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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 20:26

 

« Les petits champions de la lecture » est un concours de lecture à voix haute, lancé par le Syndicat national de l’édition (SNE), avec le soutien du ministère de l’Education nationale, de Google et de la Sofia, est destiné aux élèves des classes de CM2. Il a pour vocation de « promouvoir le livre et la lecture auprès des enfants. » Guillaume Gallienne, membre de la Comédie française,  fut cette année le parrain du concours Les Petits Champions de la Lecture.

En janvier et février, les enfants ont participé au sein de leur classe, parmi un groupe, sous la responsabilité d’un médiateur (professionnels du livre et médiateurs de la jeunesse). En mars, les gagnants par école et par groupe ont participé à la seconde épreuve, organisée localement. Puis, du 8 avril au 11 mai, un jury régional a sélectionné les candidats qui ont représenté leur région à la finale nationale, qui s’est  déroulée, mercredi 29 mai 2013 à la Comédie française à Paris, devant un jury d’auteurs et d’éditeurs et en présence de Daniel Pennac et de Guillaume Gallienne.

Eric Boisset était hier à Paris car « Nicostratos », son roman, était en lecture lors de la finale nationale des « Petits champions de la lecture » à la Comédie Française. Ils’est donc retrouvé sur scène pour connaître « ...une impression inouïe.  Un très joli moment avec de jeunes lecteurs qui étaient vraiment époustouflants de talents et d’assurance ! »

Lespetitschampionsdelalecture.fr.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:54

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Il n’est pas si facile de trouver un livre pour un enfant : comment choisirparmi la multitude de titres ? Lequel plaira ? Sera adapté à son âge ?

 

    Je cherche un livre pour un enfant est un ouvrage conçu pour accompagner dans ce choix les parents, les grand-parents, les professionnels et toutes les personnes con-vaincues de l’importance de la lecture, en leur offrant des repères et une meilleure connaissance de la littérature pour la jeunesse.

 

    De présentation claire et attractive, ce guide propose une large sélection parmi les meilleurs livres pour enfants, classés par âges, par thèmes (des livres pour aider  à apprendre, pour lire une histoire le soir, pour rire ou pour répondre aux grandes questions) et par types de livres (séries, contes, livres-disques).

 

    Conseils de lecture, portraits d’auteurs et de lecteurs, présentations des maisons d’édition, ou encore choix de livres à offrir, complètent l’ouvrage :

 

- 550 références sélectionnées pour leur qualité et leur grande adaptation au public enfantin dans l’ensemble de la production disponible.

 

- Un guide qui part des préoccupations des parents et prescripteurs : quel livre proposer à un enfant de tel âge ? Quel livre pour un cadeau ? Quelle série choisir ? Comment évoquer de la mort par le biais d’un livre ? Je voudrais un livre calme pour le soir ?

 

- Un guide qui offre bien plus que des sélections : des conseils sur la lecture des enfants, des éclairages critiques, un historique, des présentations d’éditeurs. Autant de repères pour se forger sa propre culture de la littérature pour la jeunesse.

 

- Un outil pratique qui sera utile aussi bien aux parents et à l’entourage de l’enfant qu’aux professionnels : bibliothécaires, enseignants, animateurs et éducateurs…

 

- C’est aussi un beau livre, agréable à feuilleter (500 reproductions d’images ou de couvertures) qui peut être offert aux jeunes parents ou grands-parents.

 

- Un guide qui accompagne le lien affectif autour du livre : sélection ludique de livres à offrir, interview d’auteurs, de parents, idées d’activités autour du livre…

 

Présentation de l'éditeur

 

    Pourquoi ce guide ? Manque de repères critiques, surabondance de la production, si les parents d’aujourd’hui mesurent toute l’importance d’offrir des livres de qualités  à leurs enfants, à l’heure du choix, les difficultés se présentent. Ce guide est conçu pour répondre aux questions des parents et de tout adulte impliqué dans le choix de livres pour enfants. Quel objectif ? Se situer aux cotés des parents, en accompagnement de leur démarche, les aider à choisir le bon objet, juste adéquation entre la qualité et la finalité, entretenir le lien affectif qu'eux et leurs enfants peuvent construire autour de ces objets culturels.

 

 

photosvdl.jpgSophie Van der Linden est une spécialiste de l’album bien connue des professionnels, notamment pour son ouvrage Claude Ponti (2000, éditions Etre, Prix de la Critique 2001) et Lire l’album (2006, L’Atelier du Poisson soluble).

 

Elle a aussi écrit de nombreux articles dans des revues ou des ouvrages collectifs, formé des centaines de bibliothécaires, enseignants ou étudiants et participé à de nombreux colloques.

