Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
  • Contact

Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

-------------------

   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

    321.JPG

« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

284.JPG

  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

  323        

Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

   336.JPG

 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

  287.JPG

En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

    ------------------------------------

 

 

A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

-------------------                                                      

A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 20:23

· Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?
La première phrase est capitale. C’est comme une porte qui s’ouvre sur l’inconnu. Selon ce qu’elle donne à voir au lecteur, il a envie de l’ouvrir plus largement et de continuer… ou bien de la refermer et de passer son chemin ! C’est pourquoi je la travaille (et souvent retravaille) énormément. J’ai même un carnet dans lequel je note tous mes incipits !

· Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…
Je n’ai pas de préférence : chaque roman que j’écris a sa voix propre. Je ne la trouve d’ailleurs pas toujours du premier coup !

· As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Si c’était un pensum, j’arrêterais tout de suite ! Mais je retravaille beaucoup mes textes avant d’arriver à la version définitive. Tant que ça ne “sonne pas juste”, je réécris !

· Comment définirais-tu ton style ?

Cinématographique… Mais ce n’est pas moi qui le dis, ce sont mes lecteurs !

· Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?
Je suis lente et j’aime prendre mon temps. Je passe deux à trois mois à prendre des notes sur le livre à venir avant de me lancer dans la rédaction proprement dite, laquelle dure facilement quatre mois. J’ai donc du mal à écrire plus de deux livres par an, sauf quand, entre deux romans de deux ou trois cents pages, je m’accorde une “récréation” en écrivant un texte (généralement humoristique) pour les plus petits !


· Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?
Chaque étape me passionne. D’autant que d’un livre à l’autre, c’est à chaque fois une nouvelle expérience.

· Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?
J’accorde une très grande importance au mot, à la langue, au rythme. J’aime que chacune de mes histoires trouve son propre souffle, son propre timbre, ce qui nécessite beaucoup de travail. Je ne me contente pas de refaire ce que je sais déjà faire. À chaque nouveau livre, j’essaie de trouver une manière nouvelle d’utiliser la langue. En fait, je crois que j’écris beaucoup avec mes oreilles…

· Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

J’aime beaucoup l’écriture de Pierre. J’ai beaucoup d’admiration à la fois pour l’écrivain et pour l’homme et c’est toujours avec beaucoup d’émotion que je pense à lui. Le style de Pierre n’était simple qu’en apparence. Il y avait chez lui une grande rigueur dans le choix du mot précis, une grande exigence qui conférait à son écriture beaucoup de finesse, surtout dans les descriptions. Mais ce que j’apprécie par-dessus tout dans les romans de Pierre, c’est la présence constante de l’émotion. C’est aussi mon moteur. Lorsqu’un lecteur vient me confier qu’il a eu des frissons, les larmes aux yeux, ou même qu’il a pleuré en lisant mes livres, je suis heureuse, je sais que j’ai réussi à faire passer quelque chose.

· Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?
C’est qu’elle rend un son juste. Qu’elle ne contient rien de trop et qu’il ne lui manque rien. Harmonie (au sens musical) et équilibre sont les maîtres mots.

· Utilises-tu beaucoup de documentation ?
Lorsque je travaille sur un sujet historique comme dans Breaking the Wall, oui ! Je raconte la vie de plusieurs personnages à Berlin Est entre les années 70 et la chute du Mur, j’avais intérêt à être bien documentée pour ne pas dire n’importe quoi !

Partager cet article
Repost0
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 08:50

· Claire, comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?
Je regarde avec attention le film qui se déroule dans ma tête et je “rentre dedans” pour m’imprégner aussi des sons, des odeurs, de l’ambiance…

·Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?
Mes lieux étant imaginaires, je me contente de “voyager dans mon fauteuil” !

* Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?
Je ne crois pas à la création qui surgirait ex nihilo. On part toujours de ce que l’on connaît, même si on ne s’en souvient plus, ou même si on le transforme, si on mélange plusieurs lieux que l’on a connus, etc. C’est ce travail que Gide nommait la “stylisation du réel”.

Photo : http://www.salon-livre-presse-jeunesse.net/I_aut_juk_box_ado_08.php


Partager cet article
Repost0
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 20:37

 


·
Comment crées-tu tes personnages ?
Je n’ai pas l’impression de les “créer” à proprement parler. J’ai plus le sentiment qu’ils viennent à ma rencontre. Un beau jour, ils sont là, je les regarde et je leur dis  “Ok les mecs, je vais écrire votre histoire”.

· Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?
À partir de là, c’est comme si on projetait un film à l’intérieur de ma tête. Je me cale dans un fauteuil et je regarde. Je vois où ça se passe, comment ça se passe, j’écoute ce que disent les personnages, et je n’ai ensuite plus qu’à saisir tout ça sur mon Mac. Il arrive parfois que les personnages me surprennent… pour mon plus grand plaisir !
Louis Aragon disait : “Je n’ai pas écrit mes romans, je les ai lus.” Il ajoutait : “Croyez-moi, je n’ai jamais su qui était l’assassin.” C’est exactement l’impression que j’ai.

· Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

Oui, j’adore fouiller la psychologie d’un personnage, le doter de sentiments et de réactions complexes et contradictoires. J’ai horreur des personnages “carton pâte” : tant qu’on les regarde de face, tout va bien, et quand on les met de profil, il n’y a plus rien. J’aime donner de l’épaisseur à mes personnages. Je veux qu’ils aient du corps, de la chair, et en même temps une psychologie subtile. Bref, j’essaie de montrer à quel point ils sont humains !

· Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Sans doute Jonathan, le héros du Passager de l’orage (éditions Syros, collection “Rat Noir”, 2008). Mon problème, c’est que je n’arrivais pas à lui trouver un prénom satisfaisant. Or, pour moi, tant qu’un personnage n’est pas nommé, il n’existe pas ! J’avais fait plusieurs essais avec des prénoms différents, mais rien à faire, la mayonnaise ne prenait pas.
Et puis j’ai réalisé que j’avais déjà des informations précieuses sur ce personnage : je savais que son livre préféré était Moby Dick et que les histoires de baleine allaient jouer un grand rôle dans le roman, qu’à l’instar du capitaine Achab, mon héros allait d’une façon symbolique lui aussi affronter le monstre et qu’il sortirait de cette épreuve transformé, grandi. Cela m’a rappelé l’épisode biblique de Jonas, avalé par une baleine souvent désignée par le mot “Léviathan”. J’ai répété ceci à voix haute : Jonas / Léviathan, plusieurs fois de suite, et l’illumination est venue. Il ne me restait plus qu’à croiser les deux et j’obtenais Jonathan. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Mon héros ne pouvait pas s’appeler autrement !

· Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?
Celui-ci, justement. Peut-être précisément parce qu’il m’a donné du fil à retordre !
Partager cet article
Repost0
14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 11:11



Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? de quoi t’inspires-tu ?

J’ai une vie ordinaire et mon quotidien m’offre souvent les sujets de mes romans. Quand un détail m’étonne, m’intrigue, me pose problème, cette idée me tourne en tête. Si elle continue à occuper mon esprit, au bout d’un certain temps, je me mets à « me faire du cinéma » et une histoire commence à s’élaborer.

 

Comment crées-tu tes personnages ?

Là encore, je puise dans mon quotidien. Quand l’histoire s’élabore, c’est comme si, secrètement, involontairement, je faisais un casting parmi les gens de mon entourage. Si quelqu’un correspond, physiquement, psychologiquement, affectivement, au protagoniste de mon histoire, il me sert de référence. Le plus souvent, je construis mon personnage comme un puzzle, retenant certains traits physiques d’un ou plusieurs membres de mon entourage, certains traits psychologiques d’autres, certains traits affectifs d’autres encore. Chacun me donne, bien involontairement, une pièce du puzzle que j’assemble pour créer ce personnage virtuel qu’est le protagoniste du roman.

 

Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Jamais. J’ai souvent le sentiment d’être le personnage lui-même, parfois un marionnettiste.

 

Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Sans hésitation, le père de Mélanie dans « Une vie à tout prix ». Parce qu’il me ressemble beaucoup, qu’il est confronté à un dilemme impossible et que je voulais à tout prix justifier la position insoutenable qui était la mienne dans la vraie vie.

Photo : http://blogpeda.ac-poitiers.fr/festivaldulivre79

Partager cet article
Repost0
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 21:34

·        Avoir… envie : Arthur Ténor explique qu’il ne peut écrire que sur des sujets qui l’intéresse. Ainsi, si un éditeur lui demande d’écrire une histoire sur des chevaux, il s’en révélerait incapable. Pour écrire, il faut donc avoir envie de raconter une hsitoire sur un sujet !

