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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

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  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 21:19

Le Centre international Jules Verne est né du fonds documentaire rassemblée pendant des années par la famille Compère à Amiens. Aujourd’hui, le fonds comporte environ 28 000 documents. L’informatisation du catalogue est en cours.

Pour répondre aux questions des chercheurs, passionnés, amateurs de Jules Verne, plusieurs personnes sont disponibles.

 

Visitez le site...
http://www.jules-verne.net/

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 21:23

L'illustrateur des aventures de Martine, le Belge Marcel Marlier est mort en janvier 2011, à l'âge de 80 ans.

 

Si, les albums de Martine sont très décriés (Martine serait une œuvre rétrograde ou sexiste, mettant en scène un univers bourgeois dans ses préoccupations), ils véhiculaient les valeurs d'une époque. Ils ont marqué un grand nombre de lecteurs.

 

Interview

 

(septembre 2009)

 

C'est en 1954, avec Gilbert Delahaye, que le dessinateur a donné naissance à la fillette. Un demi-siècle de succès ininterrompu, durant lequel il ne s'est laissé démonter ni par  les critiques ni par... les propositions du King of Pop ! A 79 ans et après avoir vendu 85 millions de livres à travers le monde, il passe encore des nuits blanches à peaufiner son dernier album de Martine. Le Belge Marcel Marlier dessine la petite fille modèle et son chien Patapouf depuis l'âge de 24 ans, et rien ne semble le freiner dans sa passion.  Juste avant la publication du 59e épisode, Martine protège la nature, il revient sur les événements marquants de son impressionnante carrière. Coup de fil à un dessinateur dont la simplicité et la fraîcheur sont à la hauteur de son succès.

 

Marcel Marlier, vous dessinez Martine depuis cinquante-cinq ans. La passion est  toujours là ?

 

    Je viens de rentrer du festival de BD de Solliès. Pour moi, il y a toujours une foule énorme. J'ai terminé les dédicaces dans ma chambre à 2 heures du matin. C'est épuisant, mais c'est aussi parfois très émouvant.

 

Racontez-nous les débuts de Martine.

 

    Je dessinais déjà depuis l'âge de 16 ans. Je créais du matériel scolaire. En 1954, j'ai reçu un texte, que j'ai illustré. C'était Martine ! Ce n'est qu'au troisième album que j'ai rencontré le scénariste Gilbert Delahaye chez l'éditeur. Le succès a été immédiat. Je ne m'attendais pas à vendre plus de 80 millions de livres. Si j'avais pensé avoir un succès pareil, j'aurais été paralysé, je n'aurais pas réussi.

 

Vous êtes toujours très pointilleux dans votre travail. Quels sont vos secrets de fabrication ?

 

    Chaque album est un prétexte à découvrir un autre univers. Pour Martine fait de la danse, j'ai suivi un stage de danse avec mon épouse. C'est une danseuse étoile du Ballet Béjart qui nous a expliqué cet univers. Je n'y connaissais rien. Pour Martine fait de la voile, j'ai suivi un stage de voile. Mais à chaque fois, je suis inquiet ! Il faut que tout soit exact, on ne peut pas faire n'importe quoi. Pour un album, je réalise environ 700 esquisses. 

 

Martine a fait des émules : il y a Juliette, Camille et les autres. Qu'en pensez-vous ?

 

    Les concurrentes ? Oh c'est bien. Quand je vois que les dessins sont bien faits, ça ne me dérange pas !  (Il rigole)

 

Cinquante-cinq ans après sa naissance, Martine surfe sur Internet, prend des photos numériques. Comment avez-vous géré cette évolution?

 

    Il a fallu que l'on mette un ordinateur. J'ai longtemps hésité, j'étais réticent. Ça incite les enfants à demander un ordinateur à leurs parents. Mais on était presque obligés. Maintenant dans les écoles, les enfants commencent tôt.

 

Et côté vestimentaire, vous avez également dû vous adapter...

 

    Oui, je regarde la façon dont les enfants d'aujourd'hui s'habillent. Au début, les robes étaient très courtes, c'était comme ça à l'époque. On m'a traité de pédophile parce qu'on voyait les dentelles de la culotte de Martine !