 

Elle a dirigé l’Institut International Charles Perrault de 2004 à 2008 et fut membre, dans cette même période, de la Commission Jeunesse du Centre National du Livre.

 

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 20:39

 BD : "1066, Guillaume le conquérant"

 

 

Résumé de l'album :

   

On dit souvent de la Tapisserie de Bayeux qu'elle est la première bande dessinée de l'Histoire. C'est dans cet esprit que l’historien et romancier Patrick Wéber l'a adaptée en planches, laissant le graphisme d’EmanueleTenderini donner un souffle moderne, mais non moins épique, à l'épopée de Guillaume le Conquérant. Plongez dans une époque régie par le fer et la superstition, qui vit un duc bâtard de la famille de Normandie faire ployer son fier voisin, jusqu'à l'annexion. En un petit millénaire, cette saga n'a pas pris une ride !

 

La tapisserie de Bayeux, a été confectionnée vers 1075 pour raconter la conquête de l’Angleterre par les Normands dix ans plus tôt ; elle est constituée grâce au lin de  neuf panneaux (le dernier est perdu) de cinquante centimètres de large qui couvrent  une longueur de plus de soixante mètres. Composée de cinquante-huit séquences expressives délimitées par des arbres ou un détail accompagnées d’un texte narratif elle constitue une étape importante dans l’histoire de la bande dessinée. La Normandie fête en 2011 son onzième centenaire (le chef viking Rollon devient comte de Rouen en 911) et la sortie de cette BD prend place dans l’activité culturelle liée  à cette commémoration.

 

     L’album 1066, Guillaume le conquérant, dont la lisibilité convient à des jeunes à  partir de neuf-dix ans,  choisit un dessin et des couleurs qui gardent une partie de la tonalité de la tapisserie, proposant à intervalles irréguliers une quinzaine de photogra-phies de celle-ci pour illustrer un évènement capital dans l’histoire européenne. Le scénario  suit scrupuleusement le récit porté par la tapisserie, il débute par l’exposé des conditions dans lesquelles Harold (frère de la reine d’Angleterre) arrive en Normandie, combat les Bretons de Dol à Dinan et comment il est amené à jurer allégeance au futur Guillaume le Conquérant, fils bâtard du roi. Lors de la mort de ce dernier, Harold se proclame pourtant roi et déclenche ainsi le courroux du duc de Normandie qui par sa victoire à Hastings gagne son surnom de conquérant. Cet album propose un interview de la conservatrice du musée de la Tapisserie de Bayeux qui apporte un certain nombre d’informations historiques et techniques.

 

    Ce n’est pas le premier album de bande dessinée à évoquer la tapisserie de Bayeux et Gilles Pivard, alors professeur des écoles détaché au service pédagogique du musée, avait produit pour de jeunes enfants l’an dernier le  scénario de  La Tapisserie de Bayeux en bande dessinée en demandant à l’illustrateur de garder d’un bout à l’autre le style graphique de la tapisserie. L’usage des bulles entamant même légèrement les dessins, outre un léger sentiment d’anachronisme, vandalise quelque peu l’illustration originelle  (il aurait mieux valu supprimer les contours des bulles et pouvoir n’intercaler le texte que dans les espaces blancs existants). D’autre part consacrent une place à cette œuvre Le Serment d’Hastings de la série des Timour, Nordman: les Vikings en Normandie, le premier volume des séries Les Voies du seigneur,  Northmen, L'Epte comme Shane. Une vision de la tapisserie de Bayeux est notable dans les trois tomes de la série Les Riches Heures d'Arnault de Bichancourt ; le héros se fond au deuxième volume dans la tapisserie de Bayeux. Trois albums sans liens les uns avec les autres au titre de Guillaume le conquérant ainsi qu’un album présentant l’histoire du Calvados répondent à notre critère. Un titre traduit de l’anglais Gare, v'là les Normands! La vérité vraie sur 1066  présente une vision humoristique de la conquête normande, une enfant y découvre une reproduction où l’épisode de la traversée est ponctué par les acteurs de réflexions où l’humour provient de préoccupations en avance d’un millénaire. Il est à noter que l’exposition consacrée à la série des Tours du Mois-Maury, proposée par Glénat, comprend six panneaux entièrement dévolu à cette tapisserie ; Itinéraires du Mois-Maury l’ouvrage de présentation de cette épopée est parsemé de très nombreuses photographies de l’œuvre du musée et le dessinateur-scénariste P. Hermann explique qu’il a réinvesti dans les premiers tomes qui se déroulent dans les royaumes de France et d’Angleterre les multiples informations qu’il a puisé dans l’observation attentive de l’œuvre . Si la couverture du tome 7 William montre un large extrait de la Tapisserie de Bayeux, c’est parce qu’au début de l’ouvrage le héros Aymar séjourne en Angleterre (un an avant la bataille d’Hastings) venant de Normandie où dans le cadre du tome 6 il a fait connaissance de William descendant direct des Vikings.

