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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

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Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 23:11

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Cet homme chaleureux et généreux doit beaucoup à son papa qui lui a glissé entre les mains toute sa bibliothèque de romans après en avoir eu « ras la casquette » de ne le voir lire que des BD. Dès lors, ce fut la Révolution pour Jean-Marc et pour son père qui allait désormais souffrir de voir ses livres personnels abîmés par le « dévoreur »... Plaisir de lire et d’écrire allaient définitivement se trouver mêlés. Et Jean-Luc est aujourd’hui devenu un passeur de rêves, un amoureux de la prose de Claude Seignolles et du grand Tolkien, dont il s’inspire.

 

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Jean-Luc Marcastel, ce conteur à l’écriture rappelant l’oralité, la chaleur et la douceur des veillés au coin de l’âtre, a expliqué aux collégiens de Gannat la naissance de ses récits, ceux qui, par exemple, accueillent l’abominable et vicieux vicomte de Marsac, car « il ne saurait y avoir de belles histoires sans de vrais méchants, intelligents et charismatiques ! » En fait, ses personnages, bons ou mauvais, l’auteur les fréquente – attention à vous ! – « parce qu’il est plus aisé, comme le pense Stephen King, de partir de ce que l’on connaît. » Ils peuvent être… lui, son entourage (sa femme est la Roussotte du livre, Louis est son fils…) ou une synthèse de tout ce qu’il déteste chez quelqu’un : si le cantalou est plutôt calme et non violent, il admet prendre plaisir, sur le papier, à en faire voir de toutes couleurs à certains personnages. Cela lui permet de mieux supporter, dans la vraie vie, les enquiquineurs dépeints dans ses ouvrages par les mots ou par les formidables dessins du talentueux illustrateur, Jean-Mathias Xavier, avec lequel il collabore pleinement.

 

Jean-Luc Marcastel est un homme heureux, son « Galoup » connaît plusieurs vies, réédité plusieurs fois, il court toujours, cette fois chez Hachette, dans la collection du Livre de poche jeunesse. Aujourd’hui, l’Homme a eu un rêve : une bonne fée se penche sur lui pour faire des aventures de son Occitania moyenâgeuse une bande dessinée, un dessin animé, ou pourquoi pas, un film : d’ailleurs, si Peter Jackson, réalisateur du Seigneur des Anneaux, lis ces lignes…

 

Ses deux derniers romans, " Le dernier hiver" ou "Alban, "l'enfant monstre" sont actuellement sélectionnés pour de nombreux prix ; croisons les doigts pour Jean-Luc : il le mérite !

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:21

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Ah, Brigitte Coppin ! Un rayon de soleil ! Une auteur jeunesse élégante, lumineuse, talentueuse, passionnée et passionnante et d’une grande gentillesse. Brigitte fait partie des gens généreux, de ceux qui aiment donner aux autres et notamment à ses lecteurs, lorsqu’elle les rencontre. Après l’avoir écoutée raconter, parler d’écriture, on ne peut que se précipiter sur un livre pour le dévorer ou même, en écrire soi même.

Brigitte Coppin a un don, elle sait écrire mais elle sait aussi - lorsqu’elle est face aux enfants (et les grands), les embarquer dans son sillage : l’auditoire captivé hisse la grande voile et embarque pour l’aventure de la création littéraire et du plaisir de lire. Si l’écriture demeure son métier, elle prend beaucoup de plaisir à rencontrer, dans les établissements scolaires, les enfants : elle sait les mettre à l’aise, leur parler sans retenue et jouer la comédie quand un rôle théâtral lui est écrit par ces mêmes petits.

 

Ses yeux pétillent lorsqu’elle évoque la naissance de son beau roman, « Le château des Poulfenc », ses yeux brillent encore quand elle livre comment lui est venu le nom du roman, la découverte du moulin de Poulfanc (avec un- a) en Bretagne… L’auditoire ne bouge pas, il écoute : Brigitte donne ses secrets. Elle ne fait aucun plan, elle part avec quatre ligne de synopsis… Thomas le héros s’est imposé à elle : il est sorti de la marmite de l’auteur, une marmite située entre sa tête et son coeur, puis elle a remué ses souvenirs. Alors Thomas s’est assis sur son épaule, il a grandi, petit à petit, un peu plus chaque jour… Et puis…. Brigitte fronce les sourcils quand elle évoque un manuscrit habillé par une couverture absurde, parce qu’un illustrateur peu scrupuleux n’a pas lu le texte !