 

Il y a eu d'autres controverses?

 

    Oui, quand j'ai dessiné Martine fait la cuisine, en 1974, c'était pour inciter les femmes à rester à la maison. Les féministes me sont tombées sur le dos ! Dans Martine en voyage, Gilbert Delahaye avait appelé la petite Noire Cacao (dans la première édition de 1954). On nous a traités de racistes. Depuis, le personnage a été rebaptisé Annie.

 

Quels sont les sujets que vous n'aborderez jamais?

 

    On me demande souvent de faire un album sur le divorce, la séparation. Mais non. Avec mon épouse Marie-Augustine, nous avons fêté nos 50 ans de mariage, je ne suis pas dans le coup ! (Rire.)

 

Il y a quelques années, les gens s'amusaient à détourner des couvertures de Martine sur le Web. Quelle a été votre réaction?

 

    Sur la couverture où Martine balaie, ils avaient écrit Martine travaille plus pour gagner plus, le truc de Sarko. Ça, c'était rigolo ! Après, c'est devenu scato. Martine aime péter dans son coin, ou Martine aimerait chier tranquille. C'est grossier et pas correct. Pour les enfants, Martine a quelque chose de magique. Ça, ça abîme l'image.

 

Il y a une douzaine d'années, Michael Jackson vous a contacté car il était fan de Martine. Pourquoi êtes-vous resté si discret à ce sujet?

 

    A l'époque, on n'en a parlé à personne. Michael Jackson était en Allemagne chez Ravensburger. Il a vu un puzzle de Martine et il fallait absolument qu'il sache qui dessinait ça. Puis il a cherché à me contacter. Un agent américain m'a appelé en pleine nuit en disant que Jackson voulait me rencontrer. Moi, j'ai répondu : "C'est qui Michael Jackson ?" Il était en Hollande, mais moi je dédicaçais au Canada. On a ensuite fixé un rendez-vous à Ostende, qui n'est pas loin de chez moi. Il m'a téléphoné: Lady Diana venait de mourir et il se rendait aux funérailles. Le lendemain, il nous a invités ma femme et moi à Paris, à l'hôtel Plaza. J'avais apporté des originaux. Il se penche, il caresse les dessins, tourne autour de la table et dit: "C'est Dieu qui l'habite !" C'est curieux, hein? Evidemment, il a voulu acheter mes originaux. Mais j'ai refusé. En revanche, je lui ai offert quelques ébauches. Il nous a embrassés, il était tout à fait simple.

 

Là, vous avez quand même réalisé que c'était une star ?

 

    Oui, quand même ! Parce qu'on voyait qu'il impressionnait les autres. De la chambre, on entendait les filles qui criaient "Michaeeeeeel !"

 

Mais peut-être criaient-elles "Marceeeeel"?

 

    Ah voilà, ha ha ha! vous avez raison, ça doit être ça ! J'ai fait une erreur ! 

Vous avez gardé contact avec lui?

 

    Il a rappelé par la suite, à nouveau en pleine nuit. C'est mon fils Jean-Louis (le scénariste de "Martine" depuis 1999) qui lui a répondu. Il lui a expliqué qu'il voulait que j'aille chez lui huit jours pour illustrer un de ses textes. Mais je n'ai pas voulu, je n'avais pas envie de faire un long voyage. Alors il a insisté pour que Jean-Louis y aille, ce qu'il a fait. Michael Jackson voulait que je réalise des illustrations, mais Jean-Louis lui a  expliqué que je n'avais pas le temps.

 

Malgré votre succès phénoménal, vous avez visiblement réussi à garder les pieds sur terre !

 

    Oui, oui ! Moi, ça va ! (Il éclate de rire.)

 

par Camille Destraz

( Le Matin Dimanche - 5 septembre 2009 )

 

http://www.lematin.ch

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 21:14

Ricochet-jeunes.org, le site dédié à la littérature de jeunesse francophone, est menacé de disparition d'ici le 31 janvier alors que ses dirigeants ont trouvé un repreneur suisse reconnu d'utilité publique.