 

 

- Patrick Weber; Emanuele Tenderini. 1066, Guillaume le conquérant. Le Lombard, 2011. 16 euros.

 

- Gilles Pivard ;  Arthur Shelton. La Tapisserie de Bayeux en bande dessinée. OREP, 2010. 12 euros.   Dossier pédagogique de 10 pages.

 

- Jap de Boer. Guillaume le conquérant. Ouest-France, 2007.

 

- Gabella, Mathieu ; Murzeau, Emmanuel. Northmen. 1, Les yeux d’Odin. Petit à petit, 2006.

 

- Marc Lavelee ; Serge Mogère. Les Riches Heures d'Arnauld de Bichancourt.  3 tomes. ASSOR BD,  2000,  2004 et 2010. 14 euros. 

 

- Di Giorgio, Jean-François ;  Teng, Paul. Shane. 1, L'impératrice sauvage. Le Lombard, 1998.

 

- Eriamel ; Darvil. L'Epte, des Vikings aux Plantagenêts. 1, Le sang de Rollon pour St Clair coulera.  ASSOR BD, 1998

 

- Bardet Daniel, Stalner Eric. Nordman: les Vikings en Normandie. Glénat, 1996.

 

- Gillian Clements. Gare, v'là les Normands! La vérité vraie sur 1066. Duculot, 1987. Traduction de Jean-Claude Lapp, titre original The Normans are coming.

 

- Michel Conversain. Guillaume le conquérant. Centurion ; Ville de Caen, 1986.

 

- Thierry Ferrand. Guillaume le conquérant 1028-1087.  CORLET, 1986.

 

- Sirius.  Timour,16 Le Serment d’Hastings. Dupuis,1964. Prépublication en 1962 dans Spirou.

 

- Wisznia, Léon ; Juillard, André. 2000 Ans d'histoire du Calvados. Crédit agricole du Calvados, 1981.

 

  

Merci à Alain Chiron

pour cette information

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 16:26

  

Comme je vous l’ai déjà annoncé le roman d’Eric BOISSET, « Nicostratos », devient un film.

 

Le tournage a eu lieu en Grèce avec évidemment des pélicans puisque l’histoire est celle d’une amitié entre une adolescent et un… pélican.

 

Vous saurez tout en regardant l’émission « Thalassa », le lundi 15 avril 2011 (France 3) à 20h35. Le titre du reportage :  « Prise de becs dans les Cyclades. »

http://television.telerama.fr/tele/magazine/thalassa,7000,emission23497927.php

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:55

Promouvoir la littérature de jeunesse par la critique et la formation

 Règlement Prix Graphique Charles Perrault 2011

 Article 1 : Thème du concours

 L’Institut International Charles Perrault organise un concours destiné à distinguer l’illustration d’un texte. Il s’agit, cette année, d’un extrait du Voyage enchanté de Gay Lussac aux éditions Gallimard :

L’origine des lettres l’intéressait moins que celle des chiffres. Mais les mots le captivaient davantage que les nombres.

Bien que par instinct il méprisât le langage courant et l’usage irréfléchi qu’en faisaient ses parents, il se demandait d’où venait la parole puisque les animaux ne parlaient pas, et pourquoi, lui Simon, qui se taisait si souvent, ne pouvait penser qu’avec des mots."

À partir de cet extrait, les candidats réaliseront une image. Le Prix sera remis à l’Institut international Charles Perrault à l’automne 2011.

 

Article 2 : Le jury

 Le jury, présidé par Candice Hayat, auteure-illustratrice, est composé de profes-  sionnels du livre et de l’illustration. Il récompensera une oeuvre distinguée pour la pertinence et la sensibilité de sa lecture du texte imposé et pour la qualité de son interprétation graphique.

 

Article 3 : Sont admis à participer

 Ce concours est ouvert aux jeunes créateurs ayant atteint l’âge de la majorité légale.  Le lauréat recevra une dotation de 400 € et un soutien de communication qui prendra la forme d’une diffusion de l’oeuvre sur le site de l’Institut International Charles Perrault.

