Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
  • Contact

Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

-------------------

   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

    321.JPG

« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

284.JPG

  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

  323        

Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

   336.JPG

 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

  287.JPG

En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

    ------------------------------------

 

 

A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

-------------------                                                      

A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 16:24

Magali Herbert à la FAC

Bonjour Magali ! Peux-tu te présenter ?

 

Bonjour, je m’appelle Magali Herbert. Je suis écrivaine, auteure Jeunesse et adulte (même si je n’ai pas encore de livres publiés dans la section « grands », ça viendra bientôt.) Pour les détails autobiographiques, je vous renvoie à mon site.

Qu’écris-tu ?

Des romans, des nouvelles, des articles pour mon blog. Non, sérieusement, j’écris des histoires, ça c’est sûr, pour le reste, je ne saurais définir mon style d’écriture, me sachant fantasque et toute prête à changer de genre au gré de mon évolution.

Comment sont nés « Les chasseurs de lumières » ? Pourquoi cette trilogie ?

Un jour, j’ai lu un bouquin sur la légende des crânes de cristal, et j’ai eu envie d’inventer une histoire aussi extraordinaire et aussi pleine de mystères. J’avais envie d’embrigader mes lecteurs dans une grande aventure, une quête qui les ferait faire le tour de la planète et qui leur ouvrirait les portes des plus anciennes cultures de notre monde. La nécessité de l’écrire en 3 tomes m’est apparue évidente dès le début. Ne me demandez pas comment, c’est un mystère. Mais ensuite, l’éditeur est intervenu, réclamant des tomes moins lourds et la trilogie s’est transformée en tétralogie. Le tome 4 est prévu pour fin 2010.

Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Je ne sais pas vraiment, et non, ce n’est pas facile à expliquer. J’ai la sensation que l’écriture est venue par hasard mais je sais bien que c’est faux. Quand j’étais enfant, j’adorais lire. Je n’imaginais pas pour autant devenir écrivain. Je pense que j’ai toujours eu besoin de m’exprimer d’une manière artistique. J’ai dessiné assez jeune, j’ai eu envie de jouer de la musique, de peindre. J’aimais l’art en général, en tant que spectatrice et en tant qu’actrice. Je le ressentais comme une expression sublimée de l’âme, la seule façon pour moi de trouver une place en ce drôle de monde dans lequel j’étais tombée (Encore une erreur de ce fichu Maître des Portes ! Y pourrait pas faire attention, celui-là !). Mais l’écriture ! Je n’y songeais pas. Ça m’a rattrapé sans que je le veuille.

C’est quoi être écrivain ?

C’est se réclamer le droit d’être lu. De façon plus terre à terre, c’est aussi un statut social et professionnel, que l’on acquiert lorsqu’un éditeur publie enfin un de vos ouvrages.

Pour toi, écrire c’est quoi ?

Une pulsion, un plaisir, un art, une découverte, une forme de communication, un travail drôlement agréable, la possibilité de faire passer mes messages, un désir, une réalisation, un aboutissement artistique, une façon de me construire, un élan, un bonheur autant qu’une souffrance, une absolue nécessité… pour le moment.

L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Elément déclencheur ?

Peut-être que l’écriture a toujours été en moi et que je l’ignorais. (Tiens, je n’avais jamais pensé à ça !) Je me suis mise à écrire à l’âge de 20 ans. L’élément déclencheur ? Un rêve vraiment bizarre, qui m’a réveillée au beau milieu de la nuit. Le matin, je le raconte à mon père qui me conseille de l’écrire. Drôle d’idée, mais le rêve était si bizarre, si présent, que je décidai de la suivre. 3 mois plus tard, j’avais 9 pages. Pas vraiment une surdouée de la plume !

Ecris-tu pour toi ? Pour un public ? Le public/l’éditeur t’a t-il influencé ?

J’écris pour un public, dans le sens où je construis l’histoire en fonction de ceux qui vont la lire. Mais j’écris aussi pour moi, dans le sens où je n’écris que ce que je me plairais à lire. Le fait de s’adresser à un lectorat adolescent influe forcément sur l’écriture. Il faut former des phrases plus courtes, formuler des idées complexes avec un vocabulaire simple, et tout cela en conservant un rythme, une intensité égale. Pour le moment, je n’ai pas souvent eu l’occasion de communiquer avec mon public, je ne sais donc pas si ses demandes pourraient m’influencer. Et L’éditeur ? L’éditeur est celui qui a le pouvoir d’accepter ou de refuser un texte, c’est celui qui fait qu’on est écrivain ou non. Alors vous pensez bien que lorsqu’il dit : « j’aimerais que vous songiez à raccourcir un peu ce chapitre », vous ne lui dites pas non. Vous réfléchissez très fort et vous convenez qu’il a sans doute raison. Mais je ne cède pas toujours.

Comment définis-tu tes romans ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

Je ne les définis pas. Ce qui me guide, c’est le besoin d’exprimer ma pensée, de matérialiser mes rêves, de partager mes émotions. Ce qui me pousse, c’est l’envie de réussir. Ce qui me fait avancer, c’est la certitude que je suis à ma place.

Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? de quoi t’inspires-tu ?

Mon imagination ? Je ne la trouve pas si développée que ça. Il paraît que l’imagination est un muscle qu’on doit travailler. V’z’avez pas l’adresse d’une bonne salle de gym, m’sieur ?

Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Ma mère et son mari. Ma mère a lu 26 fois le 1er tome des chasseurs de lumières ! Je ne sais pas comment elle fait. Son avis est toujours bon et elle me remonte le moral en deux secondes. Mais ce qui m’aide le plus, ce sont les « corrections » de l’éditeur. J’apprends beaucoup. Même si ses annotations m’énervent parfois.

Comment crées-tu tes personnages ?

Les personnages, c’est ce que je préfère. Ils viennent comme ça sans que j’ai vraiment besoin d’y réfléchir, tout à coup j’ai l’image du bonhomme. Le prénom vient en même temps comme une évidence. J’adore m’amuser à chercher leur patronyme. Parfois, je m’invente toute leur vie, et alors c’est difficile de ne pas la coucher sur papier, mais j’ai appris à réfréner mes envies. Trop de détails nuisent au récit.

Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

  J’ai commencé les chasseurs de lumières sans plan et je l’ai amèrement regretté : le 1er tome était trop long, trop flou. J’hésitais entre le portrait d’adolescent et le roman d’aventure. Du coup, mes premiers éditeurs l’ont refusé, ce qui m’a filé un sacré coup. Il m’a fallu le réécrire, couper des chapitres entiers, réduire encore et encore des passages que j’avais mis des semaines à écrire. L’horreur. Par la suite, j’ai appris à faire un synopsis c'est-à-dire un plan avec les grandes lignes de l’histoire. Mais j’aime écrire au fur et à mesure. Impossible de sauter un chapitre qui me donne du fil à retordre, histoire de ne pas perdre de temps. Non, il faut que je construise le récit pas à pas. Quand j’ai une idée, je me la garde sous le coude. Dans ma tête. Parfois j’écris une phrase sur un bout de papier que je laisse traîner dans une chemise. Quand je retombe dessus, il est parfois trop tard, j’ai inventé autre chose. Par contre, je tiens consciencieusement le calendrier de mes « chasseurs ».

A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? Isolement ?

  Je travaille pendant que ma fille est à l’école, sur ordinateur uniquement. Je suis une grosse dormeuse (Impossible de me lever à 5 h du matin comme certains écrivains.) et j’écris très mal le soir. Donc, je me tape 6 à 7 heures de boulot par jour et réserve la soirée et le week-end pour le blog et la création des pages du site. Je rêve de pouvoir m’isoler pour écrire tranquille. Pouvoir m’immerger totalement dans mon récit, ne plus répondre aux besoins des membres de ma famille… le bonheur. Mais ne rêvons pas, ils ne me laisseront jamais partir… jamais… ! argl !!

Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

Absolument. C’est ce qui s’est passé pour le 1er tome des chasseurs. Grégoire prenait corps dans mon esprit, de plus en plus. Il s’imposait tellement que j’ai vite été incapable de le maîtriser. J’en ai oublié l’aventure qui commençait et c’est pourquoi je me suis perdue. Il ne faut pas se laisser déborder par les personnages, ils sont tenaces, ils veulent prendre vie et sont capables de tout pour cela. L’écrivain ne doit jamais oublier qu’il est le maître du jeu, sinon…

Est-ce que lecture et l’écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Mon tout premier livre est un roman de fantasy pour adulte. Moi qui lisais beaucoup de fantasy, du moment que j’ai commencé à le rédiger, j’ai cessé de lire ce genre, par crainte du plagiat. C’était une marque de manque de confiance. Maintenant, je peux écrire et lire en même temps. Mes lectures sont même une source d’inspiration. Les bons ouvrages m’inspirent, me donnent du courage. J’en tire la force de continuer car c’est parfois très dur de ne pas douter de soi. Je ne suis pas sûre qu’on doive aimer lire beaucoup pour écrire. L’art de l’écriture est une pulsion qui peut se révéler d’elle-même. Lire le travail des autres permet tout de même d’acquérir une culture de l’écriture. Tôt ou tard, cette culture fera la différence. La lecture est aussi un excellent exercice pour l’esprit, une façon de faire travailler le muscle de l’imagination.

Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres : beaux livres, poches… genres ?

Je suis une inconditionnelle du livre de poche. Les gros formats m’épuisent. J’aime pouvoir tenir un gros bouquin dans une main sans me payer aussitôt une crampe. Les beaux livres m’indiffèrent, les grosses bibliothèques me « débectent ». Je préfère un petit meuble en bois clair, garni des quelques livres que j’aime relire. J’ai une prédilection pour la fantasy, la science-fiction, les romans historiques, quelques thrillers, des auteurs de littérature américaine, anglaise, française (si c’est pas trop intello), je dédaigne les policiers.

Pour toi, lire c’est quoi ?

Un vrai plaisir. Si le bouquin ne me plaît pas, s’il m’ennuie ou ne me parle pas, je m’arrête tout de suite.

Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Libre ? Certainement pas. Les éditeurs français sont frileux ! Pas de gros livre, pas d’innovation, pas de mélange des genres, pas de risque. Le pire c’est que tout ce qu’on se voit refuser, on le retrouve dans les bouquins importés des Etats-Unis ou de Grande Bretagne. Ça me rend folle de rage. La censure existe, pas besoin d’écrire des histoires choquantes pour cela.

T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Je manque un peu de bouteille pour répondre. Pour le moment, je n’ai pas écris de textes posant de réels problèmes de censure. Les deux maisons d’édition avec qui j’ai travaillé me dirigeaient dans le bon sens : vers un texte meilleur. Je n’ai pas eu la sensation d’être dirigée mais plutôt orientée vers d’autres solutions. À moi ensuite de décider.

Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Je n’ai pas d’auteurs préférés, mais il y a des livres que j’adore. Avant, j’aimais lire pour m’évader : aventures, quêtes, épopées historiques. Maintenant, les livres de littérature m’attirent de plus en plus. Du bout des doigts de Sarah Waters m’a énormément plu. A livre ouvert, de William Boyd. L’allée du roi, de Françoise Chandernagor est un poème de 800 pages. Et d’autres encore.

Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

Les Harry Potter qui m’ont donné l’envie d’écrire pour la jeunesse. La quête d’Ewilan, de Pierre Bottero. Beaucoup de bouquins sur ma table de chevet. Celui qui y reste toujours, c’est mon secret.

Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Mon tout premier. Le roman de fantasy. Parce qu’il est imparfait et magnifique.

Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse pour toi ? Une littérature à part entière ?

Elle est aussi riche, aussi variée que la littérature pour adultes. Elle requiert autant de sacrifice, de talent et d’attention de la part des auteurs et elle est lue exactement pareil par les lecteurs. Dans l’absolu, il n’y a pas de différence.

Qu’est-ce qu’un auteur jeunesse ?

Un auteur qui sait aussi s’adresser aux jeunes, qui sait mettre son écriture à la portée de son public.

Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Si on a envie, pourquoi pas ? Certains sont mûrs pour cela, d’autres non, et alors ? Tout dépend de celui qui fait lire. Un parent enthousiaste, un bon prof… et ça le fera.

As-tu un avis sur l’avenir du livre ? Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Les nouvelles technologies ne pourront jamais tuer la littérature. Le livre peut-être. J’ai des doutes, mais peut-être. Lire sur un écran est monstrueusement fatiguant, mauvais pour la santé des yeux (faut le dire). Je ne connais pas une personne, même chez les enfants, qui préfère lire une longue histoire sur un écran plutôt que sur un bon vieux livre en papier. Le papier, c’est chaud, c’est doux, c’est bon, ça caresse les sens. Bien sûr, si les livres disparaissent entièrement, comment ferions-nous encore la différence ? On verra bien. Difficile d’arrêter le changement. Tant que les auteurs pourront s’exprimer et les lecteurs s’évader !

Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

J’ai très envie d’écrire un thriller, mais j’ai la trouille. Il y a un sujet que j’aimerais aborder, un sujet très personnel, tellement personnel que je ne sais pas comment m’y prendre. J’y pense.

Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Oui, j’ai déjà proposé l’idée à une amie écrivaine. Ça serait une bonne thérapie ! J’éprouve tellement le besoin de tout contrôler.

Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

  Ah non, ça c’est ce que je préfère. L’incipit et l’excipit d’un livre, c’est ce qui me vient en premier. Ce sont presque des déclencheurs d’écriture, pour moi. Une fois que je les ai en tête, j’ai l’impression de tenir mon histoire. J’aime beaucoup finir un paragraphe et en commencer un aussi. Je m’amuse comme une petite folle.

Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « Je » ou «  Il » ?

Vous pouvez répéter la question ? Franchement, trop compliqué pour moi ! Une chose est sûre, mon prochain roman sera au je narratif, ça me démange trop !

Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? ET la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?

Je suis une écrivaine lente. La vie me tire par la manche tout le temps, je n’écris pas spécialement vite, je suis très exigeante avec moi-même et j’ai besoin de beaucoup de temps de décompression, parce que je me lasse très vite d’écrire toujours les mêmes phrases, les mêmes mots. Je ne supporte pas la routine, alors parfois, ça dérape, je n’en peux plus, j’étouffe. Je profite de ces moments pour faire mes recherches. J’aimerais écrire un ou 2 livres par an. Mais faut pas rêver.

Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Hyper dur. Sans la présence de mon mari, je ne pourrais pas me consacrer à l’écriture. Il me faudrait un gros succès ou plus de livres à mon actif… et encore !

Qualités et défauts de l’homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

De la femme, tu veux dire ? Il n’y a pas de différence entre moi et l’écrivaine que je suis. Mais c’est plus mon être profond qui rejaillit sur mon écriture que ma personnalité. C’est peut-être pour ça que j’aime écrire, exposer ce qu’il y a de plus vrai en moi.

Quelque chose à ajouter ?

Je n’en ai pas assez dit, peut-être ?? J

Repost 0
Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
commenter cet article
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:39



Les fameuses questions qui donnent mal à la tête !

  

Bonjour Béatrice ! Peux-tu te présenter ?

Non, je ne sais pas faire ! je laisse mes éditeurs le faire pour moi ... mais bon en général les enfants veulent savoir mon âge (48 ans) si j'ai des enfants (4) et combien j'ai écrit de livres (17 ou 18) ; ça c'est du concret, du solide! Le reste...


·
       Qu’écris-tu ?

j'écris pour les enfants seulement, mais dans des genres différents puisque j'ai écrit à la fois des textes loufoques (comme "n'importe quoi" ou "restaurant pour chats"), des histoires pour les petits, des comptines,  des romans historiques...


·
       Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

je suis avant tout une lectrice boulimique,  depuis toujours, et je pense que lire finit par donner envie d'écrire. Mais peut-être que peu de gens sautent le pas?

·        C’est quoi être écrivain ?

quelqu'un qui a besoin d'écrire pour mieux respirer, mieux habiter le monde, mieux savoir qui il est... et personnellement j'écris aussi pour m'évader, pour me créer un espace où l'air est plus léger.

·        Pour toi, écrire c’est quoi ?

partager un espace très personnel!

·        L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Elément déclencheur ?

elle a toujours été en moi comme un rêve, mais je ne m'y suis mise que tardivement. Pour une raison toute simple: je n'avais pas le temps. J'ai attendu que mon 4è enfant entre à l'école et le jour de son entrée en maternelle, je me suis assise et j'ai pris un stylo en me demandant ce qui allait en sortir ; ça a été "fleur de placard", publié par Averbode.

 ·        Ecris-tu pour toi ? pour un public ? Le public/l’éditeur t’a t-il influencé ?

Soyons réalistes: j'écris ce que je peux! J'adorerais être capable d'écrire des livres qui secouent, qui donnent l'espoir, qui permettent d'avancer. Mais je suis esclave de mon stylo, il écrit en fonction de ses moyens.
Quant au rôle de l'éditeur, il est très variable. J'écris parfois pour répondre à une commande, et là le cahier de charges est très précis, ce qui est  stimulant aussi, et parfois très librement, comme pour le roman historique "l'oeil de Seth" qui va paraître en janvier chez Gulf Stream.

 

·        Comment définis-tu tes romans ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

pffff.... quelle question difficile! l'envie, le rêve!! et la passion et la curiosité pour les romans historiques.

 

·        Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? de quoi t’inspires-tu ?

alors ça....c'est "unpredictable". ça va, ça vient, va savoir pourquoi. Sauf pour l'historique où les idées viennent en se documentant sur un lieu, une période.

 

·        Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

pas grand monde en fait. Pour les textes écrits pour les petits , personne ne me lit à part mon éditeur. Pour les romans historiques, quand je veux un avis extérieur je fais appel à des amis auteurs, au jugement sûr. Et parfois à mes enfants, quand je veux savoir si tel passage est facile à comprendre ou non!

·        Comment crées-tu tes personnages ?

c'est difficile de faire une réponse globale ; un personnage d'une histoire très courte n'a pas uncaractère très développé, alors que celui d'un roman peut se permettre d'être complexe. Là je peux m'inspirer de personnes réelles, ça m'arrive au moins pour le physique, ça m'aide (personne ne sait que tel personnage de la série Hori avait les yeux du prof de français de mon fils).

·        Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

bien sûr, surtout pour les policiers historiques pour lesquels j'accumule des kilos de documentation.. Moins pour les histoires de lutin !

 

·        A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? Isolement ?

j'écris l'après midi quand je suis seule à la maison, plus le week end, quand je peux. J'ai besoin de calme.

 

·        Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

oh oui, plus que je ne le voudrais! Il se trouve que je suis incapable de construire complètement une intrigue dans ma tête. Je fais un squelette, que j'étoffe en écrivant.


        Est-ce que lecture et l’écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?
pour moi c'est indissociable.

 

·        Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres , Beaux livres, poches… genres ?

    bien souvent ce sont des poches, et il y en a partout. J'ai plusieurs bibliothèques à la maison et j'emprunte aussi beaucoup à la médiathèque

·        Pour toi, lire c’est quoi ?
respirer ! je ne passe pas un jour sans lire


·       Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

non, pas de censure, même si des changements mineurs m'énervent parfois, avouons-le. Pourquoi un éditeur veut-il changer le prénom de votre personnage, sa couleur de cheveux ?

