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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:51

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Les auteurs qui participent aux salons du livre, rencontrent  beaucoup de classes et réalisent de nombreuses dédicaces : leur poignet en sort souvent endolori !

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:48

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Anne-Marie, la littérature c’est quoi ?

J’ai une vague idée… mais si vague…

 

Qu’est-ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Là les questions deviennent vraiment très très difficiles. J’ai l’impression de m’atteler à un sujet du bac ! Bon, je réfléchis… la littérature jeunesse c’est une littérature que les jeunes peuvent lire, mais aussi les moins jeunes… alors que les thèmes abordés dans la littérature adulte n’intéressent pas forcément les jeunes…

Par exemple, Marcel Pagnol a écrit La gloire de mon père c’est de la littérature (heu… jeunesse ou pas jeunesse ?) que les jeunes peuvent lire. Amélie Nothomb a écrit Hygiène de l’assassin et je ne pense pas que cela intéresse les jeunes de 10 ans !

Bon, ce n’est pas très clair tout ça…

En résumé, disons qu’il y a de bons textes en jeunesse… alors oui, c’est bien de la littérature.

Si c’est bon, c’est que c’est de la littérature, non ?

Je m’embrouille, je m’embrouille…

 

Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Lire Racine, Balzac ou Zola au collège, c’est courir le risque de dégoûter les jeunes lecteurs qui ne se retrouvent ni dans cette époque, ni dans ces héros. Moi, j’ai commencé à les savourer en terminale… mais j’étais peut-être en retard…

Mon préféré est Giono pour la lumière de la Provence… et Pagnol aussi pour la partie de cartes !

 

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:58

Xavier, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

 Eh bien, tout a changé à tous les niveaux. Une sérénité par rapport à l’écriture puisqu’il n’y a plus vraiment le souci d’être ou non édité. Une pression plus grande par contre vis-à-vis des délais à respecter. L’écriture devient un travail également donc implique de s’y tenir avec régularité.

 

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

  

 Je suis un auteur avant tout, pas uniquement « jeunesse ». L’idée est pour moi d’éviter les scènes inutiles comme le sont souvent celles qui interdisent le roman aux jeunes lecteurs. Avoir un style souple et mon ambition.

A partir de là, beaucoup de textes peuvent être accessibles aux jeunes.

Même dans mes albums j’essaie d’introduire plusieurs niveaux de lecture pour que ce soit « jeunesse » mais aussi et avant tout « tout public ».

 

 

* Pourquoi écris-tu de la fantasy  Qu'est-ce qui t'a amené à ce genre ?

 

 Ma prof de Français du Collège était très axée sur le Fantasy, le Fantastique et la SF.C’est là que j’y ai pris goût.

Il y a une universalité et une philosophie humaniste. L’Etre Humain est considéré comme une espèce à part entière vis-à-vis des autres créatures ; les races n’existent pas…

 

 

* Le merveilleux existe-t-il parmi nous ? Fées, lutins...

 

 Le Merveilleux existe en nous. Je pense que l’Energie des êtres vivants qui disparaissent n’est pas étrangère aux fées, comme je le souligne dans le Cycle de l’Arbre Monde. Sinon, j’aurais envie de dire que je suis assez fou pour croire au Petit Peuple, et assez pragmatique pour savoir qu’il n’existe pas.

Sinon, j’ai quand même découvert une aile de fée au cœur de Brocéliande… Elle s’est évanouie en quittant le Val sans Retour….

 

* Comment expliques-tu le retour en force de ce genre  ? Le succès actuel ?

 

 

C’était une évidence: Après un long dénigrement, les éditeurs ont enfin compris que les lecteurs avaient besoin de revenir aux contes de fées, ce que sont finalement les romans de Fantasy.

