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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:04

Que lire de 5 à 11 ans ?

 

Guide biblio.jpg

 

Guide à l’usage des familles, des écoles et des bibliothèques.

 

    "Raconte-moi une histoire ! Encore un livre, juste un seul !"

 

    À la maison, la lecture du soir est un moment de complicité partagée entre les adultes et les plus petits. Pour les enfants plus grands, c'est une fenêtre grande ouverte sur la liberté. À l'école, un silence absolu laisse vibrer la voix de la maîtresse, changée en celle du héros ou du "méchant". À la bibliothèque, l'heure du conte est attendue avec impatience.

    Mais comment s'y retrouver parmi les milliers de titres proposés chaque année ?  Quels livres méritent-ils vraiment d'être lus par de jeunes lecteurs, alors que leur sensibilité et leur vision du monde sont en pleine construction ? C'est à nous de choisir quelle culture nous souhaitons leur transmettre à travers leurs premières lectures.

 

Ici ont été privilégiés des livres bien écrits, riches en vocabulaire et joliment illustrés. Le souhait a été de proposer des oeuvres mettant en scène des héros positifs auxquels les enfants puissent s'identifier, qui les enthousiasment et leur donnent envie de se lancer à leur tour dans l'aventure de la vie. L'humour et le réalisme y font bon ménage avec la poésie et le rêve.


Auteur : Anne-Laure Blanc

Direction éditoriale : Grégoire Boucher

Editeur : Les éditions TerraMare pour la Fondation pour l’école

Collection : Guides pratiques

Date de parution : Septembre 2010

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 11:06

     

Censurer les livres pour enfants  !

Les craintes d'une maman... Lu sur son blog.

 

Très souvent, trop souvent, au beau milieu d'un livre pour enfant d'apparence anodine, je tombe nez à nez avec un dessin, une phrase, qui heurte ma sensibilité d'adulte. Parfois, c'est l'histoire entière qui me laisse un sentiment de malaise.Cela me met même parfois hors de moi. Bien sur, sur le moment, je me contiens et ne laisse rien paraître ; mais j'ai du mal à "lâcher l'affaire" véritablement, à "passer à autre chose"

comme me le demande patiemment mon mari.

 

    Mais qu'ont en tête certains auteurs jeunesse ? Ou alors suis-je moi même une réac-ringarde-décalée qui a besoin de sacrément dépoussiérer ses méninges?

 

    Bon, quand c'est Juliette qui joue avec son chat, lui fait bouffer des corn flakes, le   fait danser, lui cours après quand il se sauve, je lis chaque page, et j'explique à Pomme en quoi Juliette n'est pas gentille avec son chat (qu'elle a reçu à son anniversaire… sans commentaire) et pourquoi il faut respecter les animaux.

 

    Quand c'est Petit Ours Brun qui donne une sacrée fessée à sa poupée en lui disant "Méchante Poupée" car elle refuse de manger sa soupe, je dis qu'il ne faut pas taper, et je tourne vite la page… Je range définitivement le livre hors de portée. L'image reste pourtant gravée en moi. Marquante.

 

    Il m'arrive aussi de changer le texte plutôt que de le lire tel quel et j'ai pu  constater que mon mari avait modifier des mots en mettant du blanc et en réécrivant : il ne supporte pas l'utilisation abusive du "j'adore" que l'on trouve absolument partout !

 

    Ce qui me marque aussi beaucoup, c'est la vulgarité.

 

    Déjà omniprésente dans les livres des plus grands (elle garantie même le succès               de Titeuf), elle fait son apparition dans les ouvrages destinés aux plus petits. J'ai pu en faire le constat hier à la bibliothèque lorsque, en lisant un livre à Pomme, je suis tombée sur cette page :

 

    Recherche faite en rentrant sur ledit livre, il est conseillé par l'éducation nationale. Formidable. Il n'y a plus qu'à dire amen, alors ? Sur la même page, un style "texto", lui aussi très utilisé. Désastreux.

