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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 11:40

Arthur Ténor 015

 
Arthur TENOR évoque "A mort la haine !" Son roman paru chez Oskar et les deux petites phrases ci-dessous sur la couverture....
 
 "Les Arabes, c'est tous des crevures, des traîtres. Les Juifs, je les vomis. Partout, où il y en a ils foutent la merde..."
 
"Ce texte faisait à l’origine partie d’un recueil de nouvelles, ce qui explique sa longueur. Il aurait certainement mérité d’être développé en roman, mais c’eût été un autre projet, et comme Oskar m’a proposé de le publier dans sa collection Court-Métrage...

 

Concernant la couverture et ces deux répliques cinglantes, je n’y suis pour rien, mais cela ne m’a pas choqué. Au contraire même, car sur ce type de thème, être percutant, c’est déjà être dans l’ambiance. Ce qui est choquant, c’est la haine qui engendre ce type de propos, pas qu’un roman les reproduisent (ni même une couverture de roman). Si les auteurs devaient cesser de décrire des réalités choquantes, nous n’aurions plus le droit d’écrire que des histoires “ Club des Cinq “, plus le droit de s’exprimer librement en somme. Cette censure, hélas, existe et même gagne du terrain. Le seul fait d’avoir évoqué le thème du suicide ou de l’homosexualité m’a valu la vindicte de certains esprits chagrins qui m’accusaient d’intentions perverses et “ perversifiantes “.  Ce sont ces gens qui sont choquants, et même effrayants. C’est pourquoi d’ailleurs ils font si peur et nous poussent à l’auto-censure, parvenant de la sorte à imposer les lois du silence de leur mauvais esprit.

 

Un lecteur qui s’en arrête là n’est pas un lecteur, pas même quelqu’un qui réfléchi, s’interroge, cherche à comprendre. Avoir peur de les bousculer, c’est donner raison à cette superficialité. Je crois plutôt qu’il faut secouer un peu pour espérer que s’engage une discussion. Par contre, je suis totalement opposé à la provocation, mais nous ne la trouvons jamais en littérature jeunesse."

 

 
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 18:22

 

A l’occasion du centenaire de la Première Guerre Mondiale en 2014, j’ai contacté un  auteur de romans jeunesse, pour évoquer mon désir d’adapter cinématographiquement et théâtralement ses romans, en vue d’un spectacle de collège, gratuit (et non commercial), donné en ville dans une salle, en juin 2014 et interprété par les comédiens de mon club théâtre.

Or – il faut savoir que : 

-        toute adaptation d'un texte, à des fins commerciales ou non, fidèle ou non, relève du droit d'auteur. L'auteur en question a cédé les droits d'adaptation théâtrale et cinématographique de ses ouvrages à ses éditeurs.  Il est donc obligatoire de contacter les éditeurs pour négocier avec eux le droit d'adapter les textes de l’auteur au théâtre ou au cinéma.

 

-       toute adaptation réalisée sans l'accord du détenteur des droits est une violation du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle, le contrevenant s'expose à des poursuites. Au temps du téléchargement illégal et des copier-coller à tort et à travers, il est important de le rappeler (et de le rappeler aux élèves).  

Combien coûteraient les droits d’auteur ? Je ne sais pas.

Le souci est qu’il est déjà devenu très compliqué de trouver des financements pour défrayer à juste titre les auteurs invités dans les établissements scolaires (prestation devant les élèves, frais kilométriques, nuitées et repas) et de motiver les collègues de travailler sur des romans jeunesse (la littérature jeunesse a été mise au ban des programmes !), si je dois annoncer notamment à mes chefs qu’il va y avoir des droits d’auteur... nous ne pourrons pas nous le permettre.

Je comprends vraiment bien le problème des droits d’auteur et je suis à fond derrière les auteurs !!!! Cependant, je me demande si ce combat est un si bon combat que ça ! Ne va-t-il pas finir par « tout tuer ? » En voulant obtenir un peu, les auteurs ne risquent-ils pas d’y perdre... beaucoup ?!

