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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 09:32

Pourquoi vous ne me verrez plus en dédicaces 

et pourquoi il faut repenser tout ça

 

 

Les 20/21 novembre je serai en dédicaces à "La Fureur du noir" de Lamballe (car je suis un des auteurs invités dans le recueil du concours de nouvelles et rémunéré  à ce titre) et sans doute en décembre dans une librairie de Nantes car c'est à côté de chez moi et ensuite, vous ne risquerez plus de me voir beaucoup en dédicaces.

 

    Pourquoi ? Car je déclinerai les invitations, ou alors je me serai définitivement grillé avec le texte qui suit. Ca sera dommage de ne plus se voir, mais c'est comme ça.

 

    Il faut en finir avec les foires aux auteurs bestiaux

 

    En effet, je n'irai plus en dédicaces si ce n'est pas lié à un moyen de gagner ma vie (atelier d'écriture, rencontre, etc.). J'ai toujours été dans une démarche d'auteur professionnel. Or donc, je ne passerai plus mon temps de loisirs à travailler bénévolement.

 

    La vente seule de livres ne m'enrichit pas en deux jours ni financièrement - je touche 5% brut en moyenne l'année suivante, calculez si je reste assis 2 jours pour signer deux dizaines de livres à tout péter - ni intellectuellement car les conditions ne sont jamais réunies pour avoir des rapports intéressants avec les lecteurs qui, eux aussi, méritent mieux que de connaître de seuls rapports marchands avec les auteurs.

 

    Les foires décentralisées à dédicaces dans le monde du roman noir sont un principe devenu totalement obsolète, car si on veut acheter des bouquins aujourd'hui, on ne manque pas de maisons pour ça. J'annonce même prophétiquement leur déclin car le livre intéresse de moins en moins de gens. Je reviens d'un petit salon organisé par une équipe de gens adorables à St-Malo et la librairie "Droguerie de Marine". Il y a eu de  gros moyens de mis, des frais engagés, de l'énergie, de la communication, des affiches, des articles abondants dans la presse pour annoncer la venue de 5 auteurs : on a eu quasiment personne. J'ai perdu deux jours, les autres auteurs aussi. Le libraire des jours et des sous. Les bénévoles de l'énergie. Alors on a fait ce qu'on fait toujours : on a picolé, sympathisé et rit. C'est formidable et hyper sympa, mais voilà : il faut aussi que nous gagnions notre vie et nous avions tous autre chose à faire. Ecrire par exemple.

 

    Sentant d'ailleurs que le principe de la foire à l'auteur bestiau perd en attrait, de plus en plus de salons demandent aux auteurs d'animer des jeux, d'écrire des textes. Tout ça gracieusement. Bref, c'est le plombier qui pose gratos les chiottes du salon de la plomberie.

 

    Ensuite, ces salons, émanations d'un militantisme alors nécessaire dans les années 70/80 pour la diffusion du livre et de la littérature populaire ne servent plus en rien l'auteur, ni le livre. Cela servait à l'auteur il y a une dizaine d'années, j'en ai même bénéficié chaleureusement et cela m'a aidé à entrer dans le milieu, à décrocher des travaux : tout cela, c'est fini. On fait aujourd'hui les tenanciers de stand comme les vendeuses de parfumerie des galeries Farfouillette ou on joue les majorettes, mais ça n'influe plus sur notre notoriété, sur des débouchés éditoriaux lors de contacts ou sur  des plans boulot : les éditeurs sont raides, ou gavés de manuscrits. Ils s'en foutent. Les institutions n'ont plus assez de subventions ou perdent le cadre comptable pour nous faire travailler en ateliers ou autre.

 

    Cela ne sert en rien le livre. Le système est totalement pourri de l'intérieur à cause des systèmes d'édition et de distribution. L'atomisation et la multiplicité de l'offre si elle est pratiquée en salon ne fait que reproduire le délire du système éditorial devenu fou.

 

    La chute des revenus des auteurs (les éditeurs paient de plus en plus mal, ou peu, quand ils paient ; les livres se vendent en moyenne de moins en moins) ne leur permet plus de faire les zouaves désormais sans plus aucun bénéfice direct ou indirect (puisque

 

 

l'effet promotionnel qui pourrait compenser est devenu dérisoire). On a besoin de temps pour gagner notre vie, on a besoin de loisirs pour se ressourcer et même si on veut  écrire encore, de temps pour le faire. Et time is money, sorry.

