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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

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depuis octobre 2009

 

 

2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 10:04

 

“La littérature jeunesse

ce n’est pas de la vraie littérature !”

… affirment certains.

 

     Dans ce cas, cette littérature mineure doit être facilement identifiable, surtout par des lecteurs adultes expérimentés.

 

     Voici 32 premières pages intégrales de 32 romans. Certains sont publiés dans des collections pour la jeunesse, d’autres en littérature générale (classique parfois), d’autres encore proviennent de romans écrits par des enfants dans le cadre de leur classe.

 

     Précision : Toutes ces premières pages ont été recopiées dans la même typographie et la même présentation. Si l’affirmation de départ est exacte, littérature jeunesse et littérature générale doivent pouvoir se distinguer par d’autres caractéristiques que l’aspect matériel.

  

La règle du jeu consiste donc à repérer ce qui relève de la littérature jeunesse de ce qui correspond à de la littérature adulte, en mettant tout simplement une croix dans la bonne colonne..

 

 Les solutions sont lisibles plus loin !

 

1

      Un jour mon père nous a dit : « Au revoir les enfants, portez-vous bien et à dans trois semaines ! »

      J’avais onze ans et maintenant j'en ai treize. Vince n'est pas encore revenu.

   Mon père, il était grand, fort et très viril, très macho argentin quoi! Et quand il m'a soulevé dans ses bras pour m'embrasser sur le nez, façon esquimau, car entre lui et moi « s'embrasser à l'esquimau brûlant » c'était un jeu de tendresse, j'ai tout de suite senti qu'il avait pris des vitamines et que donc il était déjà dans la haute montagne.

   Mon père il s'appelait Vincent mais tout le monde disait « Vince » à cause du sang et des chiffres qu'il n'aimait pas. Ses enfants : c'étaient ma mère Nora, et moi-rnême Alex. Chaque fois qu'il partait marcher dans le monde sous-développé,  il prenait ses distances avec ma mère en l'appelant « son enfant».

 

2

      Un jour glacial de février, à une heure avancée, deux gentlemen buvaient ensemble dans une salle à manger richement meublée d'une petite ville du Kentucky. Aucun domestique n'était présent, et les deux Personnages, dont les chaises étaient rapprochées, semblaient s'occuper d'un sujet de plus haut intérêt.

   Nous avons cru, par convenance, devoir les qualifier tous deux de gentlemen, ou hommes comme il faut. L'un d'eux cependant, examiné d'un oeil critique, n'appartenait pas strictement à cette catégorie. C'était un individu court et épais, aux traits communs, ayant cet air de prétention et de forfanterie qui caractérise un homme de condition inférieure quand il essaie de sortir de sa sphère. Il portait un gilet voyant et bariolé, une cravate bleue parsemée de taches jaunes, et dont le noeud trop large était en rapport avec la physionomie générale du personnage. Ses grosses mains étaient décorées de bagues; sa montre était retenue par une lourde chaîne d'or,

 

 

3

   Le train sortit du trépidant corridor de roches vermeilles, pénétra dans les plantations de bananiers, symétriques et interminables; l'air devint alors humide et on ne sentit plus la brise marine. Une épaisse fumée suffocante entra par la portière de la voiture. Dans le petit chemin parallèle à la voie ferrée, des boeufs tiraient des charrettes chargées de régimes de bananes vertes. De l'autre côté, sur des terres capricieusement soustraites aux cultures, on voyait des bureaux avec des ventilateurs électriques, des bâtiments de brique rouge et des résidences avec des chaises et des tables blanches sur les terrasses au milieu de palmiers et de rosiers poussiéreux. Il était onze heures du matin et le soleil ne dardait pas encore.

- Tu ferais mieux de remonter la vitre, dit la femme. Tu vas avoir du charbon plein les cheveux.

   La fillette obéit mais le store rouillé resta bloqué.

   C'étaient les seuls passagers de ce sobre wagon de troisième classe. La fumée de la locomotive continuant à entrer par la portière, la petite fille se leva et mit sur son siège les objets qu'elles avaient emportés : un sac en plastique avec un casse-croûte et un bouquet de fleurs enveloppé dans du papier journal. Puis elle alla

 

 

4

   Ils abandonnèrent le chemin encaissé et l'abri de ses ronces épaisses. Le vent d'est leur sauta au visage, griffa leurs joues et cingla leurs jambes nues; des larmes froides et piquantes perlèrent entre leurs paupières plissées.

   Les trois enfants bifurquèrent vers l'extrémité du plateau et se coulèrent entre les genévriers. La neige couinait sous leurs pas, s'accrochait aux clous de leurs sabots et leur faisait de grosses et lourdes semelles blanches; ils s'arrêtaient souvent, choquaient leurs pieds l'un contre l'autre pour décoller les blocs glacés, puis reprenaient leur trottinement.

   L'aîné ouvrait la marche; il allait sans hésitation et aussi vite que le lui permettaient les broussailles, les congères et les rochers. Derrière lui venait un jeune garçon qui tirait, à bout de bras et d'une main ferme, une petite fille au visage rougi par le froid. Elle reniflait bruyamment et devait presque courir pour soutenir l'allure.

- C'est là, indiqua le plus grand.

      Ils s'approchèrent du genévrier. La grive était raidie, gelée, dure comme une pierre. La bise lui donnait un semblant de vie en la faisant tournoyer autour du collet de crin suspendu à une

 

 

5

      L'obscurité, la solitude, le silence, j'aime. Normal, pour un spéléologue. Aussi, quand les lumières se rallumèrent sur trois mille spectateurs enthousiastes et applaudissant, je ne me sentis pas vraiment à mon aise. Pour ajouter à mon angoisse, Paul Tifen, le directeur de Connaissance de l'univers, m'arracha à mon fauteuil et me poussa sur la scène en braillant :

« Et voici l'explorateur qui a vécu et filmé cette grande aventure souterraine... J'ai nommé: Rémiro !»

