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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 10:27

 

Le style, la phrase, le mot…

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

Toutes m'en posent.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Tout dépend de l'idée de départ.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

J'écris difficilement et recommence beaucoup.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

J'en suis incapable et laisse ce soin à mes lecteurs. Je pense avoir plusieurs style et être du genre caméléon.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

De quelques jours à plusieurs années, en fait jusqu'à ce que je me sente prêt. C'est très variable et dépend d'une foule de paramètres. Quant au nombre de livres par an, c'est aussi très variable.

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

La fin, quand je sens que mon texte tient la route.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Comme le reste, il est au service de l'idée de départ.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

En général, je préfère les phrases courtes.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Quand elle a des chances de bien transmettre mes émotions au lecteur.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Oui, pas mal... d'autant que j'écris de plus en plus de romans à dimension historique.

 

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

La littérature est un gros mot derrière lequel se cachent certains prétentieux qui veulent exclure les autres de leur terrain de jeu élitiste et se regarder le nombril entre gens intelligents. Je fais ce que je peux avec les moyens du bord, l'essentiel étant pour moi de toucher mes lecteurs.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

Pour moi, c'est l'art de raconter à un public jeune. C'est évidemment un genre à part entière donc le public se renouvelle sans cesse.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Bien sûr, parce que ce sont des bases, mais à condition qu'ils ne soient pas le meilleur moyen de dégoûter les jeunes de la lecture.

 

 

L’avenir du livre ?

 

·         As-tu un avis dessus ?

Je pense que le livre a encore un bel avenir devant lui. Quoique...

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

L'objet livre existera toujours car les technologies modernes ne pourront jamais être que des supports techniques.

 

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

Je suis incapable de définir mes écrits. Ce qui me fait avancer, c'est l'envie de partager mes émotions.

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

La série des "Eliane", évidemment, puisque ma mère en est l'héroïne. Cela dit, en ce moment, le "contrôle de gestion" de la Séger gâche fortement mon plaisir.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

J'aime rencontrer mes lecteurs et tenter de faire avec eux ce que Christian Grenier a fait avec moi. C'est très, très rarement ennuyeux car on travaille la plupart du temps avec des passionnés... et on retrouve les copains.

 

*         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Un grand philosophe français, Yannick Noah, a dit : "une faiblesse est belle. Il ne faut pas la cacher." Je ne me "cache" donc pas et c'est très facile.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

Quand un de mes lecteurs me dit qu'il admire Eliane.

Quand un de mes lecteurs me dit qu'il rit ou pleure avec mes livres.

Quand des parents sont venus me voir sur un salon auquel j'avais déjà participé dix ans plus tôt et m'ont dit : "Depuis que vous êtes venu dans la classe de notre fils, il lit."

Quand une jeune femme m'a dit que mon passage dans sa classe de sixième l'a tant marquée qu'elle a décidé de travailler au milieu des livres, qu'elle est ainsi devenue conservatrice en chef de la médiathèque d'une grande métropole française. Un de mes copains m'a ensuite précisé qu'elle a été la plus jeune de France sur un tel poste.

 

·         La réflexion la plus dure ?

Très sincèrement, je ne m'en souviens pas. J'évacue ce genre de chose, peut-être pour me protéger d'une certaine méchanceté gratuite.

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 10:25

L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

Je pense qu'on peut tout écrire, qu'on doit tout écrire, à condition de ne pas faire dans la provocation pour la provocation. Les ados ont besoin de vérité, pas d'exhibitionnisme.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Tout dépend de ce qu'on entend par "écriture engagée".

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Avec un bon éditeur, cela ne pose aucun problème.

 

 

Les éditeurs, l’édition :

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

J'essaye d'être le plus sincères possible... et je me pose très sincèrement des questions sur le travail que je pourrai faire à l'avenir avec certains (grands ?) éditeurs qui me semblent de plus en plus être prisonniers du marketing.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

L'autocensure est un mal nécessaire. Au-delà, c'est affaire d'écoute et de respect mutuels avec l'éditeur.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Si je m'interdis de dire certaines choses, c'est parce que je pense qu'elles peuvent blesser des jeunes. Cela dit, c'est très, très rare. Un bon éditeur ne dirige pas, il aiguillonne, encourage, soutient.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

Je ne me sens pas du tout trahi par les éditeurs avec lesquels je travaille actuellement, au contraire. Tous savent m'écouter et m'apportent un regard extérieur respectueux de mon travail et de moi-même qui me permet d'enrichir mes textes et de progresser.