 

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:53

 

Eric Boisset est un homme qui mène une vie presque normale. Discret, il travaille au Conseil général de la Savoie depuis 1996 et vit, un peu caché, à Curienne, avec sa famille. A ses heures perdues, il écrit. « Au tout départ, j'écrivais des dialogues, j'adorais cela ». Inspiré par les oeuvres provencales de Marcel Pagnol, ce  Drômois né à Valence il y a 45 ans a été berçé durant sa jeunesse par des pièces de théâtre, les essais philosphiques et les souvenirs d'enfance.
Jeune, Eric Boisset affirme écrire « comme ça ». C'est donc « comme ça» , qu'il publie cinq bandes dessinées. « Je trouvais ce que j'écrivais ressemblait aux scnéarii de BD ». Son directeur de collection voit en l'auteur un style romancier. Il lui fait part de ses conseils. « J'ai essayé. Je me suis lancé comme ça, pour voir ».
Eric Boisset raconte des histoires, s'inspire d'univers mystiques et publie en 1997 Le grimoire d'Arkandias. « C'était avant la folie Harry Potter. Sans le vouloir, j'avais écrit un roman jeunesse. Je ne m'en suis aperçu qu'à la fin ». Multi-primé, le livre se vend bien, à la grande surprise d'Eric Boisset. « J'ai même eu peur quand mon éditeur m'a annoncé qu'on allait ré-éditer le Grimoire car mes personnages sont directement inspirés de mes anciens pofesseurs. Je ne savais pas quelle allait être leurs réactions s'ils le découvrait » se souvient-il, sourire aux lèvres.

Du mystique au souvenir

Avec la réussite du Grimoire d'Arkandias, les livres suivants déroulent. Deux nouveaux ouvrages viennent compléter la Trilogie d'Arkandias, puis il publie trois autres romans jeunesse : la Trilogie des Charmettes, avant de tenter autre chose...
« Nicostratos, est arrivé par hasard » assure l'auteur. Modeste, Eric Boisset se souvient de l'origine du livre : « J'étais en vacances dans les îles grecques durant le printemps. Le cadre était magnifique. Alors que les enfants vont à l'école, je vois qu'un seul d'entre eux ne rentre pas en classe. Plus tard en soirée, je prends un verre d'Ouzo en terrasse et je revois ce gamin. Il siffle et là, un pélican arrive. Il l'avait apprivoisé. C'était magique de voir un oiseau si grand dressé devant moi ». Il s'imagine alors l'histoire de ce garçon : comment avait-il eu l'oiseau, comment l'avait-il éduqué ? « L'histoire est vite venue, mais j'ai mis longtemps à l'écrire ». Il l'assure, « l'élan créatif est plus court que les corrections qui suivent ». Inspiré d'un personnage d'un dialogue de Platon, Nicostratos est une révélation pur Eric Boisset : « En lisant le texte de Platon, je me suis tout de suite dit que ça pourrait faire un super titre ». La philosophie, les dialogues, le Sud, Eric Boisset reste attaché à ses valeurs sûres et s'inspire même de sa vie pour ses romans : « Certains personnages du livre sont directement liés à ma famille ».
Nicostratos sort en 1999 et connaît le même succès que Le grimoire d'Arkandias. Le réalisateur Olivier Horlait découvre l'oeuvre et flashe dessus (voir encadré).

Le Grimoire sur la toile

Avec ses livres, Eric Boisset a changé de vie. « Sans le vouloir » lance-t-il, un peu gêné par ce succès. Une résussite qu'il devra encore affronter pour une autre adaptation, celle du Grimoire d'Arkandias. L'histoire est aussi étonnante que belle : « J'ai rencontré Jean-Marie Poiré au cours d'une journée dédicaces. On a discuté et lié un contact. Au même moment, UGC cherchait à adapter au cinéma un livre. Le fils d'un des dirigeants à parlé du Grimoire d'Arkandias à son père et a contacté Poiré pour le réaliser ». Parfois, le hasard fait bien les choses.
Le tournage devrait débuter cet été et Gérard Depardieu est pressenti dans le rôle principal. Sortie du film prévue pour début 2011.
Côté écriture, malgré son emploi du temps chargé, Eric Boisset ne s'arrête pas pour autant. Cette année, il espère finir un recueil de nouvelles sur ses bêtises d'enfance. Un livre à la Pagnol... On en revient toujours aux sources.