Parce qu’évidemment ce projet ne verra pas le jour ! Et l’auteur en question se privera  de la rencontre de 130 élèves de 5ème, (et donc de l’achat de livres et du prix de la rencontre), de la présence d’écoles primaires... du public en soirée lors du spectacle... et donc d’une mise en lumière évidente (méritée vu son talent).

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 20:31

Arthur Ténor 026Vous savez comment cela se passe, non ?

Il suffit d’affirmer quelque chose pour que peu de temps après, les évènements vous contredisent. Et cette fois, vous savez quoi ? Je suis heureux d’avoir tord !

 

En effet, lors d’un précédent billet, j’exprimais l’idée qu’actuellement (car cela n’a pas toujours été le cas, loin s’en faut)  les élèves avaient un mal fou à emprunter un livre y compris lorsqu’ils rencontraient un écrivain en chair et en os. « Mes » tables de présentations, d’expositions, restaient désespérément "pleines" des romans de l’auteur. Les statistiques de prêts demeuraient... "dépressives." Et ce n’était pas faute de préparer ces rencontres d’auteurs.Arthur Ténor 002

 

Bon...

 

Arthur Ténor est venu dans notre collège, hier, prêcher la bonne parole auprès de nos 3ème.

Et.... il y a eu un petit effet !

Aujourd’hui – miracle ! – trois (c’est déjà ça !) romans d’Arthur Ténor ont été empruntés !!!! Deux par deux élèves qui ont rencontré l’auteur : « Il s’appelait le soldat inconnu », le tome 2 des « Voyage extraordinaires » et... un dernier roman par un élève de 4ème, « Voyage extraordinaire au royaume des 7 tours »...

Ouf !

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 15:28

 

A l’heure où les droits d’auteurs diminuent fortement (les auteurs le disent), où les livres jeunesse se vendent moins (ce qui n’est pas la cas des Bd, des albums, des livres pour les plus jeunes...), où les ados fréquentent moins les salons du livre jeunesse, on est en droit de se poser la question.

 

Auparavant,
- accueillir un auteur dans un établissement suscitait beaucoup d’enthousiasme. Y compris chez les « grands.»

 

Aujourd’hui,
- si les rencontres sont toujours pédagogiquement préparées (mais sur un temps accordé qui devient peau de chagrin),

- si les enfants adhèrent facilement (du moins pour les plus jeunes) au projet .. "ringard" ( celui de lire un livre). Cela me fait penser à une expérience personnelle vécue récemment  : une jeune grand-mère (55 ans) informe son fils qu’elle compte acheter à sont petit-fils un livre ! Horreur ! Elle fut obligée de revoir ses prétentions à la baisse face à l’attaque du père : « Mais enfin, maman, c’est ringard ! Plus personne ne fait ça aujourd’hui ! Les gamins ne lisent plus de livre ! » Comment ne pas s’étrangler face à cette remarque que l’on ne doit pas généraliser mais qui démontre un état d’esprit loin d’être marginal.

- si les enfants avouent avoir passé une belle journée en compagnie de l’auteur, généralement sympathique, ouvert et disponible.

 

force est de constater que


- bien des élèves (beaucoup) de la classe ne lisent pas le livre proposé – celui qui sert de point de départ au travail - par l’enseignant. Cela ne leur pose pas de problème (en apparence) ! Y compris lorsqu’il s’agit d'une lecture qui n'est pas cursive.

 

Toutefois...

j’ai remarqué que si bien des enfants disent ne pas aimer lire, c’est parce qu’ils (les 6ème) ne savent pas lire !!!!!!!
Cela se traduit donc, lors de la rencontre, par des questions « bateaux » sur l’écriture - pas forcément inintéressantes -mais... : comment vous vient votre imagination... On reste dans le superficiel au lieu de renter dans l’œuvre.

 

- A l’issue de la rencontre, les statistiques de prêts des ouvrages des auteurs reçus ne décollent plus comme autrefois. Recevoir un écrivain n’entraîne plus d’émulation pour la lecture ou pour l’écriture. Bien sûr, il reste des irréductibles mais... ils ne sont pas légions.