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Je suis un miraculé de la lecture et je pense qu'on ne peut vraiment écrire que si on lit.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

Tisser mes émotions sur celles des auteurs... qui ne me déçoivent pas.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Ayant commencé à vraiment lire très tard, je tente de combler mon retard comme je peux et lis un maximum de choses dans des genres très, très divers. Ces derniers temps, Marcus Malte m'a beaucoup plu et Christophe Honoré très, très profondément déçu (avec deux de ses livres pour adultes). 

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

"L'ordinatueur" de Christian Grenier plus tout ceux qui figurent dans la bibliothèque de mon site.

 

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Difficile à définir car il y a de tout.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

A peu près... avec une place particulière pour ceux écrits par des copains et pour ceux de René Fallet et de Maurice Leblanc.

 

·         Comment les achètes-tu ?

Sur un conseil ou au hasard. Il n'y a pas de règle.

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

En ce moment : les lettres de tranchée de Louis Pergaud.

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Maurice Leblanc, René Fallet, René Goscinny, Roald Dahl, Pierre Gripari (ses deux recueils de contes) et tous les copains que j'ai le bonheur de côtoyer aujourd'hui, à commencer par Christian Grenier.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

René Fallet, pour lui demander comment il faisait pour mêler humour et tendresse avec tant de talent.

 

 

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:13

L’auteur aujourd’hui

·         Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

Non, je pense être restée égale à moi-même.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

Un auteur pour la jeunesse est un auteur tout court. Et j’en suis un.

 

 

L’écriture :

 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 Parce que, comme dit Semprun, l’écriture c’est la vie. Non, ça ne s’explique pas

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

C’est quelqu’un qui vit de son écriture.  

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 L’écriture ne s’apprend pas. Elle est innée. C’est une forme d’art. On peut apprendre à écrire sans fautes mais pour  écrire un livre il faut un truc en plus.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

Moi, je suis une passeuse d’Histoire.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

Le déclic s’est fait à l’âge de douze ans quand j’ai lu le Journal d’Anne Frank. Depuis, je n’ai jamais cessé d’écrire.

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Oui, bien sûr, pour être lue, sinon je ne gagnerais pas ma vie. Mais je ne pense pas à mon public, à mes lecteurs quand j’écris, je pense à moi.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Non, je ne pense pas

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

Je fais feu de tout bois. Tout me sert. Je regarde, j’écoute, je lis…

 

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Des carnets oui, mais je prends peu de notes au préalable. Je fonce directement.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-t besoin d’isolement ?

J’écris quand je peux, où je peux. Plus l’été que le restant de l’année car j’ai terminé mes déplacements. Non, je n’ai pas besoin d’être seule, ni dans un lieu précis.

 ·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mon éditrice/éditeur. C’est le meilleur juge. Mon entourage lit après.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 J’aimerais arriver à écrire une grande saga d’une famille du 20ème siècle.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Oui à tel point que je ne m’en prive pas. J’ai publié 3 romans avec Rachel Hausfater : De Sacha à Macha chez Flammarion, Le petit roman portable chez Hachette, et L’ombre publié chez Bayard et maintenant chez Nathan

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Tout est relatif. Moi, je ne vis que de ma plume et j’y arrive quand même.

 

·         Qualités et défauts de la Femme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Tout ce que je suis rejaillit dans mon écriture

 

 

Tes personnages :

 

·         Comment crées-tu tes personnages ?

Je ne le crée pas, ils se créent tout seul.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Oui, complètement. Ce sont eux qui mènent la danse.

 

·        Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

Oui, surtout l’aspect psychologique.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Intissar, la jeune kamikaze palestinienne de mon livre « Tant que la terre pleurera » Casterman. J’ai eu beaucoup de mal à me glisser dans la violence de son personnage.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Momo, petit prince des Bleuets

 

Les lieux :

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

La plupart de mes livres ont pour cadre mon propre cadre. Ils se déroulent tous soit à Paris, soit dans d’autres endroits où j’ai vécu.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Cela m’arrive. Pour mon prochain roman, j’ai passé beaucoup de temps dans le cimetière du Père Lachaise.

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

Oui, cela ne me pose aucun problème.

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

La dernière.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Tous les styles. J’aime varier.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

Très facile mais cela ne m’empêche pas de retravailler beaucoup mes textes

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

Euh… Je ne sais pas.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 La réflexion peut durer très longtemps mais cela dépend des livres. J’en publie trois ou quatre par an.