Source : http://www.la-vie-nouvelle.fr/actualite/En-Savoie,-le-livre-d-un-auteur-va-etre-adapte-au-cine-1816.html

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:48

 

 

 

 

La vidéo sur les pélicans utilisés pour le tournage du film tiré du roman :

 

http://www.dailymotion.com/video/xca2op_des-oiseaux-stars_animals

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:43

Quelques nouvelles d'Eric BOISSET actuellement en Grèce pour le tournage de son roman, "Nicostratos" avec Emir Kusturica :


"Le tournage suit son cours. Y assister est une expérience captivante dont vous pouvez avoir une (petite) idée en consultant ce site :

http://www.nicostratos.com

La rubrique « Equipe »  est en accès libre pour encore quelques temps..."

Eric Boisset

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 11:03

Susie, quel écrivain es-tu ?

  Un écrivain qui écrit avec tout son cœur, ses tripes, son sang, sa vie entière.

 

·        Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

  Une petite usine ?

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

Oui, toujours. Journal intime à partir de sept ans et tout le reste de ma vie, encore aujourd'hui. Je pense que j'ai écrit dans le ventre de ma mère. Mais c'est la maternité qui a déclenché l'écriture pour enfants.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

  J'écris pour MOI ! J'écris pour tout le monde. Si c'est lu, je suis contente. Sinon, je l'aurais quand même écrit.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

  Tout m'influence, les gens, la vie, le monde, mon monde. Les éditeurs m'ont orienté à certains moments. L'éditeur a une grande importance pour moi. Ils m'accompagnent !

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

Je n'ai pas une imagination débordante. Je n'aurais jamais pu écrire Harry Potter ou Ellana. Je m'inspire de mon observation de la vie de tous les jours. Mais je pense que l'imagination est un muscle qu'il faut exercer. Je suis plus forte maintenant qu'il y a 35 ans !

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

  Pas de plan, j'ai hâte de terminer un livre pour savoir comment il va finir.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

  Plus jeune, j'écrivais la nuit quand les enfants étaient couchés, quand j'avais fini de corriger les copies et de préparer mes cours, de ranger la cuisine, d'étendre le linge. Maintenant, j'aime écrire à la lumière du jour. J'arrête quand la nuit tombe, je me couche avec un livre. J'écris dans des cahiers, sur des feuilles A4, n'importe où mais aussi avec un ordinateur.

 

·       As-tu besoin d’isolement ?

  Le monde peut s'écrouler autour de moi et j'écris !

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

  Pendant sa vie, c'était mon mari, Jacques. Maintenant ce sont mes filles, mes gendres, mes petits enfants et Georges.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

  Un policier thriller ! Oh la la que j'aimerais ! Et peut-être sur la deuxième guerre mondiale, mais seulement si je trouve du génie dans les rayons de Monoprix.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

  J'aime bien ! Deux romans avec Alain Grousset, quatre avec Gillian Rosner, un avec chacune de mes filles.

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

  Rien n'est facile. J'étais prof à la fac pendant quarante ans. On vit mieux des animations que des droits d'auteur. Mais c'est crvant !

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

  Je ne suis pas paresseuse, mais de temps en temps la paresse frappe. J’ai confiance en moi, mais par moment le courage manque. Parfois, je me dis que je ferais mieux de profiter de la vie que de rester assise à écrire, perte de foi ?

 

·        Susie, dis-moi, comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

  La plupart de temps, c’est à l’intérieur, dans une famille ou dans une école, dans une maison, parce que c’est ce que je connais.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 Soit j’invente, soit je connais (chez moi par exemple).

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

       A 65 ans, j’ai pas mal vécu et vu, alors je ne pars jamais de rien.

 

 



 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 10:58

 

Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

  Oui ! Quand on a le début, on continue, c’est comme marcher, un pied après l’autre, une phrase après l’autre.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

J’aime la première personne, j’aime la troisième personne. Tout est bon pour moi. Cela dépend de l’histoire.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

  Je suis une professionnelle, j’écris parce que j’aime écrire. C’est donc facile et naturel, mais pas toujours !

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

  Simple !

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ?

  Je n’ai jamais compté !

 

Combien écris-tu de livres par an ?

 

Un ou deux ou trois ….

 

·        Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

  L’écriture !

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

  Tout est important !

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

  Je n’ai pas tendance à faire de longues phrases, et oui, je fais attention. Je suis un écrivain jeunesse et je ne veux pas perdre mes lecteurs.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

  Je reconnais pour les autres ; pas pour moi-même. Si ça me fait sourire …

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Très rarement.