·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

    ça dépend du livre, et de l'éditeur... je pense vraiment que si l'éditeur veut trop diriger le travail, celui-ci y perd en qualité.

 

·        Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

en littérature adulte, Jane Austen, sans hésiter! en littérature jeunesse je n'ai pas d'auteur favori.

·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

j'ai une pile de livres à mon chevet qui change tout le temps. Mais j'avoue un faible pour Harry Potter, surtout le premier !


·        Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?
le restaurant pour chats, un bel album atypique publié aux éditions d'Orbestier. Je leur en suis très reconnaissante!

 

·        Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse pour toi ? Une littérature à part entière ?

mais oui!

 

·        Qu’est-ce qu’un auteur jeunesse ?
c'est impossible de répondre, nos profils sont tellement différents

·        Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?
si on n'y trouve pas de plaisir, sûrement pas!


·        As-tu un avis sur l’avenir du livre ? Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

pour la littérature, je n'arrive pas à y croire, mais il faut bien sûr être vigilants. Personnellement j'adorerais que les manuels scolaires, les livres de cuisine, les guides touristiques ou les livres de documentation historique soient sur e book, mais je ne commanderai pas un roman pour le lire sur un bidule électronique. Sans parler d'un album, d'une BD. J'aime trop le papier !

 

·        Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?
plein de choses mais c'est un secret!

 

·        Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?
bien sûr! ça viendra...

 

·        Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans lécriture ? L’incipit ?

non, c'est définir le style... comment dois-je écrire ce roman? au présent? au passé ? à la 3è personne, à la première ?

 

·        Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « Je » ou «  Il » ?

Le plus naturel à écrire pour moi c'est au passé, à la 3è personne
 

·        Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? ET la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par an ?
ça dépend tellement du genre! les historiques prennent plusieurs mois



·     Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?
non, à part mère de famille nombreuse!



·        Qualités et défauts de l’homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

la persévérance! d'ailleurs j'ai fini ce questionnaire!:)

·        Quelque chose à ajouter ?
oui, merci!

 

2008 Prix du Roman Historique Jeunesse - CM2/6ème
Hori scribe et détective : "Le signe de Thot " (Fleurus)

Repost 0
Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
commenter cet article
24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:43

Nouvelle interview sur le blog !
         C'est au tour de
Jean-Luc LUCIANI
de s'y coller !

·        Bonjour Jean-Luc ! Pourquoi écris-tu ?

A cette question maintes fois posée, je réponds toujours de la façon la plus brève : Pour mieux vivre.


* Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Non. On entre dans le domaine de l'addictif.


·       C’est quoi être écrivain ?

C'est écrire.


·        Pour toi, écrire c’est quoi ?

Témoigner.


·        L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Elément déclencheur ?

J'écris depuis mon plus jeune âge. Je me suis exprimé artistiquement de plusieurs manières (photos, peinture, musique...) mais l'écriture était toujours présente. Comme une constante.


·        Ecris-tu pour toi ?

En priorité oui. Ce qui guide ma plume, c'est l'envie de raconter une histoire que je porte en moi, qui a mûri  et qui ne demande qu'à sortir.

pour un public ?

 

Peut-être... Mais ce n'est pas conscient

  • Le public/l’éditeur t’a t-il influencé ?

Je suis plutôt du genre à traverser en dehors des passages cloutés.


·        Comment définis-tu tes romans ?

Je ne les définis pas selon un genre propre.


* qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

L'envie. S'il n'y a pas le désir, il n'y a rien.

 

·        Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? de quoi t’inspires-tu ?

Mon quotidien, je fantasme ma réalité pour créer mon imaginaire.

 

·        Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Mes proches, pour l'oeil critique. Primordial.


·        Comment crées-tu tes personnages ?

A partir des gens qui m'entourent, source inépuisable d'inspiration.

 

·        Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? Des carnets ?

 Non, je pars toujours à l'aventure à partir d'une phrase qui s'impose en début d'histoire. Ensuite je travaille directement sur l'ordinateur.

 

 ·        A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? Isolement ?

Je suis insomniaque et donc je travaille souvent la nuit, dans les hôtels, les trains... sur mon petit mac portable.

 

·        Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 Bien sûr. Ce sont toujours eux qui finissent par prendre le pouvoir.

 

·        Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Je le pense, mais ce n'est que mon opinion.

 

    ·     Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres , Beaux livres, poches… genres ?

 Immense, on y  trouve de tout. Beaucoup de polars depuis quelques années.


·        Pour toi, lire c’est quoi ?

C'est se sentir libre.

 

·       Te sens-tu libre comme écrivain ?

Parfois.

As-tu eu à souffrir de la censure ?

Parfois.


·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ?

 Lorsqu'on écrit pour la jeunesse, il y a des champs du possible qui sont inexploitables...

 

·        L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Certains essayent. D'autres moins. C'est toujours un combat.

 

·        Quels sont tes auteurs préférés ?

 Vian, Bukowski, Djian...

Connely, Marcus Malte...

 

·        Tes lectures préférées ?

Polars. Américains de préférence.


·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ?

"Simple"  de Marie-Aude Murail et "Bandit" de Marcus Malte.

 

·        Un livre de chevet ?

 Pas un, plein. Jamais terminés...

 

·        Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

La dame qui dormait sur les bancs (Editions SEDRAP.)

 

·        Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse pour toi ? Une littérature à part entière ?

Je ne me pose pas la question. On ne pas tout mettre dans un même panier.

·        Qu’est-ce qu’un auteur jeunesse ?

Pareil. C'est un auteur avant tout.

 

·        Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

 Je ne sais pas. 


·        As-tu un avis sur l’avenir du livre ? Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

 Non, zéro chance. On continuera à abattre des arbres.

 

·        Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

 Oui, dans le domaine du fantastique. Je pense m'y atteler cette en 2010.

 

·        Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Non. Déjà qu'à deux mains cela demeure une terrible épreuve.

 

·        Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

Non l'incipit vient en général au moment où nait l'histoire. J'ai plutôt du mal avec le mot FIN.

J'ai du mal à terminer mes histoires. Souvent la dernière phrase est une fin ouverte.

 

·        Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « Je » ou « Il »…

J'ai commencé avec le JE et depuis quelques temps je suis passé au IL, les deux me conviennent.

 

·        Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ?

Plusieurs mois, années...

 

·        Et la phase d’écriture ?

 Quelques mois.