- Les enseignants « Hussards », motivés et passionnés, font preuve de beaucoup d’imagination pour faire renter les élèves dans la lecture et doivent dépenser une énergie folle et insoupçonnée pour faire acquérir des choses qui « autrefois » étaient simples.

 

MAIS... je crois, encore, que nous semons pour le futur. C’est pour cela que je refuse de baisser les bras, non d’une pipe en bois, et que je continue à monter des fête de la littérature jeunesse au collège !!!

 

Quelle est votre opinion ?

 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 15:25

Pour étayer la réflexion, je vous propose deux passionnants billets d’humeur de l’écrivain Christian GRENIER, parus sur son blog,

http://grenier-blog.noosfere.org/

 

 

·        Jeudi 10 janvier 2013

Résistons !

Par Christian Grenier le Jeudi 10 janvier 2013,

 

Après un éditorial pessimiste au titre provocateur ( décembre 2012 : La lecture n'est plus tendance ! ), peut-être faudrait-il rectifier le tir.

Le constat reste hélas le même : selon mes sources ( professeurs documentalistes, libraires, éditeurs, j'en passe... ), les livres sont de moins en moins empruntés ou achetés, notamment par les ados de 13 ans et plus, surtout les garçons.

Ce qui a la cote, ce sont les écrans.

Ceux des téléphones ( ou des ordinateurs ) portables, des tablettes, liseuses et autres I-Pads.

On m'objecte souvent : "qu'importe le moyen de lire ! Si le support papier devient obsolète, inutile de pleurer, l'essentiel est que la lecture subsiste !"

Argument spécieux, c'est à dire séduisant mais sans valeur.

Parce que renseignement pris, si l'écran sert parfois à écrire, à échanger des informations basiques, il est bien davantage utilisé pour se connecter, glaner des infos, jouer et zapper que pour LIRE. Autrement dit, il y a des légendes et une réalité qui découle des statistiques.

La légende, c'est que les lecteurs passeraient du livre papier au Kindle, ou que le comportement des acheteurs de fiction des USA serait bientôt imité par les lecteurs français.

Aux USA en effet, la vente des ouvrages en numérique aurait récemment dépassé la vente des livres-papier - soit.

Aux USA, la plupart des librairies traditionnelles sont en train de disparaître.

En France, les librairies disparaissent en effet, elles aussi, et pas de petites structures : Camponovo à Besançon ( 39 licenciements ! ) et même Gibert à Beauvais.

Mais la vente des ouvrages numériques, elle, continue d'osciller péniblement entre 1et 2%, très, très loin des 50% attendus et qu'ont glorieusement atteint les USA - quel progrès !

Autrement dit, si les ventes du livre papier fléchissent, elles sont loin, très loin d'être compensées par celles des ouvrages numériques !

Ce qui revient à dire que la lecture, la lecture continue, approfondie, notamment celle des ouvrages de fiction, subit un net recul, progressif et apparemment durable.

On peut d'ailleurs supposer que du côté des jeunes, cette chute va s'accentuer grâce à une politique - à mes yeux très imprudente - d'investissement en ordinateurs, clés USB, sans parler du fameux projet de "cartable numérique". Un projet destiné à soulager la colonne vertébrale des élèves... mais dont les vrais gagnants ( et l'on parle ici de milliards de dollars de bénéfices ! ) seront les fabricants d'ordinateurs, de tablettes, de portables, ainsi que leurs prestataires : Google et les fournisseurs d'accès !

Ces constatations ( mais on peut m'en proposer d'autres... le débat est ouvert ! ) certes pessimistes, entraînent de ma part...

Deux convictions :

1/ Les lecteurs authentiques continuent de se recruter chez les adeptes du livre papier.

Eh oui ! Croire qu'un acheteur de tablette va modifier ses habitudes est une illusion. S'il est un lecteur authentique, il ne lira pas davantage ou mieux avec ce nouveau support.

