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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:00

Pas de panique. Si le Salon du livre et de la presse jeunesse se sépare de la société Reed Expo pour son édition 2011, cette décision n'impliquera aucun changement pour l'événement qui se déroulera en décembre prochain.

 

    Dans un communiqué, le SLPJ avait fait valoir que suite à l'appel d'offres du  2 février, quatre réponses avaient été reçues. "Après avoir poursuivi pendant de nombreuses années une relation professionnelle de grande qualité avec Reed-Expositions, l’association a statué sur les propositions et retenu celle qui consiste à engager un salarié pour mener à bien la mission de commercialisation du Salon."

 

    Une économie de moyens, donc, appréciable pour l'organisation, mais qui est  avant tout transitoire, nous explique le SLPJ.

 

    "La difficulté est actuellement partout, et c'est probablement l'année où la crise est  la plus ressentie. Cette décision n'implique cependant pas que l'on ne retravaillera pas avec Reed Expo, mais plutôt que nous internalisons cette mission de commercialisation que le groupe assurait."

 

    Pour la 27e édition, aucune modification ni de surcoût pour les exposants, pas  plus que de changement dans les coûts des espaces. "Cette décision nous permettra également de renforcer la collaboration avec les éditeurs et le suivi technique pour l'édition à venir."

 

    Une programmation déjà sur les rails

 

    Une édition 2011 qui se placera sous le thème du cirque, avec des événements idoines, mais également de la littérature d'outre-mer, conformément à l'année qui en France lui est consacrée. Enfin, mi-avril devrait être connu l'issue du projet impliquant le Mexique, alors que l'année du Mexique était malmenée par l'affaire.

 

    Contactée par ActuaLitté, la société Reed Expo "ne souhaite pas faire de commen-taires concernant la fin de cet accord avec le Salon du Livre Jeunesse de Montreuil".

 

par Nicolas Gary

( ActuaLitte.com - lundi 11 avril 2011 )

 

 

 

http://www.actualitte.com  

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 10:44

LE MARIAGE DU SIECLE ?

 

     Non, ce n’est pas celui de William et Kate, ni celui du Prince Albert de Monaco et de Charlene... mais bien entendu celui de Logicielle et Max !
     Il aura lieu le 11 août prochain mais vous ne le découvrirez que fin septembre, à la sortie de...

 

     HACKER A BORD !
     La nouvelle enquête de Logicielle !
 
     Quelques indices : ce mariage aura lieu... en pleine Méditerranée, sur un navire de croisière de luxe, pendant une enquête de mes héros. Eh oui, ils ont été réquisitionnés pour veiller à la sécurité d’un grand patron de l’informatique mondiale !
     Leur voyage sera semé de coups de théâtre : assassinat imprévu, retrouvailles de Logicielle avec... non ! Mon éditeur, Caroline Westberg, m’a interdit d’en dire plus.
     En ce moment, l’illustrateur Marc Mosnier — que j’ai été voir il y a quelques jours — peaufine la couverture. Je suis ravi qu’il puisse la réaliser ! Marc est déjà l’auteur des couvertures d’@ssasins.net, Simulator et Mort sur le Net !


Christian Grenier

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 20:07

Avec les années, Winnie l'Ourson avait fini par n'être plus, pour Disney, qu'une franchise de produits dérivés. La platitude et la mièvrerie des dessins animés portéspar ce gentil nounours avaient fini par les disqualifier, et les condamner à n'être plus envisagés qu'en tant que traces du folklore enfantin du siècle dernier. Mais John Lasseter aime les défis. Le transfuge de Pixar qui dirige aujourd'hui le département d'animation de Disney s'est senti capable de redonner un coup de jeune à cet univers.