·        Etre curieux : puiser dans ses souvenirs, se documenter, par exemple, par des lectures. Arthur Ténor a écrit « Il s’appelait le soldat inconnu », une biographie romancée du soldat inconnu. Il ne connaissait rien à la guerre de 1914-1918 alors il a lu les ouvrages de références  sur le sujet, tel « Le feu » de Henri Barbusse…

·        Le talent personnel et le travail.

Partager cet article
Repost0
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:48

imbécile.jpg
·  Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? de quoi t’inspires-tu ?

 

L’imagination est un travail. Tout le monde possède au départ une capacité à produire des images, tout le monde sait s’inventer une histoire, après, si on le veut, on peut la pousser dans ses retranchements, l’obliger à travailler même quand elle voudrait dormir, lui demander de savoir comment est une rue au 16e siècle, ce qui se trouve dans une pièce vide, les traces qu’ont laissées les meubles et les objets qu’on a enlevés.

            Ce qui m’inspire : tout un monde de lectures, de films, de voyages, quelques vieux objets, une casse d’imprimerie, un couteau forgé au Burkina-Faso dans un vrai feu, des mots aussi, parfois piochés dans un vieux dictionnaire.

 

 

·  Qui te lis en premier ? Un proche ? Pourquoi ?

 

Je ne donne à lire que lorsque c’est pratiquement fini, pour que les réactions négatives ne m’empêchent pas de mener le travail jusqu’au bout. Après, ce sont en effet des proches qui me lisent et quelques lecteurs fidèles de la première heure, ceux qui ont cru en mon travail à une époque où les éditeurs le refusaient.

 

 

·  Comment crées-tu tes personnages ?

 

Je ne sais pas, à vrai dire ; leur apparition va souvent avec l’invention de leur nom, leur position dans une famille ou dans une société. Je me multiplie aussi, pour être chacun d’eux, pour être la victime et l’assassin. La naissance du personnage est un moment clé et mystérieux de la genèse d’une fiction. Le choix de la personne grammaticale « je » ou « il » ou « elle » change les données de la question.

 

·  Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

Comme je l’écrivais plus haut, chaque roman est une expérience unique et j’ai du mal à généraliser. Le plan ne doit pas empêcher les surprises. J’ai souvent eu des carnets avec des pages et des pages de notes à l’avance, mais pas toujours. En tout cas, il y a un long temps de recherche et de lecture en amont.

 

·  A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? Isolement ?

 

J’ai longtemps écrit le soir ; ces dernières années, c’est plutôt le matin, au saut du lit, avec le café. L’idéal, c’est quand presque tout le monde dort encore et que je puis être seul avec mon texte et mes histoires.

 

·  Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

Cela arrive parfois, en général, c’est plutôt bon signe, cela signifie qu’ils prennent assez de cohérence, assez de chair pour infléchir le récit.

 

 

·  Quel est le personnage que tu as créé et qui t’a posé le plus de souci ? Pourquoi ?

 

Sans doute l’assassin de la Rue de la femme sans tête, parce que j’ai voulu ressentir de l’intérieur ce qui le poussait à ces actes innommables et que c’était une plongée dans des profondeurs glauques et obscures qu’on préfère en général éviter.

 

·   Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

Je suis heureux d’avoir créé quelques personnages féminins, quelques héroïnes fabriquées de lettres et de mots, qui me semblent assez vivantes, en lesquelles quelques lectrices se sont reconnues, puisque cela paraît difficile, sinon impossible, de se mettre à la place d’une femme.

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:27



·  Jean-Baptiste, dis-moi, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

On réfléchit en effet beaucoup sur la première phrase du roman, qui n’est souvent pas la première qu’on écrit, sur laquelle on revient plusieurs fois, car c’est là que se construit le pont paradoxal entre le rien qui précède le livre et le livre, entre le livre et le lecteur, cependant, il faut se garder d’y promettre des choses qu’on ne pourra pas tenir. Mais les phrases qui me causent le plus de souci sont sans doute celles qui me paraissent sans grâce, sans rythme et sans beauté. Il y a par exemple les chevilles, les transitions, les portes qu’on ouvre, les voitures dont on descend, qui sont parfois d’une platitude cauchemardesque.

Je reste aussi préoccupé par la liaison entre les phrases, certains de mes paragraphes me paraissent chaotiques, comme s’il y avait un secret de fluidité qui m’échappait.

Mais la pire, la plus redoutable et la plus exécrable des phrases, c’est celle qu’on découvre dans le livre une fois imprimé et qu’on trouve faible, ou même franchement fautive, alors qu’il est trop tard pour la retravailler.