 

Créé en 1994 par l'association CIELJ, le site de critiques de livres pour enfants Ricochet.org visité par près de 3 millions de personnes chaque année, est menacé de fermeture. A but non lucratif, il bénéficiait jusqu'alors des subventions de ses adhérents, de l'Etat et de la région Champagne-Ardenne. "Depuis 2009, l'association connaît un désengagement constant des fonds publics", explique son président, l'auteur et illustrateur Etienne Delessert. Contraints de trouver rapidement un financement pour assurer la survie du site, ses dirigeants font la tournée des institutions publiques (Centre national du livre, BnF, ministère de la Culture, Centre de l'illustration de Moulins, Salon du livre de jeunesse de Troyes...) et d'entreprises privées, sans succès. Ils trouvent finalement repreneur en l'Institut suisse Jeunesse et Média (ISJM), une organisation à but non lucratif, active depuis plus de quarante ans dans la culture destinée aux enfants. Ses objectifs, en totale cohérence avec la ligne éditoriale de Ricochet, le désignent comme un partenaire légitime. 

 

   Depuis le 20 septembre 2010 , le site est en liquidation judiciaire. La solution qu'apporte l'ISJM est alors approuvée par le Mandataire judiciaire qui retient offi-ciellement cette offre et rédige une requête pour ordonner la cession pour un euro symbolique. Une solution approuvée par les professionnels de l'édition et la fondatrice de Ricochet, Jeanine Despinette. Or, un rebondissement inattendu met le transfert en péril. Lors de l'audience du tribunal de Grande Instance le 15 novembre dernier, destinée à statuer sur cette requête, la Juge commissaire au Tribunal de grande instance de Charleville-Mézières, Anne de Pingon, dévoile une plainte déposée par Me Médeau, conseil de l'ancien webmaster du site, M. Iberraken. Cette plainte bloque la procédure.  

 

    Le site, entièrement gratuit, délivre des critiques de livres et n'a nul but commercial. Ses frais de fonctionnement annuels sont d'environ 160 000 euros et son équipe réduite. M. Iberraken dépose une plainte pour abus social et malversations douteuses, dont le but premier, selon Etienne Delessert serait de retarder de façon dommageable la procédure, et de faire capoter son opération de sauvetage. Selon Etienne Delessert interrogé jeudi 13 janvier, une lettre du gouvernement suisse adressée à son ambassade en France encouragerait ses représentants à faire accélérer la procédure. Reste, le sort de Ricochet est désormais entre les mains d'Anne de Pingon, en espérant que la plainte soit jugée d'ici fin janvier afin de ne pas décourager le repreneur suisse. 

 

par Nathalie Riché

( L'Express – vendredi 14 janvier 2011 )

 

                                                                                                                                                            

http://www.lexpress.fr

 

 

A ce jour, aucune décison n'est prise !

 
Mme de Pingon, le juge qui a décidé de surseoir le 15 novembre au transfert de Ricochet en Suisse, recommandé par Me Brucelle, le liquidateur-Mandataire Judiciaire (voir le document ci-dessous), a été mutée!
Son remplaçant depuis une semaine, M. Ludovic Mourgue a donc dû prendre connaissance du dossier. On repart à zéro...
Et Mme Philipps, procureur de la République, qui nous avait formellement promis une réponse avant le 31 janvier, se replie maintenant derrière des considérations dont nous ignorons la motivation (voir le courriel de notre avocat Me Tricaud, ci-dessous).

L'Ambassade de Suisse à Paris nous appuie complètement.

Et nos partenaires de l'Institut Suisse Jeunesse et Médias, qui devraient nous accueillir, avec l'aide officielle du Gouvernement Suisse, acceptent de nous donner encore quelques jours. Ils ont évidemment très envie de poursuivre comme prévu les activités de Ricochet. Mais l'impatience grandit, à juste titre.

Constat: une plainte grotesque, absolument diffamatoire, paralyse la Justice française.
Et le site ricochet-jeunes.org risque de disparaître. Malgré tant de messages de soutien d'organismes officiels, de médiathèques et de lecteurs concernés, et une vive réaction de la presse française, belge et suisse, témoignages qui ont bien montré l'importance de notre travail.