 

    Mais je crois qu'il n'y a plus de limite dans la littérature enfantine. Qu'on peut tout dire, tout écrire. Je l'ai compris il y a bien longtemps, en lisant un livre issu de la bibliothèque de la classe à un élève de moyenne section de maternelle (4 ans).

    Le texte, plus violent encore que l'image, utilisait les termes "trucidaient", "égorgeaient", "exécutaient", etc.

 

    Alors maintenant, chers lecteurs, laissez-moi un commentaire pour me le dire,  que  j'ai tort de m'inquiéter ! Pour me le dire, que j'en fais trop! Que je dois évoluer ! Rassurez-moi en me disant que tout va bien et que je n'ai pas besoin de préserver mes filles de tout ça.

 

    S'il vous-plait !

 

 

Source : Simplementmaman ( vendredi 17 septembre2010 )

 http://simplementmaman.unblog.fr  



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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 11:02


COMMENTAIRES
 

    Je comprends votre sentiment. Il est vrai que les livres il vaut mieux les lire avant  de les présenter aux enfants (ce que vous faites probablement) et sélectionner ce qu’on souhaite leur présenter ou non. Pour le second livre dont vous montrez les images, il se trouve que je l’ai étudié en cours de littérature de jeunesse à l’IUFM. J’ai trouvé ce livre très intéressant car il permet d’expliquer les drames commis par les hommes et envers les hommes (et montre aussi la bêtise des hommes qui s’entre-tuent). De plus il permet de faire des liens avec certaines œuvres artistiques. Par contre, il faut faire attention aux sensibilités de chacun et prendre soin de le présenter à des enfants en âge de l’appréhender.

 

    Je ne pense pas qu’il soit bon de tout cacher aux enfants car notre monde est dur et parfois cruel donc il faut aussi les préparer. Quand je vois le nombre d’enfants qui jouent à la guerre, à faire semblant d’avoir des armes, ça m’effraie beaucoup mais je me dis qu’il vaut mieux qu’ils le vivent virtuellement et à travers les livres et que je prenne le temps de leur faire comprendre le respect des autres et l’importance de la discussion et des échanges plutôt que la violence.

 

( Callista – 17 septembre 2010 )

 

    Bonjour,

 

    Je lis votre blog avec attention depuis quelques temps et y trouve beaucoup de sujets de réflexions et de pensées qui font parfois écho aux miennes.

 

    Je suis maman d’une demoiselle de 3 ans et d’un jeune monsieur de 11 mois. Mais je suis aussi libraire, et forcément votre message m’a interpellée. Juste envie de vous dire que oui, il y a de tout en littérature jeunesse, que "Juliette" et "Petit ours brun" sont loin d’en être les meilleurs représentants mais que non, il ne faut surtout pas censurer. Ces livres sont le reflet de la vie, sont pour certains de œuvres d’art et pour d’autres dignes de peu d’intérêt. Mais il me semble être essentiel de laisser les enfants libre aussi dans ce domaine d’expérimenter, de tester, de découvrir, d’appréhender différents univers, d’aborder des façons d’écrire et d’illustrer différentes… c’est ainsi qu’ils apprendront peu à peu à reconnaître ce qu’ils aiment et à se forger un sens critique. De plus, certaines images ou textes peuvent être choquants au regard de votre vécu mais peuvent aussi ouvrir une discussion sur des sujets certes difficiles mais qu’il est parfois nécessaire d’aborder. A nous parents de juger si l’enfant est prêt ou non pour une discussion sur la guerre ou la maltraitance, mais ne leur enlevons pas un livre des mains parce qu’il ne correspond pas à notre vision des choses ou notre sens artistique. Faites leur confiance !

 

    Je vous souhaite en tout cas plein de bonheur à la maison (et à la bibliothèque) avec Pomme.