 

·  Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « Je » ou « Il »…

 

Comme d’autres l’ont écrit avant moi, l’important, c’est l’adéquation entre le système de narration et le projet du livre. Pour déterminer la personne à laquelle s’écrit le roman, on fait des essais ; en général, on se rend rapidement compte de celle qui sonne juste. J’ai peut-être une petite préférence pour le dispositif qu’on pourrait appeler « kafkaïen », d’après Franz Kafka qui l’a utilisé, il s’agit d’un récit à la première personne qu’on écrit à la troisième… Ce pourrait être « je » partout, mais Kafka choisit d’écrire « il », parce que le « je » n'est pas si évident que cela. Sommes-nous bien une seule personne ? N’avons-nous jamais qu’une voix dans la tête ? Ne sommes-nous pas parfois un autre ?

 

·  Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Comme j’écris pour la jeunesse et pour les adultes et comme chaque livre est une aventure différente, en cent ou en mille pages, il n’y a pas de règle générale. Mes recherches ont parfois duré très longtemps, deux, trois, cinq ans, mais je n’attends pas de les avoir achevées pour commencer à écrire. La recherche continue tout au long de l’écriture. En tout, j’ai achevé six romans en douze ans, sans compter une dizaine d’ouvrage moins personnels, signés d’un pseudonyme. C’est peu, mais j’ai besoin de temps pour écrire quelque chose que je puisse trouver satisfaisant.

 

·   Quelle place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Le mot est pour celui qui écrit comme la couleur pour le peintre, le marbre ou la terre pour le sculpteur. Le choix du mot juste (ou du mot décalé) est en effet une part importante du travail, il suffit d’essayer d’écrire pour se confronter à cette question. J'aime les mots, j’aime étudier leur origine, savoir de quelle langue ils viennent, à quelle date on les a employés pour la première fois, j’aime leur ampleur ou leur brièveté, j’aime quelquefois en inventer. Je les collectionne dans des carnets, le français est extrêmement riche, si l’on ne refuse pas, en particulier, de recourir à des mots anciens, et l’on n’utilise qu’une minuscule fraction du vocabulaire disponible. Un mot suffit à souvent à me faire rêver… J’ai écrit un mémoire pour l’université qui portait sur la comparaison entre mot et pierre précieuse : tous deux ont des facettes, un éclat, une couleur.

 

·   Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Quelquefois la phrase doit être longue, d’autres fois courte, me semble-t-il, c’est une question de sens, de rythme, de poésie. Certes, quand j’écris une phrase de plus de trois ou quatre lignes, je la relis pour voir si sa longueur se justifie. Quand je pense que c’est le cas, je la laisse. Si la brièveté s’impose dans certains cas, comme dans « Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit », à d’autres moments la phrase a besoin de se déplier, d’avoir de l’ampleur, pour suivre la reptation d’un boa ou le pas d’une fille, par exemple.

 

·   Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Une question de rythme, d’image, de précision, d’équilibre, de symétrie ou d’asymétrie, de souffle… C’est assez mystérieux et puis, il y a encore la manière dont elle s’accroche à la précédente et à la suivante.

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 10:28



Quelques conseils de Bernard WERBER
aux écriavins en herbe, aux débutants...

1. - Le désir

Ecrire? Au commencement est le désir. Se demander pourquoi on a envie d'écrire. La seule motivation honorable me semble être: parce que l'acte d'écrire, de fabriquer un monde, de faire vivre des personnages est déjà une nécessité et un plaisir en soi  (on peut aussi admettre comme motivation: épater une fille dont on est amoureux).

2. - Les handicaps

Le principal problème de l'écriture, c'est que c'est un acte solitaire absolu. On est seul avec sa feuille et soi même. Si on a rien à dire aux autres ni à se dire à soi même, l'écriture ne va que vous faire mesurer ce vide intérieur. Préparez vous à passer au moins 5 heures par jour enfermé seul devant un ordinateur, une machine à écrire ou un calepin. Vous en sentez-vous capable?

3. - Un artisanat

On dit que pour réussir il faut trois choses: le talent, le travail et la chance. En général les gens qui ont le talent d'écrire ont déjà pris l'habitude de raconter des histoires à leur entourage. Ils prennent plaisir à relater des événements vécus ou lus, et naturellement on a envie de les écouter. Ce n'est pas obligatoire mais c'est un premier signe. Souvent les gens qui racontent bien les blagues finissent par comprendre les mécanismes d'avancée d'une intrigue et d'une chute..

