Marseille, soit il se trouvait dans un des deux vaisseaux qui ont sombré au large de la Sardaigne, auquel cas il s’est noyé, soit enfin il fait partie de ceux qui ont été vendus aux barbaresques qui écumaient la côte nord de l’Afrique. L’Islam autorisait la pratique de l’esclavage (par exemple, il a perduré jusqu’à la fin du XIX è siècle à Zanzibar où il n’a été aboli officiellement qu’en 1890), contrairement au christianisme qui l’interdisait alors aux chrétiens.
Sherryn : La croisade des enfants s’est mal terminée, pensez-vous qu’il en sera de même pour les Indignés de notre époque ?
 
Jacques : Pourquoi mal terminée ? Parce que les croisés n’ont pas délivré Jérusalem ? Parce que la plupart sont morts ? Je ne vois pas les choses de cette manière. On ne peut pas juger leur entreprise avec des critères d’échec ou de réussite comme une performance sportive ou un exploit héroïque. Les pèlerins de 1212 accomplissaient une prouesse spirituelle. Il faut la considérer sous l’angle de la spiritualité.

Étienne à un moment dit ceci à ses compagnons : « La vraie bataille se livre ici, sur le chemin, contre la fatigue, la faim… Jérusalem est déjà dans nos cœurs. »

L’instant qui passe est un maître, surtout quand il nous est rebelle. Rien à voir avec cette caricature d’ « instant présent », si prisé de nos cigales contemporaines. Notre capacité à l’accueillir, à comprendre les révélations qu’il a à nous faire, à le prendre à bras le corps quitte à nous laisser acculer à nos limites, contribue à notre accomplissement. Regardés de cette manière, nombreux parmi les petits de 1212 ont réussi une grande œuvre. Compagnons d’Étienne, je les appelés Géraud, Emelotte, Agnès, Rahier, Odon, Jeannette, Guillot… Les filles n’étaient pas moins ardentes et volontaires que les garçons. Tous leurs pareils ont foulé les chemins de France, il y a huit siècles, j’en suis certain. Tous ont fait reculer les lignes de leur être.

En ce qui concerne les Indignés d’aujourd’hui, il faudrait qu’ils soient animés d’un idéal analogue qui leur donne un souffle comparable à celui de leurs devanciers de 1212, que leur mouvement atteigne au mythe, comme le disait Paul Alphandéry des croisades d’enfants. Peuvent-ils être des lanceurs d’alerte à leur tour, provoquer une prise de conscience assez puissante pour faire éclore des relais (ce qui ne s’est pas produit en 1212) capables de modifier le fonctionnement de nos sociétés ? On n’en est pas encore là.

Aujourd’hui, après la poussée des mois derniers, ces mouvements sont un peu éteints, je trouve.

Les printemps arabes, autre forme d’indignation, n’ont abouti qu’à troquer une dictature contre une autre. Quant aux manifestants des démocraties occidentales, ils ont été récupérés par les oppositions politiques. En Espagne, leurs voix sont couvertes par les protestations anti crise. Aux USA, Occupy Wall street recommence à donner de la voix, campagne électorale oblige. Classique ! Quant à la France, l’alternance politique les a plongés dans la léthargie. Jusqu’à quand ?... Un déclic qui ramène vers une question essentielle, civilisationnelle, comme je le disais plus haut, qui provoque une nouvelle surgie imprévisible, irrépressible ?... Nous verrons  bien !

 

Sherryn : Pensez-vous qu’il y ait une leçon à tirer de l’échec de la croisade des enfants ? Si oui, quelle serait-elle ?
 

Jacques : Je ne sais pas quoi vous dire. Les leçons ne servent à rien. On ne les écoute jamais. Et je ne crois qu’aux leçons individuelles, déjà bien difficiles à mettre en œuvre.

 

Sherryn : Le final de votre livre est assez dur. Est-ce parce que vous estimez les jeunes lecteurs aptes à lire ou imaginer les scènes évoquées ?
 