      Je dus m'avancer jusqu'au centre du plateau, boitant et grimaçant car, depuis mon accident, je ne sais plus vraiment ni marcher ni sourire.

« Si vous souhaitez, demanda Tifen, poser quelques questions à Rémiro... »

   Ils ne souhaitaient pas me poser de questions. Ce qui tombait bien, car je n'étais pas disposé à y répondre. Aujourd'hui, les gens n'ont que peu d'exigences : se distraire beaucoup, travailler peu, et vivre le plus vieux possible. Dans le domaine des loisirs, je remplis mon contrat et les salles : les spectateurs viennent, pendant deux heures, vivre en relief, stéréophonie et haute sensibilité les émotions que j'ai vécues en réalité. Bref, ils font de la spéléologie par procuration - le plaisir sans les risques. Alors, le dialogue après le spectacle, ce sont en quelque sorte des heures supplémentaires : ça ne les intéresse plus.

 

 

6

      Quand vous tombez sur un cadavre, ce qu'il y a de plus troublant, c'est qu'il vous regarde bouche bée, sans rien dire, comme s'il cherchait à vous reconnaître. Et on a l'impression qu'il vous reproche quelque chose.

   À deux heures du matin, quand on rentre chez soi complètement crevé, après avoir conduit toute la journée un camion frigorifique, ça irrite un peu. Même si, pour dire vrai, le cadavre n'est pas encore tout à fait mort !

Au moment où j'ai introduit la clé dans ma serrure, la porte voisine s'est entrouverte lentement. Sans grincer. Rien à voir avec un film d’horreur ! D’ailleurs il n’y avait pas de musique d’accompagnement. Dommage ! Car alors je n’aurais pas pu entendre le gargouillement d’agonie qui m’a flanqué une trouille de tous les diables.

      J’aurais pu faire semblant de n‘avoir rien entendu, bien sûr, mais ma bonne éducation civique est insoluble dans la fatigue, hélas ! Alors je me suis précipité dans l’appartement d’à côté.

 

 

 

 

7

   Cela fait bien trois longues minutes maintenant que l'hermine a disparu derrière ce buisson de bruyères. Je suis absolument certain qu'elle est là, qu'elle attend. Au moment où j'allais me décourager, où j'allais esquisser un premier pas prudent pour le seul plaisir de l'observer à nouveau, de la forcer à se découvrir, son museau pointe de l'autre côté de la touffe, là où je ne l'attendais pas. Je la suppose sur ses pattes arrière, mais c'est une fraction de seconde et déjà la tête triangulaire replonge dans les buissons. Elle a vérifîé que j'étais là, toujours là ! Elle est rousse dans son pelage d'été, il y a un côté à la fois reptile et rieur dans ses deux yeux noirs.

   Durant quelques secondes, protégée par ce rideau de branches rases, je la verrai cinq fois, dix fois, dresser ici ou là sa tête d'épingle comme une mante religieuse. J'ai fait trois pas prudents en sa direction en écoutant mon coeur et la voici qui volte à découvert sur la droite, comme si je n'existais plus. En moins de deux pas de ma part, elle a parcouru une bonne dizaine de mètres. presque sans toucher

 

 

8

      Pas de doute, Février était un monstre, un mois qui n'apportait que laideur et tristesse ; une terrible bête qui avait dévoré Harvey Swick tout cru. Et celui-ci se morfondait au fond de son estomac.

      Les vacances de Pâques lui paraissaient si lointaines ! Perdu dans les glaces de l'hiver, Harvey n'était pas sûr de pouvoir survivre jusque-là. Non, il ne tiendrait jamais jusque-là, et il le savait. Sans doute qu'à force d'ennui, il finirait par oublier de respirer. Alors, peut-être se demanderait-on comment un garçon si jeune pouvait mourir ainsi. Mais personne ne pourrait répondre à cette question, et sa mort deviendrait un des grands mystères de notre temps. Jusqu'au jour où, peut-être, un grand détective amateur d'énigmes insolubles finirait par s'y intéresser. Afin de découvrir les raisons de cette mort inexplicable, le grand détective déciderait de vivre une journée de la vie de Harvey Swick. Alors seulement, le monde connaîtrait la triste vérité.

      D'abord, le détective suivrait le chemin que Harvey empruntait chaque matin pour se rendre à l'école. Après cette promenade sans attraits, il s'assiérait derrière le pupitre de Harvey ; et là, il devrait subir la voix monotone du professeur d'histoire, puis du professeur de sciences naturelles. Le

 

 

9

   Désirée battit des mains. C'était une enfant de quatorze ans, forte pour son âge, et qui avait un rire de petite fille de cinq ans.

- Maman, maman ! cria-t-elle, vois ma poupée !

   Elle avait pris à sa mère un chiffon, dont elle travaillait depuis un quart d'heure à faire une poupée, en le roulant et en l'étranglant par un bout, à l'aide d'un brin de fil. Marthe leva les yeux du bas qu'elle raccommodait avec des délicatesses de broderie.  Elle souriait à Désirée.

- C'est un poupon, ça ! dit-elle. Tiens, fais une poupée.  Tu sais, il faut qu'elle ait une jupe, comme une dame.