Et s'il est un lecteur occasionnel, ce n'est pas parce qu'il aura un accès gratuit à des milliers de classiques fournis avec l'e-book qu'il va se transformer en lecteur averti. Ou qu'il va devenir un acheteur et un lecteur compulsif de nouveautés littéraires sous forme numérique !

2/ Il faut tenter de modifier la tendance : LIRE est un acte citoyen, l'affirmation d'une liberté, celle d'un accès individuel à l'information, au rêve et à la réflexion.

Et une question récurrente :

Comment devient-on lecteur ?

Mes réponses sont toujours les mêmes !

* Il n'y a qu'une seule bonne méthode pour qu'un enfant apprenne à lire : il faut qu'il en ait envie !

* Et pour qu'il en ait envie, quelques évidences s'imposent : non seulement il doit avoir accès aux livres, c'est à dire qu'il doit en posséder, pouvoir en emprunter, et apprendre à échanger avec d'autres au fil de ses lectures, mais il faut aussi que cette appétence puisse naître et s'entretenir. Et cela, grâce à l'exemple.

C'est à dire qu'il doit être entouré de gens qu'il estime ( ses parents, ses aînés, ses copains, ses enseignants ) qui eux-mêmes lisent et y prennent visiblement plaisir !

Si ces réponses semblent simples, leur application ne va pas de soi.

Aujourd'hui, l'exemple nous est à peu près partout donné par les utilisateurs de portables et d'écrans.

Alors puisqu'il faut afficher ( et affirmer ? ) sa personnalité au moyen de marques ostensibles ( Nike, Lacoste, Ray-Ban - mais aussi le dernier I-Pad ! ), eh bien affichons-nous en train de lire.

Rendons la lecture tendance - la lecture des livres, des vrais livres !

En nous affichant sans vergogne, sans honte.

Parce que fléchir, accepter la mode, s'isoler et cacher ses convictions, ce serait capituler.

Avoir un livre en main et lire pourrait devenir un acte de résistance.

Stéphane Hessel nous conseillait : Indignez-vous !

Eh bien... LISEZ, maintenant !

 

·         Mercredi 06 février 2013

Demandez vampires, sorciers, petites princesses...

Par Christian Grenier le Mercredi 06 février 2013

 

Lors d’un récent et sympathique salon du livre, je me trouve face à mes piles d’ouvrages et à côté d’une bénévole-accompagnatrice-caissière, comme mes autres camarades auteurs.

Quand les visiteurs arrivent, force est de constater qu’il y a beaucoup d’adultes, quelques enfants mais très peu d’ados. Comme me le font remarquer les bibliothécaires, enseignants et profs-documentalistes qui viendront me faire un petit coucou, en sixième on continue de faire lire. En cinquième, c’est déjà plus dur. Mais après, les élèves désertent CDI et bibliothèques.

Un constat qui se confirme avec les acheteurs…

Gros succès pour la BD, les albums et les auteurs-pour-adultes-qu’on-voit-à-la-télé

Achats raisonnés pour les enfants dont les parents exigent qu’ils choisissent un livre. Eh oui, quand on est à l’école, les parents obligent les enfants à lire, ça fait partie de l’entraînement.

Mais après 12 ans, les lecteurs se raréfient, une vraie peau de chagrin !

J’entends d’ici des voix qui protestent : faux, il y a de gros succès pour les jeunes adultes !

Exact. Hunger Games fait un tabac. Et la fantasy aussi, ainsi que des trilogies post Stephenie Meyer. Vampires, sorciers et princesses ont encore un public garanti - surtout si l’ouvrage vient des Etats-Unis. Ne crachons pas dans la soupe : même formatés et traduits, il s’agit là encore de livres. Leurs auteurs sont souvent sincères. Et puis il faut bien vivre.

Parce que vous pouvez protester, les chiffres sont là : hors best-sellers, les ventes jeunesse sont en baisse. Et même en chute libre pour « les ouvrages de la prescription » - recommandés par les instructions ministérielles, ou achetés en série parce qu’ils traitaient d’une époque particulière du programme d’histoire.