 

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Brigitte Coppin répond à toutes les questions avec patience et sourire, elle a toujours aimé la lecture : elle se souvient comme si c’était hier de son premier livre, « Les mémoires d’un âne » de la comtesse de Ségur. A la dernière page, elle pleurait : l’histoire était terminée. Ensuite, elle est tombée en amour pour le héros de la Baronne Orczy, « Le mouron rouge. »

Aventureuse - pour son voyage de noce canadien, elle a avalé 7000 km en stop - passionnée par la mer, les bateaux (elle navigue) et la Bretagne – elle rêve un jour de pouvoir ouvrir sa fenêtre face à l’océan. Parce qu’elle est sensible aux couleurs, aux senteurs, ainsi qu’à l’ambiance des ports. Et si Brigitte trouve que le temps s’égrène trop vite, c’est pour mieux ralentir celui-ci qu’elle se lève très tôt le matin. Pour profiter, tout simplement. Quelle se rassure, cela fonctionne, les années  ne semblent pas avoir de prise sur elle. Matinale, elle n’écrira jamais en soirée, après ses 8h00 de travail à son bureau. Mais ne croyez pas que Dame Brigitte s’endorme : pleine d’énergie – ce ne sont pas les cinq heure de route pour nous rejoindre en fin de journée qui vont l’abattre – elle gravit, avec enthousiasme, les pentes pour découvrir les ruines romantiques du château de Montgilbert.

 

Bref, un vrai bonheur de rencontre ! Un bonheur sincère, un bonheur vrai !

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 11:20




Béatrice Bottet

est un écrivain de romans et de documentaires  vivant à Paris qui a été professeur de Lettres et d’Histoire.


Passionnée d’Histoire et d’univers fantastiques, elle s’est aperçue que l’Histoire pénétrait mieux dans les esprits si on la… « racontait. » Aurait-elle été marquée par Alain Decaux ? Lequel m’a également beaucoup touché lorsqu’il passait à la télé et qu’il… contait les grands événements. Je me souviens avoir demandé à mon professeur de faire un exposé : j’ai totalement imité Alain Decaux notamment en débutant mon propos par la… fin de mon sujet, la mort d’Adolf Hitler.

 


C’est à son père qu’elle doit cette passion pour l’Histoire ; pourtant dieu sait si cela barbait la jeune fille qu’elle était de constamment
visiter châteaux en ruine, églises perdues et musées…. Et parallèlement à cet intérêt, il lui fallait écrire, absolument. Lire un ou deux livres par semaine depuis l’enfance ne lui suffisait plus. Il lui fallait poser sur le papier de la fiction, du romanesque, de l’aventure.. ce, depuis la classe de 6ème.

Béatrice Bottet se souviendra de sa venue à Gannat en ce mois de février 2010, un mois où la neige avait décidé d’envahir l’Auvergne ! En effet, l’absence de transports scolaires a totalement perturbé la rencontre que nous avions travaillé depuis trois mois. C’est donc avec un effectif plus que réduit, tendance « Bérézina », que nous avons échangé avec Béatrice, une dame fort agréable et sympathique, amatrice de thé. Vous voulez lui faire plaisir ? Offrez à Béatrice ce breuvage qui ne la sépare jamais : voilà pour la petite histoire dans la grande Histoire !


Béatrice nous expliqué qu’elle adorait  raconter l’Histoire et ses péripéties, tout ce qui était en marge de cette Histoire que l’on apprend à l’école… Pour elle, comprendre comment les gens vivaient, ce qu’ils croyaient, les légendes, l’inexplicable, les superstitions, la mythologie… est réelle une source de plaisir ; un plaisir qu’elle aime transmettre par le biais de l’écriture. Voilà pourquoi ses romans historiques peuvent être teintés de fantastique et qu’ils se déroulent à d’autres époques que la nôtre qui ne l’inspire guère..