 

( Sihaya – 17 septembre 2010  )

 

    Callista, oui en général, je lis les livres avant de les lire aux filles. Sauf à la bibliothèque où je les laisse feuilleter et m’apporter ceux qu’elles veulent que je lise à haute voix. Cependant, concernant celui dont j’ai mis l’extrait, je le trouve complètement inadapté à l’école maternelle !

 

    Sihaya, libraire, quel régal! Bien que ce soit un métier bien difficile. Je suis complètement  d’accord avec vous, mon but n’est pas de censurer, juste de… faire un tri préalable pour leur mettre entre les mains des livres adaptés à leur tranche d’âge, même s’ils ne me plaisent pas à moi.

 

    Quand je lis "Juliette" ou d’autres héros enfantins, je ne retrouve pas les émotions d’enfants mais plutôt des projections d’adultes, des interprétations souvent erronées de leurs sentiments. Les héros d’aujourd’hui ne sont plus les modèles de perfection qu’étaient les héros d’hier (parfaite petite Martine, qui a fait rêver plusieurs générations de petites filles!). Pour le moment, elle me semble bien petite. Mais par la suite, il est bien probable que je leur laisse la liberté de choix (sauf peut être pour Titeuf, qui n’entrera pas chez nous!).

 

    Merci pour vos commentaires. Il faut que j’arrive à prendre du recul. Pomme m’y aidera probablement en grandissant!

 

( simplementmaman – 17 septembre 2010  )

 

    Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec vous. Mon fils n’a que deux ans et pourtant je fais  déjà attention aux livres que je lui lit. Il ne faut pas croire que le livre est moins brutal qu’un film, l’imagination d’un enfant est immense. Comme une image, un mot peut -être mal interprété par un enfant. Et selon nos croyances et nos principes, on fait forcément le tri. J’ai ce même problème avec les "J’adore"

 

( Morjana – 17 septembre 2010 )

 

    La violence semble omniprésente. Éclatante à la télévision, elle prend des tournures plus sournoises dans nos relations mondaines où l’agressivité tend parfois à devenir la norme comportementale. Pourtant, il existe de très nombreuses micro-société (familiales, associatives, etc) dans lesquelles elle ne semble pas avoir prise. Bien sûr, elle n’est pas ignorée. On sait qu’elle existe. Mais elle ne tisse pas les relations quotidiennes. A quand des reportages sur ces micro-sociétés ?

    Notre vision du monde est souvent façonnée par la puissance médiatique. Quel temps ou  intérêt lui accordons-nous chaque jour ? alors que ces précieuses minutes pourraient servir à construire, simplement là où nous sommes, un monde qui exprime le meilleur de l’homme.

 

    Qu’apprenons-nous de profond devant cet écran “captivant” qui puisse nous inciter à réveiller notre enthousiasme pour la vie, lorsque nous absorbons virtuellement des torrents d’hémoglobine ?

 

    S’il suffisait de regarder à la télévision de tristes événements pour avoir automa-tiquement la soif de construire un autre monde, cela se saurait, cela se verrait. Mais tous les soirs, on revient au "20 heures" pour s’abreuver des mêmes événements morbides qui n’embellissent pas le monde. Voir la violence, ne nous rend donc pas plus forts pour construire la Vie. Cela détruit souvent comme on peut le constater dans les sociétés dont c’est malheureusement la norme comportementale.

 

    Or, si demain nous voulons contribuer à apaiser un peu ce monde, il importe d’offrir à nos enfants un environnement qui leur permette de développer une personnalité qui ne fléchira pas sous les assauts de l’agressivité parce qu’elle aura autant confiance en elle que dans la vie. L’homme construit autant son malheur que son bonheur. Les énergies que les enfants portent en eux deviennent maladives lorsqu’elles absorbent le poison de la violence. Mais, lorsqu’elles sont accompagnées par un environnement qui leur permet de les déployer sereinement, ces énergies contribuent petit à petit à construire le monde. Je suis toujours frappée de voir le déchainement dans les cours de récréation. Les enfants passent d’une position "universitaire" à une position de "petit barbare". Comme quoi une certaine forme d’éducation universitaire n’est pas incompatible avec un certain raffinement barbare.  Les énergies "atomiques" que possèdent les enfants sont créatrices lorsque leur dynamique n’est pas court-circuitée par un environnement qui ne tient  pas compte de leurs capacités physiques et psychiques. L’enfant est un être ultra-mobile. L’immo-bilisme le conduit inévitablement à des comportements agressifs et destructeurs si nous ne leur permettons pas un déploiement actif autant libre qu’ordonné.

