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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:33

 

Tes personnages :

 

·         Comment crées-tu tes personnages ?

 

le même puzzle que ci-dessus.



·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?



 On ne le croit pas, mais c'est vrai que l'on a parfois l'impression d'être baladé par ses personnages. En fait, ils paraissent libres, mais suivent un cheminement qui nous est propre mais peut ne pas avoir été prémédité.


·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

Tous les aspects.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Pas d'idée sur la question.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

C'est souvent (le) ou (les) derniers nés. Je ne suis pas en admiration devant de que j'ai créé.

 

 

Les lieux :

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ? Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 

Je réponds aux deux questions ci-dessus (je fatigue) : soit le roman ou l'épisode, se situe dans un lieu imaginaire, soit il se situe dans un lieu connu, dans mes derniers ouvrages c'est le Dorset anglais, et un autre passe de Champagne-Ardenne à Prague, Vienne, ex Yougoslavie, Turquie, Liban ...

 

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Pas de problème.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

Je passe de l'un à l'autre.

 

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Facile, dans un premier temps, difficile d'autres fois.

 

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Je ne crois, hélas, pas avoir de style. Il m'arrive d'être inspiré, l'espace d'une phrase, d'un épisode. Mais on ne peut reconnaître du "Chaboud".

 

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Je fatigue.... La deuxième question ne concerne que des "producteurs d'écriture".

 

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Il n'y a pas d'écrivain sans amour du mot Oui, le vocabulaire est important, je suis horrifié par l'ignorance de nombre d'auteurs.

 

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Oui, particulièrement en jeunesse, on ne peut écrire comme Proust (longueur des phrases, mais aussi des descriptions...). Je n'ai jamais lu de livres de Pierre Bottero, mais l'idée me paraît curieuse au plan littéraire.

 ·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Tout dépend du sujet, s'il le faut, je fais un vrai travail documentaire.

 

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

J'ai à peu près répondu aux deux premières questions. Oui il faut lire les classiques, mais il faudrait que ce soit dans un cadre non contraignant.

 

L’avenir du livre ?

 

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

Je me pose peu de questions dans ces domaines, j'appelle de mes voeux les techniques nouvelles dans les domaines documentaires.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:31

 

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

 

Déjà répondu.


 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 

Je suis sursaturé de salons du livre, en particulier les grands. C'est fatiguant, ennuyeux, on mange trop. Mais il y a des salons que l'on aime retrouver, car ils sont organisés par des amoureux des livres, des amis des auteurs, et l'on y retrouve des amis auteurs.

 

 L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

Déjà répondu.

 

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Le  problème, c 'est que l'engagement domine le projet littéraire. Il semble que l'on exige pas mal aujourd'hui que l'auteur soit engagé, mais l'auteur est libre, il écrit où il veut.

 

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

60% de talent, 40 de compromission.

 

 

 

Les éditeurs, l’édition :

 

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Non, mais il faut s'entendre sur censure. Je n'écris pas pour déverser mes douleurs de vieil enfants sur des enfants, et certains auteurs de ce genre m'inquiètent beaucoup.


 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

Déjà répondu. Un bon éditeur dialogue avec l'auteur, il négocie, ce n'est pas un correcteur au sens pédagogique, mais il est souvent nécessaire à l'auteur.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 

Arthur et 140 autres auteurs jeunesse peuvent témoigner, que j'ai refusé certains de leurs textes, mais pour ceux que j'ai acceptés, ils étaient libres.

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 

Oui.
 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 

Une nécessité vitale.


 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

 

Kafka, Proust, Giono, Lewis Carroll, Malcolm Lowry, Haruki Murakami, Antonio Lobo Antunes, Poe, Apollinaire, Alejo Carpentier, Dino Buzzati... Trop, trop...

 

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

Alice (au dessus de tout), mais aussi "Sylvie et Bruno", "Le petit Prince", "Peter Pan".

 

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

J'ai été un peu bibliophile, je n'achète presque plus que des poches.


 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 

Bibliothèques, pas de classement.



·         Comment les achètes-tu ?

 

Libraires indépendants, souvent amis.


