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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:45

Jean-Côme Noguès est né à Castelnaudary, dans l'Aude, en 1934. Il est devenu enseignant par vocation puis Principal de collège. Pourtant, il y eut au début de sa carrière une parenthèse au cours de laquelle il se tourna vers le théâtre : son dernier rôle fut Octave dans Les Fourberies de Scapin. C'était avant que l'écriture entre dans sa vie. Depuis, il a publié de nombreux romans, des nouvelles et des contes. Le roman historique demeure son domaine préféré. Deux générations ont lu « Le Faucon déniché », dont le succès depuis 1972 ne s'est pas démenti.

 

« Je crois que l'on naît écrivain comme d'autres sont destinés à devenir - pour reprendre votre verbe- peintre musicien, président-directeur-général ou footballeur. Ne voyez pas de la fatuité ni de la prétention dans cette réponse. Il faut considérer ce don, au sens de cadeau qui nous a été fait, avec reconnaissance et humilité. Et comprendre qu'il est le point de départ d'une indispensable somme de travail en perspective. »

 

Jean-Côme est un grand monsieur, simple, généreux et sympathique. Lorsqu’il est arrivé au collège, il en imposait dans son costume ! Grand, élancé, son sourire et sa gentillesse ont mis à l’aise grands et petits.

 

Pendant l’année, nous avions préparé avec nos élèves de 5ème la rencontre autour du « Voyage inspiré », l’aventure de Christophe Colomb…Et le jour de sa venue, nous étions… catastrophés ! Le car qui ramenait les élèves partis en voyage en Italie n’était pas là et le retard annoncé, conséquent. Une horreur ! Un an de travail fichu… Pendant 1h30, Jean-Côme se retrouvait sans élèves.

 

L’auteur Marc Séassau (plusieurs auteurs étaient présents au collège en même temps lors des « Fêtes de la culture » que j’ai crée) a alors proposé d’animer à deux voix la rencontre avec « sa » classe. C’était une superbe idée ! la solution idéale même si ces élèves n’avaient pas lu Jean-Côme ; et celui-ci acceptait avec grand plaisir.

Je dois dire que ce fut une MAGNIFIQUE rencontre, un moment rare, intense pendant lequel il y eu beaucoup d’émotions… Les élèves avaient devant eux, deux auteurs, deux façons de voir l’écriture, de travailler… les échanges furent intenses. C’est à partir de ce jour que j’ai commencé à organiser – volontairement cette fois – des rencontres à deux auteurs ensemble devant une m^me classe. Et à chaque fois, c’est une immense satisfaction.

 

Jean-Côme Noguès a fait un tabac ! par son ouverture, son écoute, sa gentillesse, ses propos. Il ne s’est jamais dérobé aux questions mêmes les plus embarrassantes comme celles où des élèves lui disaient que son écriture était « difficile ». Jean-Côme a expliqué pourquoi il employait des mots « compliqués », il a dit pourquoi il ne dérogerait pas… (Voir son interview sur le blog)… il a multiplié les anecdotes… Oui, ce fut une belle après-midi, bien trop courte !

Vraiment un grand monsieur !

Photo : http://www.tertium-editions.fr/typo3temp/pics/2378b6ef6d.jpg

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:07

Leïla SEBBAR est née à Aflou (Algérie) d'un père algérien et d'une mère française, tous deux instituteurs. Diplômée de l’Éducation nationale, enseignante chercheuse (la littérature française)  fondatrice du journal Histoires d’Elles, chroniqueuses dans diverses revues littéraires et à Radio France, essayiste, romancière… Ses sujets de prédilections sont : le rôle de la femme dans la société, l’exil, l’enfance, l’histoire coloniale…

J’ai rencontré Leïla SEBBAR lorsque j’étais professeur documentaliste au collège de  Puiseaux, dans le Loiret. Je l’avais invitée et pour ce faire il avait fallu que j’aille chercher notre auteure à Pithiviers.

