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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:21

La Résistance en bandes dessinées : exposition Traits résistants  du 31 mars au 18 septembre 2011au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon

Traits résistants  est la dernière exposition, avant sa fermeture pour rénovation de son exposition permanente, du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon ; ce lieu culturel a été aménagé dans l’ancienne École de santé militaire, à l’intérieur même des bâtiments où a sévi Klaus Barbie le chef de la Gestapo de Lyon. Comme non loin de là le Musée-mémorial des enfants d’Izieu dans l’Ain, il diffuse des images  extraites du procès de ce dernier. Cette institution muséale a été inaugurée en 1992 et son projet a été porté par Michel Noir  l’ancien maire de Lyon ; elle a hérité des collections d’un premier musée sur la Résistance lyonnaise ouvert au milieu des années soixante. L’exposition Traits résistants  se décline en cinq volets : l’unité dans la diversité, le maquis, la violence, l’aide aux personnes pourchassées et persécutées, la parole libre. Chacun des thèmes est illustré par des pages de bande dessinées et  des objets emblématiques de la période comme  le casque du colonel Fabien ou une lampe-tempête des pécheurs de l’île de Sein. Des dessinateurs contemporains de bande dessinée, sur un scénario de Jean-Christophe Derrien, ont illustré une histoire en six planches autour d’un des objets phare des collections en rapport direct avec la Résistance, un album Vivre libre ou mourir reprenant ces épisodes sortira à l’automne chez l’éditeur Le Lombard. Par ailleurs les étapes de la conception du deuxième tome de la nouvelle série Résistances du scénariste J.-C. Derrien et du dessinateur Claude Plumail aux éditions du Lombard est présentée.  Parmi les titres exposés on s’intéresse particulièrement à une série humoristique de qualité Les Trois Mousquetaires du maquis qui fut fort apprécié en son temps.  Jacques Dumas (1908-1994), dont le pseudonyme est Marijac,  crée celle-ci dans un maquis auvergnat, il prolonge leur parution dans Coq hardi un  hebdomadaire qu’il fonde pour la jeunesse et est publié de 1944 à 1963 ; ce journal présentait également d’autres BD de la veine héroïque autour des actions des résistants, il n'utilisait aucun apport de BD étrangère, et ne publiait que des créations originales. Au début des années 1990, la revue Hop a consacré plusieurs numéros à la fois à cette BD (avec reproduction d’épisodes en entier) et à cet auteur. Edmond-François Calvo avec la bande dessinée animalière inoubliable La bête est morte, René Brantonne pour des pages consacrées à Guy Moquet en 1946 dans Tarzan, Pierre Mouchot ( Chott), Roger Lecureux, Robert Rigot, Albert Uderzo et Lécureux ainsi que Liquois réunis pour Fifi roi du maquis, sont parmi les autres auteurs présents. Ainsi l’ouvrage permet de trouver autour du thème des maquisards, à la fois les dernières productions d’auteurs qui ont commencé leur carrière à la Belle Époque (René Giffey) ou dans les Années folles (Le Rallic par exemple avec la série Bernard Chamblet), celles d’artistes qui vont peupler l’imaginaire enfantin durant les années dites des Trente glorieuses (dont Jean Pape d’origine arménienne pour en particulier Lieutenant X contre Gestapo paru dans Zorro) et également les productions les plus récentes du XXIe siècle.  Nombre de BD exposées se retrouvent dans Traits résistants  le catalogue de l’exposition commercialisé pour 19 euros par les éditions Libel.  

Traits résistants  (mercredi au dimanche, 31 mars au 18 septembre 2011) Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon  14 Avenue Berthelot 69007 Lyon. T. 04 78 72 23 11

 

Merci à Alain Chiron de m'avoir transmis cette information.

 

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:42

                                                                                                                                                                         

 

  ·         Sophie, peux-tu te présenter ?

Par le biais de mes livres et de mon blog, de la revue Hors-Cadre[s] dont je suis la rédactrice en chef, de formations ou de conférences, je mène un travail critique sur la littérature pour la jeunesse et plus particulièrement sur l’album.