« Mes ouvrages documentaires plongent dans notre vieil imaginaire traditionnel, riche terreau de nos mentalités, dont il me semble qu’il ne faut surtout pas l’oublier, encore moins le mépriser. Fées et sorcières, fantômes et magiciens, dragons et sirènes, mythes et légendes, voilà ce que je prends le plus grand plaisir à raconter, à inculquer à mes lecteurs. »


Avec Béatrice, nous avons évoqué le petit chaperon rouge : elle a expliqué qu’elle se documentait énormément  pour écrire et que dans un livre sur les teintures elle avait découvert pourquoi le petit chaperon rouge était vêtu de… rouge. Tout simplement, pour être vue dans la forêt ou reconnue de loin ! Idem pour s’approprier les noms de rues de Paris, elle a dû s’informer. Et tout le monde a compris que le plus compliqué, pour elle, résidait  dans l’écriture du scénario ! Et qu’elle ne transigeait pas sur la langue : est-il nécessaire que le lecteur comprenne tous les mots de ce qu’il lit ? Béatrice Bottet a fait allusion aux mystères de certains passages qu’elle lisait, lorsqu’elle était enfant, de la Comtesse de Ségur. Cela ne l’a pas empêché d’adorer !

 

Béatrice à révélé ses secrets  : elle a admis – et croyez-moi cela a surpris l’auditoire - ne pas faire de plan lorsqu’elle écrivait ! Un plan l’a perturberait ! Ce qui signifie qu’elle ne sais pas où elle va quand son imagination est lancée… Elle a également avoué avoir la chance de taper extrêmement rapidement ses textes avec le traitement de texte : cela vient d’un cadeau empoisonné qui ne l’est plus aujourd’hui : on lui a offert, pour ses 17 ans, des cours pour apprendre à taper à la machine (sans regarder le clavier).

L’auteur parlé de passion, de l’importance d’être passionné et ouvert, d’avoir l’esprit curieux surtout lorsqu’on est jeune quand on a encore la chance d’avoir une cerveau « éponge » ! Ainsi, elle a expliqué son  amour pour le jardinage et la campagne (si on le lui avait dit, il y a des années, elle ne l’aurait pas cru !), elle, la parisienne qui aimait sortir, aller au cinéma…

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:03


Auteur, illustrateur, photographe et l’un des fondateurs de la maison d’édition,
« Le faucon rouge .»

 

Né en 1970, Xavier Bascour poursuit une carrière d’ingénieur avant de se tourner vers l’enseignement. Xavier exerce toujours son métier d’Instituteur tout en écrivant. Il aime parcourir les routes pour aller sur les salons tout en oeuvrant pour sa maison d’édition.  Il œuvre depuis plus de dix ans dans l’écriture et l’illustration liées au Fantastique, à la Fantasy, mais aussi au Polar et aux albums jeunesse. Il est également conteur, souvent accompagné à la harpe celtique. Après le succès de son roman d’Héroïc Fantasy « Animal ! », il a sorti deux polars fantastiques, « Polygone », plutôt dédié à un public adulte par la complexité de l’intrigue, et « Transgénius 2032 », destiné aux adolescents et aux jeunes adultes.


Artiste complet, que son institutrice de l'époque aimait solliciter pour aider les plus petits de la classe à dessiner, Xavier est également passionné par le théâtre et le cinéma : il a d’ailleurs réalisé avec ses élèves un long métrage de plus de 2h00 avec un scénario écrit par ceux-ci.

 

Xavier se souviendra de sa venue à Gannat, en ce mois de février 2010, lorsqu'il est venu rencontrer les collégiens et les élèves du primaire.
Que de neige ! Que de neige ! Et la joie de mettre la voiture dans le fossé… Rassurez-vous, sans gravité aucune. Pourtant notre gaillard cévenol n’a pas perdu son sourire ni sa gentillesse et son humour. L’homme est chaleureux et convivial. Sympathique, il l’est assurément. L’écrivain est sincère, habité qu’il est, par son univers, la fantasy. Chez lui, sur les murs intérieurs de sa maison, des éléments propres à ce genre ; vêtu d’une belle chemise médiévale, il porte de grands bracelets - en cuir marron couvrant tout du long son avant bras - qui ont impressionné les élèves : « M’sieur ! Il élève des faucons ? » Mince, nous ne lui avons pas posé la question !