En 4ème et en 3ème, lire n’est plus tendance. D’ailleurs regardez la télé ou les pages culturelles  ( adjectif plein d’humour ? ) des pubs de supermarchés. On y vante les derniers DVD blue ray, Iphones, smartphones et autres tablettes numériques. A 14 ans il faut avoir le dernier portable, surfer sur le web, appeler, envoyer et recevoir des SMS. Lire ? Vous voulez rire !

A mes côtés, la bénévole ( 30 ans maximum ) me confie qu’elle est enseignante. Et comme elle me voit sortir un bouquin de mon sac, elle s’écrie, dépitée :

- Vous avez raison, j’aurais dû prendre un livre ! 

Je me mords les lèvres pour ne pas rétorquer : « Des livres ? Mais vous en avez sur la table ! Les miens, ceux de mes camarades… il y a l’embarras du choix ! »

Non. Elle sort son téléphone et s’affaire, le pouce sur les touches et l’œil sur l’écran.

De la journée, elle ne touchera pas un seul ouvrage, ne posera pas une question. Il y a pourtant là des textes de littérature générale, des romans, des récits, des documentaires.

Comment ne pas être perplexe ( hum… ou même un peu désespéré ) si, au cours d’un salon du livre, un enseignant ( proche d’une association impliquée dans la manifestation ! ) n’a même pas l’idée ou le réflexe de jeter un coup d’œil sur les ouvrages qu’il/elle pourrait conseiller ou aborder avec ses élèves ? Comment s’étonner ensuite qu’il/elle soit incapable de leur communiquer une passion – non, disons un simple intérêt – pour la lecture ?

Rectificatif : le lendemain, une autre bénévole est là. De mon âge. Retraitée. Grand-mère, me confie-t-elle, de 22 petits-enfants, et même arrière grand-mère ! Passionnée, curieuse, elle me demandera si elle peut rester avec moi ( et avec deux collègues à elles ) pendant le repas. Elle achètera trois de mes ouvrages - et je lui en offrirai un autre. Elle lit, elle aime lire, et elle veut faire partager sa passion à sa descendance... de quoi me rassurer un peu.

Mais pas totalement.

Parce que face aux mille et un débats actuels ( TVA passée à 7%, mort programmée du livre papier, concurrence de la liseuse, j’en passe ! ), je rumine la même et permanente évidence : loin, très loin  du prix du livre et de la concurrence numérique, se pose aujourd’hui plus que jamais le seul vrai problème : comment donner ( ou redonner ? ) le goût, l’envie de lire ?

Apprendre à lire est une chose. Aimer lire en est une autre, bien plus impérative !

Raoul Dubois, feu mon maître à penser, affirmait : aucune méthode de lecture, aussi médiocre soit-elle, ne parviendra jamais à empêcher d’apprendre à lire un enfant qui en a envie.

Cette passion, qui va de pair avec la réflexion, l’imaginaire, l’intelligence, l’indépendance, doit naître dès l’enfance, s’entretenir pendant l’adolescence.

Devenir une nécessité, un besoin.

Au même titre que l’air, l’eau.

Et la liberté.

CG

Petit PS prudent…

Relisant ce billet, je m’aperçois que des esprits retors pourraient y voir une critique voilée du corps enseignant en général, et cette jeune bénévole en particulier.

Ils auraient tort !

Les meilleurs alliés des écrivains ( en général ) et des auteurs jeunesse ( en particulier ) sont bien entendu les enseignants, auxquels je ne cesse de rendre hommage et qui, face à leurs classes souvent lourdes, difficiles, à leurs programmes et à des instructions sibyllines, ont de plus en plus de difficultés à faire aimer la littérature à leurs élèves. Loin de les stigmatiser, ce billet témoigne simplement de mon inquiétude face à une tendance qui, notamment chez les jeunes – et les « jeunes adultes », montre une désaffection grandissante pour le livre et la lecture. Les responsables n’en sont pas les enseignants mais une société qui privilégie l’immédiat, l’apparence, l’image… et des moyens de communication qui ne vont pas toujours dans le sens de la réflexion, et de l’approfondissement des faits et de la pensée.