 

La littérature jeunesse :

 ·         Qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser à la littérature jeunesse ?
Fille d’enseignants, je n’ai jamais “décroché” de l’album, dont j’ai, au fil des ans depuis l’enfance, toujours apprécié l’humour et la qualité graphique. Lorsque j’ai découvert, à l’université, où je suivais un cursus Lettres et Cinéma, qu’on pouvait le prendre pour objet d’étude, je me suis attachée à cet objet.
·         Existe-t-il une spécificité propre à la littérature jeunesse ? Existe-t-il un portrait type de l’auteur « jeunesse » ?
Bien entendu, c’est une littérature écrite pour la jeunesse mais tous les grands auteurs et éditeurs ont toujours considéré que cela n’impliquait pas, bien au contraire, une moindre exigence dans l’écriture, la réalisation des images où la fabrication que la littérature dite “générale” ou même l’édition d’art. Tout ceux qui ont fait avancer la littérature pour la jeunesse ont su articuler des oeuvres véritablement adressées au public enfantin et des réalisations ayant une forte exigence créative.
·         Tu fais de la formation, des colloques. Qu’est-ce que cela t‘apporte ? Quel est ton public ?
Les formations ou les conférences partent de la même préoccupation que mes ouvrages — et ces activités leurs sont généralement directement liées— : la diffusion d’idées, de concepts, d’expertises dans le domaine critique. Mon public premier est un public professionnel : bibliothécaires, enseignants, animateurs. Outre les moyens spécifiques à la formation pour cette transmission, c’est bien entendu dans l’échange que je progresse moi-même dans mes analyses. J’interviens moins souvent, mais toujours avec grand plaisir auprès des enfants et des jeunes qui, ont ne le dit pas assez, adorent mener un travail critique sur les livres.
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 09:37

                                                                                                                  

 

 

·         Sophie, l’album est en quelque sorte ton dada. Peux-tu expliquer ton intérêt pour ce genre ?

C’est un objet tout à fait spécifique, d’une très grande liberté, qui implique une multitude de lectures possibles. De l’album illustré, très centré sur le texte, à l’album sans texte qui propose au contraire une narration exclusivement par l’image, il offre une très riche variété de lectures.

·         Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire plusieurs essais sur l’album, en particulier sur Claude Ponti, et maintenant à publier « Je cherche un livre pour enfant » ?
Très peu d’écrits théoriques existaient sur le sujet lorsque j’ai commencé à m’y intéresser. Il fallait créer des outils critiques pour mieux le lire, le comprendre. Car c’est à la fois un objet très simple (grandes images, textes assez courts) qui peut aussi être très complexe (subtilité des rapports texte-image, rôle de la mise en page dans la narration...). Et cette complexité, très fructueuse, est souvent mésestimée parce que les lecteurs ne sont pas habitués à le lire d’un point de vue critique.
·         Comment se situe l’album jeunesse au sein de la production éditoriale. Comment se porte-il ?
L’album se porte très bien, mais, comme beaucoup de secteurs, il est victime de la surproduction. Les albums les plus intéressants ont bien du mal à parvenir à leurs jeunes lecteurs. C’est la raison même du guide “Je cherche un livre pour un enfant”.
·         Qu’est-ce qui caractérise l’album jeunesse ?
La formidable conjonction d’un texte, d’images et d’un support. Les albums les plus réussis sont ceux qui savent articuler ces trois dimensions. Le premier a l’avoir fait, magnifiquement, est Jean de Brunhoff avec Babar.
·         L’album a beaucoup évolué. Loin d’être béatifiant, il devient un véritable œuvre d’art pouvant s’apparenter au roman, j’en ai pour preuve le « consistant » et remarquable « Toi, lumière de ma nuit » de Christian Grenier, fruit d’une véritable collaboration entre l’illustratrice, Kristal, et l’écrivain. Un commentaire ?
Dès ses débuts l’album a partie liée avec le livre d’art. Son histoire est très riche, liée aux plus grands artistes, auteurs et éditeurs, particulièrement en France, sans chauvinisme aucun, mais il faut prendre conscience que nous avons une production d’albums particulièrement inventive et créative, que le monde de l’édition dans son entier scrute avec attention.
·         Quels sont les ingrédients pour faire un bel album ? Que recherchent les éditeurs actuellement en la matière ?
Pour faire un “bel” album, il faut de “belles images” ! Les éditeurs recherchent indéniablement une grande qualité esthétique. Mais pour faire un “bon” album il faut aussi un très bon texte et une mise en page efficace. Il ne faut pas mésestimer l’importance du texte. D’autant qu’il est souvent lu à voix haute, il doit donc faire l’objet d’une grande attention, d’une exigence forte pour supporter ces nombreuses relectures. Le texte est peut-être d’ailleurs, plus encore que l’image, la clé du succès du livre auprès des enfants.