 

·        Combien écris-tu de livres par an ?

Deux à trois en moyenne.

 

·    Est-il facile de vivre de sa plume ?

            Non, pas évident.

 

·        Exerces-tu un autre métier ?

Non.


·        Qualités et défauts de l’homme ?

 Mon humanité. (pour les deux)


qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Bien entendu. C'est une même personne.


·        Quelque chose à ajouter ?

Carpe Diem

·        Un sujet que tu aimerais aborder et que je n’ai pas évoqué ?

Les vacances payées pour les auteurs.

 

Repost 0
Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
commenter cet article
23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 09:57


Aujourd'hui, en guise de petit déjeuner, je vous propose de déguster l'écrivain ... Christophe LEON !

Merci à Christophe de s'être gentiment prêté au jeu de l'interview....


·        Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

La raison "matérielle" qui a fait que je me suis mis un jour à écrire est toute simple : j'ai dû garder le lit plusieurs semaines en 2000 et j'ai, à cette occasion, beaucoup lu. C'est un écrivain qui m'a donné envie d'écrire. Il s'agissait d'André Gide et de son journal dans la Pléiade. Dans un passage, il y décrivait un pouf ! Et cette description m'a passionné. Un pouf ! Et j'ai décidé d'être un jour André Gide, rien que ça... J'y ai pris goût et voilà.


·        C’est quoi être écrivain ?

Dans mon cas, c'est avant tout être un "homme au foyer", s'occuper de ma famille, de mes enfants 70 % de mon temps. J'essaie dans les 30 % restant de trouver le moyen d'écrire. En vérité, je suis assez chanceux de pouvoir m'adonner à l'écriture dans de telles conditions. Je ne remercierai jamais assez mon épouse de faire bouillir la marmite (de gagner l'argent nécessaire au foyer), ce qui me permet d'être un écrivain à "temps complet". J'ai choisi de gagner moins, voire pas grand chose, et de vivre plus.


·        Pour toi, écrire c’est quoi ?

Environ 4 heures devant son clavier chaque jour ; se relever en pleine nuit parce qu'on a une idée en tête ; être ronchon quand ça ne fonctionne pas ; abandonner des textes, y revenir, les abandonner à nouveau, etc. ; me ronger les ongles ; attendre l'avis d'un éditeur ; lire beaucoup ; et une quantité de petites choses qu'il serait trop long d'énumérer ici.


·        L’écriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement dans ta vie ? Elément déclencheur ?

Comme je l'ai noté plus haut, la maladie fut l'élément déclencheur, ainsi qu'un passage du journal d'André Gide. Non, l'écriture n'a pas toujours été en moi. Ce fut plutôt une révélation. Je me trouvais même sacrément "gonflé" d'écrire. Étonnamment, le plaisir de lire est venu en même temps que celui d'écrire. Je ne vois d'ailleurs pas comment il serait possible d'écrire sans lire. J'avais 43 ans quand mon premier livre a été publié, un livre pour "adulte". Deux livres "adultes" ont paru avant que mon premier roman jeunesse ne voie le jour aux éditions L'école des loisirs. Oui, j'ai commencé plutôt tardivement.


·        Ecris-tu pour toi ? pour un public ? Le public/l’éditeur t’a t-il influencé ?

Mon premier roman jeunesse a été écrit pour ma fille. Elle avait à l'époque 10 ans et m'a demandé de lui "faire" une histoire pour  lui en lire des chapitres le soir avant de s'endormir. "Tu écris pour le grands, alors pourquoi pas pour moi ?" m'a-t-elle demandé. Et comme on ne refuse rien à sa fille, chaque jour j'ai écrit un chapitre de "Longtemps", mon premier roman jeunesse. Plus généralement, j'écris pour moi, dans le sens où il faut que je sois "intéressé" par ce que je fais (sujet, forme) pour pouvoir terminer un texte. Les éditeurs avec qui je travaille sont tous des "révélateurs" et nous peaufinons le texte ensemble . Quant aux lecteurs, eh bien j'espère qu'il y trouve son compte.


·        Comment définis-tu tes romans ? qu’est-ce qui te guides ? te pousses ? te fais avancer ?

Un énorme ego. Je pense que tous les écrivains, connus ou non, ont un ego démesuré. Écrire et surtout vouloir être publié a quelque chose de prétentieux. Qui me pousse ? Moi. Personne ne vient me prendre par la main ni me force à écrire. Je crois avoir trouvé pour quoi je suis fait. Même si c'est dérisoire dans un monde où il faut produire et consommer, je suis heureux de ne "produire" que du "vent" et de consommer le moins possible.


·        Cette fameuse imagination, d’où vient-elle ? de quoi t’inspires-tu ?

Ah, l'inspiration... Il m'arrive le plus souvent de trouver des idées, une trame ou un sujet durant ce moment particulier entre l'éveil et le sommeil, le soir en me couchant. En fait, je n'y suis pour rien. Mon subconscient fait tout le boulot. Il m'arrive aussi de prendre le train en cours de route. J'écris une première phrase, puis une autre et ainsi de suite. 99 fois sur 100 ça ne donne rien. Le 1 % restant doit être ce qu'on appelle l'inspiration.


·        Qui te lis en 1er ? Un proche ? Pourquoi ?

Pour la jeunesse, ma femme et ma fille lisent les premières mes textes, ce qui donnent parfois lieu à bien des discussions. Pour les adultes, seulement ma femme. Pourquoi ? Parce que je fais confiance en leur jugement.


·        Comment crées-tu tes personnages ?

Ils me viennent assez naturellement. Je les imagine d'abord. Ils fond un petit bout de chemin avec moi, dans ma tête. Ce qui fait que je peux paraître parfois absent, en grande discussion avec l'un ou l'autre de mes personnages. Bref, ils prennent mon cerveau en location et l'habitent un certain temps. Ce sont des locataires très envahissants. Ensuite, ils prennent forme sur le papier au fil de l'histoire. Je ne construis jamais de plan au départ, ce sont mes personnages qui mènent le jeu. Il arrive assez souvent qu'ils m'entraînent dans une impasse et que je les abandonnent à leur sort, quitte à les retrouver plus tard.


·        Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Jamais de plan. Savoir à l'avance où je vais aurait tendance à me lasser très vite. Je n'aime pas faire du remplissage. Peu de notes, parfois des recherches historiques ou sociales. Bref, je préfère travailler sans filet, au risque de me casser la binette.


·        A quel moment de la journée écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? Isolement ?