 

Article 4 : Envoi des dossiers

 Chaque candidat devra envoyer son oeuvre accompagnée de la feuille d’inscription dûment complétée, à l'Institut International Charles Perrault avant le 20 juin 2011.  Le format du support devra avoir pour taille maximale 72x102cm. L’oeuvre ne devra   pas être signée ni comporter de signe permettant l’identification de l'auteur; elle devra être originale et inédite à la date de la déclaration du Prix, soit le 20 juin 2011. Dans le cas d'une épreuve photographique ou infographique, le candidat veillera à la qualité du papier utilisé pour l'impression.

 L’envoi de l’oeuvre originale (ou de l’épreuve dans le cas d’une création numérique) devra être accompagné d’une reproduction de l’oeuvre (photographie, photocopie couleur), au dos de laquelle figureront le nom, prénom, adresse et numéro de   téléphone du candidat.

 

Article 5 : Promotion des illustrateurs sélectionnés

 Une sélection des oeuvres concourantes fera l’objet d’une exposition. Elle sera conservée à l’Institut International Charles Perrault pour une durée de six mois et  sera mise en ligne sous la forme d’une galerie virtuelle sur le site de l’Institut.

 La participation au concours implique donc que le candidat autorise la reproduction  de son oeuvre dans tous les documents établis en relation avec le concours et publiés  par l’Institut International Charles Perrault.

 

Article 6 : Restitution des oeuvres

 Si le candidat désire que son oeuvre lui soit retournée, il devra le mentionner sur la feuille d’inscription et joindre à son envoi une enveloppe ou tout autre colis permettant  le renvoi de l’oeuvre par la poste. Cet objet devra être affranchi. Dans le cas des renvois hors territoire français, le candidat devra en plus de joindre un emballage à son nom et adresse, effectuer un virement de cinq euros, sur le compte de l’Institut International Charles Perrault, permettant ainsi le retour de son illustration.

NB : toute oeuvre envoyée sans lettre ou colis de retour ne sera pas réexpédiée.

 

 Article 7 : Cession de droit

 Le lauréat reçoit le Prix en personne et cède son oeuvre à l'Institut International Charles Perrault.

 Il accepte qu’il soit fait état de la distinction reçue dans les éditions, publicités,  annonces des oeuvres primées. Au cas où il concéderait ses droits à un tiers, il est demandé à ce dernier de s’engager à la même obligation.

 

Article 8 : La sélection du jury

Les décisions du jury sont sans appel.

Le jury se réserve le droit de ne pas décerner le Prix s’il estime qu’aucune oeuvre ne remplit les conditions prévues aux articles 1, 2, 3 et 4.

Le fait de présenter une oeuvre au concours implique l’acceptation sans réserve du présent règlement. Les candidats ne respectant pas le règlement ne sont pas admis à concourir.

  

La feuille d'inscription

à retourner à l'Institut

avant le 20 juin 2011

est à demander dès maintenant

à l'adresse suivante

 

communication.iicp@club-internet.fr

 

Institut International Charles Perrault

Hôtel de Mézières, 14 avenue de l’Europe – Boite Postale 61 

95604 Eaubonne Cedex 04 France

Tél. : 0033 (0)1 34 16 36 88

 

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:39

"Un écrivain est habitué à ce qu'on parle de lui à sa place. Témoigner du parcours d'un écrivain pour la jeunesse était quelque chose que je souhaitais faire dans cette nouvelle collection tout entière consacrée à la littérature jeunesse."

(Marie-Aude Murail).

La littérature jeunesse, pour qui, pour quoi? Une collection inédite de réflexion et de documentation sur la littérature jeunesse. Dirigée et écrite par des auteurs engagés et spécialistes dans leur domaine, elle est aussi un formidable outil pédagogique.

Marie-Aude Murail retrace l'itinéraire qui l'a conduite devant la feuille blanche, de ses rêves d'enfant aux premières expériences souvent inattendues avec l'éditeur et les jeunes lecteurs... Faut-il commencer à écrire toute petite pour savoir faire quand on sera grande? Comment devient-on écrivain? Et pourquoi jeunesse? Et comment le reste-t-on sans se répéter? Marie-Aude Murail nous parle de création, de doutes et de convictions, d'écriture et de lecture.