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 09:28

   

 

 Si on veut aider les auteurs, qu'on les paie pour faire des choses plus intéressantes pour tout le monde et pour la littérature que de débiter du bouquin. Le salon du polar de Pau "un aller et retour dans le Noir" , convaincu par les arguments de la marraine de leur 1ère édition, Lalie Walker, vient de décider de rémunérer les auteurs en dédicaces lors de sa prochaine édition début octobre (ce qui se pratiquait pour les stars pourtant gros vendeurs dans les salons de la "littérature blanche", par exemple... Pas pour nous autres soutiers que l'on motive en faisant vibrer les cordes de l'affectif et du militant. Paiement, que demande la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse depuis des lustres, soit dit en passant). C'est tout à leur immense honneur. Désormais, après cette décision de Pau, on ne me dira pas que ce n'est pas possible : il suffit d'intégrer ça dans son budget de festival, ou d'inviter moins de monde... ou de ne rien faire.

 

    A quoi rime de mobiliser l'énergie de bénévoles qui triment comme des malades, d'enrichir les restaurateurs, les hôteliers, la SNCF et le libraire (qui reste mon ami) qui gagne pourtant bien plus par livre que l'auteur, mais ne jamais aider en quoi que ce soit l'auteur ? Qui plus est dans des manifestations marchandes qui perdent tout leur sens, sont montées parfois à la va-vite sans imagination ni professionnalisme, ou sans se renouveler ?

 

    N'est-ce pas faire perdurer le système pervers de l'édition qui contribue d'année en année à décourager la création en appauvrissant ou maltraitant toujours plus les auteurs, en anonymisant les livres qui vivent toujours moins longtemps ? (Et ce ne sont plus les dizaines de bouquins vendus en festival qui endiguent le processus. Affirmer le contraire, c'est se leurrer). Continuons de ne pas se soucier de la vie financière de l'auteur et vous n'aurez plus que de la littérature petite bourgeoise écrite par des profs (qui restent mes amis) bardés de congés pour écrire et autres professions nanties en temps de loisirs.

 

    Maintenant quelques messages et questions personnels :

 

    Amis festivaliers : rémunérer l'auteur en dédicaces n'aura que des avantages. A commencer par le fait que soudain, vous ne ramerez plus pour en trouver de disponibles et compléter vos listes quand les salons se font de la concurrence à cause de la synchro-nicité des dates... J'ai bien conscience que cela va créer ses propres effets pervers : on ne verra plus que des stars, les rémunérations risquent de grimper. Mais de toute façon il suffit qu'une speakrine de la tévé aux velleités de littérature soit invitée et c'est déjà elle qui rafle le public, alors hein... Hé bien pour compenser il faudra se remuer pour attirer du monde avec des événements créatifs qui ramèneront même le public qui était au rayon livres de la Fnac la veille. Les auteurs y participeront avec plaisir. Quoiqu'il en soit que l'on se pose la question du sens et de l'avenir de ces foires aux auteurs embauchés le temps d'un week end pour faire du chiffre autour de deux vagues débats rebattus. Faire de la culture, il doit y avoir une autre approche à trouver. Une approche qui correspond aux attentes de chacun : auteurs, lecteurs, libraires. Je ne sais pas, moi :  par exemple : au lieu d'inviter 40 auteurs en 2 jours, faites en venir quarante fois un différent dans l'année et faites-lui l'honneur d'être autre chose qu'une tenancière de stand, en lui permettant de davantage s'exprimer.

 

    Amis lecteurs (et jolies amies lectrices) : n'avez-vous pas envie d'autre chose que  cinq minutes de discussion avant de passer à la caisse ?

 

    Ami(e)s confrères et consoeurs auteurs qui s'accordent à trouver que les salons              n'ont plus de sens, d'usage, ni même l'ambiance d'avant : arrêtez de râler dans le train du retour, ou alors refusez les invitations gratos. Quoiqu'il en soit, si on ne met pas le problème sur la table, on n'en sortira pas.