Jacques : Je ne me suis jamais posé cette question. Tout au long de mon travail, j’ai été obsédé par la vraisemblance historique de mon récit et psychologique de mes personnages. Être au plus près de la réalité, faire en sorte que cette épopée absolument ahurissante soit crédible, afin que l’on puisse dire : « Oui, les choses ont pu se passer ainsi ! »

Au Moyen Age, « l’espérance de vie, à la naissance, est de 21 ans chez les aristocrates hongrois du XV è siècle et ne dépasse pas 28,7 ans pour la période X è - XV è siècle chez les paysans. » ( sources : Robert Delort : Le Moyen Age, histoire illustrée de la vie quotidienne, page 58). Quand les provinces n’étaient pas sillonnées par les soudards, elles l’étaient par les pillards, qui étaient assez souvent les mêmes gaillards. Mourir jeune et de façon impitoyable était monnaie courante. On côtoyait la mort quotidiennement, contrairement à nous qui ne cessons de la dissimuler. Ce rapport cru à la vie était donc une donnée historique et je ne pouvais pas l’évacuer.

Cela dit, aujourd’hui, même si notre système social atténue considérablement l’exposition des plus faibles aux aléas de l’existence, la violence et la cruauté font un grand retour, au point même de proliférer irrésistiblement. Nous y sommes tous confrontés et notre capacité à accepter la dureté d’une œuvre est fonction de celle à laquelle notre époque nous entraîne.

Je pense donc que des jeunes, ayant la maturité de lire mon livre, sont assez aguerris pour recevoir cette dureté de la fin, où la violence, par parenthèse, est absolument sans commune mesure avec celle à laquelle certains films les exposent.

 

Sherryn : Savez-vous pourquoi votre livre a été publié dans la collection Jeunes Adultes du Livre de Poche Jeunesse, sachant que cette collection réunit en principe plutôt des œuvres, souvent fantastiques, pour jeunes femmes ?
 
Jacques : Sur les raisons du choix, je préfère céder la parole à mon éditrice, Cécile TÉROUANNE, qui vous répondra mieux que moi.

 

Cécile Térouanne : Il est vrai que 1212, LA CROISADE DES INDIGNÉS peut paraître bien éloigné tant dans son contenu que par sa forme des romans avec lesquels nous avons lancé le segment « Jeunes Adultes » au Livre de Poche Jeunesse en 2011. Toutefois, cet écart ne  résiste pas devant le fait que c’est bien au même public que nous nous adressons lorsque nous publions FASCINATION et 1212, LA CROISADE DES INDIGNÉS, Stephenie Meyer et Jacques Cassabois : des lecteurs (et pas que des lectrices, quoique majoritairement !) de plus de 14/15 ans, qui se reconnaissent dans des récits et des émotions qui les bousculent, qui accompagnent leur propre cheminement vers l’âge adulte. Il serait inconvenant de prolonger la comparaison et de positionner en regard l’un de l’autre le couple Géraud/Agnès et Edward/Bella, mais finalement… le simple fait de le formuler montre bien que cela fait sens !, et surtout prouve, si besoin était, que la place de 1212, LA CROISADE DES INDIGNÉS est bien dans la section « Jeunes Adultes » et non « Historique ». Plus concrètement, on peut souligner que ce segment de notre catalogue accueille aussi un texte comme LES LARMES NOIRES de Julius Lester, et que nous avons relancé cet été ANTIGONE L’INSOUMISE de Jacques Cassabois, indûment positionné dans un premier temps en « Classique » et qui n’y trouvait pas son public. La publication de 1212, LA CROISADE DES INDIGNÉS en « Jeunes Adultes » témoigne donc de notre réflexion sans cesse renouvelée sur le meilleur positionnement à donner à nos livres pour qu’ils rencontrent leurs lecteurs… et que les lecteurs aillent à leur rencontre ! Avec la conviction que, de toute façon, un roman de cette intensité et de cette profondeur est en définitive irréductible à toute étiquette.

 

 

Jacques : Jeunes adultes, j’aime beaucoup cette formulation. Elle ne propose aucune indication d’âge (cette habitude est une plaie !) et laisse chaque lecteur décider lui-même s’il a ou non assez de maturité pour se risquer dans ces livres.

Quand Cécile Térouanne m’a informé de son choix, j’ai été ravi, soulagé même. Il y a souvent un décalage entre la tonalité de mon écriture et l’âge supposé de mes lecteurs, et je me sens fréquemment en porte-à-faux. Là, je me voyais vraiment à ma place, dans ma maison, à l’abri des remarques habituelles, du genre : « Pour des enfants, ce livre ? Vous êtes sûr ? C’est difficile, non ! » et je vous épargne les variantes, avec les moues dubitatives...