Mon activité est réglée sur la famille. J'écris quand je ne fais pas la cuisine, le ménage, le linge et le reste. En règle générale, j'écris de 7h30 du matin à 11 h30, et parfois en début d'après-midi. J'écris à l'ordinateur, pour la simple raison que je n'arrive pas à me relire quand j'utilise un stylo. Et j'ai besoin de silence et d'être isolé pour écrire.


·        Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Oui, je pense que la lecture va de pair avec l'écriture. De toute façon, lire est essentiel pour comprendre le monde qui nous entoure. Plus notre lexique (les mots avec lesquels nous nous définissons et définissons "l'autre") est grand, plus nous sommes en mesure d'"imaginer" ce qui nous entoure. La lecture est, j'en suis certain, un facteur de paix.


·        Ta bibliothèque, quelle est-elle ? Comment sont ces livres , Beaux livres, poches… genres ?

Je suis depuis longtemps un fana de bibliothèque et de médiathèque. L'essentiel de ce que je lis provient d'un rayonnage de bibliothèque. J'ai aussi la chance de recevoir beaucoup de livres que les éditeurs m'envoient ( ce qu'on appelle des services de presse). Des amis écrivains me font aussi parvenir leurs ouvrages.


·        Pour toi, lire c’est quoi ?

C'est faire sa propre petite révolution. Lire est l'une des dernières activités gratuites qui ne produit rien et consomme si peu. Lire c'est perdre son temps en gagnant le double, le triple... Lire n'est pas anodin, d'ailleurs les dictatures et les régimes autoritaires commencent souvent par brûler les livres, non ?


·       Te sens-tu libre comme écrivain ? As-tu eu à souffrir de la censure ?

Je n'ai jamais eu à souffrir de la censure, si ce n'est celle qu'on s'impose à soi-même, et qui est la plus insidieuse.


·         T’interdis-tu des choses dans l’écriture ? L’éditeur te « dirige »-t-il beaucoup ?

Je ne m'interdis rien. Certaines choses me sont interdites d'elles-même. Par exemple, je ne sais pas écrire de la Fantasy, de la SF ou du polar. J'ai aussi beaucoup de mal à utiliser des mots grossiers ou orduriers. Jusqu'à présent, mes éditeurs ne m'ont jamais "dirigé"mais plutôt conseillé.


·        Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Je lis peu de littérature jeunesse, davantage d'essais en sciences humaines et sociales. Je m'intéresse aussi beaucoup à tout ce qui touche à l'écologie. S'il fallait nommer des auteurs (mais j'ai peur que ça ne dise rien aux jeunes lecteurs), il y aurait : Edward Abbey, Richard Brautigan, Osamu Dazaï... et bien d'autres encore.


·         Les livres jeunesse qui t’ont marqués chez les autres ? Un livre de chevet ?

Les Oui-Oui, notamment "Oui-Oui n'aime pas l'école". Pas  de livre de chevet, mais quantité de livres se trouvent en permanence sur mon bureau.


·        Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Je vais botter en touche en répondant : tous. Ils sont comme des enfants pour moi et je me vois mal en répudier un au profit d'un autre.


·        Qu’est-ce ce que la littérature jeunesse pour toi ? Une littérature à part entière ?

Une littérature entièrement à part, oui, mais en lien direct sa grande soeur, la littérature "adulte". Je pense qu'il ne faut pas faire l'économie d'écrire quand on écrit pour la jeunesse. Les sujets peuvent être différents de la littérature "adulte" mais l'écriture ne doit pas être "simplifiée" ou "différente". L'exigence doit être la même. La littérature jeunesse est déjà de la littérature et c'est parce qu'elle le sera qu'elle permettra aux jeunes lecteurs d'entrer en littérature dite générale.


·        Qu’est-ce qu’un auteur jeunesse ?

Une femme ou un homme, comme vous et moi.


·        Faut-il lire les classiques ? Pourquoi ?

Drôle de question. Il faut lire — certainement. Les classiques, les modernes, les ultramodernes, tout ce qui tombe sous la main et présente un intérêt pour le lecteur. C'est selon l'humeur, le moment et l'envie. La lecture est un plaisir. On peut lire un passage, un chapitre, une ligne, tout un livre, quand on veut, où on veut, comme on veut. On peut corner, souligner, rayer, arracher, mâchonner ou tremper dans l'eau. La lecture est une liberté à mettre à l'épreuve, ce n'est ni un tabou ni une raison de se vanter.


·        As-tu un avis sur l’avenir du livre ? Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Je ne sais pas. Les nouvelles technologies si elles devaient " tuer", je crois qu'elle "tuerait" la société entière. Elles sont en tous cas une cause de pollution dans le monde. Il n'y a qu'à voir ces montagnes de déchets technologiques en Inde ou en Chine. La trop forte consommation de technologies (nouvelles ou pas) finira par nous nuire. Quant à l'avenir du livre, il sera ce que nous en ferons. C'est davantage un problème de culture générale. Quelle société voulons nous ? Le livre est un des composants de la société et il suivra son évolution.


·        Qu’aimerais-tu écrire ? un sujet que tu n’as pas abordé et qui te taraude ? un genre ?

J'aimerais écrire mon prochain livre.


·        Ecrire à 4 mains cela te tente-t-il ?

Pas du tout, je m'embrouille déjà avec mes deux miennes, alors à quatre...


·        Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans l’écriture ? L’incipit ?

La dernière, parce qu'elle ferme le lange du bébé texte et qu'une fuite est toujours possible à cet endroit-là.

·        Quel style préfères-tu ? style indirect libre… « Je » ou « Il »…

Je n'ai pas vraiment de préférences. J'ai écrit au "Je" au "il/elle" au "tu". Le "style" s'accorde à la forme et au sujet, il me vient assez naturellement. Il faut que ça colle et je le vois assez vite. Comme les temps, d'ailleurs.


·        Combien dure la phase avant l’écriture (recherches…) ? Et la phase d’écriture ? Combien écris-tu de livres par a ?

Écrire ne signifie pas forcément publier. En littérature "adulte" par exemple, j'écris trois textes pour un publié. En jeunesse (je touche du bois), tous les textes que j'ai présentés à des éditeurs ont été publiés. Ces deux dernières années, j'ai publié 9 livres, mais ce sont des années exceptionnelles. Je pense que 1 à 3 est la bonne moyenne. Mais, je n'exclue pas de rien publier une année, ce qui m'est arrivé en 2004 & 2005.


·        Est-il facile de vivre de sa plume ? Exerces-tu un autre métier ?