C’est un homme sensible : il fut d’ailleurs très ému lorsque son fils lui a demandé la dédicace d’un de ses romans et de le voir pleurer d’émotion. Comme quoi, ce n’est pas rien d’avoir un papa écrivain ! Le livre a toujours un impact sur l’imaginaire des gens. Autre preuve que le personnage est un homme de cœur : une ado de 16 ans, dont le rêve était de devenir coiffeuse, est venu en scooter, avec son… bébé et son ami de 19 ans rencontrer Xavier lors d’un salon qui faisait suite à une rencontre dans les classes. Deux jeunes en difficulté mais qui, parce que c’était Xavier, étaient prêt à s’offrir … un livre de l’auteur ! Mais ils avaient beau compter et compter leurs pièces, le compte n’y était pas… Touché et ému par cette scène, Xavier Bascour pris sur lui de leur offrir son roman. Vous souhaitez une nouvelle preuve de l’humanisme qui est la sienne ?  Il offre sa chance à une collégienne de 13 ans de Désertines, dans l’Allier, de publier son premier   ouvrage !

Xavier qui écrit pour être… lu ! Et qui a en tête 200 scénarii d’histoires à nous raconter est un homme à l’énergie débordante, un homme d’action (toujours prêt à bâtir un projet ubuesque… pour le réaliser !) plein de vitalité qui avoue vivre de l’imaginaire tout en ayant les pieds sur terre. Ce fut une belle rencontre que celle de cet amoureux de Robin Hobb et de l’éternel Tolkien pour une initiation à l’univers de l’héroïc fantasy avec des logiciels de création de personnages en 3D et d’illustration au crayon.

Ah, j’oubliais : j’ai lu son album en 3D « Dana, Reine des Dragons. » à mes loulous. A voir leur tête, à les entendre en parler par la suite, à créer eux-mêmes leur propres histoires, la magie a envahi le chalet familial…  

 

 

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 17:12



Yaël Hassan
est un écrivain pour la jeunesse qui est née à Paris en 1952.

C’est le hasard (malheureux ! Peut-être heureux, aujourd’hui ?!) qui a amené Yaël a devenir auteur. Le tourisme était, à une époque, davantage sa tasse de thé (Air France, Agence de voyages)… jusqu’à ce qu’un grave accident de voiture (1994) l’oblige à demeurer alitée pendant un an. Il fallait bien faire quelque chose, s’occuper tout simplement : elle s’est alors inscrite à un concours de littérature pour la jeunesse organisé par le ministère de la Jeunesse et des sports. Son magnifique roman  « Un grand père tombé du ciel » (Casterman)  était né. Un auteur jeunesse également !

Le nom de Yaël Hassan sera toujours associé à mon 1er poste dans un établissement scolaire (l’année de ma stagiairisation en 2000) et mon premier auteur jeunesse fait de chair et de sang, rencontré… C’était au collège Anatole France, dans la ZEP de Limoges Beaubreuil. C’était l’époque d’un beau partenariat avec la librairie Jeunesse de Limoges,  « Rêv’en page », laquelle nous prêtait des livres !!! Vous avez bien lu ! L’année suivante, j’invitais Yaël dans mon nouveau collège, celui de Puiseaux, dans le Loiret.

Que dire ? Que je débutais avec toute l’innocence que cela pouvait engendrer. C’est le genre de rencontres que je n’organise plus du tout de la même façon,  aujourd’hui (voir la rubrique dans la sommaire sur « Les fêtes de la littérature jeunesse »),  parce que, entre temps, j’ai gagné en expérience, j’ai réfléchi, écouté, lu… Sur quoi étaient donc basées ces rencontres ? De simples questions posées à l’auteur et les réponses ! A bien réfléchir, cela devait être un tantinet ennuyeux… Je déconseille vivement de ne baser la rencontre avec un auteur que sur ce mode de fonctionnement : dans le sommaire, vous trouverez plusieurs exemples d’activités pédagogiques menées…

 Photo : http://cdipeguy.free.fr/onytrouve/coupsdecoeur/yaelhassan.jpg

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 09:44



Rolande Causse,
écrivain et librettiste, née en 1937.