 

    Amis libraires : je vous aime, je vous adore, mais trouvez vous normal qu'une équipe de bénévoles, des auteurs et des vendeuses en stage travaillent tous gratuitement à votre seul commerce. Oui ? Pourquoi ?

 

    Amis politiques : êtes-vous certain que décentraliser une librairie sous un chapiteau et faire bosser gratos une foultitude de gens, soit de la culture, comme vous le dites, dans vos discours d'ouverture ?

 

    Allez, la bise à toutes et tous

 

    Tenons bon, tenez vous bien.

 

Francis Mizio - dimanche 26 septembre 2010

 

 

 

http://francismizio.blogspot.com

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 10:31

Didier VAN CAUWELAERT revient avec Thomas Drimm.

Fait rarissime ! 

 

Un auteur « vieillesse » "s’abaisse" à écrire pour la jeunesse !!!

 

Didier Van Cauwelaert relève le défi avec maestria dans deux romans trépidants et plein d’humour.

 

Le nouveau héros des ados est un garçon boutonneux et obèse de 13 ans ! Il s'appelle Thomas et doit sauver le monde sous la pression... de son ours en peluche. Ce sont les ados qui  auraient eux-mêmes demandé à Didier van Cauwelaert d’écrire une histoire pour eux. Le premier tome de cette histoire qui en comptera cinq, se passe dans un monde où les citoyens se font greffer une puce dans le cerveau à 13 ans et où les notions de nation et de religion ont été abolies. A quelques semaines de son « empuçage », Thomas joue au cerf-volant quand il blesse mortellement un vieil homme. L'esprit de sa victime, un savant, s'incarne dans son ours en peluche et lui demande de sauver le monde.

 

 

A travers un récit empli d’action (mais sans violence), Van Cauwelaert montre le complexité de la jeunesse, ses tâtonnements et ses intuitions sans tomber dans le portrait convenu d'une adolescence désenchantée.

 

Bref, C’est passionnant et drôle !

 

Photo : http://web2.radio-france.fr/franceinter/em/noctiluque/index.php?id=56098

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:07

 

      Pour tous les fans des « Chevalier d’Emeraude » !

 

Les 12 tomes de la série écrite par Anne ROBILLARD (qui sera au salon du livre de Montreuil) paraîtra en poche. Mais pas avant la fin de l’année 2011.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:08

 

Le Centre international d'études en littérature de jeunesse   a fait l'objet d'une discrète liquidation judiciaire il y a quelques semaines.                            

Charlotte Javaux, initialement responsable éditoriale, et Dimitri Iberraken, webmaster, qui étaient les deux derniers salariés ont fait l'objet d'une mesure de licenciement économique à la suite de la liquidation judiciaire du CIELJ prononcée en septembre par le TGI de Charleville-Mézières.  Les locaux, que l'association louait à l'IFTS, sont fermés et le téléphone ne répond plus.

Les actifs de l'association sont en vente, à savoir un stock d'environ 40 000 livres pour la jeunesse rassemblés depuis les années 60-70 et un site internet qui est devenu en  une quinzaine d'années une référence quasi mondiale (trilingue) en matière de littérature de jeunesse pour la qualité de ses fiches-critique, de ses analyses, de ses dossiers, etc.

 

Etienne Delessert est le président du CIELJ dit qu'une solution aurait été trouvée pour "assurer la pérennité du site et permettre des développements".

    

par Patrick Flaschgo

( L'Union – vendredi 15 octobre 2010 )

 

 

http://www.lunion.presse.fr

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 11:06

 

Le CIELJ (Centre International d’Etudes en Littérature Jeunesse) a des   difficultés financières. Comme malheureusement beaucoup d’autres associations du domaine culturel. Les fonds publics se raréfient, le courage manque.

 

    Son site Ricochet, pourtant site de référence en matière de littérature jeunesse et base de données incontournable, souffre momentanément de cette situation, même si nous continuons d’alimenter pratiquement toutes nos rubriques quotidiennement.

 

    Ses dirigeants ont trouvé une solution qui va assurer la pérennité du site et permettre des développements et améliorations qui vont profiter à vous tous, nos visiteurs, que nous remercions chaleureusement de votre fidélité.