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

J’aime tout.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

Je n’ai pas l’impression de tra           vailler beaucoup la construction et le choix des mots. Cela vient tout seul.

 

*         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 Je fais attention à ce qu’elles ne soient pas trop longues pour faciliter la lecture des plus jeunes. Mais j’adore les points de suspension.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

Qu’elle chante.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Ça dépend du livre, du thème. Mais ça m’arrive.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:12

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Effectivement, tout ce qui est écrit n’est pas forcément littérature. Le terme me semble souvent usurpé.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

C’est une forme d’écriture comme une autre, oui, une écriture à part entière. Mais encore une fois, le terme est ici trop pompeux. Dommage qu’il n’en existe pas d’autre.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Oui, surtout à l’école, pour en donner le goût. C’est une question de culture. Il faut avoir lu certains textes.

 

 

L’avenir du livre ?

 

·         As-tu un avis dessus ?

Pas particulièrement, mais je n’ai pas non plus d’inquiétude.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Non, au contraire. Je pense qu’elles cohabiteront pendant pas mal de temps encore et que les nouvelles technologies feront de nouveaux lecteurs.

 

 

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

J’écris ce que je suis et je suis ce que j’écris.

Ce qui me guide, me pousse, me fait avancer : le plaisir d’écrire.

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Dans la maison de Saralé, un album publié chez Casterman et illustré par Nathalie Novi

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

Parce que ça fait partie du métier et c’est un réel plaisir qui me permet de sortir de temps en temps de ma tanière et de rencontrer les lecteurs et les autres auteurs.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Non, parce que lorsque j’écris, je ne pense pas à l’autre, au lecteur. J’ai toujours l’impression de n’écrire que pour moi.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

Euh…. Je ne sais pas. On m’en fait beaucoup (lol)

 

 ·         La réflexion la plus dure ?

Aucune.

 

L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 Oui, on peut tout écrire tout dépend comment on le fait. Mais au vu de ce qu’ils voient et entendent chaque jours par le biais des médias, on peut se dire que la littérature jeunesse donnerait plutôt le moral que le contraire.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Je n’ai jamais eu de problème et mes livres marchent plutôt bien.

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Je ne me pose pas ce genre de question quand j’écris. J’écris ce qui me plaît à moi et non aux lois du marché.

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 09:10

 

 

Les éditeurs, l’édition :

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié ?

Je ne sais pas trop ce qu’est la « mode » en écriture. Je pense qu’en littérature jeunesse il y a de la place pour tous les genres et que nous résistons bien plus aux phénomènes de mode que d’autres secteurs.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Libre comme l’air, mais je n’envoie pas mes textes à ceux qui n’aiment pas ce que j’écris, ce que je suis.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Pas d’interdiction mais je retravaille énormément mes textes avec mes éditeurs. Je fais confiance en leur jugement et dans l’intérêt qu’ils ont à perfectionner le texte.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

J’écoute attentivement les conseils mais j’en prends et j’en laisse. Je garde ce que à quoi je tiens. Oui, je suis un auteur libre.

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Oui, c’est indissociable.

 ·         Pour toi, lire c’est quoi ?

C’est vivre.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Joker, il y en a trop.

Si je ne devais en retenir qu’un seul, c’est un doublé: Romain Gary/Emile Ajar…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

La liste est longue également : Les Susie Morgenstern, Rachel Hausfater, Marie-Aude Murail…

Mon dernier coup de cœur gigantesque : le garçon en pyjama rayé de John Boyne, Folio junior. 

 

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Beaucoup de romans, documents, récits, témoignages sur la Shoah.

Beaucoup de romans contemporains.

Beaucoup de littérature jeunesse : albums et romans.

Beaucoup de dictionnaires, encyclopédies.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 Ils sont rangés partout dans la maison. Classés par genre.

 

·         Comment les achètes-tu ?

De manière compulsive, par 5/10 à la fois.

 

 ·         Quel est le livre sur table de chevet ?

Les eaux mêlées de Roger Ikor

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Je ne pense pas âtre influencée par qui que ce soit quand j’écris. Mais tout auteur se nourrit de la littérature des autres. C’est une accumulation d’ingestion d’auteurs et de livres qui m’ont fait tomber dans l’écriture.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

J’écrirais à Anne Frank pour lui dire ô combien je regrette qu’on ne l’ait pas laissée devenir le grand auteur qu’elle aurait mérité de devenir.