Je me souviendrai toujours des 26 km séparant les deux villes, de la traversée des champs plats de betteraves, des quelques hameaux perdus dans l’immensité de la plaine, du grand clocher Tor de Puiseaux, des silos à grains… J’étais impressionné par Leïla Sebbar, une dame qui en imposait ! Qu’importe ! Je décidais de faire confiance à mon naturel : je faisais donc tout ce qui était en mon pouvoir pour détendre l’atmosphère et la mettre en coinfiance : j’évoquais l’amour des peintres pour la couleur des ciels beaucerons, de mon désespoir de ne voir ni haie, ni vache, ni vallonnement dans ce paysage venteux du Gâtinais fait de silos, de champs plats… Je regrettais l’absence des confits de canards du Périgord (d’où est native sa maman)… Pas elle. Leïla Sebbar, bien au contraire, semblait heureuse de ce paysage et de pénétrer dans la petite cité puiseautine par la zone industrielle… Cela lui plaisait ! Elle me le disait, elle me l’expliquait !

Tout au long de l’année nous avons travaillé avec les professeurs de français sur « Une enfance algérienne » avec les classes de 3ème. Leïla Sebbar est une véritable intellectuelle qui a beaucoup impressionné les élèves : ceux-ci ont eu du mal à se libérer devant les messages graves mais passionnants de l’auteur. Je revois Raymond, mon ami professeur de français, accoudé au  bac des BD,  s'arracher les cheveux devant le mutisme des élèves… Sauf Nawal, une élève issue d’un couple mixte comme Leïla, qui avait  beaucoup de questions à lui poser pour mieux comprendre ce qu’elle vivait !

Je ne sais pas pourquoi mais j’étais persuadé que notre auteure n’avait pas été emballée par la rencontre. Pourquoi ? Peut-être parce que Leïla Sebbar se montrait  réservée, parfois froide ?! jusqu’au jour où en ouvrant ma boîte aux lettres, je découvrais un paquet : un cadeau ! « Une enfance algérienne » dédicacée (et quelle dédicace !) par l’auteure, dans un belle édition ! j’étais très surpris par cette attention pour le moins…inattendue ! Comme quoi les impressions peuvent être véritablement trompeuses… MERCI, madame !

De Leïla Sebbar, je me souviendrai toute ma vie ; je garde également un souvenir ému, de la venue de Lucie AUBRAC au collège, des paroles magnifiques de cette dame de 91 ans (en 2003) devant l’auditoire ébahi !!!

 BIBLIOGRAPHIE :

-       J’étais enfant en Algérie. Edition Du Sorbier.

-       Ismaël dans la jungle des villes. Je Bouquine, Bayard-Presse. (Repris en 1997, éditions du Trécarré,

-       La Seine était rouge, Paris Octobre 1961, Thierry Magnier

Photo : http://www.artpointfrance.org/Diffusion/portraits/sebbar.jpg

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 14:15

Lorris MURAIL est né en 1951.


Ecrivain pour la jeunesse et pour les adultes, Lorris est également critique littéraire, traducteur (de Stephen King…), scénariste et journaliste gastronomique. Il est le frère des écrivaines Moka et de Marie-Aude Murail, du compositeur Tristan Murail…


Si son grand succès est « Golem » (Pocket junior) qu’il a écrit avec ses sœurs, un succès mérité. Tout y est : dialogues vivants, personnages attachants, mystère, frisson… la réflexion sur notre société à travers l’emprise psychique des jeux vidéos, la confusion entre le réel et l’imaginaire, la manipulation à l’aide des images… OUHA ! un super roman qui existe aussi en un volume (qui contient les cinq poches).


J’ai un faible pour « Les semelles de bois » (Grasset Jeunesse) qui évoque la Seconde Guerre Mondiale (la Libération de Paris) à travers l’histoire de deux adolescents. Une sorte de docu fiction formidablement documenté. En lisant ce texte, le lecteur est littéralement plongés dans une atmosphère ! Sans doute le talent de la plume de Lorris ! Car Lorris Murail écrit magnifiquement bien et il sait dépeindre une atmosphère.