 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

J'ai commencé un petit échange avec Jasper Fford, car j'aime les auteurs déjantés.  J'échange avec pas mal d'amis auteurs pour jeunesse ou adultes.

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:35

 

 L’auteur aujourd’hui


Fanny, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

A mes débuts je débordais d’espoirs. Aujourd’hui de projets. Sur le style peu de différence : humour, affection, ironie. Sur la pensée idem. Sur la méthode j’ai progressé en ce sens que je me connais mieux, maîtrise mieux mes hésitations, pannes, ratés, angoisses. Ils ne me bloquent plus. Je sais qu’ils font partie du chemin.
Une autre différence et de taille : au début j’écrivais des publicités pour manger, aujourd’hui je vis de mes livres !


Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

Un auteur jeunesse ? Quelqu’un que les jeunes (1 ou 1001) lisent avec plaisir. Qu’il ait écrit 1 ou 1001 livres. J’espère en être un (auteur jeunesse) !  

 
L’écriture :


Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Oui. J’écris d’abord parce que j’aime lire. Aussi parce que j’aime être seule et libre.

C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est me mettre tous les jours au boulot avec 2 boules Quiès dans les oreilles et au moins 2 h devant moi, comme si c’était la chose la + importante du monde :-)  

Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Je suis le genre d’écrivain qui adorerait que ça existe en France et qui s’y serait précipité et qui reste persuadé que ça lui aurait gagné beaucoup de temps et de tâtonnements...


Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Euh... mettons... “une artisane fabriqueuse d’histoires dupe de rien et surtout pas d’elle même” ?

L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

Vers 13 ans, j’ai commencé par écrire des lettres à ma famille quand j’étais en vacances ou à l’étranger. Avec un but précis : les faire rire ! A 16 ans j’ai écrit avec et pour ma grande sœur Sylvie avocate qui voulait devenir comédienne. Elle a joué nos textes. Changé de métier. Ca m’a propulsée “professionnelle”.


Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Pour être lue, uniquement ça. Souvent je pense à mon éditeur et c’est pour ça que je dois bien l’aimer.


Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Le public de Je Bouquine m’a influencée en plébiscitant “Marion et Charles”, un premier roman paru en 1995, des personnages que je n’ai plus lâché depuis...
idem pour plusieurs de mes persos devenus récurrents (Mirette, Gudule, La Fée Baguette, Raticho, Rodrigue Porképik...) Certains éditeurs m’ont passé et me passent des commandes. Mais je peux accepter ou refuser.


Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Je pense qu’elle est venue dans l’enfance, en m’ennuyant beaucoup (ennui source de créativité), en observant beaucoup, en lisant énormément. Je m’inspire de tout, de rien, des gens, des enfants, de ce qui m’énerve ou m’enchante, d’images, de dessins... Je souscris 100% à l’adage : “écrire = 10% inspiration, 90% transpiration”. Je ne manque jamais d’inspiration. Mais de temps pour transformer l’inspiration en bonnes histoires...

Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Beaucoup de brouillons. A la main. N’importe quel support. Beaucoup de notes, plans, chemins de fer, bribes de dialogues, scènes-guides...  Je ne me mets jamais à l’ordi sans savoir ce que je vais écrire, jusqu’à la fin, surtout la fin...   

A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? As-t besoin d’isolement ?

N’importe quand. Pas de rituel. Pas de manies. Juste besoin de 2h minimum sans être dérangée ou dérangeable. Si je ne peux pas m’isoler : boules Quiès !


Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Un proche ? Jamais ! Seulement quand je suis publiée et encore... J’écris trop. Ils me connaissent trop. Ils ont des tas de projets et passions. Pas le temps.
Mes 1ers lecteurs sont des pros, ils s’appellent : EDITEURS !

Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

J’aimerais écrire un roman drôle et touchant pour adultes, sans commande, juste pour moi (dans 1 premier temps en tout cas)... En aurai-je le temps ? Le courage ? L’avenir le dira.

Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

J’adore ça. Je l’ai fait souvent. Avec ma sœur Sylvie. Avec mon frère Thierry. Avec Marc Angélo (réalisateur). Avec Nicolas de Hirsching. Avec Dominique Joly ma belle sœur auteur et prof d’histoire (Suzie et Godefroy BD ds J’Aime Lire Edition Sarbacane). Je considère que ma complicité avec nombre d’illustrateurs s’apparente aussi à du 4 mains, Leur talent m’inspire. Je cite en vrac – et pardon si j’en oublie -  Roser Capdevila, Christophe Besse, Catel, Laurent Audouin, Marianne Barcilon, Claire Franek, Ronan Badel, Claude et Denise Millet, Mérel, Magali Le Huche, Rémi Saillard...

Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Non, depuis 15 ans j’ai cessé toute autre activité et je vis de ma plume. C’est un privilège énorme, j’en suis consciente...


Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Qualités : bosseuse, consciencieuse, organisée, anxieuse, curieuse, impulsive, altruiste, individualiste, fiable, impatiente, radicale, généreuse, directe...

Défauts : bosseuse, consciencieuse, organisée, anxieuse, curieuse, impulsive, altruiste, individualiste, fiable, impatiente, radicale, généreuse, directe...

Totale interactivité entre la femme et l’écrivain.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:34

 

Tes personnages :


Comment crées-tu tes personnages ?

Longuement, précisément, passionnément. Pour moi c’est l’essentiel, le moteur et les roues...

Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Changer non car je suis planifieuse. Mais ce sont eux qui mènent... ma planification !

Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

J’aime tous les aspects, des plus concrets (look, style, goûts, manies, vêtements) aux plus psychologiques. Dans les histoires comme dans la vie, les “gens” sont mon oxygène !

Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 
Je n’ai pas de souci en la matière, pas de recordman du souci, donc. Ce qui me pose du souci, c’est plutôt la construction, les péripéties, l’ordonnancement...


Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Celui que je ferai demain, peut-être ?

 
Les lieux :


· Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

Ca dépend des projets. Dans beaucoup de mes histoires, les personnages priment.
Dans d’autres, comme LES ENQUETES DE MIRETTE, le lieu compte au moins autant que les persos. Dans ce cas je me documente, voies classiques, bibliothèques et internet...

·Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

En imagination seulement ! Quand je visite, c’est en “touriste”, le nez en l’air. Il ne m’est jamais arrivé de visiter avec un objectif d’écriture. Ceci dit je rentre d’Istanbul (masses d’enfants rencontrés en 5 jours autour de 2 séries traduites là-bas) et ma foi, en visitant je me suis dit que Mirette, peut-être, dans un prochain album...  

· Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

J’aime mieux partir de rien. Je n’ai encore jamais eu envie de raconter ma vie...


Le style, la phrase, le mot…

· Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

Toutes. Chacune.

· Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Plutôt “je”, mon empathie naturelle me porte à m’identifier, mais je passe aussi souvent par “il”, et avec plaisir...

· As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Je fais beaucoup de brouillons. Notes. Puis “monstres” rédigés que je ne laisserais lire à personne au monde car ils sont terribles. Ensuite, c’est comme de la sculpture, je reprends, taille, peaufine, polit. Je tape et imprime assez tard. Puis relecture et ratures à la main sur tapuscrit. Ca me semble assez laborieux, non ? Quand je boucle deux pages satisfaisantes par jour, je suis contente.

· Comment définirais-tu ton style ?

Vif , proche, volontiers ironique, et j’espère un peu spirituel.

· Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

Ce n’est pas régulier, je dirais moitié recherches, moitié écriture. J’écris... Je ne sais pas au juste, bon an mal an entre 6 et 10 livres ?

· Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

La dernière phase de l’écriture. Quand je sais que mon histoire ne peut plus m’échapper et que je ne fais qu’améliorer (du moins c’est dont je me persuade !)

· Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Oui, mais adapter le niveau de voca à l’âge visé l’est encore davantage !

· Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

Non. Je n’y fais pas attention. Sauf si c’est une contrainte d’écriture demandée par l’éditeur/collection en fonction de l’âge visé.

· Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Quand elle a du nerf. Quand elle sonne.

· Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Non. Je déteste m’encombrer. Je n’en utilise qu’en cas de nécessité absolue.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:32

 

La littérature :

· La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Je ne sais pas. Je n’aime pas les classifications. Ca ne m’intéresse pas et je ne me sens aucune légitimité pour me prêter à ça. Je ne connais que les livres qui m’emportent et ceux qui me tombent des mains. Je suis subjective à mort. Comme lectrice je commence des tas de livres (empruntés en bibli). S’ils m’ennuient, je les rends bien vite avec bonheur. S’ils m’emportent, je les achète après les avoir lus !

· Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Et comment ! Les enfants ne sont ni snobs ni complaisants. Avec eux c’est la lecture à l’estomac et c’est ce qui me plaît !

· Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Là encore, je ne saurais dire ce qu’il faut ou pas. J’ai lu beaucoup. J’en lis encore. J’adore ça. J’ai fait bp de latin. Adoré ça. Je pense que ça m’a formée au gout des mots, au sens des phrases. Mais c’est mon histoire. Si j’étais prof, j’essaierais de communiquer le goût de certains classiques, de leur exigence, leur confort, le plaisir qu’ils distillent.  Y parviendrais-je ? Encore une autre histoire !


L’avenir du livre ?

· As-tu un avis dessus ?

Oui. Je pense que le livre papier continuera d’exister. Son prix, son poids, sa sobriété, sa facilité de maniement sont sans équivalent.

· Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Non. Je pense que les nouvelles technologies vont au contraire le prolonger, le compléter, le diversifier, le faire vivre autrement, plus longuement, plus largement, plus librement.
Je suis à fond pour la numérisation de mes livres en tout cas...

Le fruit de ton imagination :

· Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

Je me pose souvent la question... A mes débuts, j’avais, je crois, un fort besoin de reconnaissance. Il s’est calmé, peu à peu, d’autres priorités venant, un certain renoncement s’installant... La mort de mon frère Thierry en 95, de mon père en 98, puis l’AVC qui a rendu ma mère 100% dépendante et largement amnésique depuis 2004 m’ont donné beaucoup de distance. Encore plus de distance... Comme anesthésiée. Pourtant, j’écris toujours. J’en déduis que je dois avoir ça en moi. Ecrire, quand j’y arrive, dans les moments durs, est mon contre poison.  

· Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?  

J’ai beaucoup aimé écrire CRISES DE MERES, un livre de nouvelles pour adultes. Il est sorti en avril 2010, dans des conditions horribles, tant côté éditeur que côté perso dans ma vie. Je reste sur ma faim et envie de revanche avec ce livre. Est-ce de l’affection ? Une affection teintée de rage, alors...

· Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

J’y vais peu. J’adore rencontrer les lecteurs en animations, dans les écoles, les bibliothèques.
Les séances de dédicaces, c’est plus dur pour moi. Je trouve parfois un peu violente la confrontation des auteurs en brochettes, concurrents potentiels, le libraire au bout de l’allée, la main sur la caisse... Ca dépend des organisateurs, de l’esprit dans lequel tout cela est conçu et préparé. Quand l’ambiance est bonne, on passe des moments formidables... En avril dernier j’étais au Zinc Grenadine à Epinal, c’était merveilleux...

· Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Oui. Par moments cette exposition me fatigue, me donne envie de tout arrêter, de me replier dans un coin avec mes bouquins, ma radio, mon vélo et ne plus courir la course...  

· Quel est le plus beau compliment reçu ?

J’adore tes histoires.”

· La réflexion la plus dure ?

Il y en a peut-être eu mais je ne m’en souviens pas. Evacuerai-je ? Un jour un CM2 fanfaron m’a accueillie d’un “c’est toi Fanny Joly ? Ben moi je croyais que t’étais jolie !” La maîtresse était aux 100 coups. Les autres rigolaient. Moi aussi. J’ai dit aux élèves que je ne venais pas les voir pour qu’ils me trouvent jolie mais pour qu’ils lisent mes livres. Et que si j’étais susceptible, sa reflexion aurait pu me blessers. Ils ignoraient le sens de susceptible. Ca m’a donné l’occasion d’un petit coup de vocabulaire et nous avons enchaîné sur des impros collectives “qu’est-ce qui aurait pu se passer si Fanny Joly était susceptible ?”  A la fin, le fanfaron est spontanément venu me dire “excuse moi Fanny Joly”. C’était génial.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:31


L’écriture engagée :

· Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

Je ne sais pas. Les affres de la société ne sont pas ma tasse de thé. Mon défi à moi est de faire lire de rire y compris les ados...

· Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Je ne sais pas. Je lis prioritairement les auteurs qui ont de l’humour, de la finesse, de l’esprit et du style.

· Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Je travaille en pleine indépendance. Je m’amuse. Je suis libre. Je me moque de tout et du marché.


Les éditeurs, l’édition :

· Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

Bis. Je travaille en pleine indépendance. Je m’amuse. Je suis libre. Je me moque de tout et du marché.

· Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Oui, parfaitement libre. Ma seule limite est mon manque de temps et/ou d’énergie. Une fois Bayard m’a fait couper une scène où le père de Marion rentrait ivre après une dispute avec sa femme.

· T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?
Non. Non.

· Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

Il ne m’est jamais arrivé qu’un texte soit publié sans corrections. Cela ne me choque pas. J’ai été habituée à travailler en équipe. Je suis d’un naturel confiant.
Je pense que si l’éditeur prend la peine de me corriger, c’est pour le meilleur. Ceci dit, les corrections sont en général minimes, et de forme...

La lecture et ta bibliothèque

· Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

En ce qui me concerne, réponse oui et oui. Je prends souvent la comparaison avec manger et cuisiner. Pour moi lire c’est manger. Ecrire c’est cuisiner. Deux activités complémentaires et synergiques. jamais je n’aurais eu envie d’écrire si je n’avais pas lu, et beaucoup, et tant aimé ça hier aujourd’hui demain... En revanche, lire ne conduit pas forcément à écrire. On peut être gourmet et ne jamais mettre les pieds à la cuisine !

· Pour toi, lire c’est quoi ?

C’est voyager sans bouger. C’est entrer dans l’âme des autres. C’est un plaisir immense, infini, toujours disponible, toujours renouvelé...

· Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

J’en ai beaucoup. Maupassant, Molière, Balzac, Zola, Camus, Roald Dahl, Marcel Aymé, Alison Lurie, David Lodge, Michael Cunnigham, Jay mc Inerney, Alice Munro, Martin Suter...

· Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?
Roald Dahl, tout Roald Dahl. Pas de livres de chevet. Toujours au moins trois livres en cours... Beaucoup de romans mais des essais aussi.

· Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Elle déborde. De tout.

· Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

Mon mari et moi partageons un bureau/bibliothèque. Littérature de mon côté. Par ordre ( + ou -) alphabétique. Architecture, peinture, jardins, design, du sien (il est archi).

· Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Je ne crois pas avoir été directement influencée. Ils m’ont donné et continuent de me donner l’espoir de faire mieux...


· Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

J’aimerais écrire à Marcel Aymé et lui dire que je l’admire de A à Z.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:37

L’auteur aujourd’hui

·         Sophie, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Ben j’ai vieilli de huit ans, donc forcément j’ai accumulé de l’expérience, mais je suis incapable de dire s’il y a une différence ou pas, parce que je m’éclate toujours autant et j’ai un demi milliard de projets.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Non, je suis un auteur tout court. J’ai écrit 40 livres depuis l’âge de 12 ans et même si la Fantasy reste mon domaine de prédilection, je suis capable d’écrire n’importe quoi. C’est d’ailleurs pour le prouver que j’ai fait éditer L’horrifique Danse des Obèses, l’un de mes thrillers les plus yerk.

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:35

L’écriture 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Hum, c’est comme de respirer. J’écris donc je suis.

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est partager.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Ah, je pense que c’est un don. Ou on l’a ou on ne l’a pas. Et si on ne l’a pas, toutes les écoles du monde ne pourront jamais faire de vous qu’un écrivain très médiocre, au mieux. La meilleure école c’est la lecture. Tous les grands écrivains sont de grands lecteurs.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Créatrice du délire.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

Une crise d’appendicite à 12 ans. Je m’ennuyais comme un rat mort. J’ai commencé à écrire. Jamais quitté la plume depuis. C’est très addictif ce truc là !

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Pour moi, pour vous, pour tout le monde. Je ne suis pas Kafka. Je suis contente d’être lue.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Mon éditeur m’a fait changer le scénario du tome 7. C’est mon plus mauvais livre. Plus jamais je ne me laisserais influencer.