 

 

 

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 10:04

L’auteur aujourd’hui

 

·         Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Moins de pression, moins de stress : j'ai déjà eu quelques publications, quelques prix, j'ai l'impression d'avoir atteint la limite de ce que mon petit talent me permet de faire, alors maintenant, si ça ne marche plus, c'est pas grave.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Un auteur qui se prend sans cesse la tête afin de savoir si ce qu'il écrit sera bien adapté à la jeunesse, ne sera pas trop ci ou pas assez ça...

J'en suis un.

 

L’écriture :

 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

 

Je me suis mis à écrire lorsque j'étais enfant, parce que je m'ennuyais en classe, et parce que je n'étais pas content de la vie que je menais. J'ai donc eu un gros besoin de me réfugier dans l'imaginaire.

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

 

Être écrivain, c'est écrire. Écrire, c'est aligner des mots.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

 

Je ne pense pas que l'on puisse apprendre à devenir écrivain. C'est quelque chose que l'on a en soit, ou que l'on n'a pas.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 

Je n'en ai pas.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

 

C'est arrivé très tôt (voir réponse plus haut).

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

 

J'écris pour mes lecteurs, pour être lu, pour faire mon intéressant et satisfaire mon égo. L'écriture est quelque chose de très narcissique.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

 

L'éditeur m'a donné quelques conseils, au moment de retravailler le texte avant envoi chez l'imprimeur. Quant au public, il m'a influencé une fois : lors de rencontres avec des jeunes lecteurs, on me reprochait de ne mettre en scène que des héros masculins. A force d'entendre ça, je me suis décidé à écrire un roman avec une héroïne.

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 

Je m'inspire de souvenirs personnels, de faits d'actualités, et de choses que je n'ai pas vécues mais que j'aurais bien aimé vivre.

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 

Un plan et des carnets, c'est exactement ça : je fais toujours un plan avant de commencer à rédiger, et j'ai des carnets dans lesquels je note des idées.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? As-t besoin d’isolement ?

 

Le matin, avec un stylo et un papier ou un ordinateur, et si possible isolé.

 

·         Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

 

Ce sont effectivement des proches qui me lisent en premier. Pourquoi ? Comme ce sont des proches, ils ne sont pas loin, et c'est pratique.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 

J'aimerais écrire des choses drôles, mais c'est dur d'être drôle.

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

 

Non seulement cela me tente, mais je l'ai fait. Il y a trois ans, j'ai revu un ami qui avait une grosse envie d'écrire. Je lui ai proposé de faire un cadavre exquis. On s'est lancés, la mayonnaise a pris, et nous voilà avec un roman qu'on vient de terminer, et qu'on va essayer de publier.

 

 

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

 

C'est très difficile, j'y ai renoncé, et c'est l'Éducation Nationale qui me fait vivre (je suis instit).

 

·         Qualités et défauts de l‘Homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 

Qualités : tenace, opiniâtre, volontaire. Des qualités qui servent quand on est écrivain.

Défauts : maniaque, obsessionnel, solitaire. Des défauts qui servent quand on est écrivain.

 

 

Tes personnages :

 

·         Comment crées-tu tes personnages ?

 

Pour le personnage principal, c'est simple : je me mets devant un miroir et m'inspire de ce que j'y vois. Pour les autres personnages, c'est l'histoire qui les façonne.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

Il m'est arrivé d'être un peu dépassé par mes personnages, que leurs personnalités prennent des voies que je n'avais pas prévues.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

C'est l'aspect psychologique, effectivement.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

 

Ils m'en ont tous autant fait baver.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

 

Bien qu'ils m'en aient tous fait baver, je ne leur en veux pas, et je les aime tous autant.

 

 

Les lieux :

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

 

Je m'inspire généralement de lieux que je connais déjà, et dans lesquels ça me plait de placer des actions.

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

 

Généralement, je parle de lieux que je connais déjà. Mais ça m'est arrivé une fois d'aller visiter une région que je ne connaissais pas, et dans laquelle j'avais envie de situer l'action d'un roman.

 

·         Est-il facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

 

C'est plus facile de partir de ce qu'on connaît.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:58

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Ce sont les phrases de description. J'ai toujours eu horreur de lire des passages descriptifs, et j'ai donc naturellement horreur de les écrire.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

J'aime beaucoup le "je", histoire de bien me mettre dans la peau du personnage.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

C'est laborieux, lent, et je rature beaucoup.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Dépouillé, sans fioritures.