 

    Tôt ou tard chacun est confronté à l’une ou l’autre des facettes que peut prendre la violence dans le monde. Mais, notre réceptivité ou notre indépendance vis-vis de ces comportements dépendra de l’état intérieur que notre personnalité aura conquis au fil des expériences. Avec une certaine maturité on peut certainement lire des récits violents sans en subir trop l’influence. Mais, jamais un livre “violent” ne viendra nous apprendre à vivre en paix, à construire la paix. Alors que peut vraiment gagner l’âme d’un enfant à apprivoiser, grâce aux livres, l’agressivité d’un monde adulte qui prend plaisir à se désintégrer?

 

( Saint Germain – 18 septembre 2010 )

 

    Nos passages à la bibliothèque me font penser à ta réaction. J’ai aussi des attentes par  rapport à un livre pour enfant (de l’âge 0-3ans). Après je pense aux besoins de ma fille, quel est-il à son âge ?

 

    Pour moi ce n’est pas parce qu’un bouquin existe et que la bibliothécaire l’a placé  dans le  rayon 0-3 ans que je vais m’y précipiter, on a nous aussi le droit d’exercer notre sens critique. C’est pareil, pour moi, pour la nourriture, il y a des tas de choses en supermarché ce n’est pas pour cela qu’on va remplir le chariot de cochonneries. Pour parler franc, je crois que beaucoup de parents font de la censure sur les livres plus ou moins consciemment, je ne vois pas de différence entre la censure et dire à son enfant de laisser tomber le bouquin qu’il va prendre pour lui dire "Viens regarde un livre sur les princesses" ou "faire un tri préalable pour leur mettre entre les mains des livres adaptés à leur tranche d’âge" ou orienter un enfant vers un autre type de livre ne serait-ce qu’en achetant des livres pour garnir la bibliothèque familiale; dès qu’il y a choix du parent il y a censure car contrôle (pourquoi ce livre et pas un autre). C’est tout simplement un choix éducatif. Dans notre bibliothèque familiale, il y a des bouquins que j’ai choisis en fonction des intérêts d’Elina mais en bibliothèque c’est accès libre à tous les livres, elle va où ses pas la mènent et elle me pose des questions sur ce qu’elle voit ou ne comprend pas et c’est vrai que ça donne lieu à des discussions intéressantes.

 

( petite ecole d'elina – 19 septembre 2010  )

 

    Désolée, mais je ne dirais pas que vous avez tort mais j'irais plutôt dans votre sens ! Ma  fille a reçu un "Petit ours brun" cette semaine que j’ai déjà censuré. Dans Petit Ours Brun fait une bêtise, il découvre le crayon et le dessin sur plan vertical en dessinant sur les murs  et la porte de la maison, la dernière phrase du livre est : "Maman Ours se fâche vraiment : Alors ça, Petit ours brun c’est la fessée !"

 

- Stépahnei – 19 septembre 2010 )

 

Oulala, que tu es courageuse ! Je crois que tu fréquenteras de moins en moins la bibliotheque. Après, pour les lecteurs, les textes des livres sont épurés et remaniés, tu as du mal à trouver des textes intégraux, ce sont des adaptations. Je suis de plus en plus EMMAUS pour trouver de bons livres.

 

    Bon je manque totalement d’enthousiasme.