Lorris, un grand monsieur discret et sympathique qui aime les discussions en tête-en-tête,  nous a fait l’amitié de venir nous voir au voir au collège.  De plus, il n’a pas hésité à laisser plusieurs de ses romans dédicacés en cadeaux pour les élèves du CDI… Tout le monde a évidemment apprécié !

Merci à toi Lorris !

Photo : http://www.lirado.com/images/auteurs/murail2.jpg

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 21:22

 

Hubert Ben Kemoun est né en 1958 en Algérie.


Cet amoureux du Rock et des villes aime à déambuler dans celles-ci : cela rappelle Richard Bohringer, même si ce dernier trouve la cité encore plus belle la nuit. Cet amoureux des mots (il écrit des grilles pour la presse), de la langue, aime pimenter ses histoires, faire peur ou rire – le roman noir et policier l’attire – bref, donner de l’émotion aux lecteurs. Il a plusieurs cordes à son arc, ainsi il peut vous écrire des spectacles, des comédies musicales, des pièces de théâtre, des pièces radiophoniques, des scénarios pour la Télévision et … des romans pour grands et petits.


Hubert est arrivé devant nos classes de 4ème et de 3ème à l’aise ; vraiment à l’aise, Hubert ? Un peu d’appréhension quand même, non ? Son naturel faisait plaisir à voir et ma beaucoup touché : une bouffée d’oxygène ! Sa liberté de ton a surpris les ados ! C’était amusant car quand Hubert parle c’est pour convaincre, tout bouge en lui, le corps, les mains... il va vers l’autre, il l’apostrophe et…avec quelle énergie ! C’est un homme qui donne. Son humour, la chaleur de ses propos, son intérêt pour les jeunes qui étaient devant lui, sa convivialité ont crée une belle atmosphère. Pourtant l’une des classes était relativement mutique, sans opinion.. Il a donc « mouillé » la chemise, il est allé les chercher ces « petits » pour les provoquer, les faire… réagir face aux maux de notre temps !!! C’était excellent, Hubert : MERCI à toi !

Ah, « Blues en noir » (Flammarion)…


Hé Hubert, les petits « loulous » ont adoré le magnifique et poétique « L’épouvantail qui voulait voyager » (Flammarion) : « dis papa, c’est vrai que ça peut tomber amoureux un « nezpouvantail » ? »


Au fait, Son nom de famille se prononce Ben Kemoun et non… Kémoun !

Photo : http://cdi.bh.free.fr/wp-content/h-ben-kemoun-004.jpg

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 20:22

Xavier-Laurent PETIT est né en... heu... 1956... ?
- Hum, hum... tu es certain ?
- Oui, oui !
- Et où ?
- A Paris !
- Ah, bon ! Mais tu en es vraiment sûr ?
- Oui, oui !

En effet, sur Internet, on trouve une foule de renseignements totalement... FAUX ! Du style : Xavier-Laurent Petit est né au Maghreb, il a souffert d'une fracture du front en pratiquant des sports extrêmes... Tout ceci est donc archi FAUX !! L'internet est un bel outil mais...

Alors voici la vraie vie de Xavier-Laurent Petit !

Ancien instituteur, travaillant pour l'Ecole des Loisirs, Xavier-Laurent est passionné par la montagne, les voyages en haut des cimes mais aussi par la lecture : c'est en 1994 qu'il franchit le pas de l'écriture.

«Si je me regarde de l’intérieur, je n’ai pas grand-chose à raconter car, à vrai dire, je n’ai pas la fibre introspective. En revanche, si j’observe ce qui se passe dans le monde autour de moi, là je sens qu’il y a de quoi dire.»

         Xavier-Laurent Petit.