 

    Le vrai miracle, qui n'en est pas un quand on connaît la filmographie du bonhomme, est qu'il y arrive. Les personnages sont les mêmes, leur apparence n'a pas changé. Mais on est tout de suite frappé par la qualité de l'animation. Soucieux de se démarquer du schématisme froid des dessins animés réalisés pour la télévision, les animateurs ont cherché, au contraire, à retrouver l'esthétique des premiers livres, et la réussite du projet tient beaucoup à cela. D'abord parce que les dessins, faits à l'aquarelle, sont vraiment jolis, et surtout parce que la manière dont le film avance à coup d'allers et retours entre le livre, et l'histoire qui s'anime à l'intérieur, lui donne un relief nouveau.

 

    Les lettres du texte même, qui prennent leur autonomie au début de chaque chapitre, apporteraient même une touche de poésie inattendue. Deuxième élément d'importance : le ton. Naïf comme l'original, il gagne en mordant, en malice, à la faveur, notamment,  de quelques éléments absurdes, parfois presque surréalistes.

 

par Isabelle Regnier

( Le Monde.fr – mardi 12 avril 2012 )

   

http://www.lemonde.fr

Iluustration : http://www.imageduweb.com/dessins-animes-disney/image-winnie-l-ourson-page6.html

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 21:15

 

 

 

Les prochaines aventures de  Logicielle, le lieutenantde police cher à Christian Grenier ?

 

En septembre 2011. Si tout va bien !

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 10:54
En direct de Bruxelles, pour une journée de conférences organisée par le Centre de Littérature Jeunesse locale, et je dois dire que je suis ravi, même si le constat général se révèle, à première vue, plutôt sombre.
 
L'intervention assez magistrale du sociologue Christophe Evans - soit un intervenant muni, pour une fois, de chiffres et de données, et non d'a-priori et d'affects comme tout un chacun - valait à elle seule le déplacement, rejoignant, ainsi que je l'ai précisé ensuite, certaines de mes convictions : non, le e-book et ses dérivés ne constituent pas, en France du moins, la plus grande menace pour l'avenir du livre jeunesse (et du livre en général) - il peut même se révéler une chance, en dépit du fait que les propositions actuelles manquent singulièrement de peps et d'envergure (voir mon post oula-oup de la semaine dernière).
 
Le principal problème est celui-ci : la proportion de jeunes lecteurs est en baisse parce que rien, au niveau des pouvoirs publics, n'est fait pour encourager les jeunes à lire. Les récentes attaques portées contre le salon de Montreuil, la disparition, faute de subventions, de plusieurs structures associatives, les menaces pesant sur d'autres et, surtout, la volonté délibérée d'écarter la littérature jeunesse "vivante" du champ des institutions scolaires, malgré la résistance et l'énergie d'innombrables professeurs et documentalistes, aboutit à un clivage de plus en plus important entre, d'une part, une poignée de très gros lecteurs issus des classes socio-culturelles les plus favorisées et, de l'autre, une majorité de non-lecteurs absolus, qu'un contact forcé et prolongé avec Madame de Sévigné ou Emile Zola, nonobstant les qualités et les mérites évidents des sus-dits, achève, si besoin était, de détourner à jamais de la lecture. La bonne santé apparente du secteur est un leurre. Ecarter Harry Potter et consorts des écoles, aujourd'hui, c'est faire la démonstration par l'absurde que les jeunes ne lisent pas. Les collégiens préfèrent Ewilan de Bottero à Zadig de Voltaire, soit, et alors ? Le monde n'est-il pas déjà assez compliqué comme ça ? Et surtout, les lecteurs de fantasy de quatorze ans ne liront-ils jamais de classiques demain ? C'est absurde, j'en suis la preuve vivante. (Dans ce contexte, d'ailleurs, soutenir que l'Ipad 2 va changer les habitudes de lecture des jeunes les plus défavorisés est assez hors-sujet, et me paraît presque plus méprisant que naïf). Il est urgent que les auteurs jeunesse, ceux qui interviennent dans les collèges notamment, comprennent ce qui est en train de jouer ici et maintenant, et en quoi leur action peut également, doit également être politique. Notre rôle ne saurait se limiter à la promotion de nos oeuvrettes personnelles. Notre rôle doit être d'expliquer aux élèves qui ne lisent pas quelles puissances insidieuses oeuvrent dans l'ombre, et pour leur préparer quel genre d'avenir. Les non-lecteurs d'aujourd'hui sont les moutons de demain, comme l'expliquait Sophie Cherer : consommateurs sur-endettés, classes chroniquement dominées, cibles rêvées de la pub, de la politique des partis et des bourrages de crâne en règle. Inutile de se demander pourquoi nos dirigeants, ou ceux qui aspirent à le devenir, se préoccupent si peu de qui se trame aujourd'hui, en termes de liberté personnelle, sur les réseaux sociaux. Continuez d'alimenter vos statuts facebook de considérations météorologiques, culinaires et festives, chers collégiens : quelqu'un s'occupe du reste.
Fabrice Colin