 

( zelie – 19 septembre 2010 )

 

    Je partage votre avis et je sélectionne quand j’achète, j’oriente parfois à la bibliothèque et il est arrivé que je supprime des livres arrivés chez nous (cadeaux, dons). Maintenant que ma fille a 3 ans, j’ai cependant vu mes critères de sélection à la baisse, notamment en terme de graphisme et de réalisme, en voyant le succès auprès de ma fille de certains livres que je n’aimais pas mais qui, à l’usage, n’étaient pas perturbant non plus.

 

    Par contre pour un tout-petit petit, je reste persuadée de l’importance du réalisme et d’un graphisme de qualité, en variant les styles de graphisme et en évitant une trop grande dérive du livre vers le jouet - OK pour un livre "à toucher" de temps en temps mais les tirettes, les livres en plastique pour le bain, les livres-doudous, les pop-up etc. ne doivent pas prendre la place de "livres à pages", il y a déjà tellement à découvrir selon le format, l’épaisseur des pages, les couleurs etc).

    Actuellement, j’essaie de me focaliser sur ce qui me parait le plus important pour son âge : les valeurs (difficile à expliquer mais si qqch me choque dans une histoire, pour l’instant, j’évite), la grammaire, le vocabulaire (pas de mots inventés ou imprécis par rapport à l’image), un minimum de logique, un niveau de complexité qui puisse être appréhendé par le lecteur. Pour revenir sur les valeurs, oui, moi ça me choque de voir Petit Ours Brun peindre sur les murs, Mimi CraCra faire 1001 expériences sans jamais réparer les éventuels dégats qui ne sont de toute façon même pas évoqués, Juliette se disputer avec sa copine de façon primaire sans qu’il soit donné la moindre piste de résolution de disputes. Avant ça m’ennuyait aussi que des crocodiles, des petits lapins ou des créatures imaginées (style "Tchoupi") se comportent comme des humains ou presque. Mais, à partir de 2/3 ans, j’ai laissé passer, avec en parallèle des photos, des dessins réalistes d’animaux. Mais bon, j’ai souvent des questions du type "Maman, il est content le poulet quand il est dans le four ? Il a bien chaud ? Et est-ce que ça lui fait mal quand tu le coupe ?" et là, je me dis que de faire le distingo réél/imaginaire reste important . Ce que j’aime, c’est quand nous trouvons un livre en rapport avec ce que ma fille peut vivre (la saison, une sortie piscine, une activité, une émotion).

 

    Enfin, je trouve que s’il y a bien un travail de sélection à faire, il reste tout de même du choix et que le plus important, c’est d’avoir un moment d’échange autour du livre.

 

( Gwenn – 21 septembre 2010 )

 

 

 

http://simplementmaman.unblog.fr  

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:04

Comment trouver un excellent album jeunesse ?

La production actuelle est d’une grande diversité et d'une grande richesse.

Les enfants d'aujourd'hui ont beaucoup de chance de pouvoir disposer d'un tel choix éditorial ! Sans vouloir jouer l'ancien combattant, je ne crois pas avoir pu profiter d'un tel péhnéomène...
 
Les albums qui évitent le moraliste et le « prêt à penser » sont pour beaucoup de véritables bijoux. Il aident l’enfant à grandir. Le texte et les images jouent des rôles équivalents et différents mais toujours cohérents.


Pour
Joëlle Turin - directrice de l'Institut international Charles Perrault et formatrice auprès des professionnels de l'enfance et du livre – voit le « bon » album comme un livre que l’on est obligé de lire plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités, un ouvrage qui exige des efforts, « non conventionnel, non attendu », qui laisse la pensée de l’enfant libre, l’interpelle et l’invite à réfléchir….

Les thèmes qui aident à grandir et à se construire ?

-       Le jeu. Le  coucher devient plus agréable, la contrainte devient source de plaisir et de complicité.

-       La peur : Blotti, protégé dans les bras de ses parents, l’enfant aime avoir peur en se sentant en sécurité. Le livre permet d'extérioriser les peurs (les contes : le loup, l’ogre…) qui sont en soi. Il aide l'enfant à les surmonter.