Ses romans sont toujours ancrés dans la réalité (il parle sans concession du roman policier publié à ses débuts !)  : il s'empare toujours d'une histoire vraie pour ensuite la tricoter à sa sauce... Ainsi, il aime dénoncer l'absurde et les maux de notre société : la pauvreté ("Maestro" paru chez L'Ecole des Loisirs),  la guerre ("Be Safe", toujours à L'école des Loisirs), la maladie ("Miée" encore et toujours à l'école des loisirs)...
Doté d'une plume très vivante, il fait partie des auteurs jeunesse engagés pour que nous nous réveillions ! 


Xavier-Laurent est venu nous voir un jour de grande grève à la SNCF !
ce fut la panique pour nous tous au collège : depuis un an un nous préparions cette rencontre  ! Et le jour où, enfin, nous allions pouvoir récolter le fruit de notre investissement... patatrac. .. PAS DE TRAIN !
Heureusement, tout s'est bien terminé, après plusieurs tours de passe-passe, notre Xavier-Laurent débarquait en gare de Vichy... pour rejoindre les "petites" hauteurs de la montagne bourbonnaise où nous devions passer une délicieuse soirée en compagnie d'un homme... "tout terrain."

Les rencontres avec les enfants furent très belles. Néanmoins, j’ai toujours un grand regret : un de nos élèves de 3ème  - pour lequel nous nous sommes beaucoup battus durant l'année afin de l'empêcher de déraper davantage - devait interpréter une chanson dont il avait écrit les paroles (et ce n'était pas rien, car pour lui tout était très compliqué) ainsi que la musique Le tout était un hommage au roman « Maestro ».  Le jour J,  il ne s’est pas présenté Il avait été arrêté durant la nuit par la police...

J'en garderai toujours une peine profonde.


Un de tes romans, Xavier-Laurent m'a particulièrement ému, marqué , "Maestro" !
J'ai écouté le concert - ahurissant - de ces enfants des rues : j'en ai été extrêmement ému !!!!


Rendez-vous sur

pour voir et écouter Xavier-Laurent Petit parler de son roman "Maestro"


http://www.ecoledesloisirs.fr/index1.htm

PHOTO : http://loiseaulire.hautetfort.com/media/02/00/0a63bb0b2db7624a5a9d68d17ad5a88f.jpg



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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 21:58

Jean-Claude MOURLEVAT

Le régional ! puisqu’il est né à Ambert, dans le Puy-de-Dôme, en 1952.

Cet ancien prof d’Allemand a tout abandonné pour se lancer dans la carrière de clown car il adore le théâtre clownesque. Il est écrivain à plein temps.

C’est lui qui a déclenché ma passion pour lire des livres aux enfants à voix haute !
            Oui, Jean-Claude ! 
En lisant aux élèves un extrait de « L’homme à l’oreille coupée » (Thierry Magnier), ce jour-là, j’ai compris… la musicalité des mots, la voix, les regards des enfants, le silence…
Nous étions bien !

Ses textes ?

Ils sont brillants ! Oui, c’est la vérité ! vous ne me croyez pas, essayez « Le chagrin du roi mort » (Gallimard, 200), « Le combat d’Hiver » (Gallmard), « La rivière à l’envers »,

       A propos de « La balade de Cornebique » (Gallimard) :

« L'idée de La ballade de Cornebique m'est venue un jour où je faisais de la bicyclette . La pluie m'a obligé à m'abriter sous un chêne. Je me suis allongé sur le dos, les genoux repliés, un sac sous la tête et j'ai " vu " l'image. Un petit personnage perché sur mes genoux qui me regarde et demande tristement : - Où on va comme ça ? Quand est-ce qu'on s'arrêtera de marcher ? Et moi qui lui répond : - Ouh la la, c'est la pluie qui te met le moral dans les chaussettes ? Allez, saute dans ma poche et fais une petite sieste, va. C'est la scène qui a tiré tout le reste : les personnages-animaux (pour la différence de taille), le ton familier, la tonalité affective, le décor… »

        Jean-Claude Mourlevat.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 21:36

Béatrice NIcodème est née en 1951.