 

    Avec une équipe en grande partie renouvelée, un financement assuré, Ricochet va pouvoir continuer à jouer son rôle dans la médiatisation et la valorisation du champ de la littérature jeunesse francophone, de façon indépendante des enjeux commerciaux et dans le respect de la ligne éditoriale définie par Janine Despinette, sa fondatrice.

 

    Nous sommes contraints aujourd’hui à un devoir de réserve et pour quelques jours encore. C’est sur le site que vous serez les premiers informés de ce renouveau ...

 

    Certains d’entre vous se sont inquiétés de ne pas trouver réponse à leur mail ; cette situation rentrera dans l’ordre dans quelques jours.

 

    Merci à tous ceux qui continuent à croire en Ricochet et à encourager son travail, nos adhérents et visiteurs.

 

    Le Président Delessert -  mardi 12 octobre 2010

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 15:21

 

 

Après grand succès de l'album « Dana, Reine des Dragons », sacré meilleur ouvrage jeunesse par le Midi Libre, nous retrouvons Dana, Aaron le Dragon, le lutin Terry et la fée Cyrielle aux côtés de nouveaux personnages telle que la petite Ancolie ou les Pixies de Dartmoor.

 

Le nouvel opus, "Le pays du temps qui dort",  comportera 16 pages supplémentaires.

 

Cette fois encore, les limites graphiques ont été repoussées. Xavier Bascour nous offre une histoire dont la philosophie saura ravir petits et grands et les emporter dans un monde de rêves.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 09:47

 

Aux Etats-Unis, pas question de montrer des Schtroumpfs noirs

 

Rebaptisés Smurfs par les Américains, les Schtroumpfs devenus agressifs après avoir été piqués par une mouche sont "purple", violets. Précédant d'une année la sortie d'un film en 3D, un éditeur américain publie l'intégrale des Schtroumpfs pour les petits Yankees. Mais dans le tout premier épisode, les Schtroumpfs noirs seront violets. Pour éviter toute accusation de racisme. La réaction de Thierry Culliford, fils de Peyo et auteur actuel de la série

 

    A la rentrée, les petits Américains pourront enfin dévorer toutes les aventures des Schtroumpfs en BD. En prévision du film en 3D consacré aux petits êtres bleus (sortie en août 2011), l'éditeur Papercutz a décidé de republier toute la série de bandes dessinées. Y compris l'album (controversé là-bas) Les Schtroumpfs noirs, qui n'avait jamais été mis en vente aux Etats-Unis. Cet épisode peut en effet choquer la mentalité américaine. Petit rappel à l'attention de ceux qui ne connaissant pas par coeur la saga : dans ce livre, les Schtroumpfs sont piqués par la mouche bzzz et virent au noir, deviennent agressifs et mordent la queue de leurs copains pour les contaminer. Pour parer toute accusation de  racisme, les Schtroumpfs noirs de la BD seront donc recolorisés en violet ! Se trans-formant ainsi en "Purple Smurfs", histoire d'éviter toute accusation.

 

    Ce tour de passe-passe graphique avait déjà été utilisé en 1980, quand la BD était devenue un dessin animé destiné à la télé US. Trente ans ont passé, mais les  vilains Schtroumpfs noirs qui font "Gnap" ne passent toujours pas le cap de la censure américaine. Thierry Culliford, fils de Peyo, le créateur mort en 1992, qui a repris l'écriture de la série, nous explique le déroulement de l'histoire, et réagit à cette métamorphose violette.

 

Thierry Culliford, à l'époque de la sortie des Schtroumpfs noirs en 1963, votre papa, Peyo, a-t-il été confronté à des réactions négatives?

 

  Non. En créant les Schtroumpfs noirs, mon père n'avait pas du tout imaginé que cela pouvait faire allusion à la race noire. Il avait choisi cette couleur parce que, dans notre imaginaire, elle correspond à quelque chose de sombre, de méchant. Comme la magie noire, par exemple. Il a créé cette histoire au début des années 1960, mais ce n'est qu'au début des années 1980 que ça a posé problème, lorsqu'on a voulu sortir les premiers dessins animés américains, ainsi que les BD et les premières figurines. On a proposé Les Schtroumpfs noirs aux Américains - comme toutes les autres histoires - et ils ont poussé des cris. Ils ont expliqué qu'aux Etats-Unis, une grande partie de la population était noire, et que c'était leur faire offense. C'était donc plus que des réactions! La censure américaine s'était carrément opposée.