J’ai toujours traîné ça avec moi, cette espèce d’accusation larvée que je n’écrivais pas vraiment pour les jeunes, que ce n’était pas dans leur registre, comme si mes exigences étaient incompatibles avec leurs attentes. La fameuse attente du public, vous savez. Gaver les gens ce qu’ils réclament…

Mon premier livre a été publié en 1981, aux éditions Léon Faure, un de ces petits éditeurs qui ont enflammé la littérature pour la jeunesse dans la décennie 1975-85. Il s’intitulait L’homme de pierre et figurait dans une collection pour ados, pas du tout thématique, au nom malin : Les enfants peuvent lire aussi.

Je trouve que le libellé Jeunes adultes est un bel écho de cette ancienne collection et qu’entre les deux, à trente ans d’écart, je conserve une certaine cohérence.

 

Sherryn : D'une façon générale, comment avez-vous vécu la rédaction de cet ouvrage, ainsi que sa finalisation ?
 
Jacques : La rédaction, mal. Après deux mois de documentation préliminaire, suite à un voyage de repérage à Cloyes-sur-le-Loir et à Chartres, j’ai subi un assez sérieux problème de santé qui a nécessité deux semaines d’hospitalisation. Ensuite, quand je me suis remis au travail, l’écriture a été un continuel parcours d’obstacles. J’ai cru que je n’y arriverais jamais et j’ai souvent eu la tentation de tout plaquer. Mon livre compte 22 chapitres ; jusqu’au dix-neuvième inclus, j’ai eu envie de renoncer. Je ne savais plus comment faire. J’étais perdu et ma femme a beaucoup bagarré pour me redonner confiance. C’est seulement vers la fin que j’ai été certain de voir le bout du tunnel.

Il y a des gens qui savent d’emblée quel objectif ils veulent atteindre et qui s’organisent pour y parvenir. Je ne fais pas partie, hélas, de cette catégorie. Je ne sais pas où je vais et pour le savoir, il faut que j’y aille. Chemin faisant, je l’apprends.

Je crois avoir accompagné mes pueri, pèlerin moi-même, à ma façon. Leur voie était rude. La mienne l’a été également.

Pour ce qui est de la finalisation, il s’est passé une petite année entre la fin de l’écriture et la publication. Un délai dû aux contraintes du calendrier de ma maison d’édition, à la fabrication, à la création de la couverture surtout, qui a demandé plusieurs tentatives. On a pris le temps qu’il fallait. On voulait qu’elle soit réussie et elle l’est. Chez Hachette, toutes avaient cette volonté : éditrices, directrice artistique, attachées de presse. Personne ne voulait être insatisfait. J’ai été associé à toutes les étapes de la fabrication. Cela m’aidait à patienter. Et de toute façon, j’avais vraiment besoin de cette année pour me remettre du voyage.

Le livre est maintenant achevé et, quand je pense à lui, je me dis que… je ne pourrais jamais écrire un bouquin pareil.

 

Sherryn : Après 1212, avez-vous déjà un nouveau projet sur le feu ? 
 

Jacques: Oui, mais je n’aime pas évoquer ce qui n’est pas achevé. M’atteler à un projet, c’est un peu comme aller combattre les dragons. Le trophée n’est pas gagné d’avance. Alors…

 

SOURCE : Le site personnel de Jacques CASSABOIS

http://www.jacquescassabois.com/index.php?option=com_content&view=article&id=153&Itemid=86

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:54

 

Yves Grevet est l'invité des ados du Quartier libre de Saint Maur en poche

 

http://www.youtube.com/watch?v=asC38pGFu90&feature=relmfu

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:50

 

Sophie Audouin Mamikonian est l'invitée des ados du Quartier libre de Saint Maur en poche

 

http://www.youtube.com/watch?v=LMOSDSqrv9I&feature=relmfu

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:45

 

Jacques Cassabois est l'invité des ados dans le quartier libre de Saint Maur en poche : il raconte aux jeunes son dernier roman sur Jeanne d'Arc. Passionnant !

 

http://www.youtube.com/watch?v=-E9hvUsjLWA

 

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 20:53
Nous aurons la joie de recevoir, au mois de mai 2013, au CDI du collège Joseph Hennequin de Gannat (dans l'Allier), deux nouveaux grands noms de la littérature jeunesse :

 

·         Alain SURGET, mardi 14 mai 2013

 

·         Eric BOISET, mardi 28 mai 2013.

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com