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Il me faut environ 8 à 10 mois pour écrire un livre, tout compris.

J'écris un livre par an maxi. Depuis la naissance de mon deuxième enfant, c'est tombé à zéro.

 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

J'aime bien le tout début, quand je n'ai presqu'aucune idée de ce que sera fait le roman, et que je sens que tout est possible, tout est ouvert. Après, plus on avance dans l'écriture et plus ce champ des possibles se resserre.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Il est d'autant plus important que lorsqu'on s'adresse à des jeunes, il faut faire attention aux mots qu'on utilise.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Au départ, ma tendance naturelle était de faire des phrases à rallonge. On m'a vite fait remarquer que c'était souvent lourdingue, et surtout pas adapté à un lectorat jeune. Donc, je fais toujours des efforts pour raccourcir au maximum mes phrases.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Quand, à la lecture, on a l'impression qu'elle est venue facilement.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

 

Beaucoup, non. Un peu, oui.

 

 

La littérature :

 

 

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

 

Le Petit Robert en donne, entre autres, la définition suivante : "les oeuvres écrites, dans la mesure où elles portent la marque d'une préoccupation esthétique". Il suffit d'écouter une chanson de Gérald de Palmas pour se rendre compte que tout n'est pas littérature.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière 

 

C'est une littérature adaptée à de jeunes lecteurs.

 

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 

Oui, parce que si on ne les connaît pas, on passe pour un inculte.

Non, parce que c'est chiant.

 

 

L’avenir du livre ?

 

·         As-tu un avis dessus ?

 

Non.

 

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 

Peut-être.

 

 

 

Le fruit de ton imagination :

 

  

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

 

Tous.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 

Parce qu'on m'invite, pour rencontrer d'autres auteurs, pour le vin d'honneur inaugural.

Ennuyeux ? Ça dépend de beaucoup de choses : de la fréquentation, de son voisin de table, et des quantités ingurgitées lors du vin d'honneur.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

 

Ce n'est pas compliqué, dans la mesure où on ne s'y expose pas directement (contrairement à un musicien sur scène, par exemple).

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

 

"Mon fils n'aimait pas lire jusqu'à ce qu'il découvre vos livres"

 

·         La réflexion la plus dure ?

 

"Si tu me dis que demain, tu arrêtes d'écrire, ce sera parfait"

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:56

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L’écriture engagée :

 

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

 

On ne peut pas tout écrire. Évoquer les affres de notre société ? Je serais plutôt pour essayer de faire rêver les ados plutôt que de leur faire retrouver leurs ennuis quotidiens à travers les livres.

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

 

Je ne sais pas, vu qu'il n'y a aucune forme d'engagement dans ce que j'écris (je suis un artiste dégagé, comme aurait dit le grand Pierre Desproges).

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

 

En n'ayant pas besoin de l'écriture pour vivre, donc en se fichant pas mal du marché.

 

 

Les éditeurs, l’édition :

 

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 

J'ai une production très limitée. J'écris les textes que j'ai envie d'écrire, les envoie à des éditeurs en espérant que ça passera, mais à aucun moment je ne me pose la question de savoir si je suis en adéquation avec les goûts du moment.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 

Complètement libre. La censure : jamais.

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

 

L'éditeur ne me dirige jamais. En tant qu'auteur jeunesse, je m'interdis tout ce qui ne serait pas adapté à l'âge de mes lecteurs.

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 

L'éditeur intervient avant la mise en page définitive du livre, pour corriger quelques petites choses qui, à son goût pourraient être améliorées, supprimer ou modifier certains passages. Mais on ne m'a jamais rien imposé, on n'a jamais rien corrigé derrière mon dos, et il y a toujours eu dialogue. Je n'ai jamais pris cela comme une tentative de main-mise de l'éditeur sur mes écrits, mais plutôt comme un regard extérieur et expert porté sur mon travail.

Un auteur libre, ça existe : c'est un auteur qui n'a pas besoin de l'écriture pour subsister.

 

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 

Pour moi, ça ne va pas de pair, et il n'est pas nécessaire d'aimer lire pour écrire.

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 

Trop souvent ennuyeux : je suis un très mauvais lecteur, dans le sens où je suis mauvais public. Neuf livres sur dix me tombent des mains.