Elle écrit aussi bien de la poésie et des romans jeunesse (« vieillesse » aussi) que des ouvrages théoriques et des essais. Passeuse de mots, de sensations et d'émotions, elle anime aussi des ateliers de littérature-écriture sur des écrivains comme Marcel Proust, Franz Kafka, Nathalie Sarraute, Jean Giono...  Elle a crée une association qui s'appelle La Scriture.

J’avais invité pour la « fête de la culture » que je lançais pour la première année dans le collège de Lapalisse, Rolande Causse, un auteur émouvant, toujours blessée par la tourmente occasionnée par la guerre de 1939. C’était, il y a sept ans, j’arrivais tout droit  d’un collège du Gâtinais, celui de Puiseaux (Loiret). Rolande Causse qui est arrivée à l’écriture pour la jeunesse parce qu’il n’y avait guère de production pour enfant à son époque, m’avait ému par ces textes, sur « Les enfants d’Izieu », Oradour (je suis natif de pas très loin du village martyr. Les récits de ma mère me glaçaient : petite, elle se souvenait des cendres noires qui voletaient dans le ciel, elle vivait alors à Limoges, à une quarantaine de km du lieu du massacre !)…

Ce fut une belle après-midi à parler de livres, de littérature, de lecture. Comme Jean-Claude Mourlevat, Rolande Causse avait insisté sur l’importance de lire des textes à haute voix pour donner envie de  lire et ainsi se constituer dans sa tête une… bibliothèque. Les enfants  lui demandaient pourquoi il fallait lire, elle répondait que  cela permettait de voyager, de rencontrer plein d’autres gens, des jeunes, des moins jeunes, de devenir plus fort… Bref, de se former.

« La lecture développe l’imagination. Le livre donne des souvenirs et apprend à vivre. Lire, c’est devenir plus intelligent. »

Rolande Causse

Cette journée préparée en interdisciplinarité fut aussi l’occasion d’une projection sur le mur du CDI, par le professeur d’art plastique,  des travaux de peinture des élèves en liaison avec le livre étudié, « Rouge braise »…

J’ai le souvenir d’enfants qui écoutaient religieusement parler Rolande de choses graves : les enfants d’Izieu, la guerre, Oradour-sur-Glane… J’ai aussi le souvenir de la générosité de cette dame qui, plus tard, nous envoyait par la poste, aux professeurs, aux cdi, des petits recueils de poésie dédicacés !

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:00

Jean-Baptiste Evette est écrivain, il est née en 1964. Ancien prof de français, il se consacre à l’écriture et à la traduction de romans anglophones.

Lecteur assidu de romans policiers, d’aventures, de mémoires historiques ou de poésie, il écrit lentement, se documente beaucoup. Il est fasciné par la question du personnage de roman.

Jean Baptiste, je l’ai rencontré à la médiathèque de Lapalisse un samedi matin. C’était en 2003. Déjà…

Nous avions là l’occasion de pouvoir disposer d’un auteur jeunesse… gratuitement. Il aurait donc été dommage de ne pas profiter de la belle occasion qui nous était offerte. Avec une collègue de français, nous avons battu la campagne… euh !... les couloirs pour trouver  les quatre classes de 6ème et dresser une liste d’enfants volontaires afin de le rencontrer, cet écrivain bien vivant, un samedi matin, jour de repos.
Durant plusieurs jours, après le repas de la cantine, nous nous sommes relayés pour lire à voix haute, à la vingtaine enfants, un roman de l’auteur « La fureur d’Andarta » ainsi que pour préparer la rencontre.

Jean-Baptiste, qui avait vraiment apprécié la mâtinée passée en notre compagnie, répondait favorablement, quelques jours plus tard, à ma proposition de participer à la première fête de la culture dans mon nouvel établissement. Il désirait même que nous ne le rémunérions pas ; je refusais catégoriquement !
Pendant, deux jours, il a animé des ateliers d’écriture : je me rappelle très bien avec les 3ème de l’atelier mené sur l’autobiographie à partir de découpage de mots ou de phrases dans le journal ; mais aussi, de l’utilisation en 6ème de jeux de cartes pour les faire écrire. De bons souvenirs !