   Elle lui donna une rognure d'indienne qu'elle trouva dans sa table à ouvrage; puis, elle se remit à son bas, soigneusement.  Elles étaient toutes deux assises, à un bout de l'étroite terrasse, la fille sur un tabouret, aux pieds de la mère.  Le soleil couchant, un soleil de septembre, chaud encore, les baignait d'une lumière tranquille, tandis que, devant elles, le jardin, déjà dans une ombre grise, s'endormait. Pas un bruit, au dehors, ne montait de ce coin désert de la ville.

   Cependant, elles travaillèrent dix grandes minutes en silence.  Désirée se donnait une peine infinie pour faire une jupe à sa poupée.  Par moments, Marthe levait la tête, regardait l'enfant avec une tendresse un peu triste.  Comme elle la voyait très embarrassée:

 

 

10

   C'était leur chance et ils la manquèrent, et les Anglais se retrouvèrent de but en blanc hors de combat. Le fait était insolite et humiliant. C'étaient eux les maîtres, et, tout à coup, voilà un élève qui arrive, et patatras ! il envoie promener leur histoire et leur expérience, et leur maîtrise, et leur technique, et toutes leurs vieilles gloires. Et c'était bien ce que Juan disait en tournant le bouton pour faire monter le son de la radio :

- Les Anglais doivent être fous de rage.

   Et la radio dit :

- Zarra est retenu par le goal uruguayen. L'arbitre ne le voit pas. Le ballon sort en touche...

   Juan aspira une bouffée et lâcha un gros mot, auréolé de fumée. Ensuite il dit :

- Les Uruguayens sont des brutes. Ils l'ont toujours été. Je ne vois pas pourquoi on devrait s'en étonner aujourd'hui.

   Il était sept heures et quart du soir et il faisait chaud. L'atmosphère de la pièce était lourde et viciée. Cela sentait les corps sales et mêlés. Dans un coin, il y avait un lit bas et,

 

 

 

11

      J'ai commencé dans la vie comme enfant trouvé par erreur. Volé avec la voiture, en fait. J'étais garé sur les clous et, pendant les années qui ont suivi, Mamita, quand je ne finissais pas mon assiette, disait que la fourrière allait venir me chercher. Alors je mangeais trop vite et après je rendais tout, mais dans un sens c'était mieux; ça m'évitait de prendre du poids. J'étais l'adopté, je restais à ma place.

Chez les Tsiganes, l'enfant c'est sacré. Il doit être le plus gras possible, pour le prestige; c'est un roi de zéro à quatre ans. Après il se débrouille. Moi je me suis débrouillé sans avoir été roi : je tombais de moins haut, je rasais les murs, je ne disais rien, j'étais le plus maigre. A force de se faire oublier, on y arrive.

 

 

12

      Sur le côté oriental de la montagne qui s'élève derrière le Port-Louis de l'île de France, on voit, sur un terrain jadis cultivé, les ruines de deux petites cabanes. Elles sont situées presque au milieu d'un bassin formé par de grands rochers, qui n'a qu'une seule ouverture tournée au nord. On aperçoit sur la gauche, la montagne appelée le morne de la Découverte, d'où l'on signale les vaisseaux qui abordent dans l'île, et au bas de cette montagne la ville nommée le Port-Louis. Sur la droite, le chemin qui mène du Port-Louis au quartier des Pamplemousses; ensuite l'église de ce nom, qui s'élève avec ses avenues de bambous au milieu d'une grande plaine; et plus loin, une forêt qui s'étend jusqu'aux extrémités de l'île. On distingue devant soi, sur les bords de la mer, la baie du Tombeau; un peu sur la droite, le cap Malheureux, et au-delà, la pleine mer, où paraissent à fleur d'eau quelques îlots inhabités, entre autres le Coin de Mire, qui ressemble à un bastion au milieu des flots

 

 

 

13

      La porte de la bijouterie s'ouvrit. Un vieil homme à l'allure de père Noël, au visage rond encadré d'une barbe blanche, entra. Il tenait à la main un petit coffret et le serrait comme s'il s'agissait d'un trésor.

- Bonjour. Je viens vous demander un travail un peu spécial, dit-il avec hésitation.

      Le bijoutier releva la tête et observa l'homme qui semblait embarrassé .

- Si je peux vous satisfaire ....

      Le vieil homme ouvrit la boîte et en sortit une bague ancienne que le bijoutier prit dans sa main. Il fixa contre son oeil une loupe cylindrique et l'examina longuement.

-...Elle n'a pas forcément une grande valeur mais elle appartenait à ma femme qui est morte l'année dernière, sembla s'excuser le vieux.

   Le bijoutier ne répondit pas. La bague avait au moins soixante ans. Au centre, il y avait un petit diamant. Quatre fines émeraudes l'entouraient, serties dans une monture en or blanc assez usée.

- Je vais essayer de faire quelque chose, mais je ne vous promets rien. Elle a dû être portée pendant très lontemps et elle est en mauvais état.

-   Cette bague a tellement d'importance pour moi... Vous comprenez

 

 

 

14

      On entendit la chute d'un gros objet sur le plancher du grenier.

- Il va encore tout chambouler là-haut 1 J'ai rangé la semaine dernière. Le panier est juste derrière la porte 1

      Amandine se pressa. Elle avait hâte de sortir de la baignoire pour le lui dire et éviter que le grenier ne devienne à nouveau un champ de bataille. Elle posa la savonnette sur le bord, mais le malicieux petit savon vert dérapa, amorça une glissade moussante dans l'eau. Elle sortit de la baignoire, voulut saisir le peignoir qui lui échappa et se bouchonna au pied de la porte. Elle le ramassa, l'enfila tout en appelant son mari qui, probablement trop occupé à chercher, ri'entendait rien.