"Béatrice Nicodème écrit des thrillers contemporains et des romans policiers historiques, avec une prédilection pour les intrigues psychologiques chargées d’atmosphère faisant ressurgir des drames enfouis dans le passé".

Sa passion pour l'écriture remonte à l'adolescence lorsqu'lle a découvert et lu "Le chien des Baskerville" de Conan Doyle.

"Pour les jeunes lecteurs, elle imagine des récits policiers qui vont des énigmes toutes simples à des romans plus noirs, avec des incursions dans l’univers de Sherlock Holmes ou dans des périodes plus anciennes de l’histoire
."

Elle est l'auteur de :
"Le secret de la cathédrale" (Le livre de poche jeunesse) qui a désormais une suite "La malédiction de la Sainte-Chapelle " (Le livre de Poche jeunesse) et d'une série policière dans laquelle on retrouve le personnage de Wiggins (Syros) un petit porteur de journaux qui aide le grand Sherlock Holmes dans ses enquêtes.

Pour en savoir davantage, allez voir la biographie d'Annie PIETRI : j'ai organisé une rencontre entre ces deux dames du roman historique avec deux classes de 5ème au collège de Lapalisse.
Il y a des personnalités comme cela qui vous marquent : Béatrice Nicodème fait partie de celles-là ! Son côté British ...  peut-être !

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 20:40
 







Annie PIETRI
est née en 1956
.
 



Orthophoniste de métier, Annie Piétri
a commencé à s'intéresser
à l'écriture en 1995
entravaillant sur des livres-jeux
avec des
petits patients en difficulté
d'apprentissage
de la lecture. Et là, l’'envie était née !

Son tout premier livre " Le palais aux
100 festins
",
né de sa passion pour le
château de Versailles,
paraît en septembre 1998.

« Les orangers de Versailles »
(Bayard Jeunesse) c’est elle !
Un gros succès auprès des enfants
du collège. J’avais invité Annie pour une double
r
encontre, avec une autre
romancière de roman historique,
Béatrice NICODEME ;
et ce fut là encore
une bien belle rencontre,
trop courte en compagnie de deux
personnalités très différentes mais aussi généreuse et
ouverte l’une que l’autre ! Cette rencontre à deux auteurs fut extrêmement riche !

Les enfants avaient évidemment lu deux romans, un de chaque auteur. Ils se sont rendus compte que les romanciers ne travaillaient pas
tous de la même façon, même si leur sujet de prédilection était le
même, en l'occurence, l’histoire.

Une vie d’auteur…sur les routes :
En allant accueillir nos deux
auteurs, en traversant la cours
pour nous rendre au CDI, en les
observant tirer leurs valises à
roulettes, je me
suis rendu compte
combien rencontrer son public pouvait
parfois être à la fois
agréable et frustrant ! La journée
fut une course : le train, la gare, la voiture
jusqu’au collège… les mains à serrer, les km de « bonjour »… le repas pris sur le pouce,
les discussions avec tout un tas de
gens inconnus…qui eux vous
connaissent !
puis les élèves qui se succèdent ! pui ... dring … c’est fini…
Mon Dieu que la tête des auteurs
doit tourner !! A-t-on eu le temps d’en profiter ?
Pas sûr ! l’organisateur a couru
dans tous les sens pour que tout
fonctionne, pour que les animations
préparées pendant l’année s’enchaînent
avec une idée entête : que tout le
monde soit heureux…
Un an de travail et... HOP ! en un
rien de temps tout était fini !

Et comme à chaque fois, j'ai le blues !
Tout a été trop vite, nos auteurs
sont reparties... en sens inverse !