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Aucune idée. C’est ce que je disais, c’est un don. Certains savent chanter tout de suite, ou dessiner ou composer. Callas, Picasso, Mozart. Ils avaient ce don. Je l’ai aussi. Merci au bon Dieu !

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Des fiches. Des milliers de fiches. Des scénarios travaillés au millimètre près. Il m’a fallu près de six mois par scénario pendant les 17 ans où je n’ai pas été publiée. Et deux ans pour le premier. En revanche, à peine treize heures (le trajet de retour de Los Angeles) pour la DDO qui est plus simple que Tara Duncan avec ses milliers de personnages.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

Toute la journée et une partie de la nuit. Environ 15 heures par jour. Je suis dingue, je sais.

 

As-t besoin d’isolement ?

Oui, indispensable. J’ai une magnifique bibliothèque, créée pour moi et qui contient mes 12 000 livres.

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mes filles. Elles sont exposées à mon humour H24. Si je les fais rire, c’est que c’est gagné. Si je ne les fais pas rire, je recommence.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

Je voudrais pouvoir vivre jusqu’à 400 ans, parce que j’ai des centaines de livres dans la tête. Au secours !

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Non, je vais trop vite, j’ai trop d’idées, c’est trop difficile

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Oui, je fais partie des 20 écrivains en France qui peuvent vivre de leur travail.

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Mince alors, aucune idée ! Je ne vois aucune différence entre les romains des femmes et les romans des hommes, s’ils sont bons, c’est le seul truc qui compte !

 

·         La différence entre l’écriture de Tara Duncan et celle de ton roman pour adultes ?

Beaucoup plus difficile pour Tara que pour la DDO.

 

 

Tes personnages :

·         Comment crées-tu tes personnages ?

Aucune idée, ils apparaissent dans ma tête spontanément.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Oui, cela m’est arrivé. Heureusement j’écris de gros livres, alors cela me permet de les développer si certains sont intéressants.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

Tout. Son passé, son futur, ses tics, ses gouts, ses dégouts, ses amis, ses ennemis, son physique, sa psychologie…

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Aucun, je ne rencontre jamais de difficultés avec mes personnages, je sais que c’est étrange, mais je vois mes livres comme des films que je ne fais que retranscrire. Tout est déjà là.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Fafnir. Elle m’éclate. Quel magnifique mauvais caractère ! Et Cal aussi, son humour m’éclate.

 

Les lieux :

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

Mince alors, je vis dans mon imagination, je suis incapable de dire ce qui est emprunté à l’extérieur.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Je voyage énormément, mais il n’y a pas toujours d’influence de ce que je vois dans ce que j’écris.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:32

 

 

Le style, la phrase, le mot…

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

Ben j’ai bossé dans la pub chez Seguela alors l’art de la formule ne me pose pas trop de souci

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Je viens d’écrire un livre, Indiana Teller, Lune de Printemps, ma nouvelle série sur les loups-garous, que j’ai travaillé en « Je ». Glurps, c’est beaucoup plus difficile qu’en il ou elle ! Le livre sort en Mars chez Michel Lafon, l’éditeur des Chevaliers d’Emeraude et d’Eternels, les lecteurs me diront alors s’ils ont aimé ou pas !

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Ah, mon plus gros souci c’est que c’est super facile d’écrire pour moi, je ne connais pas du tout le problème de la page blanche. Du coup, je dois beaucoup réécrire, je sacrifie souvent des centaines de pages ce qui horrifie mes filles !

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

Copieux.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

Pas de phase de recherche, j’ai lu 12 000 livres, ils sont dans ma tête.

Ben je me limite. Mais je pourrais écrire 4 à 5 livres par an si je retravaillais moins. En 2008 j’ai écrit Tara 7 et la DDO. Cette année, j’ai écrit Tara 8 et Indiana Teller en même temps. Disons que ma phase d’écriture est…tout le temps ! lol !