 

Article du lundi 4 avril 2011,

 

  http://fabrice-colin.over-blog.com/

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 09:37

 

 

Logicielle :

 

Le Lieutenant de police cher à Christian  Grenier ne va pas tarder à revenir dans de nouvelles aventures !

Le manuscrit est entre les mains de l'éditrice. A elle de déterminer sa date de parution (réunion pour la sortie du livre le 7 juin à Poitiers), fonction des autres titres à sortir et des délais nombreux et indispensables, qui vont de la réalisation de la couverture ( il faut du temps à l'illustrateur pour lire l'ouvrage, imaginer puis réaliser un dessin ) à l'impression de l'ouvrage.

 

Christian Grenier a publié chez Bayard « un roman historique... dont le procédé relève totalement  de la SF » : Mission pour Pharaon (Christobal, Spécial Reporter).

L'auteur explique que :

« Le héros utilise un "accélérateur de résonance génétique" (ne me demandez pas le mode d'emploi) qui permet à son utilisateur de se retrouver dans la peau d'un de ses ancêtres. Cette (première) aventure va lui permettre de vivre un épisode mouvementé, dans l'Egypte de Ptolémée 3,  en compagnie d'Eratosthène et d'Archimède. »


http://www.fantasy.fr/articles/view/16208

 

L'histoire :

 

 Cristobal se voit proposer un travail fabuleux : chasseur de livres dans l’Égypte antique ! Grâce à l’ARG, un accélérateur de résonance génétique, mis au point par un historien et un biologiste, le jeune homme peut infiltrer l'esprit d’un de ses ancêtres. Projeté dans la peau de Nubek, un aïeul égyptien, le jeune homme est chargé par Ptolémée III de parcourir le monde et rapporter les ouvrages des poètes et savants, destinés à la grande bibliothèque d’Alexandrie. Le Pharaon lui a également confié une autre mission : convaincre le grand savant grec Eratosthène de devenir Bibliothécaire d’Alexandrie.
Au fil du Nil, Cristobal va se retrouver au cœur d’un terrible complot…

 

Photo de Christian Grenier : http://dordognenord.canalblog.com/archives/2011/03/22/20698484.html

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 16:37

C'était l'un des pétards mouillés de la fin 2010 : en manque d'inspiration ou d'argent, qui sait, Danièle Sallenave est revenue à son dada consistant à seriner que les livres pour la jeunesse, c'est tout pourri, alors que les classiques, c'est classe. (Pourquoi on écrit des romans, Gallimard Jeunesse - Giboulées, 2010).

 

    François Busnel y avait fait écho dans L'Express, expliquant qu'il faut donner aux enfants des lectures pas de leur âge, comme Rabelais. Cela prouve, d'une part, qu'il n'a jamais lu Rabelais dans le texte, ce dont personne n'a jamais douté (le préjugé du brushing, sans doute) ; et d'autre part, qu'il n'a jamais pensé qu'un enfant pourrait lui dire à son tour que, au lieu de lire (ou d'écrire) des sottises caractérisées, il devrait lire des classiques, lui aussi, puisqu'il kiffe tant ça. Plutôt Ronsard que L'Express, François : assume ton exigence !