 

Comment votre père a-t-il réagi?

 

  Evidemment, ce n'était pas du tout son intention! On lui a fait comprendre qu'il fallait changer ça. Il a compris. Et la seule solution trouvée à l'époque a été de transformer les Schtroumpfs noirs en Schtroumpfs violets : les Purple Smurfs. La censure avait posé une interdiction pure et dure. On n'a jamais remis ça en cause.

 

Donc dans le dessin animé diffusé à l'époque, les noirs sont devenus violets ?

 

  Oui, et les figurines en PVC représentant les Schtroumpfs noirs n'ont jamais été exportées là-bas. Ils n'ont que les Schtroumpfs violets. Chaque pays a son collector pour l'autre! A l'époque, j'avais rencontré le groupe américain Sparks. Un des membres était fan des Schtroumpfs, il avait profité de son voyage en Europe pour acheter des dizaines de figurines de Schtroumpfs noirs pour les revendre à des collectionneurs.

 

Aujourd'hui, la BD des Schtroumpfs noirs est enfin publiée aux Etats-Unis. Mais la censure persiste...

 

  Oui. Un éditeur américain a voulu republier tous les albums des Schtroumpfs, tels qu'ils ont été publiés ici, en Europe. Le problème de la couleur est revenu, il s'est renseigné, et  a dit: "Pas question de faire des Schtroumpfs noirs." L'histoire se répète, les Schtroumpfs seront violets, point à la ligne.

 

Vous-mêmes, pensez-vous qu'il soit absurde de changer la couleur?

 

  Quand on y réfléchit calmement, si on avait fait les méchants en jaune, le marché chinois aurait réagi! En Belgique, c'est sûr qu'au début des années 1960, on avait le Congo ... Mais on ne se sentait pas touchés par ce problème-là. Les Américains sont beaucoup plus sensibles. C'est une constatation. Mon père l'avait bien compris, et ne trouvait pas cet argument spécialement absurde.

 

Les Schtroumpfs ont-ils subi d'autres types de censure ?

 

  Dans les dessins animés, le Grand Schtroumpf ne peut jamais faire avaler une potion magique aux Schtroumpfs. C'est devenu une poudre qu'on leur jette sur la tête, au cas où les enfants auraient l'idée d'aller dans leur pharmacie et de faire la même chose ...  Par contre, recevoir une enclume sur la tête, ça ne pose aucun problème! (Rire.) C'est devenu comme ça ici aussi, mais dans les années 1980, les Américains étaient beaucoup plus rigides que nous. Dans "Lucky Luke", on ne pouvait pas voir de Noir qui porte un ballot de coton, ni de Chinois qui repasse du linge. Mais bon, il faut comprendre que la culture n'est pas la même, et il faut s'adapter ...

 

On a dit des Schtroumpfs qu'ils étaient gays ou communistes. Après la polémique            autour de Tintin au Congo, craignez-vous que les Schtroumpfs noirs soient un jour censurés en Europe?

 

  Nous n'avons pas de crainte. Les Schtroumpfs noirs ont été créés au début des années 1960, et en cinquante ans nous n'avons jamais eu la moindre remarque ou la moindre allusion à la race noire. Seuls les Américains ont soulevé le problème. Le problème de Tintin au Congo, c'est que l'on sent bien que les rapports entre les Blancs et les Noirs y sont particuliers, comparés à aujourd'hui ! Mais il faut remettre ça dans le contexte des années vingt et trente. Mon père avait eu des soucis avec un personnage d'escroc, dans la série "Benoît Brisefer", qui avait un nez crochu et une barbichette. Des gens l'ont traité d'antisémite ; il a dû se justifier en démontrant que c'était la caricature d'un coloriste qui travaillait chez nous! Et ce coloriste a dû se déguiser comme le personnage, pour un reportage ! Il y a toujours des gens qui n'ont rien d'autre à faire que de décortiquer les oeuvres, de dénicher des messages auxquels les auteurs n'ont même pas pensé.

 

Par exemple ?