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 

Michel Houellebecq, Pierre Desproges, Jean Van Hamme, Douglas Kennedy, Amélie Nothomb.

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

 

 "La guerre des boutons" de Louis Pergaud, "Sobibor" de Jean Molla, "La ballade de Cornebique" de Jean-Claude Mourlevat, "l'absente" de Claire Mazard.

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

 

Un beau bazar : il y a de tout.

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

 

Rangés un peu partout, classés n'importe comment.

 

·         Comment les achètes-tu ?

 

On me les offre.

 

·         Quel est le livre sur table de chevet ?

 

"Petit Ours Brun range son coffre à jouets" (j'ai deux enfants en bas âge).

 

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

 

Jean Van Hamme. Je lui ai emprunté un début d'histoire, et une ébauche de début d'idée de roman.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

 

Philippe Delerm. Pourriez-vous demander à votre fils d'arrêter de chanter ?

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 09:26

 

L’auteur aujourd’hui

·        Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 Eh bien, tout a changé à tous les niveaux. Une sérénité par rapport à l’écriture puisqu’il n’y a plus vraiment le souci d’être ou non édité. Une pression plus grande par contre vis-à-vis des délais à respecter. L’écriture devient un travail également donc implique de s’y tenir avec régularité.

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 Je suis un auteur avant tout, pas uniquement « jeunesse ». L’idée est pour moi d’éviter les scènes inutiles comme le sont souvent celles qui interdisent le roman aux jeunes lecteurs. Avoir un style souple et mon ambition.

A partir de là, beaucoup de textes peuvent être accessibles aux jeunes.

Même dans mes albums j’essaie d’introduire plusieurs niveaux de lecture pour que ce soit « jeunesse » mais aussi et avant tout « tout public ».

 

* Pourquoi écris-tu de la fantasy  Qu'est-ce qui t'a amené à ce genre ?

 Ma prof de Français du Collège était très axée sur le Fantasy, le Fantastique et la SF.C’est là que j’y ai pris goût.

Il y a une universalité et une philosophie humaniste. L’Etre Humain est considéré comme une espèce à part entière vis-à-vis des autres créatures ; les races n’existent pas…

 

* Le merveilleux existe-t-il parmi nous ? Fées, lutins...

 Le Merveilleux existe en nous. Je pense que l’Energie des êtres vivants qui disparaissent n’est pas étrangère aux fées, comme je le souligne dans le Cycle de l’Arbre Monde. Sinon, j’aurais envie de dire que je suis assez fou pour croire au Petit Peuple, et assez pragmatique pour savoir qu’il n’existe pas.

Sinon, j’ai quand même découvert une aile de fée au cœur de Brocéliande… Elle s’est évanouie en quittant le Val sans Retour….

 

* Comment expliques-tu le retour en force de ce genre  ? Le succès actuel ?

C’était une évidence: Après un long dénigrement, les éditeurs ont enfin compris que les lecteurs avaient besoin de revenir aux contes de fées, ce que sont finalement les romans de Fantasy.

 

 

 

L’écriture :

 

·         Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Je pense qu’il n’y a rien à expliquer, en fait. C’est un état plus qu’une démarche. Je suis « écrivant » avant tout.

 

·         C’est quoi être écrivain ? Ecrire c’est quoi ?

Etre écrivain, c’est quand même avant tout avoir des lecteurs. Celui qui est lu par des gens qui ne sont pas forcés de le faire peut se qualifier comme tel, à mon avis.

 

·         Que penses-tu des écoles américaines dans lesquelles on peut apprendre à écrire ? En France, elles n’existent pas. Quel écrivain es-tu ?

Je pense qu’au même titre que la musique et le dessin, on a le don ou pas ; mais après, il faut beaucoup de travail pour s’améliorer et un retour critique sur ce qu’on fait. Une école n’est pas nécessaire selon moi, mais un savoir faire empirique par essai erreur est intéressant. Il ne faut pas se satisfaire trop vite.

 

·         Arthur Ténor parle de lui comme étant un « explorateur de l’imaginaire. » As-tu une formule pour te caractériser ?

 La formule est bien trouvée. disons Au–delà de l’exploration, j’essaie d’être un guide pour ceux qui veulent me suivre vers d’autres univers.

 

·         L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Il y a t-il eu un élément déclencheur ?

J’ai toujours eu cette ambition. Au CE, j’avais inventé une série sur un petite renard bleu… L’élément déclencheur ? Avoir appris à lire !