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 09:32

Cet ouvrage collectif rend compte de dix animations lecture pratiquées dans des bibliothèques jeunesse, notamment dans des quartiers dits " difficiles " ou à destination d'un public réputé non lecteur. L'expérimentation menée a, en effet, permis de démontrer le bénéfice indéniable, sur les comportements de lecteurs, de ces situations qui " animent " la lecture. Dédié aux bibliothécaires, ce livre offre quelques clés pour faire venir de nouveaux lecteurs en bibliothèque : initier des rencontres entre des générations différentes (parrains en bibliothèque), transformer la bibliothèque en territoire à s'approprier (chasse au trésor) ou encore utiliser le cadre scolaire pour, de fil en aiguille, individualiser le rapport à la lecture et susciter chez les jeunes l'envie de venir emprunter des livres spontanément. Ces animations lecture sont également l'occasion de lire différemment : elles inscrivent la lecture dans des contextes ludiques et inattendus (un " Resto'livre ", un défilé de mode littéraire, des interviews d'auteurs à la radio par des adolescents...). En filigrane, la bibliothèque apparaît dans cet ouvrage comme un acteur au cœur de la cité : parce qu'elle va chercher ses lecteurs dans la rue, qu'elle les rassemble dans des clubs de jeunes critiques, ou encore parce qu'elle devient l'organisatrice de prix littéraires, la bibliothèque se situe au carrefour d'initiatives émanant de diverses institutions et joue à ce titre un rôle fédérateur.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:41

Bulle”, la méthode de lecture selon Marie-Aude Murail

 

Une interview de Cécile Roumiguière, avril 2008

1/ Marie-Aude, tu viens de publier "Bulle CP cycle 2, méthode de lecture", chez Bordas. Un auteur jeunesse qui signe une méthode de lecture, voilà qui n'est pas commun ! Pourquoi t'être lancée dans cette aventure ?

 

Mon intérêt pour l’apprentissage de la lecture et son versant tragique, l’illettrisme, remonte aux temps lointains où on m’envoyait évangéliser les ZEP ( = zone d’éducation prioritaire). À force de rencontrer des jeunes qui me déclaraient ne pas aimer lire, ne pas voir à quoi je servais, ne pas comprendre ce que j’écrivais, j’ai été amenée à réfléchir sérieusement à la lisibilité. J’ai lu un article à l’époque qui disait que le principal obstacle à la lecture, c’est le texte ! J’ai voulu être l’écrivain de ceux qui ne lisent pas, sans me rendre compte que, littérairement parlant, c’est du suicide. Bien sûr, nous sommes tous très heureux et flattés quand un enfant nous dit en nous montrant notre livre : « C’est le premier que j’arrive à finir », mais faut-il pour autant renoncer à notre culture, à nos références, à la complexité d’une intrigue, à la richesse du lexique, à la subtilité de l’analyse, etc. ? J’ai en quelque sorte repris ma liberté par rapport au non-lecteur et écrit des romans qui demandent au contraire des compétences. Mais le problème de l’illettrisme m’était resté en travers de la gorge et il y a cinq ans, j’ai eu la chance de rencontrer une maîtresse de Cours préparatoire passionnée de pédagogie et de littérature de jeunesse*. C’est en l’écoutant jour après jour me raconter sa classe (elle venait chez moi après l’école) que j’ai découvert premièrement que la vie d’un CP est la plus fabuleuse matière romanesque qui soit (et j’en ai fait entre autres le roman « Vive la République ! ») deuxièmement que le CP est une petite fabrique de lecteurs et que c’est là, là et non au collège, qu’il me fallait intervenir.

* Cette rencontre, Sophie Chérer la raconte dans « Marie-Aude Murail - Mon écrivain préféré » (p. 28-34), diffusé gratuitement par l’école des loisirs.

2/ Tu as écrit "Bulle" avec Patricia Bucheton, conseillère pédagogique, et Christine Thiéblemont, enseignante de CP. Comment s'est articulé votre travail à trois ?

 

Nous avons d’abord travaillé en tandem, Christine et moi, sans savoir que nous aboutirions à une méthode, sans même y penser une seconde. Notre premier challenge, c’était de transformer une classe de bébés en accros de la lecture et de l’objet livre. Nous avons tout tenté, depuis la lecture quotidienne à voix haute en passant par la visite de l’écrivain dans la classe et le livre dédicacé en récompense des efforts fournis. J’ai sollicité mes éditeurs, Bayard et l’école des loisirs, pour pouvoir déverser des livres sur tous ces petits élèves… Le livre est devenu pour chacun d’eux un objet ardemment désiré, qu’on emmène en récré, qu’on se vante de posséder, qu’on caresse de la main sous le pupitre. Puis, pour amadouer une classe d’irréductibles hyperactifs, nous avons fait croire à l’existence réelle d’un personnage de fiction, ma petite Espionne (publiée en série chez Bayard). Christine lisait en classe ses aventures publiées et moi, j’écrivais à la main des lettres de l’Espionne aux enfants du CP, lettres que ma fille illustrait naïvement. Cette année-là, les enfants ont bouclé d’eux-mêmes leur programme au mois de mai. Christine n’avait jamais vu ça. Mais comme nous sommes tombées la même année sur un petit garçon qui n’arrivait pas à comprendre la base de la lecture, à savoir le b-a ba, et que nous aimions cet enfant et voulions le « sauver », nous avons décidé l’année suivante d’inventer une méthode sur mesure pour lui, une méthode qui associerait l’imaginaire et l’apprentissage syllabique. Nous avons fait valider notre démarche par l’Inspection et nous avons été rejointes par une conseillère pédagogique, spécialiste de l’apprentissage de la lecture, Patricia Bucheton. C’est elle qui nous a permis de transformer notre expérience de terrain en une méthode publiable. Et publiée chez Bordas.