 

    Bref, que les livres pour la jeunesse soient souvent tout pourris, c'est une             évidence, quoi qu'elle puisse s'appliquer, dans sa justesse globalisante et finement argumentée, à nombre de livres pour adultes dont ceux de Danièle S. Mais l'auteuresse va plus loin (dira-t-on qu'elle s'enfonce ?), et l'on aura un aperçu de l'ensemble des poncifs remarkettés pour les prescripteurs en cliquant sur la chronique france-culturelle

de Philippe Petit. Le reste est pour les gourmands qui ont 10,50 € - soit entre deux pâtisseries et demie, voire un peu plus - à perdre pour 80 pages (mazette, du cossu !).

 

par Bertrand Ferrier

( La littérature de jeunesse au quotidien – mercredi 23 mars 2011)

 

 

http://master4.hautetfort.com

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:22

" Je ne suis pas content que Sallenave ait proféré de telles âneries. Elle a du talent, de la sensibilité. Mais il existe un fossé entre ce que nous, enseignant de base, pouvons vivre et les hauteurs de ceux qui ne connaissent la réalité que du sommet de leur tour d’ivoire.
L’ambition n’est pas de faire des littéraires à court terme mais d’implanter une passion que nous avons la chance de partager. Pour cela, il est nécessaire de passer par la case départ, qui est aussi la case arrivée : celle du plaisir de lire.
Eprouver ce plaisir n’est pas du tout contradictoire avec l’analyse littéraire, Balzac ou je ne sais qui.
Sincèrement, je n’arrive pas à comprendre. Il y a sans doute, même involontairement pour certain, une envie d’élitisme dans tout cela. Or, dans mon univers, la lecture est tout sauf élitisme. Et je me bats au quotidien (toi plus encore) pour cette évidence. "

Marc Séassau

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:58

Un texte que m'a envoyé l'auteur Jean-Luc Marcastel

 

Le coup de gueule  De Christian Grenier.

Qu’est-ce que ce texte m’inspire ?

 

 

Alors oui, bien sûr, je suis d’accord avec les sentiments qu’il a exprimés. Je ne peux, évidemment accepter les opinions à l’emporte pièce et le mépris injustifié de certains médias ou hommes politiques sur le « genre littéraire» dans lequel on me range moi aussi.

 

Pour autant, je suis le premier à défendre l’étude et la lecture des « classiques » : Oui j’ai moi-même fort bien grandi avec Robinson Crusoé, Jack London, Stevenson, Maupassant, l’Iliade et l’Odyssée (la colère d’Achille, quel pied !), auxquels je peux ajouter Jules Verne, Hugo, Pagnol, Daudet (ces textes qu’on lit avec l’accent et que j’aime aussi écouter lus par Fernandel) et tant d’autres, avant de tomber, vers 10 ans,  dans Francis Carsac, Stephan Wul, Leigh Bracket, Edmond Hamilton, puis Dumas, Hugo, Lovecraft, Claude Seignolle (je ne me lasse toujours pas de le relire depuis), Edgar Alan Poe, William Hope Hodgson, et tant d’autres (mon goût pour les monstres et les histoires qui font peur) Nathalie Henneberg, Balzac…

 

Pour moi, tout ces gens se trompent, ils sont à côté de la plaque.

 

Qu’ils répondent d’abord à cette simple question : Qu’est-ce que la littérature jeunesse ?

 

Harry Potter, c’est de la jeunesse ? D’accord, mais alors pourquoi des gens de trente quarante ou cinquante ou soixante ans le lisent-ils ? Sont-ils attardés ?