Voilà pour aujourd'hui.
De ma "lointaine" Amérique

Etienne Delessert
Président du CIELJ, dont dépendait ce site.
Lundi 7 février 2011

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 09:12

L’histoire :

Organiser le premier salon du livre de la ville de Saint-Cloque ? Épaulés par leur prof de français, Gérald, Chardon, Tomate et quelques autres se sont lancés dans cette entreprise un peu folle ! Recherche d'un local, vente d'encarts publicitaires, impression d'une affiche, hébergement des auteurs... autant de défis auxquels la petite troupe s'attelle dans la bonne humeur. Christian Rivage et Juliette Carton, les deux écrivains invités, sont attendus de pied ferme !

 

Thèmes :

Le métier d’écrivain / L’univers de l’écriture et de la lecture / L’organisation d’un salon du livre /

Commentaires :

De courts chapitres faciles et agréables à lire.

Une histoire teintée d’humour dans laquelle les jeunes lecteurs se reconnaîtront et sauront tout de la manière de créer un salon du livre. ..

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 08:51

 

Bonjour Christophe,

Ravi que mon arbre à chatouilles vous ait inspiré cet article, et que vos enfants l'apprécient !
Et bravo pour votre blog, qui a l'air effectivement très militant, très riche et... qui fleure bon la passion des livres.
Bonne continuation, bonnes lectures, et à un de ces jours sûrement, d'une manière ou d'une autre.

Amicalement

Roland

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 14:39

Un entretien vidéo avec Jean Delas, de l'Ecole des Loisirs.

 

* Au tout début

* Septembre 1965

* Depuis mai 1968

* Aujourd'hui ?

* Vive l'indépendance

 

Vidéo à regarder sur...

http://www.ecoledesmax.com/journal_video/2011/22_janvier/mail_22.htm

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 14:35

·         Stéphane, quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

 

Aucune en particulier. Toutes en général.

 

 ·         Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « je » ou « il »…

 

Le "je" est mon autre. Je l'utilise beaucoup, surtout quand je m'adresse à de jeunes lecteurs. Ce procédé me permet de raconter à hauteur de personnage le monde tel qu'il le perçoit. Mais le style indirect libre a aussi mes faveurs. Je n'ai pas de règles.

 

·         As-tu la plume facile ? Où est-ce laborieux ? Te faut-il raturer beaucoup ?

 

Oui, j'écris très facilement, sans aucune difficulté. Réécrire consiste pour beaucoup à faucher les hautes herbes de mon récit foisonnant, et à alléger le style qui est souvent gorgé d'images.

 

·         Comment définirais-tu ton style ?

 

Imagé.

 ·         Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

 

Difficile à dire, cela dépend de l'ampleur du projet. Mais un roman me demande entre une semaine et trois mois d'écriture. Je publie en moyenne deux à trois textes par an.
 

·         Quelle phase préfères-tu ? La recherche des idées ? l’écriture ?

 

La réécriture. Quand l'histoire est là, posée, installée, et que je la regarde avec des yeux neufs. Parce que je n'ai plus peur d'être incapable de la finir, qu'elle est prisonnière d'une pierre dégrossie qu'il ne me reste plus qu'à tailler.

 

 ·         Quel place a le mot dans tes romans ? Le vocabulaire est-il très important pour toi ?

 

Essentiel. Ce sont les mots qui me procurent les plus grandes joies d'écriture, ce sont eux que je traque, que je sollicite, que j'ausculte, que j'ouvre et eux qui me transportent. Il arrive qu'en se rencontrant, ils fassent naître des images que le lecteur n'a jamais vues nulle-part, où disent des émotions qu'il ignorait ressentir.

 

·         Fais-tu attention à la longueur de tes phrases ? Pierre Bottero faisait des phrases courtes ; parfois, il ne les finissait pas pour laisser le soin au lecteur d’imaginer, de rêver et donc de les terminer lui-même.

 

Non, je n'y fais pas attention. D'abord le style adopté varie en fonction des histoires que je raconte, ou des passages de cette histoire. Parfois, les courtes s'imposent, en rafales, sèches, pour siffler aux oreilles des lecteurs, parfois elles s'installent dans un sofa et goûtent la chaleur du feu. D'ailleurs, Pierre ne faisait pas toujours des phrases courtes non plus.