4. Lire

On doit lire le genre de livres qu'on a envie d'écrire. Ne serait-ce que pour savoir ce que les autres auteurs, confrontés aux mêmes problèmes, ont fait. On doit aussi lire les livres des genres qu'on n'aime pas forcément ne serait ce que pour savoir ce qu'on ne veut pas faire.

5. Se trouver un maître d'écriture

Se trouver un maître ne veut pas dire copier, ni plagier. Cela veut dire être dans l'esprit, la liberté, la manière de développer les histoires de tel ou tel. Il n'y a pas de contradictions avec la loi un peu plus bas sur l'originalité. Lire peut vous permettre de décomposer les structures.

6. Accepter le statut d'artisan

Ecrire est un artisanat. Il faut avoir le goût à ça, puis l'entretenir régulièrement. Pas de bon écrivain sans rythme de travail régulier. Chaque livre va nous enseigner un petit truc nouveau dans la manière de faire les dialogues, le découpage, de poser vite un personnage, de créer un effet de suspense.

7. L'inspiration

En fait, bien souvent, l'inspiration vient d'une résilience. On souffre dans sa vie donc on a besoin d'en parler par écrit pour prendre le monde à témoin. Dans l'écriture il y a forcément une vengeance contre quelque chose ou quelqu'un. Ou en tout cas un défi à relever.

8. - L'originalité

Un livre ou une histoire doit apporter quelque chose de nouveau. Si ce que vous faites est dans la prolongation de tel ou tel ou ressemble à tel ou tel ce n'est pas la peine de le faire. Tel ou tel l'a déjà fait. Il faut être le plus original possible dans la forme et dans le fond. L'histoire ne doit ressembler à rien de connu. Le style doit être neuf.

9. La fin

Si le lecteur découvre qui est l'assassin ou comment va se terminer le livre dès le début ou le milieu, vous n'avez pas rempli votre contrat envers lui. Du coup, pour être sûr d'avoir une fin surprenante, il vaut mieux commencer par écrire la fin puis le cheminement qui empêchera de la trouver.

10. - Surprendre

Il faut surprendre à la conclusion, mais il faut toujours avoir une envie de surprendre à chaque page. Il faut que le lecteur se dise à chaque fois «ah ça… je ne m'y attendais pas». Surprendre son lecteur est une politesse.

11. Ne pas vouloir faire joli

Beaucoup de romanciers surtout en France, font du joli pour le joli. Ils enfilent les phrases tarabiscotées avec des mots de vocabulaire qu'il faut chercher dans le dictionnaire comme on enfile des perles pour faire un collier. Cela fait juste un tas de jolis phrases. Il faut d'abord avoir une bonne histoire ensuite à l'intérieur on peut aménager des zones décoratives, mais sans abuser de la patience du lecteur.

12. Recommencer

Ne pas avoir peur de tout recommencer. En général le premier jet est imparfait. On a donc deux choix, soit le rafistoler comme une barque dont on répare les trous dans la coque avec des bouts de bois, soit en fabriquer une autre. Ne pas hésiter à choisir la deuxième solution. J'ai refait 120 fois "les fourmis" et franchement les premières versions n'étaient pas terribles.

13. Les lecteurs tests

Trouver des gens qui vous lisent et qui n'ont pas peur de vous dire la vérité. La plupart des gens auxquels vous donnerez votre manuscrit à lire se sentiront obligés de vous dire que c'est la 7ème merveille du monde. Cela ne coûte pas cher et ça n'engage pas ; Par contre dire à un auteur, "Ton début est trop long, et ta fin n'est pas vraissemblabe" signifie souvent une fâcherie avec l'auteur. Pourtant ce sont ceux qui auront le courage de vous dire cela qui seront vos vrais aides. Et c'est à eux qu'il faudra donner en priorité vos manuscrits à lire pour avoir un avis. Vous pouvez aussi écouter les félicitations pour les scènes réussies. Mais ne soyez pas dupe. Mettez votre ego de coté. Fuyez les flatteurs qui ne sont pas capables d'expliquer pourquoi cela leur a plu.

14. Raconter à voix haute

Ne pas hésiter à raconter oralement votre histoire. Tant pis si vous prenez le risque de vous faire piquer l'idée. En le racontant oralement, vous sentez tout de suite si cela intéresse et vous vous obligez à être synthétique et efficace. Voir en direct ses lecteurs réagir à une histoire est très instructif.