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

Rechercher des idées n’est pas un concept que je connais parce que les idées me tombent constamment dessus. Le seul moyen que j’ai trouvé c’est le golf. Pendant quatre à cinq heures, je ne pense qu’à une seule chose c’est mettre cette foutue balle dans ce foutu trou. Mon cerveau se repose vraiment. Sinon, c’est l’enfer. Je me perds à 50 mètres de chez moi, parce que j’ai des idées qui me traquent et que je ne sais plus où je suis !

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Très. J’essaye d’apporter le mot juste au bon moment, je ne ménage pas mes lecteurs, si le mot est compliqué et qu’ils sont trop jeunes pour le connaitre ou le comprendre, vive les dictionnaires !

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

Pierre était un poète. Je suis une proustienne. Précise, longue dans mes phrases, méticuleuse, obsessionnelle.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Je ne trouve jamais mes phrases bonnes. Ce sont les scènes que je trouve bonnes, parce qu’elles me font rire.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Non.

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Tout ce qui se lit et emporte vers d’autres pensées d’autres conceptions. Je ne juge pas les autres littératures, parce que ce que nous méprisons aujourd’hui (regardez Alexandre Dumas !) sera peut être au panthéon demain…

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Un ghetto. Dont les auteurs ont bien du mal à sortir. Les journalistes ne parlent que de la littérature jeunesse étrangère, genre Harry Potter ou Eragon. Je trouve cela terrible d’avoir à mendier pour qu’on parle de nous.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Oui, parce qu’ils structurent les scénarios. Mes livres sont très classiques sous leur côté déjanté, parce que justement, j’ai été élevée par un grand-père profondément classique.

 

L’avenir du livre ?

·         As-tu un avis dessus ?

Il sera toujours là, parce que les hommes ont besoin d’évasion.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Non, un livre de poche s’emporte partout. Pas besoin de piles, de le protéger de l’eau ou du sable. Et puis c’est moins lourd. ET surtout moins cher !

 

Photo : http://www.elle.fr/elle/People/La-vie-des-people/Une-journee-avec/Une-journee-avec-Sophie-Audoin-Mamikonian/(gid)/695439

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 10:30

Le fruit de ton imagination :

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

Le besoin d’écrire

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

L’épée dans le Roc de TH White. Un génie.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

J’adore les dédicaces, je papote avec mes lecteurs, on chante, on crie, on délire, on ennuie tout le monde autour, c’est top !

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Non, c’est partager. C’est magnifique.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

C’est grâce à toi que j’ai commencé à lire. Je reçois souvent ce compliment, c’est le plus beau.

 

·         La réflexion la plus dure ?

Ton livre c’est de la merde.

 

Les éditeurs, l’édition :

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

J’écris ce que j’aimerais lire. Je me fous des modes et des études.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Totalement et non, à part un personnage que je voulais homosexuel et que mon éditeur m’a conseillé de garder hétéro, personne ne m’a jamais rien dit.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Non, il y a des morts, de l’amour, des complots, mon éditrice ne me souligne que les incohérences spatiales ou psychologiques, ou bien ce qu’elle n’a pas compris. Elle est géniale.

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

Ben c’est la même question qu’au dessus…

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Oui, c’est ce que je dis plus haut. Tous les grands écrivains étaient des fous de livres.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

Le bonheur

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

J’en ai trop, impossible de tous les citer. Dumas, Christie, Pratchett, Bujold, Briggs, Hamilton, Goodking etc…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

Harry Potter. C’est grâce à lui que j’ai été éditée. J’ai une vingtaine de livres de chevet en ce moment…

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Essentiellement fantasy, je dois avoir l’une des plus grande en France.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

Ben dans ma bibliothèque, une salle entièrement dédiée aux livres. Par ordre alphabétique.

 

·         Comment les achètes-tu ?

Toutes les semaines, compulsivement.

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

J’ai déjà répondu plus haut, j’ai plein de livres sur ma table de chevet, jamais un seul.

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Ben ceux que je préfère, Dumas, Pratchett, London, Christie etc…

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

Alexandre, dis-moi comment tu as fait pour écrire 600 livres, même avec 40 collaborateurs ?

 

Photo : http://www.elle.fr/elle/Societe/Les-enquetes/Ainsi-finit-Harry-Potter/Mais-qui-a-tue-Harry-par-Sophie-Audouin-Mamikonian/(gid)/382418

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

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 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com