La venue de Jean-Baptiste parmi nous, ce fut aussi de la marche en montagne bourbonnaise, la découverte de celle-ci, les mocassins dans la neige à 1000 mètres d’altitude avec pour couronner le tout… la voiture, enlisée dans la poudreuse, à pousser. Rencontrer un auteur jeunesse, c’est aussi ça ! de sacrés souvenirs, de bons moments, des rires et du… n’importe quoi !

http://jeanbaptisteevette.free.fr/

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 10:59

Valérie Dayre est née en 1958.

Ecrivain pour la jeunesse et pour la « vieillesse »,  traductrice… Valérie Dayre est une personne discrète, qui écrit chez elle, dans le Berry. Pas facile, facile de faire parler la dame sur elle-même ! Elle pense que ses livres ont plus intéressants qu’elle !!!. Ses romans sont toujours porteurs de sens. Elle y défend des valeurs humanistes et citoyennes exprimées par la voix même des enfants, qui souvent, s’oppose à celle des adultes. Elle aborde des notions graves (la précarité, le racisme, l’égoïsme, la cruauté...) susceptibles de faire réfléchir les jeunes lecteurs.

J’avais invité Valérie au collège de Lapalisse il y a … Ah, oui… déjà ? ! cinq ou six ans ! Nous avions pas mal sympathisé, discuté, tranquillement… il faut dire que la dame est charmante et puis, vous connaissez, vous, des auteurs jeunesse pas sympas ?

Et quelle rencontre !!!!

Toute dans l’émotion. Valérie est quelqu’un de sensible( lisez ses romans) et comme nous avions beaucoup travaillé… J’avais mis la main sur un renseignement de tout premier ordre : la raison qui avait poussé Valérie à devenir écrivain ! Une poésie étudiée en classe de français lorsqu’elle était au collège : « Le dormeur du Val » d'Arthur Rimbaud…. Nos élèves de 6ème avaient fait une haie d’honneur à l’auteure et lorsque celle-ci est entrée dans le cdi, à chacun de ses pas dans le rang, un vers lui était  déclamé… Oh la la ! nous n’avions pas prévu… les kleenex !!!!! Cela commençait bien. Submergée par l’émotion, notre invitée pleurait… C’était totalement imprévu et très émouvant.

Le roman de Valérie,  « Miranda s’en va » (L’école des loisirs), au sujet grave, avait beaucoup touché les lecteurs. Nous n’avions eu aucun mal à adapter quelques chapitres au théâtre ; les petits comédiens en costume avaient interprété leur rôle avec beaucoup de joie ! La tendresse dans le regarde Valérie se lisait…

Encore une journée gravée dans ma mémoire ! c’était hier…

Le dormeur du val


C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.





 Photo : http://abcd.ville-larochesuryon.fr/lrsy/files/u7/w_valerie_dayre.jpg

 

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 11:15



Guy Jimenes
est né à Oran en 1954 et a vécu en Algérie jusqu'en 1963.

Bibliothécaire de formation, il a exercé ce métier pendant quelques années avant de se consacrer à l'écriture de livres pour la jeunesse. Mystères et enquêtes jalonnent les textes de Guy Jimenes. Le suspens est rondement mené et les sujets originaux.



Guy Jimenes est venu rencontrer mes élèves du collège de Puiseaux, dans le nord Loiret, pays de la plaine et de la betterave à sucre, au début des années 2000.



Nous l’avions invité pour évoquer « La protestation. » 


La rencontre fut émouvante, passionnante ! c'est souvent le cas avec les auteurs jeunesse. Combien de déception ai-je eu ? Deux, je crois ! Pourtant, elle avait très mal démarré : une journaliste, présente au CDI, feuilletait le roman pendant que nous accueillions Guy. Elle s’en est pris à lui pour d’obscures raisons, liées à quelques mots qu’elle trouvait…choquants… Un jugement que je qualifierai pour le moins de… hâtif ! On ne peut pas dire que c’était l’idéal pour démarrer une rencontre ! Heureusement, l’incident  a vite été oublié et à laisser place au plaisir d’être ensemble, avec Guy…

 

Guy Jimenes, qui écrit avant tout pour lui, est un homme discret qui aime faire… court ! Il parle peu – sans doute par peur de ne rien dire. Cet homme qui rêve d’une littérature « sans frontière » qui divertit et aide à se construire, souhaite toucher le lecteur, faire qu’il se questionne… alors pourquoi faire long ?