Il y a aussi une jouissance à construire une phrase que la longueur ne déséquilibre en rien.

 

·         Qu’est-ce qui fait que pour toi, une phrase est bonne ?

 

Quand elle dit ce qu'elle a à dire, au bon moment.

 

·         Utilises-tu beaucoup de documentation ?

Pour les polars, oui, parfois. Essentiellement des coupures de presse (je me constitue des dossiers sur les sujets qui m'intéressent). Sinon, il m'arrive de passer quelques heures en bibliothèque, ou sur Internet, pour vérifier une information.

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:34

 

·         Jean-Luc, comment définis-tu tes écrits ? qu’est-ce qui te guide ? te pousse ? te fait avancer ?

 

Mes écrits, avant toutes choses, sont des histoires. Je n’ai que cette prétention là, et peut être celle de dire simplement, avec sincérité, à mes contemporains, des choses qui me semblent essentielles et les faire s’interroger, sans jamais oublier qu’ils sont avant tout là pour se divertir…

 

 Quant à ce qui me pousse, avant toute chose, mon moteur essentiel, et tant pis si cela peut sembler fleur bleue, c’est l’amour, celui de ma femme, de mon fils, de mes proches, et, à travers eux, de toute l’humanité.

 

 

·         Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

 

Je ne sais pas, « Louis le Galoup » bien sûr, mais aussi, à égalité, « Le Dernier Hiver » et « Frankia », « Praërie » « Le Simulacre »…  et les autres aussi, comme je l’ai déjà dis, je les aime tous, ils sont un peu de moi.

 

·         Pourquoi vas-tu dans les salons du livre ? Cela n’est-il pas trop ennuyeux ?

 

Pour aller à la rencontre des lecteurs de mes histoires. Ecrire est une activité solitaire, et même si j’apprécie la solitude, écrire est avant tout pour moi un acte de partage, un acte d’amour, aussi, les salons du livre sont-ils pour moi une sorte de point d’orgue, un moment de grâce où auteur et lecteur, qui ne se sont jusqu’alors connus que par les mots, se rencontrent enfin, un moment de bonheur et de magie. Et non, ce n’est jamais ennuyeux, mais plein de surprises et d’instants de bonheur.

 

C’est aussi un moment où je peux enfin me faire vraiment conteur et dire l’histoire à ceux qui viennent me voir, de vive voix. C’’est quelque chose que j’adore faire, quand je donne vie aux mots que je couche sur papier.

 

·         Ecrire c’est s’exposer aux regards des autres ? Est-ce compliqué ?

 

Non, pas pour moi, et puis, comme je te le disais, soyons honnête et arrêtons de jouer les artistes maudits, si nous ne voulions pas être lus, nous n’enverrions pas nos livres à des éditeurs. Mais oui, il est parfois dur de recevoir des critiques négatives, c’est parfois douloureux ou cruels, mais on s’en remet, surtout si les bonnes sont plus nombreuses que les mauvaises.

 

·         Quel est le plus beau compliment reçu ?

 

Celui de Clara Dupont Monod, qui m’a un jour écrit, dans un mail : « Vous êtes un créateur d’enfance. »

 

·         La réflexion la plus dure ?

 

C’était au sujet de Frankia, et je ne la citerai pas ici parce que ça vient de si bas et c’est tellement affligeant que je préfère la taire… C’était sur Internet, où, chaque médaille à son revers, même les pires des chroniqueurs haineux et frustrés peuvent s’exprimer en toute liberté et sans mesure aucune. Je me suis longtemps tâté pour savoir si je devais y répondre, et j’ai préféré ne pas entrer dans ce jeu là.

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 09:28

Les chercheurs l’affirment : pour bien lire, l’enfant doit lire beaucoup et pour lire beaucoup, il faut aimer lire. Les études ont également prouvé que les élèves arrivés à la fin de l’école primaire ne perdent pas forcément leur intérêt pour la lecture. Ils perdent surtout de l’intérêt pour ce qui leur est proposé comme lecture, d’où l’importance de multiplier les choix pour que chacun puisse rencontrer le livre déclencheur qui lui donnera envie d’en lire d’autres.