Je vais décevoir beaucoup de rêveurs, je ne vis pas de ma plume. C'est un choix de vie, simplement. Comme je l'ai dit plus haut, c'est grâce à mon épouse, qui est enseignante, que je peux me permettre d'écrire. Nous n'avons qu'un salaire pour quatre à la maison. Nous avons fait le choix d'une vie simple à la campagne, mais riches en petits et grands bonheurs. Il y a très peu d'écrivains qui vivent uniquement de leur plume. Souvent, ils exercent une activité "nourricière".


·        Qualités et défauts de l’homme ? qui rejaillissent sur l’écrivain ?

Joker !


·        Quelque chose à ajouter ?

Un café et l'addition !


·        Un sujet que tu aimerais aborder ?

Nous avons eu, cette année, beaucoup de prunes et de mirabelles au jardin. J'ai fait quantité de confitures. À la question "Comment sont tes confitures ?", j'aurais répondu : "Excellentes."

 

Repost 0
Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
commenter cet article
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 09:19

                         Eric Sanvoisin me fait l'amitié de répondre à mes nombreuses questions concernant l'écriture !
Je crois qu'il est ressorti de cette expérience... épuisé et lessivé !!


Bonjour, Eric !

Pourquoi écris-tu ? Est-ce quelque chose de facile à expliquer ?

Parce que j'en ai besoin. Parce que c'est vital pour moi. C'est très facile à expliquer. L'écriture, c'est ma respiration. Ne pas respirer, c'est mourir

 

- Cest quoi être écrivain ?

Je ne sais pas. Je n'écris pas à plein temps. Suis-je un écrivain ? Et c'est quoi être un écrivain jeunesse ? Je ne sais pas. Je n'écris pas à plein temps pour la jeunesse. Suis-je un écrivain jeunesse ? Je suis un auteur jeunesse. Ah, ah !

 

- Pour toi, écrire cest quoi ?

C'est quelque chose de très charnel. J'ai avec l'écriture un rapport de symbiose. Je suis presque incapable d'inventer une histoire sans l'écrire. J'invente mot à mot. Les mots me guident, comme des petits cailloux blanc qui brillent sous la lune, sauf qu'ils me permettent de m'évader au lieu de m'aider à rentrer chez moi. Ecrire, c'est vivre. Je me raconte des histoires, je vous raconte des histoires. Et mon grand plaisir, c'est de découvrir l'histoire comme un lecteur, un peu chaque jour, avec beaucoup de surprises qu'il faut accepter et tenter de maîtriser. La plupart du temps, je ne sais pas où je vais et ça me va très bien. Quand j'ai une difficulté, j'arrête. Je la garde au chaud pour le lendemain. La nuit porte conseil. Au petit matin suivant, je l'affronte !

 

- Lécriture a-t-elle toujours été en toi ou est-ce quelque chose qui est arrivé tardivement ?

J'ai commencé à écrire des histoires vers l'âge de 9/10 ans. Des histoires, pas des poèmes. Tout de suite des romans. Puis des nouvelles. L'écriture a toujours été en moi. Dans le ventre de ma mère, je n'avais pas de crayon

 

- Ecris-tu pour un public ? Le public ta t-il influencé ?

J'écris d'abord pour moi. C'est vachement égoïste. Ensuite  mais c'est une autre histoire ! L'échange vient longtemps après. Le partage aussi. L'histoire en chantier n'appartient qu'à moi. L'histoire terminée ne m'appartient plus. J'aime savoir ce que les lecteurs pensent de mes textes. Je le redoute aussi.

 

- Comment définis-tu tes romans ? quest-ce qui te guide ? te pousse ?

Mes romans sont comme des partitions et l'écriture une musique. J'entends avec mes yeux, avec mon cœur, avec mon esprit. J'ai envie de créer quelque chose de joli. Mais ce qui est joli n'est pas forcément réussi. Et ce qui est joli un jour peut devenir très laid le jour suivant.

 

- Cette fameuse imagination, doù vient-elle ? de quoi tinspires-tu ?

Elle vient de loin. C'est un melting pot. Un estomac qui digère les souvenirs, les humeurs, les douleurs, la vie quotidienne, l'actualité, les lectures, les musiques, les bonheurs, les manques, les absences, les regrets, les rêves Pour écrire, il me faut une envie. Il suffit parfois d'un mot, d'une impression, d'une phrase, d'un titre, d'une situation, d'une conviction, d'une révolte, d'une étincelle

 

- Qui te lis en 1er ? Un proche ?

Les éditeurs. Parfois, c'est arrivé, l'un de mes enfants. Mais rarement.

 

- Comment crées-tu tes personnages ?

Je ne sais pas. Je les peins avec des mots. Ils parlent. Je les décris plus par des dialogues que par des descriptions physiques. Ils gardent une certaine autonomie.

 

- Comment procèdes-tu pour écrire ? Un plan ? des carnets ?

Pas de plan, pas de carnets. Je pars à l'aventure. À la fin du texte en cours, je jette quelques idées pour la suite immédiate, des propositions, des extraits de dialogues dont certains meurent d'eux-mêmes. Faire un plan serait une perte de temps. Je ne le respecterai pas. Ça m'excite de ne pas savoir où les mots m'emmènent. Il faut juste retomber sur ses pieds à la fin. Il y a les moments où j'écris pour de vrai et les moments où j'écris pour de faux, où j'écris sans écrire, où mon histoire fermente

 

-  A quel moment écris-tu ? Avec quoi ? Une heure précise ? T’isoles-tu ?

Il y a quelques années, j'écrivais tous mes textes dans les trains (je les prenais tous les jours ou presque). Mais depuis 2000, je ne prends plus le train. Aujourd'hui, j'écris toujours le matin, de 5h00 à 7h00, quand tout le monde dort et que j'ai l'esprit clair. J'ai un autre métier qui me prend les heures de la journée et une famille qui prend tout le reste. C'est un compromis, pour continuer à écrire. Comme beaucoup, c'est mon écriture qui s'adapte à ma vie et non l'inverse.

 

- Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours décriture ?

Oui, ils le peuvent. Ils ont ce pouvoir. Je leur laisse cette liberté qui est aussi la mienne. Mais parfois, je dis non, je les retiens quand ils dérapent. Ils doivent rester cohérents. Nous négocions. En cas de désaccord, c'est toujours moi qui tranche !

 

- Est-ce que lecture et écriture vont de pair ? Faut-il aimer lire pour écrire ?