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 10:28

  

  La version poche du second tome du Pacte des Marchombres, « Ellana, l'envol », on trouve à la fin de l’ouvrage, un texte inédit de
l’auteur, Pierre Bottero, dans lequel celui-ci évoque sa conception de l'écriture pour la jeunesse.

Ce texte est très intéressant mais pour illustrer ses propos, la
différence entre l'écriture pour la jeunesse et l'écriture pour les adultes,
Pierre Bottero prend l'exemple d'une scène d'amour de son livre et la réécrit telle
qu'elle aurait pu l’être dans un roman pour adultes. Une récriture qui a étonné certains adultes : peut-on mettre entre les mains de collégiens l’édition poche du roman ?

Quel est votre avis ?

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 13:30

J'ai publié pas mal d'articles de réflexion, des comptes-rendus d'expériences réalisées dans le but de donner le goût de lire au collège. 

Jean Delas, directeur des éditions "L'école des Loisirs", Daniel Pennac, romancier bien connu, se sont exprimés sur la question. Selon Jean Delas, c'est à l'école de donner le goût de lire !

En avant pour une belle polémique !



On peut se poser légitimement la question de savoir ce qu'est le but de cette école ?
Est-ce bien à l'école de donner le plaisir de la lecture ?
Est-ce compatible avec la part de contraintes et d'écaluation qui existe dans l'école ?
N'est-ce pas illusoire de penser que la lecture peut être un plaisir pour tout le monde ?
Nombre de gens ont appris à jouer au volley (j'adore le volley !) en EPS sans y trouver de plaisir même en ayant de bons profs et on n'est pas obligés d'aimer le volley pour vivre !

En français, il existe une ambiguité : le professeur est censé apprendre la langue aux élèves pour leur permettre d'évoluer dans la société qui les entoure mais aussi transmettre le plaisir de lire ! Dans les autres disicplines, demande-t-on aux enseignants de maths de transmettre le plaisir des maths ?...

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:12

Les grands auteurs jeunesse ne sont pas rares !

Les grands textes pour la jeunesse sont nombreux !

Christian GRENIER, l’a montré dans son essai « Je suis un auteur jeunesse » (Rageot) : il pris de longs extraits de romans jeunesse et de romans dits « classiques ». A charge pour l’interrogé de découvrir à quelle catégorie l’extrait appartenait. Quant aux « spécialistes » des classiques », ils se sont plus que cassés les dents à ce petit jeu !! En règle générale, je constate que ceux qui critiquent la littérature jeunesse le font souvent en totale méconnaissance…

Dans les textes pour la jeunesse, on trouve plusieurs niveau de lecture. Cette littérature accompagne le développement personnel et touche la part d’enfance de l’adulte (Bernard Friot) : elle aide aussi à mieux comprendre l’enfant…  Pour moi, il est évident que la littérature jeunesse est aussi faite pour les adultes : des thèmes complexes sont abordés ; l’humour  est le même pour les grands et les petits car les enfants rient des mêmes choses que nous autres, le niveau de langue est exigeant : voir l’interview de Jean-Côme Noguès ! Il est aussi difficile, voir plus difficile, d’écrire pour la jeunesse que pour la « vieillesse » !

Une belle histoire doit pouvoir être lue par tout le monde, je n’ai pas honte de dire que je prends plaisir à lire à haute voix à mes enfants, à mes élèves, de la littérature jeunesse et ce plaisir, il est primordial pour donner le goût de lire !

Qu'en pensez-vous ?

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 21:35

Pourquoi faut-il lire les classiques ?

Une question un rien provocatrice !
Souvent les élèves de collège ne commprennent pas pourquoi on leur fait lire..."ça" !
une littérature qui est "dure" avec des mots qu'on ne "dit plus"...

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:52
Qu'est-ce qui fait que vous aimez les mangas ?

             Donnez aux lecteurs l'envie de lire ce genre... 

  Vous pouvez lire l'article sur les mangas dans l'article paru dans la rubrique, Bande dessinée.
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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

  19.JPG 20.JPG

 

Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com