15. Les personnages

Soigner les caractères des personnages principaux en faisant une fiche avec leur description physique, leur tics, leurs vêtements, leur passé, leur blessures, leurs ambitions. Prenez pour fabriquer un personnage des caractéristiques à vous ou a des amis proches. Bref, des êtres que vous connaissez un peu en profondeur. Il faut les rendre attachants et crédibles. Il faut que les gens puissent se dire "Ah oui, ce genre de personne cela me rappelle un tel". Qu'ils se reconnaissent en eux, c'est encore mieux.

16. L'adversité

Il faut que votre héros ait un problème à régler. Plus le problème est gros plus l'intérêt du lecteur est fort. L'idéal est de donner des handicaps au héros de manière a ce qu'on se dise il n'y arrivera jamais. Exemple: l'enquêteur est aveugle et le tueur est non seulement le roi de la maffia mais en plus il a des talents de télépathie et c'est quelqu'un qui a beaucoup de chance. Plus le héros est maladroit plus le méchant est fort plus on est intéressé. Le système est: l'auteur met son héros dans des problèmes que le lecteur jugera insurmontables et l'auteur sauve à chaque fois in extremis son héros d'une manière que le lecteur n'avait pas prévu.

17. Alterner les formes

Les lecteurs ont souvent des journées fatigantes, ils lisent pour se détendre, donc il faut penser à ne pas les ennuyer. Pour cela, alterner les scènes d'actions et de dialogues. Mettre le maximum de coup de théâtre inattendues. Ne pas oublier que la lecture est un plaisir et que l'objectif n'est pas que le lecteur se dise que l'auteur est doué; il doit se dire "mais qu'est-ce qui va arriver à la scène suivante"?

18. Transmettre du savoir

La fonction des livres est aussi d'apprendre des choses. La forme est un élément, mais si après avoir lu un livre un lecteur sait quelque chose qui lui permettra de nourrir les conversations ou les dîner, c'est quand même un intérêt de la lecture.

19. Aller voir sur place

Un: s'informer. Deux: réfléchir. Trois: écrire. S'informer est indispensable. On ne parlera bien d'un lieu que si on y est allé pour faire des repérages. On ne parlera bien d'un métier que si on a discuté avec une personne qui la pratique. Évidemment on peut imaginer, mais le plus on se frottera au réel, le plus on découvrira de choses et on pourra raconter d'anecdotes vrais. Et le lecteur sent tout de suite ce qui est pur délire d'auteur et ce qui est une observation réelle.

20. Avoir une volonté d'être compris par tous

Souvent les critiques parisiens taxent les auteurs qui touchent tous les publics "d'auteurs populaires". Avec une connotation péjorative dans le mot populaire, sous entendu que si cela plaît au grand public c'est que ce n'est pas de la grande littérature. Victor Hugo se vantait d'être un auteur populaire, de même que Alexandre Dumas, Jules Verne et Flaubert. Mozart faisait de la musique populaire et s'en flattait. Tous les auteurs "non populaire" qui vivaient à la même époque ont été oubliés, qu'ils soient grand poètes, grands académiciens, grands écrivains de cours ou de salon. L'histoire les a balayés avec leurs jolies tournures de phrases et leur effets de manches. De même que tous les auteurs maudits qui revendiquaient comme un titre le fait de n'être compris que par un public restreint on en effet été effacés. Logique. Il est beaucoup plus difficile de plaire au large public qu'à un groupe de soit disant arbitres des élégances. Faire simple et clair réclame beaucoup plus de travail que de faire grandiloquent, incompréhensible, et rempli de sous entendus que l'auteur est le seul à connaître.

21. Se plaire à soi même

Pour plaire au lecteur il faut se mettre à sa place. Ecrire des livres qu'on aurait envie de lire si ce n'étaient pas les nôtres. Ne jamais se dire "j'écris cela, ça ne me plaît pas, mais ça leur plaira". On est soi-même la première personne qui doit s'amuser à lire le livre. Répétons-le: S'il n'y a pas de plaisir d'écriture, il ne peut pas y avoir de plaisir de lecture ensuite.

22. L'initiation des personnages

Une bonne histoire est aussi une initiation. Au début le héros dormait sur ses lauriers ou sa fainéantise. Une situation de crise va l'obliger à s'apercevoir qu'il est beaucoup plus que ce qu'il croit. Mettre les personnages en situation de danger pour les obliger à révéler leurs talents cachés. Et le lecteur en vivant dans la peau du personnage va faire la même expérience de transformation. Un bon livre est un livre qui transforme son lecteur en le faisant se prendre pour le héros.