-Rémi, le panier est derrière la porte !

      Rémi ne répondait pas.

-        Eric, veux-tu monter au premier et dire à ton père que le panier est sous l'étagère ?

 

15

… Une belle journée de mai, un beau soleil, un ciel pur... Quand les canots étrangers arrivèrent, les bourreaux, sur les quais, mettaient la dernière main à leur oeuvre : six pendus exécutaient en présence de la foule l'horrible contorsion finale... Les fenêtres. les toits étaient encombrés de spectateurs; sur un balcon voisin, les autorités turques souriaient à ce spectacle famîlïer.

      Le gouvernement du sultan avait fait peu de frais pour l'appareil du supplice ; les potences étaient si basses que les pieds nus des condamnés touchaient la terre. Leurs ongles crispés grinçaient sur le sable. L'exécution terminée, les soldats se retirèrent et les morts restèrent jusqu'à la tombée du jour exposés aux yeux du peuple. Les six cadavres, debout sur leurs pieds, fïrent jusqu’au soir, la hideuse grimace de la mort au beau soleil de Turquie.

 

  

 

16

   Le matin, Madeleine et moi grimpons dans le lit de ma tante, qui raconte une histoire. Une histoire romantique à souhait. Une histoire à faire peur et à faire pleurer... et qui finit bien, ça va sans dire : il est question de la princesse Ripinsel enfermée dans une tour par son vilain roi de père. Il est question de cheveux qui pendent jusqu'à terre, à la fenêtre de la tour. Il est question de salades. De jeune fille changée en salade. Ou de salade changée en jeune fille, je ne sais plus. Et - bien sûr - on en redemande.

Un autre matin, c'est l'histoire du petit sapin aux feuilles d'or... C'est l'époque où mon oncle ne se cache pas encore.

Il y a aussi des maquisards, dans la région. Il paraît que l'autre jour une voiture a été arrêtée, entre chien et loup, entre Saint-Gence et Nieul. Tout le monde en parle mais à demi-mot. Quand nous arrivons, nous autres, les mioches, toutes les grandes personnes se taisent aussitôt. Alors, nous retournons danser la ronde :

 
A suivre.... auters extraits ci-dessous

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 10:03

 

     

 

 2ème partie


17

   Il était six heures quarante-cinq. À travers les fentes des persiennes, le soleil éclairait par tranches lumineuses la pénombre de la cuisine. La chaleur accablante du matin précédent paraissait vouloir récidiver avec une ardeur soutenue. Maximilien Crible s'étira et bâilla à s'en décrocher la mâchoire puis vint se planter face aux volets clos, quadrillant ainsi son pyjama rayé verticalement par les zébrures horizontales d'ombre et de lumière. Crible était un homme d'habitudes, précis, organisé, méthodique. Comme chaque jour, il consacra trois minutes trente secondes d'attendrissement nostalgique au souvenir posthume de son épouse. Sibylle était morte deux ans auparavant, renversée à un feu rouge par un chauffard auquel elle avait eu, en tant que piéton, l'idée saugrenue de vouloir disputer la chaussée. Crible n’avait pas assisté à l’accident, mais cela ne l’empêchait pas d’en repasser obsessionnel-

 

 

18

Vincent est mort.

Vincent est mort de soif - Vincent est mort un jour, terrassé par une trop vive lumière jaune, insaisissable, insaisissable...

Laurent eut un petit sourire-grimace.

Il écrirait probablement un jour quelque chose qui commencerait de cette façon : Vincent est mort.

Il ne savait pas quoi, ni comment, ni quand. Mais il le ferait.

Il cessa de mâchonner le petit bâtonnet de paille sèche et le retira, pâteux, d'entre ses dents pour le considérer un instant d'un oeil terne avant de le jeter. Il essuya machinalement ses mains, sans que cela fût nécessaire, sur le velours râpé de son jean.

Vincent est mort. Oui. Tué par trop de lumière jaune insaisissable.

Ce ne sera pas un scénario. Impossible de caser cette phrase dans un scénario. Combien de films sur la vie passionnée de Van Gogh ?... Peut-être un roman. Et pas nécessairement sur Van Gooh, d'ailleurs.

 

 

 

 

 

19

Ils sont apparus, comme dans un rêve, au sommet de la dune, à demi cachés par

la brume de sable que leurspieds soulevaient. Lentement ils sont descendus dans la vallée, en suivant la piste presque invisible. En tête de la caravane, il y avait les hommes, enveloppés dans leurs manteaux de laine, leurs visages masqués par le voile bleu. Avec eux marchaient deux ou trois dromadaires, puis les chèvres et les moutons harcelés par les jeunes garçons. Les femmes fermaient la marche. C'étaient des silhouettes alourdies, encombrées par les lourds manteaux, et la peau de leurs bras et de leurs fronts semblait encore plus sombre dans les voiles d'indigo.

Ils marchaient sans bruit dans le sable, lentement, sans regarder où ils allaient. Le vent soufflait continûment, le vent du désert, chaud le jour, froid la nuit. Le sable fuyait autour d'eux, entre les pattes des chameaux, fouettait le visage des femmes qui rabattaient la toile bleue sur

 

 

20

   Il me l'avait bien dit, monsieur Bouvier, que si je continuais à faire l'andouille, je pourrais jamais aller au collège normal, comme les autres copains de la classe. Monsieur Bouvier, c'était le maître qu'on avait en CM2. Il était vachement sévère, monsieur Bouvier. Il me punissait sans arrêt, mais faut dire qu'on faisait le souk dans la classe, moi, Farid, Mohand et Kaou !