 

·         Pour qui écris-tu ? A moins que ce ne soit pour un public ? Pour être lu ?

Comme je le disais tout à l’heure, je n’écris pas pour me faire plaisir même si j’ai plaisir à le faire. C’est pour être lu avant tout.

 

·         Le public/l’éditeur t’ont-ils influencé à un moment donné ?

Les lecteurs m’influencent par leurs retours mais je n’ai pas eu de gros compromis à faire.

 

·         Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? De quoi t’inspires-tu ?

 Essentiellement des légendes nordiques et celtiques.

 

·         Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

 Un bruit, un parfum, un regard. Une musique. Et me voilà parti dans uen scène. Je la garde dans mon esprit et la laisse germer. Ensuite jje l’écris sur mon ordinateur. Après je bâtis un synopsis que je détaille ensuite en scénario de plus en plus fin.

 

·         A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ?

As-tu besoin d’isolement ?

J’écris le soir par commodité mais si j’ai la disponibilité, je peux écrire n’importe où et n’importe quand, même dans le brouhaha le plus total.

 

·         Qui te lit en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

J’ai un lecteur attitré que j’ai rencontré au travers de mes livres. Il ne me fait pas de cadeau ; c’est un avis objectif.

 

·         Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 Je vais me lancer dans le manga. C’est un univers proche de la Fantasy avec un graphisme particulier qui mérité de s’y pencher

 

·         Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

 Pourquoi pas. Il faudrait trouver les deux autres mains. Je n’y ai jamais pensé. L’appel est lancé !

·         Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

 Pour le moment je sus enseignant mais je m’approche du moment du choix.

Il faut beaucoup de persévérance et donner de sa personne pour espérer en vivre… si on n’a pas les relations au départ. Donc, dans mon csa, je persévère !

·         Qualités et défauts de l‘Homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

 Je suis un homme d’action et de projets. J’aimerais écrire dix livres en même temps mais je ne trouve pas le temps… je veux souvent en faire trop !

 

Tes personnages :

 

·         Comment crées-tu tes personnages ?

Je les dessine d’abord. Ensuite je leur donne une personnalité. Je passe par l’étape graphique, toujours.

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Disons qu’ils évoluent en fonction des situations auxquelles ils sont confrontés.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 Oui, c’est sûr ! Mes personnages sont toujours partagés entre le bien et le mal. Il n’est pas simple de savoir ce qui va les faire basculer. Le côté « profileur » est intéressant. Je n’intéresse beaucoup à ça dans les gens que je rencontre d’ailleurs.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

Hum, pas simple… Peut-être Naël dans « Animal ! ». Sa destinée n’est pas enviable.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

Je les aime tous. Peut-être la petite Pixie du Pays du temps qui dort, mon prochain album.

 

 

Les lieux :

 

·         Comment t’inspires-tu pour créer un lieu ? Une atmosphère ?

Je choisis une musique d’atmosphère qui m’évoque un paysage.

 

 

·         Te rends-tu sur place ? Visites-tu beaucoup ?

Pas assez. J’aimerais le faire, en effet.

 

·         Est-il plus facile de partir de rien ou de ce que l’on connaît ?

 Je pars souvent de rien ; il y a moins de contraintes.

 

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 09:17

 

 

Le style, la phrase, le mot…

 

·         Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 Pas vraiment. Les premières pages dans leur globalité car ce sont celles qui doivent accrocher le lecteur.

 

·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

Ça dépend de la situation. Le choix doit avoir une raison profonde dans le roman.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 J’écris vite et beaucoup. Une dizaine de pages finalisées par jour.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 Souple, rapide…. Et j’espère « intense ».

 

·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 J’ai à présent un planning de 5 livres par an au minimum. Les recherches prennent un tiers du temps environ.

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

Les deux apportent leur lot de satisfaction. J’adore poser le point final.

 

·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 Enormément. Eviter des phrases trop longues et ampoulées par l’usage du mot juste, tel est mon challenge.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 Je travaille dans ce sens ; mais je finis généralement mes phrases quand même.

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 Quand on peut la lire sans accroc, avec une musique et un rythme qui colle avec les autres.

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Oui

 

La littérature :

·         La littérature c’est quoi ? Cela sous entend que tout ne serait pas littérature…

Et bien, je classerais personnellement tout ce qui comporte une certaine « fiction » dans la littérature. Les multiples autobiographies, souvent écrites par des nègres », ne peuvent pas rejoindre cette classification.