3/ Globale, semi-globale, syllabique… comment se situe cette méthode ? Peux-tu nous décrire son principe ?

 

J’étais au départ, et compte tenu des difficultés repérées dans la classe de Christine, une fervente de la syllabique (avant que monsieur de Robien n’en parle, je précise !). La syllabique, c’est ce que Christine appelle joliment « le secret honteux pour apprendre à lire », c’est-à-dire quelque chose que les enseignants savent bien qu’ils doivent faire pour aider les enfants, mais qu’ils ont souvent fait en cachette de l’institution. Notre « Tata Sara a un rat. » qui ouvre le manuel « Bulle » provoque les moqueries de ceux qui n’ont pas lu le mode d’emploi de notre méthode et de ceux qui n’ont jamais eu vingt-six mômes de six-sept ans en face d’eux, avec pour mission redoutable de leur éviter l’échec scolaire d’entrée de jeu. Christine et Patricia ont tout de même tempéré mon jusqu’au-boutisme syllabique. Pour écrire des phrases qui aient un sens dès le départ, il fallait accepter quelques mots-outils. Il y en a une trentaine à mémoriser sur toute l’année. C’est peu et cela ne trompe pas l’enfant sur ce qu’est véritablement l’apprentissage de la lecture : non pas une récitation de phrases apprises par cœur, mais un corps-à-corps avec la combinatoire. Par ailleurs, ce que nous voulions éviter en nous appuyant sur la syllabique, c’était de faire s’entraîner l’enfant sur des phrases qui n’évoqueraient rien pour lui : « je fagote du chêne. » (méthode Boscher) ou « le père a pêché une loche. » (méthode Léo et Léa).

4/ Pourquoi le choix de la correspondance littéraire comme fil rouge de l’apprentissage ?

 

Précisément pour donner du sens aux phrases, au départ minimalistes, que les enfants vont déchiffrer dans leur manuel. J’ai écrit au « je », celui d’un petit Milo du CM1, 43 lettres que l’enseignant va lire tout au long de l’année à raison de deux lettres par semaine en moyenne. Selon son tempérament, le maître peut utiliser la correspondance « à plat » en la présentant implicitement comme une fiction, ou en « 3D » en la faisant sortir, sous enveloppe, d’une boîte à lettres installée dans la classe. À chaque lettre de Milo correspond un son nouveau, très présent dans la lettre, mais j’ai fait en sorte que même une certaine densité de mots en « f » ou en « tion » n’altère pas l’écoute et ne nuise pas au sens. J’aime les contraintes et le jeu sur le langage. Je me suis donc plutôt amusée en rédigeant ce roman épistolaire qui d’un côté raconte la vie quotidienne d’un petit garçon et de l’autre entraîne les enfants du CP dans un univers de féerie. Les textes que l’enfant déchiffre dans son manuel sont tirés des aventures de Milo. Au début, ce ne sont que de lointains échos : « Où est Bulle ? Sur le sol ? Sur le mur ? Milo se dit : « Une fée, c’est si petit. » (leçon 12) Puis, ce sont des résumés complets de la lettre. Mais dès le début, les enfants ont en tête toute une histoire avec des personnages, des rebondissements, une attente. Cette façon de procéder permet de donner une profondeur de champ à des phrases plates, les seules qui conviennent aux débutants. Elle corrige ce qu’il y a de décevant pour un apprenti lecteur dans une méthode syllabique : l’absence de sens et de contenu. En lisant les phrases dans son manuel voire en les retravaillant à la maison, l’enfant garde en tête les péripéties de la lettre entendues lors de la lecture à voix haute.

5/ Le manuel de l'élève est illustré par Frédéric Joos, l'illustration est-elle pensée comme un soutien, un guide, pour l'apprenti lecteur ?