Monsieur Bouvier, il nous avait mis au fond, tous les quatre, à côté de l'aquarium, pour pas qu'on gêne les autres.

 

21

   L'oncle Saltiel s'était réveillé de bonne heure.  A la fenêtre du pigeonnier qui, depuis de nombreuses années, lui servait de demeure et qui était posé de travers sur le toit de la fabrique désaffectée, le petit vieillard brossait avec minutie sa redingote noisette et chantait à tue-tête que l'Éternel était sa force et sa tour et sa force et sa tour.  Il s'arrétait parfois pour aspirer les senteurs que le vent de mars lançait sur l'île de Céphalonie.  Puis il reprenait, les sourcils froncés, son importante besogne.  Il sifflotait de bonheur en pensant que dans quatre heures il ferait la promenade habituelle du lundi avec son neveu bien-aimé.

   Il mouilla d'eau ses joues.et passa sans autre un rasoir bien affilé.  Il se lava avec énergie, s'habilla avec adresse.  Ensuite, le poing campé, il se regarda avec complaisance dans la vitre cassée, fit bouffer sa houppe de fins cheveux blancs et posa  sa toque de castor obliquement, à la manière d'un pigeonnier.

Sur le toit, devant la fenêtre, était son déjeuner.  Trois assiettes.  Une olive, un oignon, un petit

 

 

22

   Autant se le dire tout de suite, sur la plage il y a du sable.  Plus loin, derrière les falaises qui clôturent la plage, il y a une autre plage, une grève, avec des galets, et sous les galets de toute façon il y a du sable.  Ici et là, là et là-bas, le sable est blanc.

C'est la Bretagne.

C'est l'été et ce sont les vacances.

   Les grandes vacances, si l’on peut dire; bien qu'en y réfléchissant... la mer est plus grande que les vacances... le ciel aussi.  Le ciel !  Il est bleu et il est vide.  Il est nu, tout nu sans nuages, déshabillé et en plein soleil, en pleine lumière.  Ce soir, c'est sûr, il sera rouge.  Les coups de soleil, ça ne triche pas.  C'est aussi vrai pour le ciel bleu que pour la peau de lait des citadins tout juste arrivés en vacances.

Souhaitons que demain, après-demain et les jours à venir, soient comme aujourd'hui.. Souhaitons que ce grand ciel tout nu n'ait pas honte de lui; qu'il ne s'offusque pas de tous ces yeux de vacanciers qui le regardent.

 

 

 

23

   L'année scolaire se tire des pattes.

   Trois jours et c'est juillet.

   C'est fini, on ne fait plus que des belotes dans le fond des salles, Mahmoud fume dans son casier et Léonore compulse son catalogue des Trois Suisses derrière son écran de cahier.  Ses yeux mous ne brillent que devant les photos d'aspirateurs, elle est moche.

   Moi, ça va, je passe en cinquième les doigts dans le nez because je suis le meilleur, le plus fort, le plus génial, le plus tout, bref, le caïd.  Bingo.

Autant le dire tout de suite, ça fera gagner du temps - et de toute manière on s'en aperçoit vite - je suis intelligent, super même.

 

 

24

… Une belle journée de mai, un beau soleil, un ciel pur... Quand les canots étrangers arrivèrent, les bourreaux, sur les quais, mettaient la dernière main à leur oeuvre : six pendus exécutaient en présence de la foule l'horrible contorsion finale... Les fenêtres. les toits étaient encombrés de spectateurs ; sur un balcon voisin, les autorités turques souriaient à ce spectacle familier.

Le gouvernement du sultan avait fait peu de frais pour l'appareil du supplice ; les potences étaient si basses que les pieds nus des condamnés touchaient la terre.  Leurs ongles crispés grinçaient sur le sable.

   L'exécution terminée, les soldats se retirèrent et les morts restèrent jusqu'à la tombée du jour exposés aux yeux du peuple.  Les six cadavres, debout sur leurs pieds, firent jusqu’au soir, la hideuse grimace de la mort au beau soleil de Turquie.

 

25

   Je ne t'ai pas vue.

   Tu crois que je ne t'ai pas vue. Et j’ai fait comme si.

   Pas pour moi.  Depuis le temps, je m'en fous!  Pour toi, pour ta paix intérieure.

   Imaginons : je lève la tête au moment où ton regard se pose sur moi.  Je te regarde sans te voir; et je souris.

   Je sais sourire, tu sais !  Même si les gens se détournent parce que mon sourire ne ressemble pas à un sourire, qu'il n'a jamais ressemblé à un sourire.  Tel que vous l'entendez, tout au moins.  Il est intérieur. «Un éclat dans l'oeil », disait, Madeleine.

   Madeleine savait trouver mon sourire dans le boursouflures de la peau.  Mon sourire n'est rien d'autre qu'une grimace.  J'ai appris à le savoir.  Les gosses déjà, de tout temps - « Maman!  Maman !  J'ai peur ! » Et le grognement prolongé des chiens, babines retroussées sur le jauni des crocs….

 

26

   Il faisait sombre.  J'étais au milieu de la salle à manger des Terreaux, tournant le dos à la fenêtre, comme une ombre alourdie par mon manteau de pluie et les bagages que j'avais à mes pieds.  Je revenais de la guerre ; Je me sentais désoeuvré et j'avais du mal à me remettre des épreuves traversées.  Marie ouvrit la porte du vestibule et apparut en haut des marches.  La seule lumière qui la touchait éclairait ses yeux.