 

  Certains ont affirmé que mon père faisait l'éloge du parti communiste, parce que les schtroumpfs étaient égalitaires, qu'ils habitaient dans les mêmes champignons et que le Grand Schtroumpf avait une barbe blanche comme Karl Marx. Ça a même été écrit sur Wikipédia... Mon père ne s'intéressait pas du tout à la politique ! On a dit aussi que les Schtroumpfs étaient la plus grande communauté homosexuelle de la bande dessinée. Chacun voit ce qu'il a envie d'y voir ! Là, vous allez écrire un article sur les Schtroumpfs noirs, peut-être que ça va allumer la mèche, des gens vont peut-être se dire: "Tiens, je n'y avais jamais pensé, mais oui, Peyo était raciste!"

 

par Camille Destraz

( Le Matin Dimanche –samedi 3 juillet 2010 )

 

 

http://www.lematin.ch

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 10:46

Qui dirige les maisons d’éditions ? Les contrôleurs financiers !

Actuellement, une maison d’édition ne pend guère de risque : le manuscrit (ou tapuscrit ou compuscrit) qui sera choisi ne sera pas forcément le plus littéraire de tous. Mais celui dont on est sûr et certain qu’il se… VENDRA ! Et si c’est un ouvrage de fantasy, c’est actuellement un énorme plus..

Les allusions politiques font aujourd'hui désordre en littérature jeunesse (en fantasy, au moins c’est clair, il y a les forces du bien et du mal) parce que les références au monde contemporain échappent et ennuient les jeunes lecteurs, qui n'en ont rien à faire et qui, pour la plupart, n'ont pas les référents pour les comprendre.

 

Imaginons également une fiction dans laquelle il serait question de Racine, de Beaumarchais et de Musset... c'est qui, ça ? : « A combien de chagrins il faut que je m’apprête ! » C'est quoi c'truc ? Qu'essa veut dire ? Si les éditeurs font la fine bouche, c'est parce qu'ils SAVENT que ce truc sera difficile à vendre. Et ils ont malheureusement raison.

 

On sait parfaitement ce qu'il faut et comment il faut écrire pour être pris, lu et vendu.

 

Les éditeurs veulent des textes simples, dynamiques, sans recherches ni références culturelles, avec beaucoup d'action et des sentiments, de l'émotion.

 

Certes, on trouve dans les librairies des textes simples, édulcorés… mais heureusement, il existe aussi des récits complexes et bien écrits. Lisez Pullman, Th. de Fombelle, Jk Rowling : Harry Potter n’est pas simple à lire ! Trois univers qui relèvent tous les trois de la fantasy ou du fantastique actuellement  tendance ! » Dur, dur d’être un écrivain d’autre chose !

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 16:38

A vendre !

Nous vendons notre chalet.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contacter...

 

  Montagne Bourbonnaise (Allier, 03) , superbe chalet savoyard construit en bordure de village sur 5000m². Construit en 2005.
 

Région: Montagne Bourbonnaise (Auvergne : Allier)
Surface Terrain: 5000 m²
Surface habitable: 180 m²
Nombre de chambres: 5
Surface des chambres: NC m²
Dépendances: Sous sol
Chauffage: Chauffage électrique et grosse cheminée inser 

 

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Superbe chalet récent de 180 m². Situé proche du village, élevé sur sous sol et orienté plein sud. Au rez-de-chaussée une première terrasse couverte nous mène dans l'entrée et une cuisine équipée ouverte sur la salle à manger. Bureau et salon avec cheminée en pierres abritant un insert, de ces deux pièces l'on a accès aux terrasses. Chambre et salle d'eau. Cellier.
A l'étage un vaste palier abrite un coin bibliothèque, salon et salle de jeux. Quatre chambres, salle de bains wc.
Au sous sol : vide sanitaire, garage pour 4 voitures, espace buanderie.
Ce chalet construit très récemment avec des matériaux de choix, bénéficie d'une excellente isolation thermique.
Raccordé au tout à l'égout. Adsl, eau d'adduction.
Commerces à deux pas.
Vichy 25 mn. Clermont-Ferrand : 1h00.  St-Etienne  : 1h30. Lyon : 2h00
 Ski de fond, à 8 km (Lavoine) 
A La loge des gardes, ski alpin à 30 mn
 

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

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Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com