·         Susie, la littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature

  C’est l’art de raconter une histoire.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

   Bof ! Le temps va nous le dire !

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

  Souvent je me sens coupable parce que mes livres plus simples empêchent peut-être les enfants de lire les classiques. Dickens ? Pourquoi le lire ? C’est tout simplement grandiose !

 

      Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

  Le succès, l’amitié, l’amour, tout ça encourage et fait que je continues et j’avance. La confiance des autres !

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

  « Pas de bol » chez Thierry Magnier.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

  J’aime beaucoup rencontrer les lecteurs, le public, les copains, les médiateurs. C’est la fête. On travaille dans la solitude et puis on sort dans ce beau monde.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

  Bien sûr que c’est compliqué. C’est un strip tease !

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

  « Votre livre est le premier livre que j’ai lu jusqu’à la fin. »

 

·         La réflexion la plus dure ?

  « C’est nul ! »

 

 

·        Susie, peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

  Je n’aime pas la violence. J’écris en rose. Comptes pas sur moi pour plomber le moral de nos jeunes. Mais si d’autres écrivains ont ça dans le cœur, un cœur trouve toujours un autre cœur.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

  Certains éditeurs sont particulièrement engagés. Certains auteurs aussi. Je ne connais aucun éditeur qui refuse un manuscrit bien écrit et intéressant parce que c’est engagé.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Il n’y a aucun problème en France !

Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 

Mon éditeur principal est l’Ecole des loisirs. Il ne fait aucune étude. Il publie ce qu’il aime et ce qu’il considère bon.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

  Entièrement libre. Ma seule censure est l’auto-censure !

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

Je m’interdis de parler de certaines choses qui sont difficiles pour moi-même. L’éditeur ne me dirige pas.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

  Vu mon français, je suis très heureuse d’avoir de bons correcteurs qui interviennent le plus possible !

 

 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 10:54

L’avenir du livre ?  

·         Alors, Susie, quel est on avis ?

 

Hier soir j’étais à un concert de musique classique. Il n’y avait que de vieux schnoks comme moi. Est-ce que la musique classique a un avenir ? Peut-être quand les gens vieillissent ? Je pense que l’homme aura toujours besoin d’écrire. Et d’avoir de belles histoires.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

  J’ai confiance en l’homme, dans le livre et dans l’intelligence.

 

     ·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?  

Je suis une lectrice vorace. Je ne sais pas pour d’autres écrivains.

    

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

      C’est la découverte, l’aventure, satisfaire ma curiosité et mille autres choses.

 

   

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

     Cette année c’était Millenium ! Chaque jour apporte un nouveau « préféré ».

 

   

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ?

      Beaucoup d’anglo-saxons.

 

   

·       Un livre de chevet ?

      Toute ma vie : « Le journal d’Anne Franck ».

 

      

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

      Une énorme collection de livres pour enfants.

 

   

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

     Partout et n’importe comment !

 

   

·         Comment les achètes-tu ?

      Tous les jours je fais des prières pour ne pas acheter encore de livres !

   

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

      Je suis à Tel Aviv et je ne lis que les écrivains israéliens ici. C’est « Une femme de Jérusalem » de A.B. Yehoshua.

 

 

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

      Tous ! Tout ceux que j’ai lu depuis le C.P. Tous les bons livres qui m’ont donné des vitamines pour essayer de faire pareil.

 

   

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

    A Philip Roth ! Pour dire « Je t’aimmmmmmmmme ! »

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 21:30

Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ?

Le titre !

Parce que lorsque le livre est rangé sur les étagères d’une bibliothèque ou dans une librairie, la seule chose que l’on voit sur la tranche, c’est le titre ! (On voit aussi le nom de l’auteur… mais bon, inutile de rêver… les enfants ne connaissent pas le nom des auteurs et ce qui les attire, c’est le titre !) Il faut donc trouver LE bon titre ! Celui qui fera que le livre quittera l’étagère et qu’il aura une chance d’être lu ! (Bon sang, ça ferait une belle histoire ça… le livre qui rêve de quitter son étagère pour être lu… Je vais l’écrire… vite !)

Quel style préfères-tu ?