 

Les illustrations de Joos viennent en renfort de l’imagination de l’apprenti lecteur. Nous voulions pour ce manuel un illustrateur, un vrai, de littérature de jeunesse. Et la chance a voulu que l’illustrateur de l’Espionne soit disponible et que ses essais aient convaincu l’éditeur Bordas. Il y avait une forte contrainte pour Frédéric. Ses dessins ne doivent rien apporter au texte, je veux dire par là que si l’enfant doit déchiffrer « Tata Sara a un rat. », il doit voir sur l’image tata Sara et le rat. Rien d’autre. Mais rien n’empêche que tata ait un look sympa et le rat une bonne bouille. Frédéric a légèrement modifié sa façon de faire, son dessin est plus « ligne claire » que d’habitude, mais il en parlerait mieux que moi…

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 09:39

6/ Vous vous appuyez beaucoup sur la lecture à voix haute par l'enseignant, en quoi cela te semble-t-il un élément moteur de l'apprentissage de la lecture ?

 

Il faut être clair : sans la lecture à voix haute, la méthode « Bulle » ne fonctionne pas. Les enseignants qui ne veulent pas faire ce qu’ils exigent des enfants, à savoir lire à voix haute, n’utiliseront donc pas cette méthode. La lecture d’une lettre de Milo prend entre une minute et demie et deux minutes. Évidemment, nous espérons un investissement plus important de la part de l’enseignant ! J’ai introduit une thématique dans chaque lettre de Milo : la rentrée scolaire, le sentiment amoureux, l’Afrique, la vie au temps des grands-parents, le monde des fées, les pirates, la fratrie, etc. Pour chaque thématique, nous proposons à l’enseignant un minimum de trois livres, album, premier roman, documentaire, classés par ordre de difficulté. Nous avons ainsi établi une bibliothèque de plus de 170 titres tous testés en CP. Nous n’avons oublié ni les comptines, ni la poésie, ni la bande dessinée, ni ces livres « de bébé » que les enfants peuvent lire très tôt tout seuls dans le coin-bibliothèque. Dans le livre du maître, nous avons prévu deux paragraphes intitulés : « Lire à voix haute, pourquoi ? » et « Lire à voix haute, comment ? » Cela fait vingt-cinq ans que je prône la lecture à voix haute, pour la maternelle comme pour le lycée. Daniel Pennac l’a fait, Alexandre Jardin, en lançant l’association « Lire et faire lire », l’a fait, les chartistes le font quand, pendant les animations, ils prennent un de leurs livres et le lisent à voix haute devant les jeunes. Lire à voix haute, c’est partager une culture, faire la meilleure des explications de texte, transmettre des émotions, montrer notre plaisir à lire, et c’est donner à l’enfant du cours préparatoire le désir d’entrer dans les livres à son tour, donc de faire tous les efforts nécessaires pour savoir lire.

7/ "Bulle" propose des exercices pour une pédagogie différenciée, peux-tu nous préciser ce qu'ils recouvrent ?

 

Le point de départ de notre méthode, ce fut un petit garçon en difficulté, presque en perdition, car être en échec scolaire peut vous amener à jouer les caïds à la récré et à rejeter le système scolaire, puis la société… La pédagogie différenciée s’adresse à environ 20 % d’une classe de CP à des niveaux divers. Il y a donc un chapitre dans le livre du maître qui est consacré à des exercices de pédagogie différenciée, travail sur la combinatoire, sur le séquençage des mots ou des phrases par exemple. Ces exercices ont été concoctés par Patricia Bucheton. Christine s’est davantage intéressée aux méthodes pour aider les enfants à se concentrer quand on leur lit une histoire, les aider à saisir le sens d’un album, à le résumer ou à le lire aux autres, à s’interroger sur l’implicite du texte ou sur la structure du conte. Ce sont à la fois des exercices pour l’enfant et des conseils pour l’enseignant.

8/ "Bulle", ce sont aussi des évaluations en fin de séquence, des pistes d'écriture, des thématiques, des débats… est-ce que les enseignants peuvent y trouver de quoi s'approprier la méthode ou bien doit-on suivre la méthode pas à pas ?

 

Dans le livre du maître (qui sera aussi consultable sur le site www.bordas-bulle.fr jusqu’en décembre), les enseignants trouveront le déroulé de chaque séquence pédagogique, 43 fiches-guides pour les 43 sons, plus quelques fiches dites « à la loupe » pour vaincre les principales difficultés du décodage. Nous indiquons pour chaque séquence, qui dure de deux à trois jours, des plages de lecture à voix haute, et d’autres pour débattre sur la thématique, travailler sur le vocabulaire, prolonger les thématiques par de l’expression écrite etc., avec le contenu de chacune de ces séances. Mais nous précisons bien à l’enseignant que cette profusion de propositions doit lui permettre de faire son propre parcours, notamment culturel, et de le varier d’une année sur l’autre pour éviter la monotonie. Nous fournissons aussi des banques de mots et d’exercices, des évaluations, bref nous dégageons le terrain à l’enseignant pour lui éviter de perdre du temps et lui permettre de garder son énergie pour le plus important : ce qui se passe dans la classe.