-       Le sens de la vie. Les questionnements des petits sur la vie, la mort. Ces ouvrages invitent l'enfant à construire sa pensée et à trouver des réponses.

Certains albums aident à apprivoiser les émotions, les sentiments émotions (jalousie, colère, tristesse) avec humour, poésie ou rêverie.

 

Quelques titres.

Bonne nuit Tommy ! de Rotraut Susan Berner, Seuil jeunesse.

Loulou de Grégoire Solotareff, École des loisirs.

Le Petit bout manquant de Shel Silverstein, MeMo.

Le Non de Claude Ponti, l'École des loisirs.

Très, très fort de Trish Cook et Helen Oxenbury, Père Castor...

 

Joëlle TURIN. Ces livres qui font grandir les enfants. Didier jeunesse

Photo : http://a10.idata.over-blog.com/300x251/1/12/70/62/Au-fil-de-l-au/gout-de-lire.jpg
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 14:37

Nous avons tous dans nos CDI des « vieilleries » !

Vous savez, il s’agit de ces livres « âgés » - souvent des classiques issus des bibliothèques patrimoniales - , ceux qui ont un papier jauni aux grain épais, une  couverture épaisse, unie,  sans illustration, sans aucun résumé sur la a 4ème de couverture pour aider l’élève emprunteur. Le genre de livre qui ne donne pas du tout envie de l’emprunter car l’enrobage n’est pas porteur ! Pourtant que de beaux textes oubliés qui prennent la poussière sur les étagères devenues poussiéreuses…

Alors, un remède pour donner envie de lire !

Changer !

Renouveler le fonds en achetant – dès qu’on le peut – le même titre dans une collection moderne et colorée…
Et les résultats sont là, le roman connaît alors une sorte de seconde jeunesse. En effet, j'ai plusieurs fois constaté le phénomène : "Le Bossu" de Paul Féval est à nouveau lu !

 

 Dessin : http://www.jaimelire.com/adultes/docs_aimer_lire/illus4.gif

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 23:52

La couverture joue un rôle important quand je regarde les élèves emprunter un livre au CDI : souvent, ils ne prennent même pas le temps de regarder... "de quoi ça parle !"

Prenons l''exemple de "l'Oridnatueur"
                  le fameux roman à grand succès de Christian Grenier.

Quand j’ai découvert le métier de professeur documentaliste et la littérature jeunesse ce fut avec la collection « Cascade policier»
et la couverture d’un roman policier d’un certain Christian GRENIER.


Vous vous rappelez cette couverture à la fois mystérieuse et effrayante ? Ce château sur fond rouge et jaune avec cette tête de mort verte peuplée de composants électroniques  ? C’était bien sûr « L’ordinatueur » !
La 1ère édition de « L’ordinatueur »                          CAR





il en existe une seconde :

 en 2004,
Cascade Policier devient Heure noire en adoptant une maquette plus moderne.

Les éditeurs ont du talent, ils savent ce qui est bon pour vendre. Ils mettent donc beaucoup d’argent dans la confection de la COUVERTURE d’un livre.

Christian GRENIER s’amuse, quand il rencontre ses lecteurs, à faire un petit test : il  demande qui achèterait la 1er version (Cascade policier) de son roman… quelques mains se lèvent. Et lorsque Christian présente la 2nde édition de son Ordinatueur (Heure noire), là… se sont quasiment toutes les mains qui se lèvent… La couverture a donc une immense importance dans l’acte d’achat ! Christian, lui, préfère largement la 1ère édition de son roman.

Souvent , les auteurs n’ont pas leur mot à dire sur les illustrations qui accompagnent leurs textes. C’est ainsi que Yaël HASSAN  qui avait une tendresse particulière pour « La Promesse » (Castor poche) en est venue à ne plus l’aimer car la 1ère de couverture ne correspond en rien, pour elle ,à son histoire…

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com