·         A quand une Sophie, auteur jeunesse ?
Même si je partage avec les auteurs l’amour du livre et de la langue, il me semble important de garder mon point de vue critique.
·         Un sujet que tu aimerais évoquer et dont je n’ai pas parlé ?

Après avoir beaucoup travaillé en direction des professionnels, mon dernier ouvrage “Je cherche un livre pour un enfant” reste adressé aux enseignants et bibliothécaires, mais il entend également s’adresser à un public beaucoup plus large. A mon sens, ce qui menace aujourd’hui le plus la littérature pour la jeunesse est son manque de reconnaissance auprès d’un public qui dépasse le strict champ de ses lecteurs et médiateurs. Claude Ponti est le plus grand créateur français contemporain de la littérature pour la jeunesse. Et pourtant, qui le connaît en dehors de ses lecteurs ? La plupart des gens ignorent la richesse et l’intérêt de cette littérature et en savent pas quoi offrir aux enfants. Ce guide, en offrant des repères pour une “culture” de la littérature pour la jeunesse entend contribuer à un nouveau rayonnement du livre pour enfants. Mais il faudra beaucoup d’autres initiatives pour y parvenir !

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 10:48

Enfance et études

Je suis née à Pâques 1957, dans un village de la haute Ardèche. Mes parents étaient tous les deux instituteurs.

Déjà toute jeune j’aimais les livres et je suis rapidement devenue une lectrice boulimique. J’ai grandi à la campagne et j’étais plutôt du style garçon manqué. J’étais bonne élève, mais je préférais de loin les rédactions aux problèmes de maths. J’ai donc fait des études de littérature, jusqu’à devenir professeur agrégé de lettres.

Famille

Durant mes études j’ai rencontré un futur géologue. Depuis, nous ne nous sommes plus quittés et nous avons adopté trois enfants, deux filles africaines nées en 1987 et 1990 et un garçon indien né en 1994.

Les regarder grandir a souvent été une source d’inspiration pour mes romans

Voyages

Quand j’étais enfant, je ne voyageais qu’à travers les livres et j’aimais tout spécialement ceux qui me dépaysaient.

Devenue adulte, jai eu la chance de vivre dans divers pays : Côte d’ivoire, Argentine, Emirats arabes, Birmanie et Venezuela.

Ces séjours ont été riches d’expériences et parfois d’aventures, et ont donné naissance à certains de mes livres.

Travail

J’ai enseigné le français dans les pays où j’ai vécu, ainsi qu’en France, et c’est pour mon seul plaisir que j’ai commencé à écrire des histoires. A présent je me consacre à l’écriture.

Je n’ai pas d’horaires pour travailler, et c’est souvent la mauvaise conscience qui me pousse à m’installer dans mon bureau. J’écris à la main, dans un grand cahier, car j’aime le glissement du stylo plume sur le papier et le côté "travail manuel" de l’écriture.

Plaisirs

J’aurais voulu être danseuse, je n’ai pas pu, mais je continue à prendre des cours de classique et le spectacle de gens qui dansent bien, quel que soit le style, m’enchante toujours.