D'aussi loin que je cherche dans ma mémoire, c'est l'image la plus ancienne que j’aie de Marie.  Ses yeux n'exprimaient que de l'étonnement et de la timidité, mais leur rayon me pénétra soudain jusqu'au fond

 

 

27

Le Blaireau marchait d'un bon pas.  Ce soir là, une mer querelleuse cassait des vagues sur la jetée, les lumières de la ville tachaient le ciel bas d'orange sale.  Au delà du port, les ruelles sentaient la pluie, avec parfois de tièdes relents de cuisine hivernale.

Il sonna à la porte noire du Tahiti, un club privé.  Une paire d'yeux de vache, laiteux, larges et vides, l'examina un instant à travers le judas grillagé, avant qu'on lui permît d'entrer.

Le portier plaquait tant bien que mal sa montagne de muscles contre le mur du couloir et creusait son ventre pour libérer le passage, mais le Blaireau n'en demandait pas tant, il glissa à l'intérieur comme un courant d'air. C'était un petit homme maigre, au visage chafouin, tout ridé, au crâne embroussaillé de crins noirs mêlés de blanc.

- Salut Bille d'Ange, Mâchefort est là ? demanda-t-il.

- En bas, fit le portier en poussant le verrou.

- Y'a du monde ?

-   Pas un chat.

 

28

   Elles étaient deux... Deux filles de douze ans, brunes toutes deux, mais nullement jumelles : Pili était l'aînée de trois jours, Isabel, la plus grande de dix centimètres.

   Deux filles qui vivaient dans la même maison.

   Je dis, maison : entendons-nous.  Celle-ci avait l'aspect et la taille d'une forteresse avec ses murs aveugles et lourds; pourtant, on n'y cantonnait que des moutons : c'était une ferme d'élevage, au pied de la Sierra Morena fameuse dans toute l'Espagne (et au-delà) pour ses bandits et ses lou ps.

   Peut-être craignait-on les uns ou les autres quand on avait, il y a bien longtemps de cela, construit le Donadio; ou d'autres ennemis; ou bien peut-être aimait-on à se sentir chez soi...

Comme une place forte, le Donadio fermait ses portes à la nuit et les ouvrait au petit jour.

 

29

 

   De mémoire d'adolescent on n'avait jamais connu pareil dégueulis.

   Une marée acide de jus de fraise mêlé à des liqueurs et aux relents de grignotin en sauce s'échappant en torrent comme d'une gargouille aux yeux exorbités.  La largeur de la table fut trop vite franchie pour que la nappe pût absorber ce gâchis malodorant qui se déversa sur les genoux des convives d'en face. Quelques fragments de champignons roulèrent entre les assiettes, accompagnés de morceaux de camembert mal digérés et d'une dentelle de salade.

   La noce fit silence.

30

   Dès ma Petite enfance, mon père, bien des fois, m'avait parlé du Pavillon d'Or.

   Le lieu de ma naisance, c'est, au nord-est de Malzuru, un promontoire solitaire qui entre comme un coin dans la mer du japon. Mon père, lui, était d'ailleurs - de Siraku- dan la banlieue Est de Maizuru.  Il avait, cédant à de vives instances, embrassé l'état de clerc et bonze, s'était vu charger d'un temple, sur un promontoire perdu.  Là, il s'était marié et avait eu ce fils - que je suis.

   Il n'y avait pas, dans le voisinage du cap Nariu, de collège qui convint.  Le moment arriva vite où je quittai le foyer familial.  Un oncle m'accueillit, au pays de mon père, et je fis à pied la navette entre sa maison et le collège du quartier Est de Maizuru.

 

31

   Il était une fois, il y a bien longtemps, trois petites filles. la première Mi, la seconde Do, la troisième La.  Elles avaient une marraine qui sentait bon, qui ne les grondait jamais lorsqu'elles n'étaient  pas sages, et qu on nommait marraine Midola.

   Pn jour, elles sont dans la cour.  Marraine embrasse Mi, n'embrasse pas Do, n'embrasse pas La.

   Un jour, elles Jouent aux mariages.  Marraine choisit Mi , ne choisit jamais Do, ne choisit jamais La.

   Un jour, elles sont tristes.  Marraine qui s'en va, pleure avec Mi, ne dit rien à Do, ne dit rien à La.

      Des trois petites filles, Mi est la plus jolie, Do la plus intelligente, La est bientôt morte. L'enterrement de La est un grand événement dans la vie de Mi et de Do.  Il y a beaucoup de cierges, beaucoup de chapeaux sur une table.  Le cercueil de La est peint en blanc, molle est la terre du cimetière.

L'homme qui creuse le trou porte une veste à boutons dorés.  Marraine Midola est revenue.  A Mi qui lui donne un baiser, elle dit: « Mon amour. » A Do: «Tu taches ma robe.»

 

32

   Le bain refroidissait, Nicole émergea.  Ruisselante, elle décrocha la serviette-éponge et se frictionna longuement.  Les parfums croisés de la campagne et du pain chaud faisaient monter en elle une langueur qui la berçait.  Furtive, elle essaya les souliers noirs de sa mère et fit la moue.  Ils flottaient un peu mais la grandissaient.  Elle aperçut alors son reflet dans la buée du miroir ovale et sourit.  A treize ans, bientôt quatorze, elle en paraissait dix-huit avec ce corps déjà mûr, cette bouche sanguine, ces yeux bleus en amande, et ces longs cheveux vermeils comme un feu sur les épaules.  Elle passait chaque jour une heure à domestiquer l'incendie.

   En bas la porte avait claqué, maman venait de sortir.  Elle et papa ne finiraient guère au fournil avant minuit.  Nicole s'agitait à la pensée du mauvais tour qu'elle allait leur jouer.