Ma série du Galoup est-elle une série jeunesse ? Pour ma part je ne l’ai pas écrite en pensant à une tranche d’âge précise (pas plus que Pierre Bottero, d’ailleurs, de son propre aveu, n’avait destiné Ellana à une tranche d’âge précise, pour preuve, la scène d’amour qu’il avait écrite pour le tome 2, l’envol, et qui n’a, malheureusement, jamais été réintégrée dans le texte pour lui rendre son intégrité, les éditions j’ai lu l’ont rajoutée à la fin du livre, ce qui est méritoire, mais avec la mention « la scène à laquelle vous avez échappée », ce qui est une formulation un peu étonnante) et force m’est de constater que mes lecteurs s’échelonnent de 9 à 97 ans, certains l’aiment pour l’histoire, d’autres pour la manière dont elle est écrite, pour le style.

Pagnol c’est de la littérature jeunesse ? Et Daudet ? Et Jules Verne ?  Maintenant c’est du « classique », mais il y a cinquante ans c’était réservé aux gens pas sérieux ou aux jeunes lecteurs.

Faut-il donc avoir plus de 50 ans d’âge pour être considéré comme « fréquentable » pour nos énarques actuels ? La littérature c’est comme le vin ou le whisky, ça se bonifie avec temps ?

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:57

Ceci étant, je comprends le pourquoi du comment de ces accusations et il est vrai, (je le sais malheureusement pour m’être fait piéger et avoir égaré mes yeux dans quelques ouvrages douteux dont j’ai regretté l’achat), que certains éditeurs confondent « jeunes » et « attardés mentaux ». Ce n’est pas parce qu’un lecteur est jeune qu’on doit écrire avec des phrase  sujet/verbe/complément et les 300 mots qu’on parle. Une des règles d’or du métier d’écrivain, pour moi, (elle me vient de Pierre Desproges qui, lui, parlait de son public) est celle ci : « Toujours élever son lectorat à soi, ne jamais s’abaisser à lui. » C’est manquer de respect au lecteur que de s’adresser à lui comme s’il était demeuré et incapable de deviner puis d’apprendre la signification de nouveaux mots qui vont enrichir son vocabulaire et, le cas échéant, prendre un dictionnaire pour en rechercher le sens.

 

Je pense que c’est ce calcul mercantile et ce type d’ouvrages qui ont contribué à donner à la littérature « jeunesse » cette image réductrice, mais, comme tu le soulignes, il y a, en littérature « adulte » largement autant, si ce n’est plus, de mauvais ouvrages (ou, disons le carrément, de choses ni écrites ni à écrire) qu’en jeunesse (il suffit, pour s’en convaincre, de lever les yeux sur certains rayons des librairies, supermarchés, hypermarchés, Fnac ou Virgin pour s’en convaincre. On ne me fera pas croire qu’un SAS vaut mieux qu’un Ellana).

 

Pour ma part, je milite pour une littérature « jeunesse » de qualité, où l’auteur, respectueux de ses lecteurs, leur offre non seulement un récit, de la réflexion, mais avant tout, une richesse de langue, qui peut être simple, mais jamais simpliste, et le fruit d’une vraie écriture, pas simplement le fait de pousser des mots les uns derrière les autres sans musique ni rythme. Ça a peut être du sens, mais aucune saveur. Une langue est certes un outil d’information, mais si on veut l’apprécier, il faut qu’elle ait du goût … et ce n’est pas Grand corps Malade qui me contredira.