 

·         Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse ? Une littérature à part entière ?

 Une littérature qui se lit sans avoir à regarder tous les mots dans le dico, ni à relire dix fois les phrases pour trouver d’en avoir le sens. Ça devrait être le cas de toute la littérature.

·         Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

En matière de livres, le « Il FAUT «  ne devrait pas exister. Mais on peut y y trouver des choses intéressantes.

 

L’avenir du livre ?

 

·         As-tu un avis dessus ?

 Bon à mon sens. Je rencontre de plus en plus de lecteurs. L’objet a ses adeptes.

·         Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 Pas en France.

 

Le fruit de ton imagination :

 

·         Comment définis-tu tes écrits ? Qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

J’ai tellement d’histoires dans la tête qu’il me faut mettre tout ça sur papier. L’augmentation de mon lectorat me stimule.

 

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Dana, reine des Dragons

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

Rencontrer les lecteurs, se faire de nouveaux amis, notamment parmi les autres auteurs. Uen ambiance particulière. J’adore ! 

 

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

Pas pour moi. Je suis un timide repenti.

 

 

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

Une enfant m’a dit « avant toi, je ne savais pas que j’aimais lire »

 

·         La réflexion la plus dure ?

Je n’en ai pas eu encore… les critiques sont venues de gens qui ne m’avaient pas lu…

 

 

 

L’écriture engagée :

 

·         Peut-on tout écrire quand on sait qu’on est lu par des ados ? Evoquer le affres de notre société n’est-il pas périlleux pour le moral de notre jeunesse ?

Pour moi, tout problème a une raison car le meilleur est toujours à venir. Je suis maladivement optimiste. Mes livres doivent s’en ressentir.

 

 

·         Est-il facile d’être engagé et publié ? L’écriture engagée intéresse-t-elle  aujourd’hui ?

Je pense au contraire qu’il est plus simple de se faire publier si on rejoint un pseudo engagement dans une cause démago. Ce n’est pas mon cas.

 

 

 

·         Comment l’auteur que tu es peut-il garder son indépendance, ses idéaux tout  en continuant d’exister sur le marché ?

Fais ce que tu dois et ce en quoi tu crois, advienne ce qu’il devra.

 

Les éditeurs, l’édition :

 

·         Les éditeurs mènent des études pour connaître les goûts des lecteurs (en matière d’histoires, de personnages,…)… Comment fais-tu pour résister aux modes et toujours être un auteur apprécié  ?

 Il se trouve que ce que j’aime est indémodable. Je ne me force pas.

 

·         Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

 Je suis libre à 100%

 

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ? Je ne suis pas dirigé, même pour les travaux de commandes. Je parviens à défendre mon point de vue et à convaincre que c’est le bon…

 

·         Comment s’opère la collaboration avec ton éditeur au niveau de la correction des textes ? Un auteur libre, cela existe-t-il ?

 Les corrections ne sont qu’au niveau grammatical et syntaxique, éventuellement.

 

La lecture et ta bibliothèque :

 

·         Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

 Pas nécessairement mais il faut avoir beaucoup lu pour être capable d’écrire correctement, je pense

 

·         Pour toi, lire c’est quoi ?

 Voyager

 

·         Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

 Abraham Merrit, Robin Hobb, Chateaubriand,  marion Zimmer Bradley, Shakespeare…

 

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

«  Les Alastars » d’Evélina Simon, dont j’ai eu le plaisir d’avoir la primeur avant sa sortie cet automne

 

·         Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres, Beaux livres, poches… genres ?

Que de belles éditions grand format. J’aime l’objet livre. J’aimerais trouver des éditions originales

 

 

·         Où sont-ils rangés ? Comment sont-ils classés ?

En bibliothèque, sans ordre car je les bouge tout le temps

 

·         Comment les achètes-tu ?

 En librairie car j’aime toucher avant d’acheter.

 

·         Quel est le livre sur ta table de chevet ?

 En ce moment, aucun, je dois finaliser mon prochain album…

·         Quels sont les auteurs qui t’ont influencé? Pourquoi ? Que leur as-tu empruntés ?

Abraham Merritt pour sa vision de la Fantasy, Robin Hobb pour son style d’écriture.

 

·         Si tu avais un auteur à qui écrire, lequel serait-ce ? Et que lui écrirais-tu ?

JK Rowling. A quand l’écriture à quatre mains ?

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

  -----------------

Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com