 

 

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 09:47

“La littérature jeunesse

ce n’est pas de la vraie littérature !”

… affirment certains.

 

 

REPONSES                 

 

  

1          Adultes             La baleine blanche de Jacques Lanzman - Robert Laffont

2          Jeunesse :         La case de l’oncle Tom de Beecher Stowe - Famot

3 :        Adultes             Les funérailles de la grande mémé de Gabriel Garcia Marquez - Grasset

4          Adultes.            Des grives aux loups de Claude Michelet - Robert Laffont

5          Jeunesse           Le cœur en abîme de Christian Grenier Hachette - poche jeunesse

6          Jeunesse           Le boucher sanglant de Christian Poslaniec - Milan Zanzibar

7          Jeunesse           La Tue-mouche de Jean Hugues Malineau - Gallimard Folio junior

8          Jeunesse           Le voleur d’éternité de Clive Barker - Pocket junior

9          Adultes             La conquête de Plassans de Emile Zola. - Hachette poche

10               Adultes      Le championnat de Miguel Delibes - Press Pocket

11               Adultes      Un aller simple de Didier Van Cauvelaert (prix Goncourt) - Albin Michel

12               Adultes      Paul et Virginie de Bernardin de St Pierre - Hachette poche classiques

13        scolaire            Une affaire en or, roman écrit par des élèves de CM2

14               scolaire      La rage d’amitié, roman écrit par des élèves de CM2

15 :      Adultes            Aziyadé de Pierre Loti - Calmann-Lévy

16        Jeunesse          La part du vent de  Jacqueline Held ( Syros, coll.  Les uns et les autres )

17        Jeunesse          Date limite       Jean Alessandrini ( Rageot, coll.  Cascade aventure)

18        Jeunesse          Les canards boiteux de Pierre Pelot ( GP Rouge et or, coll Grand Angle)

19        Adultes            Désert de Le Clézio ( Gallimard NRF )

20        Adultes            La vie de ma mère deThierry Jonquet ( Gallimard, Série Noire)

21        Adultes            Solal de Albert Cohen (Gallimard, NPF )

22        Jeunesse           L'été des confîdences et des contîtures de Yves Pinguilly ( Rageot, Cascade)

23        Adultes            E = MC2, mon amour de Patick Cauvin ( Jean-Claude Lattès )

24        Adultes.           Aziyadé de Pierre Loti (Calmann-Lévy)

25        Jeunesse          Pierre est vivant de Jean Coué ( Rageot, Les chemins de l'Amitié)

26        Adultes                        Les flammes de l'été de Jules Roy ( Gallimard, NPF )

27        Jeunesse          Règlement de compte en morte-saison de Michel Grimaud ( Rageot,Cascade Policier )

28        Jeunesse          Filles et garçons de Donadio de Jeanne Loisy (Bourrelier coll l’Alouette)

29         Jeunesse         La vallée des esprits de François Sautereau ( Rageot, Coll.Les maîtres de l'aventure )

30        Adultes                        Le pavillon d’or de Mishima (Gallimard NRF=

31        Adultes            Piège pour Cendrillon de Sébastien Japrisot (Denoël)

32                    Adultes            Les noces barbares de Yann Quéffelec (Gallimard NRF)

 

 

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 09:44

 

Quel est votre niveau de connaissance en littérature ?

 

 

 

Quelle oeuvre littéraire se cache derrière chaque ensemble de trois mots ?

 

QUESTIONS

·         Boa étoile désert

·         Collines - collègue - photo

·         Pension - tuberculeux - vineux

·         Remarque - ouest - nouveau

·         pêcheur marlin bredouille


Quel auteur se dissimule derrière cette proposition :

 

·         Femmes Malade Tapissier

 


REPONSES

 

Boa étoile désert :  vous avez reconnu Le petit prince

 

Collines collègue photo La gloire de mon père de Marcel Pagnol

 

Pension tuberculeux vineux : Le Père Goriot

 

Remarque ouest nouveau : la guerre de 1914, raconté coté allemand : A l'ouest rien de nouveau, d'Erich Maria Remarque.

 

pêcheur marlin bredouille : C'est Ernest Hemingway avec Le viel homme et la mer.

 

femmes malade tapissier Molière (Les femmes savantes, Le malade imaginaire...) était fils de tapissier.

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 10:53


1) Quel est le nom d'Ewilan au début du premier tome ?

Brune
Camille
Shaé

2) De quelle couleur sont les yeux d'Ewilan?
Bleu saphir
Violet d'améthyste
Vert emeraude 

3) Dans 'La quète d'Ewilan' quel est le nom de la magie d'Ewilan?
l'écriture
le dessin
l'amour

4) Comment s'appellent les habitants de Gwendalavir ?
les Gwendalaviriens
les Alaviriens
les Faëls

5) Qui est le peuple allié des Alaviriens ?
Les Faëls
les pirates des îles Alines

6) Qui sont les ennemis des Marchombres ?
Les mercenaires du chaos
les guerriers cochons

7) Comment s'appelle le frère d'Ewilan ?
Liven
Mathieu
Akiro

8) Qui sont les Kharzagantes ?
Des herbivores vivant dans la plaine du souffle
Des plantes qui diffusent une douce mélodie
Une organisation secrète alliée aux mercenaires du chaos

9) Qui est la 'Dame' du dragon?
Une jeune fille que le dragon retient prisonnière
La reine des baleines
c'est son épée

10) Qui est Illian ?

Un garçon de Valingaï
Le père d'Ewilan
Une jeune fille sauvée de l'institution

11) Qui est Siam Till'Illan?
Une rêveuse
Une sentinelle
La soeur d'Edwin

12) Qui est Merwyn dans notre monde?