Je continue à lire beaucoup, des romans et des nouvelles, et je vais souvent au cinéma. En fait, j’adore les histoires. J’aime aussi jardiner : c’est la meilleure thérapie que j’ai trouvée contre les baisses de moral et la mauvaise humeur.

Pascale Maret

 http://www.la-charte.fr/sites/pascale-maret

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 10:32

L’histoire :

S’appeler Hilaire et être surnommé Pupuce, c’est agaçant ! Ne pas avoir le droit de sortir quand on veut, c’est frustrant. Être grondé parce qu’on est un peu sale et puni à la moindre bêtise, c’est carrément énervant. Pourtant, une fois enfermé dans un chenil car il a fait une bêtise plus grosse que d'habitude, Hilaire se rend compte qu’il avait tout pour être heureux chez ses anciens maîtres.

Thème :

Humour / Chien / Famille

Commentaire :

Voici un roman plein d’humour d’une grande qualité d’écriture, qui fait la joie des enfants : le point de vue choisi est celui du chien qui vient d’être recueilli et qui raconte avec innocence, à la première personne, les aventures souvent désopilantes, qu’il fait subir à ses nouveaux maîtres.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:13

Quelques infos de Christophe Loupy à se mettre sous la dent :

- Son dernier livre sort en librairie : "L'invasion des kaméléons", aux éditions Milan, pour les 10 ans et plus. Le pitch : Wallis, 12 ans, hémiplégique, et le monde à sauver.
Wallis est "le Destinant", celui dont la prophétie raconte qu'il va délivrer les humains de l'invasion de créatures venues d'un autre monde, les kaméléons, appelés ainsi car ils peuvent prendre l'apparence humaine. Il s'agit du tome 1 d'un récit d'aventure, le tome 2 est en cours d'écriture.


Christophe Loupy est également le directeur de publication du Guide de l'Edition Jeunesse, l'annuaire professionnel de l'édition jeunesse (www.leguidedeleditionjeunesse.com) et à ce titre, je vous annonce que mon blog sera référencé dans la prochaine édition.

« Je l'ai visité (le blog) et je le trouve très intéressant. Il fait partie des sites que nos lecteurs, professionnels ou passionnés, recherchent. C'est bien qu'il existe et c'est important de le faire connaître au plus grand nombre. »

Christophe Loupy

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:02

·         Viviane, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

        Auteur d’hier et d’aujourd’hui, je suis la même sans être la même… Mon style a évolué (est-il meilleur ? à vous d’en juger), mais mes méthodes de travail n’ont pas changé.

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

        N i auteur jeunesse ni auteur vieillesse, auteur tout court, modeste artisan des mots et des phrases… Une petite question à mon tour : La Fontaine, Perrault et Andersen sont-ils de auteurs ou des auteurs « jeunesse » ?

 ------------------    En bref,

Née à Paris en 1950, après des études d’histoire, Viviane Koenig partit en Egypte où elle participa à plusieurs campagnes de fouilles, tout en se familiarisant avec la technique des dessins pharaoniques. Revenue en France, elle entreprit de faire partager sa passion au plus grand nombre, et en particulier aux jeunes lecteurs, en publiant des ouvrages documentaires et historiques où à travers l’écriture et le dessin elle s’efforce de rendre compte de toute la grandeur des légendes, avec une préférence pour la civilisation égyptienne..

* Biographie lue sur http://fantasyindex.blogspot.com/

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:48

 

 · Marc, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

L’incipit est terrible parce qu’il détermine tout le roman. Le premier paragraphe est un piège. Il est presque toujours nécesaire de le reprendre entièrement parce que l’écriture a plus ou moins évolué au fil des pages.

 

· Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

Mes premiers romans étaient à la première personne. Un « je » à la recherche de l’intimité, de l’émotion brutale. La troisième personne, en apparence plus détachée, me semble aujourd’hui intéressante.