23. Faire des plans

Quand vous avez un bon premier jet brut, essayez de trouver une manière de le découper de l'organiser pour qu'il soit rangeable dans des chapitres. En général on organise le livre en trois actes: Début. Milieu. Fin.

Début. Le début est en général le lieu de la scène d'exposition. On découvre ou ça se passe. Quand ça se passe. Qui agit. Et le plus rapidement possible quelle est la problématique. L'idéal est de réduire au maximum le décollage du début, il faut que l'exposition soit la plus rapide possible pour que le lecteur n'attende pas avant d'être dans l'histoire.

Le milieu. Le milieu est souvent le ventre mou du livre. On prolonge la problématique, on en invente des secondaires, on gère la progression dramatique.

La fin c'est soit le coup de théâtre surprise, soit la grande explication de l'histoire cachée, soit l'apothéose.

24. Les portes ouvertes, portes fermées

Dans les scènes du début on ouvre des portes. Ce sont des problématiques: "qui a tué?", "vont-ils s'aimer?", et "qui est cette dame en noir qui surgit de temps en temps?". A la fin il faudra penser à toutes les refermer. "C'est le fils du paysan qui a tué", "ils vont s'aimer mais cela ne sera pas facile", et "la dame en noir c'est en fait le fils caché de la concierge déguisé en femme depuis son voyage au Brésil ou il a connu l'enfer et qui recherche l'identité de son vrai père" Bien vérifier qu'il n'y ait pas de portes ouvertes béantes (soudain on ne parle plus de la dame en noir) ni de portes fermées qui n'ont pas été ouvertes (soudain un personnage révèle qui il est, mais on n'en parlait pas au début).

25. L'envoi aux éditeurs

Investir dans la photocopieuse et envoyer son manuscrit à un maximum d'éditeurs. De préférence ceux qui ont des livres qui ressemblent dans leur genre au votre. Pas la peine d'envoyer de la science-fiction à un éditeur de poésie.

26. Les lettres de refus

Les éditeurs reçoivent une centaine de manuscrits par jour. Donc ils ont du mal à distinguer le bon grain de l'ivraie. Ils utilisent pour cela des lecteurs, soit des professeurs de français à la retraite, soit des étudiants, soit des amis qui aiment lire qui leur font ensuite des fiches. Ces gens sont souvent payés pour ce travail mais font aussi parfois cela par passion personnelle. Si les éditeurs vous répondent tous que cela ne leur plaît pas, ce n'est pas définitif. Essayez de savoir pourquoi en les appelant et refaites un manuscrit en tenant compte de leur remarques. Ou s'il n'y a pas de remarque, refaites quand même un manuscrit en tenant compte de l'avis de vos lecteurs négatifs ou de votre propre évolution. Puis renvoyer, il y a quand même une part de chance en renvoyant au même éditeur vous pouvez finir par tomber sur quelqu'un qui vous comprenne et vous défende dans les comités de lecture (personnellement j'ai renvoyé mon manuscrit pendant 6 ans à tous les éditeurs et j'ai reçu trois lettres de refus de mon éditeur actuel). Le découragement fait partie du mode de sélection.

27. Ne pas faire d'édition à compte d'auteur

     Si personne n'est prêt à payer pour votre manuscrit c'est peut être parce qu'il n'est pas bon. les éditeurs qui proposent de vous de payer pour être édités ne distribuent que peu ou pas votre livre. Vous allez juste vous retrouver avec un tas de bouquins dans votre chambre à distribuer à vos amis. Autant faire vous même vos tirages avec votre ordinateur.

 Site officiel de Bernard Werber : http://www.bernardwerber.com/intro_fr.html

Partager cet article
Repost0
24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 10:16

Voici, une liste non exhaustive de conseils "ramassés à droite, à gauche, lus par ci, par là...

De nombreux ouvrages sur le marché existent et "parlent" de l'acte d'écrire : Stephen King, Elisabeth George, Christian Grenier (l'excellent et passionnant "Je suis un auteur jeunesse"...
)


N'oubliez pas que pour écrire, pour progresser, il faut avant tout ... écrire, écrire, écrire et... encore écrire ! Tous les auteurs vous le diront.  En France, il n'y a pas d'école comme aux Etats- Unis pour devenir écrivain.

La langue :

·        Un texte court. Les personnages sont moins campés, leurs émotions moins développées. En SF, l’aventure prime sur les états d’âme.

·         L’efficacité.

·         Des phrases courtes et des situations courtes (brèves et denses, comme dans la publicité).

·         Attention au vocabulaire employé.