Toutefois, Guy aime échanger avec les enfants ; leur apporter ses compétences de « professionnel » de l’écriture, parler littérature, de son métier…

 

La rencontre fut très agréable, tout le monde s’était investi : les enfants avaient lu et préparé avec nous, les enseignants. Guy, par son écoute, sa gentillesse son adaptabilité, n’hésitait pas, lui non plus, à payer de sa personne. Les enfants ont découvert un homme terriblement humain avec ses fêlures… et cela les a beaucoup touché !

 

J’ai toutefois un regret.

Aujourd’hui avec l’expérience, je ferai différemment ! Je débutais et… cette rencontre fut  - à mon goût - trop placée dans le cadre de celles où l’auteur « dit » : le fameux jeu des questions-réponses autour du métier du livre, du métier d’auteur même s’il y a eu des questions sur les personnages, la trame de « La protestation »…
Ce dialogue est très important, il a toute ssa place lors des rencontres d'auteurs : les enfants ont toujours l’âge de  leurs artères et se posent des questions légitimes : comment vient l’inspiration ?.... Mais aujourd’hui, je ne lui accorde plus autant de place.
Je préfère aller plus loin ! Développer les ateliers d’écriture, les correspondances avec les auteurs, les lectures à voix haute d’extraits des romans de la personne invitée… Bref, une préparation où, enseignants, élèves et auteurs… construisent, ensemble.

Je pense que nous aurions pu mieux faire même si – il ne faut pas exagérer – nous avions bien travaillé et que la rencontre fut, là encore, bien trop courte ! Avec plus de  bouteille, nous serions allés plus loin ! Mon regret se situe donc à ce niveau.

Invitez Guy Jimenes, cet homme a beaucoup à apporter…

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 09:51

Claire Mazard est née en 1957.


En 2008 : elle décide de se consacrer exclusivement à la littérature jeunesse.

Dans ses histoires, elle développe des thèmes :  le droit des enfants, l’inceste, la violence, la maladie, l'amitié, l’homosexualité... Elle délivre de véritables messages d'espoir et tente de  sensibiliser le lecteur à des problèmes encore tabous. On lui doit également des récits d'aventures et policiers.


J’ai rencontré Claire, il y a… longtemps. En fait, je débutais, je venais d’être affecté à Puiseaux, dans le Loiret, c’était mon premier poste. Nous étions en 2000. Au collège, au sein d’une classe de 6ème, il y avait un souci de racket. J’ai alors cherché un auteur qui abordait ce thème, j’ai découvert « Rue des vautours » et j’ai invité Claire Mazard dans le Gâtinais.

Est-ce que je vous surprends si je vous dis que ce fut une belle rencontre ? Non ! et vous aurez raison. De toute façon, je ne parle que des auteurs et des ouvrages que j’aime…

A cette époque, Claire exerçait encore la fonction de gestionnaire dans un lycée parisien. Ce qui ne l’empêchait pas de se déplacer à la rencontre des enfants. Cet petit bout de femme, un petit peu timide, voire méfiante du moins au début, a conquis son auditoire. Elle adore de toute évidence les enfants. Et les enfants le lui ont bien rendu car la rencontre fut très agréable !


Elle a donné envie de lire et même d’écrire, elle su captiver, faire passer ses messages - « Quand on a des secrets, il faut les dévoiler rapidement » - tout en douceur et avec gentillesse. Elle n’a pas hésité à dévoiler les secrets de l’écriture, de son écriture… et  à faire sourire car figurez-vous que les auteurs ont tous de grandes oreilles, des oreilles qui ne cessent de s’allonger  à force de toujours écouter ce qu’il se dit pour avoir de l’imagination !


·
       
« Rue des vautours. » (Flammarion. Castor poche).

Julien est dans l'impasse ; depuis qu'il s'est fait agresser par trois voyous dans la rue, il doit se soumettre à un odieux chantage et commettre des vols. Les racketteurs sont de vrais vautours : cassettes vidéo, champagne, et maintenant blousons en cuir ! Terrorisé, Julien n'en parle à personne. Que faire ? Continuer à voler ? Se transformer en vautour à son tour ?

 

Ses romans : Le Cahier rouge, L.O.L.A…



Photo : http://a32.idata.over-blog.com/227x150/2/67/40/66//mazard.jpg
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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com