 

· As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Laborieuse… Mais il existe des moemnts magiques, au cours desquels les doigts frappent le clavier sans qu’on ait l’impression de réfléchir. J’adore.

 

· Comment définirais-tu ton style ?

 

Je n’en sais rien.

 

· Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

J’ai écrit deux romans historiques qui m’ont demandé beaucoup de travail. Dans tous les cas, la phase initiale est essentielle. Je travaille souvent avec un stylo et un cahier. Idées jetées plus ou moins au hasard, naissance des personnages et de la trame. Ensuite, c’est toujours assez aléatoire. Dans certains cas, l’écriture elle-même peut aller très vite. D’autres fois, l’idée que l’on pensait porteuse débouche sur une impasse. Il faut attendre, remettre en question, relire à froid.

 

· Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

Le mot « Fin » J

 

· Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Je n’aime pas les mots compliqués ou rares, quand ils sont présents pour le simple plaisir d’être compliqués ou rares. J’adore les mots dans ce qu’il portent de rêve, de poésie, d’imaginaire. J’adore les mots tout courts en fait. On doit emporter le lecteur, pas essayer de l’impressionner.

 

· Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

J’y fais attention dans la mesure où cette longueur est porteuse de sens. Une phrase courte peut marquer la brutalité de la surprise, de l’émotion. Une autre s’allongera parce que l’émotion devient flux tourbillonnant qui nous entraîne, fait de nous de simples fétus fragiles effarouchés.

 

· Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

J’admire certains auteurs parce que leur écriture semble d’une simplicité enfantine. Pas d’accrocs, d’échardes pour freiner la lecture. Une phrase est bonne, souvent, parce qu’on ne la remarque pas.

 

· Utilises-tu beaucoup de documentation ?

 

Pas mal, oui. L’immense difficulté est de suffisamment absorber pour que le lecteur ne la devine pas.

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:45

Lénia, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Au début, j’écrivais ce qui me passait par la tête, sans réellement me préoccuper du nombre de signes ou du vocabulaire en fonction de l’âge, du découpage des pages, du nombre de chapitres… J’écrivais sur tous les sujets, même et parfois surtout ceux qui n’intéressent pas les éditeurs, car peu vendeurs.

Aujourd’hui, je suis beaucoup plus « efficace » lorsque je construis une histoire. Je pense immédiatement à la forme autant qu’au fond.

Et il ne m’arrive plus que rarement, faute de temps, d’écrire une histoire qu’on sera 3 à lire.

 

 Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

Ne sachant pas écrire uniquement pour les adultes, j’imagine être un auteur jeunesse. Mais il me paraît primordial qu’un livre jeunesse puisse aussi permettre à un adulte de passer un bon moment.

Quelle corvée de lire avec ses enfants, le soir,  des histoires sans rythme, sans fond, sans… rien qui fait le sel et le plaisir du partage.

Un auteur jeunesse doit donc penser aux petits lecteurs, mais aussi songer que les plus grands doivent s’y retrouver et ne pas avoir envie d’expédier le bouquin pour retourner poser les pieds sur le canapé en regardant sainte Téloche.

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 09:17

·         Florence, comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

Je pense que pour commencer j'ai pris de la maturité ! Je cherche peut-être moins à tout dire, tout expliquer. Je laisse beaucoup plus de place au non-dit. Je laisse davantage le lecteur se faire sa propre idée, avec plus de liberté. Je lui fais plus confiance en somme. Je parle toujours de la vie, et d'expériences individuelles qui peuvent être universelles. J'ai toujours envie d'évoquer ce qui m'entoure, et toujours avec légèreté et souvent humour. J'ai sans doute acquis de la méthode, et c'est aussi dû à mon mode de vie qui a changé depuis que je suis écrivaine à plein temps.

 

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

J'en suis pleinement une, puisque je ne publie que des livres pour enfants et ados. Pour autant j'écris souvent de petits textes, non publiés, qui ne s'adressent pas à eux. Ma définition de l'auteur jeunesse ? Un auteur qui est toujours un peu enfant, et un peu adolescent.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com