Gandalf
Dumbledore
Merlin

13) Dans 'le pacte des Marchombres' Comment s'appelle le maître d'Ellanna?
Hurj Ingan
Sayanel Lyyant
Jilano Alhuïn

14) Comment s'appelle le grand ami de Philipip?
Riburn
Oukilip
Framboise

15) Dans 'l'Autre' Quels sont les pouvoirs de Shaé?
mnésique, scholiaste et cogiste
bâtisseur, guérisseur et métamorphe
métamorphe et mnésique
guide

16) Comment tuer un Lycantrope ?
Avec une lame ou une balle d'argent
avec un ours
avec des armes conventionelles

17) Quelle est la particularité des Ims?
Ils se télétransportent
Ils mordent très fort
Ils se déplacent en solitaire

18) Qui est l'Autre?
Emiliano, Bartélémy et Anton
Un Omholk
Onjü, Ekter et Jaalab

19) Qui est Eryn?
La fille de Salim et Ewilan
La cousine de Natan

20) Qu'est ce que la pratum vorax?
Le vrai nom de la maison dans l'ailleurs
Une très grande faim
Une prairie qui mange tout


REPONSES:

1. Camille
2. Violet d'améthyste
3. le dessin
4. les Alaviriens
5. Les Faëls
6. Les mercenaires du chaos
7. Akiro
8. Des herbivores vivant dans la plaine du souffle
9. La reine des baleines
10. Un garçon de Valingaï
11. La soeur d'Edwin
12. Merlin
13. Jilano Alhuïn
14. Oukilip
15. bâtisseur, guérisseur et métamorphe
16. Avec une lame ou une balle d'argent
17. Ils se télétransportent
18. Onjü, Ekter et Jaalab
19. La fille de Salim et Ewilan
20. Une prairie qui mange tout

 

EXPLICATIONS:

1) Elle a été appellée ainsi par Pierre Boterro en l'honneur de sa fille, Camille!!!


2) Bien sûr qu'ils sont d'un violet d'améthyste... d'ailleurs sa mère avait les mêmes... c'est ainsi que l'analyste Duom nil'Erg la reconnaît dans le premier tome!


5) Les Faëls sont très étranges, et ne veulent pas se mêler à la guerre mais un des princes Faëls fait un pari stupide avec Ellanna et il perd, et il doit donc rejoindre la troupe...


6) les mercenaires du chaos sont les ennemis depuis des annés des Marchombres, ils utilisent tous les pouvoirs qu'ils copient et volent... et ils sont emplis de suffisance et de haine...


8) Ce sont des grands herbivores très peureux qu'un petit bruit peut faire détaler mais le seul problème, ou plutot danger, c'est qu'ils se déplaçent toujours en groupe, et personne n'a jamais survécu à une troupe de Kharzagantes en furie lancée contre soi..


9) C'est la plus grande des baleines, le double du dragon, son amour, sa dame!


10) Ila été sauvé par Ewilan et Salim quand il se trouvait dans l'institution... il possède un très grand pouvoir mais son pouvoir est constitué surtout d'un grand cercle de volonté...
11) C'est une frontalière... dans son sang coule le sang de Merwyn...


12) Il est celui qui a mis fin aux années noires des Alaviriens, celles où les Ts'liches les tenaient en esclavage sous un très puissant verrou dans les spires. Merwyn l'a brisé et il a entr'autres créé l'arche!


17) ils se télétransportent très bien et ils se déplacent toujours en groupe...


18) Jaalab, la force de l'autre, Onjü le coeur de l'autre et Ekter, son âme... L'autre veut détruire les sept familles, dans le troisième tome, on dirait presque que Pierre bottero s'est inspiré du roman : 1984.


19) Elle a les yeux violet, son père est très sombre de peau, elle possède un très grand pouvoir du dessin, elle les amènent à l'arche en dessinant un grand pas... c'est bien la fille d'Ewilan et salim... et oui c'est une fée.


20) Elle dévore tout... y compris l'Autre... mais elle ne dévore pas si elle est aspergée d'eau, ce qu'Elio a très bien noté!!! on croyait que sur la prairie personne ne pouvait survivre, et bien Shaé a vu des oiseaux et des voiles au loin... sur la prairie... peut-être est-ce les plaines du souffles du monde d'Ewilan...

Test sur http://www.mesexercices.com - tests de culture générale (test n°43332)

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 16:03




Un QUIZZ de 20 questions pour les
50 ans d'Astérix !!!
Rendez-vous sur lesite du Monde !


http://www.lemonde.fr/culture/quiz/2009/10/29/asterix-en-20-questions-le-gros-quix_1260052_3246.html#ens_id=1260348



Il existe un site officiel : http://www.asterix.com/index.html.fr?rub=francais

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 10:10

Pour calculer votre vitesse de lecture et de compréhension afin de déterminer si vous êtes un lecteur moyen, un bon lecteur... Vous aurez un texte à lire (chronométré) et des questions de compréhension.

http://www.readingsoft.com/fr/test.html#results

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 23:11


Un petit quizz sur la littérature jeunesse
 organisé par TV5 monde (télé internationale francophone !

 



http://www.tv5.org/TV5Site/jeunesse/quiz-751-10-litterature-jeunesse.htm
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 22:26

Voici une colle :

 "un enfant fait un château de cartes et demande à son  grand-père la différence entre un conquérant et un bâtisseur d’empire."

De qui est-ce ?
Dans quelle œuvre ?

Ah !a h ! serez vous perspicace ?

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 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

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 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com