PHOTO www4.fnac.com/Annie-Pietri/ia131788


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 00:02

     

 Ah, SUSIE MORGENSTERN ! Tout un poème... avec ses magnifiques lunettes en forme de coeur ! Adorable dame qui a 7h00 le matin, au réveil, "luttait" avec patience, contre un petit garçon de 3 ans persuadé qu'elle avait écrit tous les livres du monde entier, y compris ceux sur les... tractopelles, les pelleteuses, les haveuses !...

Je n'oublierai jamais le "Chicago" qu'elle a crié, au Salon du livre de Moulins, lorsque Jean CLAVERIE poussait la chansonnette avec sa guitare en main ! C'était sous le chapiteau où les auteurs signaient leurs ouvrages.

Je n'oublierai jamais le "STOP" qu'elle hurla dans la voiture, pour m'obliger à stopper : dans le lointain, se dressaient les ruines du château de Montgilbert, près de Ferrières/Sichon (Allier).

Susie Morgenstern est née en 1945 dans "la plus moche des villes des Etats-Unis", Newark ! C'est elle qui le dit ! Anciennement enseignante d'anglais à l'université de Nice, Susie illustre des albums et elle écrit pour la jeunesse.

Elle a reçu de nombreux prix, elle est l'auteur de "La sixième" (L'école des Loisirs) écrit en hommage à sa fille... Je viens de faire une lecture à voix haute de ce roman : ce fut un grand succès auprès des enfants. Heureusement que je disposais d'une bonne dizaine d'exemplaires au CDI car je les ai tous prêtés une fois la lecture terminée...

Amoureuse éternelle de... l'amour, elle vient de co signer un  roman de Science-fiction avec Alain Grousset "Tout amour est extraterrestre" (L'école des Loisirs) : Susie a rédigé les parties sentimentales et Alain la partie SF.

Elle est montée sur les planches - malgré sa grande frousse, pour jouer, seule sur scène, l'adaptation de son récit autobiographique "Confession d'une grosse patate" (De la Martinière).

Photo :
www.apecimf.info/parentinfos/?m=200901

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 00:11

Doit-on encore présenter...
                                Pierre BOTTERO ?
                         l'auteur des trilogies de fantasy : 

"La quête d'Ewilan"
?
"Les mondes d'Ewilan" ?
"Le pacte des marchombres"?

Ces titers sont tous parus chez Rageot qui a crée une collection en découvrant les manuscrits de Pierre !!!

Dans mon CDI, je prête tellement les romans de Pierre Bottero aux élèves qu'ils sont... fatigués, usés !!! pas les élèves (eux ils en redemandent) mais les livres !

Je peux dire que Pierre Bottero aura donné le goût de lire à tout un tas de p'tits gars et de p'tites nénettes !!! et je surfe sur la vague : dès que je trouve un récalcitrant... HOP... je lui parle des romans du Sieur de Pélissane... et le "grognon" se retrouve avec le roman dans le sac. Le lendemain,i le "grognon" revient au CDI, tout joyeux en poussant un  : "c'est génial !"


Allez voir la rubrique "Coup de coeur" et celle "Etre un auteur jeunesse" : vous trouverez d'autres commentaires.

Heu... on n'était pas là pour parler de la biographie de PIerre BOTTERO ?


Pierre Bottero est né en 1964.
Ancien
instituteur qui se consacrait entièrement à l'écriture de romans d’Héroïc fantasy depuis le succès phénoménal de ses trilogies.
Pierre Bottero rêvait de dragons, de magie, d’imaginaire… depuis sa plus tendre enfance dès lors qu’il a mis les pieds dans le bibliobus de son village provençal, à Pélissane.
Son imaginaire devait durablement être influencé par ses lectures :
J. R. R. Tolkien, Farmer, Zelazny, Howard, Bradley, Moorcock, Leiber...
Il vient de nous quitter bien trop tôt, le 8 novembre 2009, il avait 45 ans ! Salut l'artiste !

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

  19.JPG 20.JPG

 

Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

 ------------------------------------------------------------

 

    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     

... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

  -----------------

Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com