9/ "Bulle" fait référence à 170 œuvres de littérature jeunesse. À l'heure où certains ne jurent que par les "classiques", n'est-ce pas un magnifique pied de nez à tous les donneurs de leçons qui méconnaissent à la fois la littérature jeunesse et le terrain ?

 

Attention, « Bulle » honore aussi les classiques ! Nous avons toute une littérature de jeunesse patrimoniale qu’il est essentiel de transmettre. Du reste, pour moi, il faut une couche de contes pour pouvoir y planter la littérature de jeunesse contemporaine, autrement ça ne prend pas… Donc, vive Cendrillon avec les illustrations de Gustave Doré et vive le délectable Barbe-Bleue illustré par Marie Diaz ! Mais il nous a paru tout aussi essentiel de mettre entre les mains des CP les albums de Claude Ponti, Yvan Pommaux, Grégoire Solotareff, Mario Ramos, Gilles Bachelet, Philippe Dumas, Philippe Corentin, Leo Leonni, Tomi Ungerer, Maurice Sendak, etc. et des romans première lecture que nous avons testés un par un et dont nous savons qu’ils résistent même aux enfants turbulents. Nous allons continuer à lire de la littérature de jeunesse, Christine et moi, et nous actualiserons notre bibliothèque sur le site de Bordas. Si vous avez des livres ou des albums sur les différentes thématiques que nous proposons et qu’ils vous semblent convenir à la comprenette d’un six,sept ans, signalez-les nous !

10/ Votre méthode marie lecture et culture, en quoi cela est-il essentiel pour toi ?

 

Au cours d’une enquête sur la lecture, on avait demandé aux enfants : « À quoi ça sert d’apprendre à lire ? », la majorité avait répondu : « à savoir lire ». C’était donc un exercice qui se mordait la queue. Or, on apprend à lire pour une seule raison valable : entrer dans les livres et y tracer sa propre route. Livre et libre, je l’ai toujours dit. Notre méthode prône la transmission culturelle massive, la seule arme valable pour les temps présents. Les enfants de la classe de Christine ont l’an dernier entendu 120 histoires, répertoriées dans leur cahier de lecteur. Christine est - ce que je suis aussi - une jusqu’au-boutiste… Chaque enseignant adaptera la méthode à sa façon de voir les choses, à sa classe et à ses priorités.

11/ L'apprentissage de la lecture est un passage majeur de la vie. En ces temps pédagogiques troublés, cette méthode me semble un acte politique fort. Qu'en penses-tu ?

 

Nous avons des convictions, ce ne sont pas des certitudes. Mais nous pensons que cela vaut la peine de les faire connaître. Nous pensons qu’on peut conjuguer la syllabique et le sens, la rigueur de l’apprentissage et la richesse de l’imaginaire, la transmission du patrimoine et la découverte de la création contemporaine. Nous avons surtout voulu œuvrer dans l’intérêt général des enfants, et c’est curieusement une phrase écrite vers 1850 par une certaine George Sand qui nous a servi de ligne de conduite : « N’est-il donc pas possible d’établir un système où les intelligences ordinaires ne seraient pas sacrifiées aux besoins des intelligences d’élite ? » Voilà pourquoi tout en fournissant de quoi nourrir les enfants les plus éveillés, nous avons opté pour une méthode progressive tenant compte des difficultés les plus courantes de l’apprentissage de la lecture, pour un manuel de lecture très ligne claire, un livre du maître sans jargon, une littérature de jeunesse de qualité mais dépourvue de tout snobisme. Tous les enfants doivent savoir lire et il ne tient qu’à nous que tous les enfants, qui aiment entendre des histoires, aiment aussi lire des livres.

Merci Marie-Aude, et bonne route à "Bulle"...

“Bulle CP”, méthode de lecture, de Marie-Aude Murail, Patricia Bucheton et Christine Thiéblemont, éditions Bordas.

Manuel de l'élève 9,95 € ; Les lettres 12 € ; Cahier d'exercice nº 1 et nº 2 : 5,50 € chacun ; Livre du maître 16 € ; Affichettes de mots référents 35 €.

Source : http://www.la-charte.fr/creation/nouvellemethodedelecture.html

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:40

Quelques nouvelles du film "Nicostratos" tiré du roman du même nom de l'écrivain pour la jeunesse, Eric Boisset.

Eric donne quelques informations :

"Le film sort le 23 mars, la post production se passe très bien et les gens de chez Warner semblent contents du résultat !"

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

 ------------------------------------------------------------

 

    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     

... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
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