Certainement. Pourtant, quand j'ai commencé à écrire, je n'aimais pas lire. Je suis devenu un gros lecteur à partir du collège. Il y a un lien entre les deux. Mais on peut écrire en lisant peu. Aimer lire n'est pas une obligation. Pour moi, cependant, la lecture et l'écriture sont comme deux sœurs.

 

- Pour toi, lire cest quoi ?

C'est voyager. Mais l'écriture aussi. Je sais, ma réponse n'a rien d'original. La lecture est une autre forme de respiration, une sorte d'oxygénation.

 

- Te sens-tu libre comme écrivain ? Censure ? Tinterdis-tu des choses ?

Je me sens libre. L'écriture n'étant pas mon métier officiel, j'écris ce que j'ai envie d'écrire. Pas de commande, pas d'obligations. Cependant, l'auto-censure existe bel et bien. Les éditeurs n'acceptent pas tout. Il m'est arrivé d'écrire des passages en sachant pertinemment que mon éditeur me les ferait corriger. Et ça n'a pas loupé. La provocation fait partie de l'écriture mais elle est mesurée. Je ne m'interdis pas certaines scènes Je n'ai tout simplement pas envie de les écrire.

 

Léditeur te « dirige »-t-il beaucoup dans ton inspiration  ?

Pas du tout. Pas dans mon inspiration. C'est une fois que le texte est écrit que l'éditeur intervient. Et là, j'ai vu de tout. Des vertes et des pas mûres. Généralement, ça se passe bien. C'est une discussion, parfois une négociation. Il m'est arrivé une fois de demander à un éditeur ce qu'il "voulait" avant de lui proposer un projet de série. Nous nous sommes accordés sur une tranche d'âge. J'ai proposé un genre (la fantasy, en sachant qu'il n'y avait pratiquement rien pour les plus jeunes, à partir de 8 ans). Ensuite, j'avais carte blanche. C'était un défi que je me lançais et que j'avais drôlement envie de relever.

 

- Quels sont tes auteurs préférés ? tes lectures préférées ?

Mes auteurs préférés sont ceux de mon adolescence : Vian et Tolkien. J'ai lu aussi énormément de science-fiction. "Demain les chiens", de Simak, est un livre qui m'a marqué. Je lis également beaucoup de littérature jeunesse (je suis bibliothécaire jeunesse !). Parmi mes auteurs préférés, il y a Christian Grenier et Michaël Morpurgo. Je connais un peu moins les illustrateurs pour la jeunesse mais leur travail est souvent remarquable (et parfois, dans les albums, bien supérieur au texte qu'ils illustrent !). J'aime trop de choses pour les citer toutes !

 

- Les livres jeunesse qui tont marqués chez les autres ?

"L'écume des jours", "Le seigneur des anneaux", "Demain les chiens"

 

- Quel est le livre que tu as écrit pour lequel tu gardes une affection particulière ?

Il y en a plusieurs mais si je devais n'en citer qu'un, ce serait "Le buveur d'encre". C'est un peu ma marque de fabrique (je suis un vampire littéraire !), même si j'ai écris beaucoup d'autres titres.

 

- Quest-ce ce que la littérature jeunesse pour toi ?

C'est avant tout de la littérature. Dans littérature jeunesse, il y a aussi l'illustration. Il n'y a pas de véritable littérature jeunesse sans l'illustration jeunesse. L'amour de la lecture se forge souvent dès le plus jeune âge. Plus le lecteur grandit, plus les images se font discrètes. Mais même pour un roman pour ados, le dessin de couverture est important.

 

- Quest-ce quun auteur jeunesse ?

Une femme ou un homme qui écrit des histoires avec style. Son style à nul autre pareil. Avec ses qualités et ses défauts.

 

-  Faut-il lire les classiques ?

Oui. Mais il ne faut pas que ce soit une obligation.

 

-  As-tu un avis sur lavenir du livre ? Les nouvelles technologies vont-elles le tuer ?

Elles vont le transformer mais pas le tuer. Je me pose beaucoup de questions dont je n'ai pas les réponses. Les auteurs sont inquiets parce qu'ils ne pèsent pas très lourds dans la machine commerciale. Néanmoins, ils sont vigilants. Les auteurs jeunesse s'organisent. La charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse est un élément fédérateur indispensable.

 

- Quaimerais-tu écrire ? un sujet que tu nas pas abordé et qui te taraude ?

Un sujet qui me tient à cœur, c'est le handicap. Mais il est difficile de faire accepter ces textes-là aux éditeurs. Il faut parfois biaiser, tricher Faire comme si ce n'était pas le sujet de l'histoire. Il paraît que le handicap n'est pas vendeur !

 

- Quelle est la phrase qui te pose le plus de souci dans lécriture ? Lincipit ?

C'est souvent la fin (pas forcément la dernière phrase mais le dénouement en général). Il n'est pas facile de terminer un roman aussi bien qu'on l'a commencé. L'incipit ne me pose aucun problème. Je pourrais commencer un roman chaque jour !

 

- Quel style préfères-tu ? style indirect libre « Je » ou « Il »

J'utilise les deux mais je préfère le « je ». Dans je, il y a jeu. Ça introduit une proximité avec le lecteur, une sorte d'intimité sur laquelle l'auteur peut jouer.

 

- Combien dure la phase avant lécriture (recherches) ? Et la phase décriture ?

Ces deux phases sont mêlées chez moi. J'ai besoin d'écrire pour avancer. Il n'y a guère que "Le buveur d'encre" que j'ai laissé mariner 6 mois dans ma tête avant d'écrire le premier mot. Souvent, j'écris, je cherche, je me documente un peu, j'écris, je cherche, j'écris beaucoup, je cherche beaucoup, j'ai besoin de prendre mon temps. Le temps qui passe est une composante de mon écriture. Je n'écris jamais plus de deux heures d'affilée. Je suis du style à construire une maison en posant une brique un jour, une autre le lendemain. Il ne faut pas être pressé. Le toit, ce sera pour l'année prochaine !

 

Merci, Eric !

 

 

 

 

Repost 0
Published by Le cédéiste - dans INTERVIEWS du Cédéiste
commenter cet article

POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
--------------------------- 

    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
  ---------------------------

  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

spectacle radeau 010 

 

Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

  24.JPG54.JPG

Photo-034.jpg

  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

 119.JPG

Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

  19.JPG 20.JPG

 

Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

 ------------------------------------------------------------

 

    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
     

... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

juindecembre2010-245.jpg

 

Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

  -----------------

Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com