·         Le vocabulaire : celui du personnage par les yeux duquel on voit l’action.  Il dépendra donc de son âge, de son milieu, de sa capacité à analyser l’action…

·         Les instances littéraires sont traitées simplement : personnages, temps, narration, intertextualité, écriture…

·         Ne  pas trop désarticuler le récit. Pas d’histoire confuse, obscure, compliquée dans sa structure. Attention aux ellipses , flash back, sous-entendus, aux phrases trop longues te trop complexes

·         Une langue directe et joyeuse, efficace, une langue parlée modulée entre les niveaux familiers et  relevés, entre dialogue et narration.

·         Importance de la lisibilité : ne pas arrêter le lecteur dans sa lecture.

·         Ne pas singer les enfants, les mimer.

·         La musique de la langue : faire naître  des images, des sensations, des émotions avec des mots. Faire rire, pleurer, frémir…

Les thèmes :

Tous les thèmes peuvent abordés (certains ne sont pas d’accord avec cette affirmation). Ce qui compte,  c’est la manière de le faire, de présenter les choses.  

« Je n’évite pas la sensualité, j’évite la sexualité, je n’évite pas la guerre, j’évite la violence. Je n’évite pas la familiarité, j’évite la vulgarité. Je n’évite pas les problèmes du monde, je les déguise. »

Raconter une histoire :

·         Une histoire simple, linéaire, entraînante.  Ni moralisatrice, ni pédagogique.

·         Un  bon texte doit ouvrir l’imaginaire.

·         Le message doit être positif.

·         Raconter une histoire : une transformation entre le début et la fin.

·         Une HISTOIRE, une intrigue bien maîtrisée, un cocktail d’action et de réflexion. Un écriture vivante, resserrée, efficace où l’AMBIANCE doit rester reine. Le plus de signifiants possible avec le plus de sobriété possible. Ce qu’on pourrait d’écrire en un long paragraphe doit tenir en deux lignes. Tout va passer par la précision du mot, la musique de la phrase.

·         Une relative rapidité dans le déroulement de l’intrigue, la création d’un suspense,  le sens du concret, la brièveté des descriptions, une simplicité harmonieuse du langage et du style délivrés des lourdeurs de l’abstraction.

·         Toucher le lecteur.

·         Souvent, des romans initiatiques dont le héros est la plupart du temps un enfant.

·         La capacité de toucher les enfants.

·         Pas trop de descriptions, de bla-bla car on perdra les lecteurs.

·         Il faut se mettre dans l’état d’esprit du jeune lecteur : penser et voir le monde comme lui.

·         C’est la point de vue qui caractérise un texte jeunesse : il faut voir l’histoire, la situation, du point de vue de l’enfant. Il faut se mettre dans la peau d’un enfant.

·         Il apprend quelque chose au lecteur en même temps qu’il divertit et passionne.

·         La rapidité : pas question de laisser l’intrigue démarrer tranquillement (d’emblée entrer dans le sujet).

·         L’efficacité : ne pas tourner autour du pot : présenter les personnages, leur histoire en 100 pages. En littérature jeunesse, il faut partir tout de suite et accrocher le lecteur.

·         Simplicité de l’intrigue sans trop de changement de narrateurs.

·         Emouvoir, intéresser, amuser et structurer (apporter l’espoir à ses lecteurs).

·         Capter l’attention de son public : raconter une histoire intéressante, originale et familière, glisser des valeurs qui rendent la société plus douce.

·         Se glisser dans  la peau du personnage :  joies, angoisses…

·         Un texte qui fait  rire, rêver, frémir, qui se balade dans le passé, dans l’avenir…

·         Du suspens pour maintenir l’intérêt du lecteur.

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 09:33

Qui a dit qu'écrire pour la jeunesse était chose facile ?

Jean-Baptiste Evette

Une page de carnet manuscrit, bribes en désorde, projets abandonnés puis repris  par
 l'écrivain Jean-Baptiste EVETTE

Une des premières notes
sur « À la poursuite de l’enfantôme »

 

pagedecarnet.jpg 

manuscrit.jpg



Voir lsite de l'auteur : http://jeanbaptisteevette.free.fr/?cat=1
Partager cet article
Repost0

POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
--------------------------- 

    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
  ---------------------------

  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

  24.JPG54.JPG

Photo-034.jpg

  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

 119.JPG

Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

  19.JPG 20.JPG

 

Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

 ------------------------------------------------------------

 

    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     

... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

  -----------------

Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com