Ce blog du CRDP d'Amiens a pour ambition de présenter des titres susceptibles de plaire aux « petits lecteurs » de 9 à 12 ans. Les « petits lecteurs » sont ces enfants qui ont quelques difficultés en lecture ou qui ne voient tout simplement aucun intérêt dans cette activité. Notre sélection ne se veut en aucun cas injonctive. Elle peut orienter les lectures des uns et des autres, suggérer des pistes en fonction des besoins et des attentes du public concerné sans jamais rien lui imposer.

Nous choisirons les livres présentés ici selon des critères extrêmement simples : des livres récents, de moins de 200 pages, lisibles par tous, sans aucune limitation de formes et de genres (BD, manga, roman, albums, documentaire, théâtre, poésie, histoire, fantasy, science fiction, humour, contes, légendes, mythologie…). Notre souhait est de varier l’offre au maximum pour éveiller la curiosité.


Il va de soi que la sélection s’adresse également aux adultes. Enseignants, bibliothécaires, libraires, parents ou grands-parents, tous ceux qui souhaitent jouer un rôle de prescripteur trouveront peut-être ici quelques idées de lectures à recommander.

 

 

http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?page_id=399

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:37

L’auteur aujourd’hui

·         Comment se situe l’auteur aujourd’hui par rapport à l’auteur des débuts ? Il y a-t-il une différence (style, pensée, méthode…)

 

    A l'exception d'auteurs de grands talents, maîtres de l'écriture dès leurs débuts, l'écriture littéraire est comme d'autres activités susceptible de constantes améliorations sur beaucoup de plans : épurations des "scories" et autres fioritures, confiance dans la simplicité, maîtrise du genre littéraire (ne pas insérer sa vison économique du monde dans un roman de fantasy)... Il y a donc une différence d'écriture, j'hésite à parler de style, car peu d'auteurs ont un style (du minimalisme de Delerm à l'hyperbolisme de Lobo Antunes...). Je peux attester de ces progrès au travers de ma vie d'auteur, mais aussi de près de 20 ans de vie d'éditeur (Magnard, Plon). 

 

 

·         Quelle est ta définition de l’auteur jeunesse ? En es-tu un ?

 

l'auteur contemporain pour la jeunesse est un grand ignoré de l'intelligentsia en France, qui s'arrête généralement au Club des cinq et Fantômette, aux oeuvres classiques adaptées, ou aux auteurs de littérature générale qui "commettent" des livres pour la jeunesse (Pennac, Honoré, Desplechin...), qui connaît Marie-Aude Murail en dehors des spécialistes jeunesse ?

En fait, cette ignorance est telle que "la jeunesse" est traitée comme un genre littéraire, au même titre que la fantasy ou le polar. Or, la littérature jeunesse comprend tous les genres : sociaux, intimistes, polar, SF, fantasy...

 

On ne peut nier que certains auteurs de jeunesse, par opportunisme ou manque d'imagination, écrivent des ouvrages basiques, prêts à l'emploi pour le monde scolaire. Mais si je peux donner une définition de l'écrivain pour la jeunesse de talent, je dirais : qu'il écrit dans une langue aussi belle que celle des bons auteurs pour adultes (et en tout cas mieux que Lévy, Werber ou Musso), mais qu'il a certaines contraintes : pas trop de références littéraires, pas de structure de narration torturée, une limite à l'érotisme ou la violence... et quel que soit le genre abordé, laisser une porte ouverte à l'enfant ou à l'adolescent. Je ne parle ici que de romans, les albums ou ouvrages de première lecture répondent à d'autres critères.

Comme l'a écrit Christian  Grenier dans un de ses ouvrages "Je suis un écrivain jeunesse". Je connais ce monde littéraire, le respecte, l'admire souvent, mais à la différence de Christian, j'écris en littérature générale, en policier adulte, des aphorismes et autres livres sur la Franc-maçonnerie. Mais à la différence de certains écrivains intervenant dans les deux mondes, qui prétendent que souvent "ils ne savent pas pour qui ils écrivent", moi je le sais très bien (références littéraires, jeux littéraires, problématiques adultes ...) En réalité, quand un livre est peu accessible à un jeune, c'est qu'il ne l'est pas plus à nombre de lecteurs adultes.

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com