J’écris très souvent à la première personne. Je me sens plus à l’aise lorsque j’entre vraiment dans la peau de mon héros ou de mon héroïne. Lorsque je dis « je », je suis vraiment celle qui fait l’action et qui éprouve des sentiments. Certes, je n’ai pas le recul pour « analyser » l’action et les sentiments, mais justement, cela sonne plus juste et cela rend le héros plus attachant !

En fait lorsque j’écris « Il fait ceci… il éprouve cela… » je me détache de mon héros, j’ai moins d’affinité avec lui et il me semble que le texte est moins bon.

 

As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Hélas, non, je n’écris pas facilement.

Les idées, oui, elles viennent facilement, mais les exprimer sur le papier… c’est dur, dur…

J’écris lentement. Une page par jour, lorsque je suis très en forme. Mais souvent, le lendemain, en relisant, j’efface, je recommence.

Avec l’ordinateur, je ne rature plus… j’efface, j’écris une nouvelle phrase, puis je me dis que la première version était meilleure, j’essaie de la retrouver, je tâtonne… 

Ecrire, c’est un peu comme accoucher… On rêve que cela va se passer vite et sans douleur… mais c’est long, laborieux, on souffle, on pousse des soupirs à fendre l’âme, on s’énerve, on s’épuise… on jure qu’on ne recommencera jamais… Et puis on finit par pondre un roman. Alors on se dit que c’est formidable… que le prochain sera encore mieux, qu’on ne s’y prendra pas du tout pareil que ce sera plus facile…

Et toc ! on recommence !

 

Comment définirais-tu ton style ?

Je n’en sais rien. C’est sans doute aux lecteurs et aux enseignants (qui ne sont jamais tendres) de le dire. On m’a dit que j’ai un style simple mais avec du vocabulaire…

 

Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

Pour le roman historique, avant l’écriture, il y a une longue période de recherches. J’ai mon idée, mais je dois la nourrir avec de la documentation. C’est passionnant. J’adore fouiller dans les livres pour trouver le détail insolite, celui qui va amuser, celui qui fera pleurer… C’est long, mais j’adore ça.

Comme je l’ai expliqué précédemment, la phase d’écriture est longue, longue… cinq mois environ pour un roman historique.

J’en écris donc 2 par an. Parfois 3 si j’arrive à intercaler un autre roman court et qui n’est pas historique… Lorsqu’une idée drôle me titille par exemple ou une idée sur les animaux pour poursuivre la série des Vétérinaires.

 

Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? L’écriture ?

Je ne cherche pas les idées. Elles viennent toutes seules sans que j’explique comment… mais la recherche de documentation est passionnante que ce soit pour les romans historiques, les romans sur les animaux, sur les pompiers… J’adore me documenter, rencontrer les gens qui me parlent de leur métier. Elaborer le roman dans mon esprit est tout aussi passionnant : « Ce sera l’histoire de x qui fera ceci et cela… »

Mais écrire… c’est si dur parfois…

Et pourtant, pour pouvoir partager mon idée avec mes lecteurs, il faut bien l’écrire !

 

Quelle place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

J’aime chercher le bon mot. Pas obligatoirement celui qui figure en bonne place dans le dictionnaire, mais celui qui exprime le mieux mon idée. Je pense au verbe « péguer » qui dans le sud veut dire coller, mais pas définitivement. Par exemple, la confiture pégue les doigts… elle ne les colle pas. Il n’est pas dans Le Robert !

Pour les romans historiques, je passe beaucoup de temps à relever dans les mémoires des dames du XVIIème siècle, le mot « vrai ». Par exemple, une dame qui se fait des dragons, signifie qu’elle se fait du souci…

Donc oui, le vocabulaire est très important pour moi.

Je déteste les répétitions. Tous ces petits mots que l’on emploie sans faire exprès comme « trouver » « demander » « dire » « faire ». Je les chasse avec obstination.

 

Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ?

Oui. Je n’aime pas les phrases trop longues… Mais cela dépend de ce que l’on écrit. Parfois, pour donner une impression « grand siècle », une belle phrase ampoulée est nécessaire…

 

Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Ben heu… voyons… si on ne bute pas sur les mots en la prononçant à voix haute ?

 

Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Oui, énormément. Peut-être trop… mais j’aime ça !

Photo : Anne-Marie (à droite) en copmpagnie de l'illustratrice Marie Kyprianou au salon de Montreuil.

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com