 

Les idées c’est bien, mais ça ne suffit pas. Comme disait Céline, qu’on célèbre cette année : « Les encyclopédies sont pleines de bonnes idées qui ont fait leur temps. L’important, c’est le style. »

 

Ce qu’il faut donner au lecteur, c’est le goût de lire, de relire, à haute voix, pour le plaisir, de faire rouler les mots sur la langue, de jouer avec, comme le fait Grand Corps malade, justement. J’ai lu beaucoup, beaucoup de livres, dont énormément de traductions d’auteurs étrangers, et certains de ces livres sont vraiment bons, mais au niveau du plaisir de lecture, aucun n’égalera un Seignolle, un Hugo ou un Dumas, car il s’agit de traductions. Les mots y sont, les idées aussi, mais la saveur manque la plupart du temps, hormis quand un traducteur vraiment talentueux s’y est usé la rétine (comme pour Poe, par exemple, Lovecraft, ou, plus récemment Patrick Couton sur le disque monde de Terry Pratchett).

 

Je ne connais pas de mot « difficile ». Quand j’étais enfant, je me régalais à en découvrir de nouveaux, à enrichir mon vocabulaire de mots que les autres ne connaissaient pas. Les enfants sont parfaitement capables, et avec une facilité déconcertante, d’engranger des mots extraordinairement tordus et imprononçables (quel parent n’a pas sué en tentant de prononcer le nom du dinosaure « parasaurolophus », ou « hypsilophodon » à part ceux, qui, comme moi, étaient et restent des fondus de dinosaures)  et pourtant les gosses de cinq ans vous balancent ces mots, et des centaines d’autres, plus bizarres et imprononçables les uns que les autres, à la tête en rigolant car ils savent que les adultes vont trébucher dessus. Les enfants ont un cerveau qui tourne à plein rendement, ont une capacité d’absorption et d’apprentissage dont nous avons oublié jusqu’au souvenir, leurs neurones carburent à plein régime. Ils assimilent les règles de jeux vidéo ou de société extrêmement compliquées en quelques secondes à peine où un adulte sera complètement perdu ou mettra des heures alors pourquoi seraient-ils incapables de lire un livre ? Enfin, ils n’ont pas d’appréhension sur un texte si on ne leur en donne pas. Pour eux, Brisou-Pellen, Odile Weulersse, Pagnol ou Homère c’est du pareil au même. Ils n’auront pas plus de réticences initiales pour les uns que pour les autres si on ne leur en donne pas… Mais pourquoi  faire un choix entres les deux ?

 

Tiens, regarde « Les maléfices d’Halequin », de Marc Cantin, voilà, pour moi, un livre jeunesse formidable, où le lecteur, en s’amusant (voir même en se bidonnant franchement, j’y ai fait, avec mon fils, des crises de rire extraordinaires à en avoir mal au ventre) apprend à jouer et à s’amuser avec les mots et la langue française, en goûte vraiment la saveur et l’esprit. Je conseille cette série à tous ceux que je croise.

 

Je ne vois pas pourquoi on opposerait la lecture des « classiques » à celle de la « littérature jeunesse » contemporaine. Il est parfaitement possible, et même souhaitable, de se construire une culture qui comporte les deux. Comme aurait dit Desproges une fois encore, ce puits de sagesse : « Que les plus fins Mozartiens qui n’ont jamais vibré aux accords de la musique militaire me jettent la première pierre. ». Pour ma part, je peux très bien me régaler avec Céline, Hugo ou Balzac un jour et barboter quelques heures plus tard avec délices dans du Doc Savage, me bidonner avec San Antonio, m’attendrir en lisant Ellana et partager avec mon fils un moment de pur bonheur avec « Les maléfices d’Halequin ».

 

Il faut avoir confiance dans les enfants et ne pas leur demander « Ça sera pas trop dur à lire pour toi ? » comme si le livre allait les mordre, mais les laisser lire. Mon ami illustrateur, Jean-Mathias,  a arrêté ses études  très tôt, et de son propre aveu, lit très peu de romans, mais parmi ces derniers (en dehors du Galoup), un de ses préférés, de ceux qui l’ont marqué, reste « Notre Dame de Paris » (qu’il a lu très jeune) justement pour la beauté de la langue… Quitte à peu lire, autant lire bon et beau.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com