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Présentation

  • : Le blog de CHRISTOPHE BOUTIER, professeur documentaliste au collège de St Germain-des-Fossés, dans l'Allier
  • : Blog qui a pour objectif de parler de la littérature jeunesse, des écrivains jeunesse... pour donner le goût de lire aux adolescents. L'objectif est également d'intéresser à la culture. Il s'agit aussi de faire découvrir cette littérature à part entière aux adultes.
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Le Vampire Du Cdi

  • Le cédéiste
  • Je suis le "VAMPIRE d'un CDI" auvergnat !

ANECDOTES

Pierre BOTTERO,

le Seigneur des ados !

 

Pierre Bottero était fier d’être un auteur jeunesse - une littérature qui n’a rien à envier en qualité à la littérature « vieillesse. » S’il n’était pas qu’un auteur de fantasy, il faut bien reconnaître que c’est à cette littérature de l’Imaginaire qu’il dût son incroyable succès !

Dès l’enfance, il tombait dans la marmite de la fantasy. Il dévorait Tolkien (Un choc ! S’en suivi, plus tard, l’idée que la fantasy ne pouvait s’écrire que sous la forme d’une trilogie), Zelasny, Farmer, Moorcock, Vinge, Howard… Les grands noms qui allaient lui permettre de devenir l’auteur que nous connaissons. Plus tard, il appréciera les auteurs « jeunesse » tels que Erik L’homme, Hervé Jubert, Fabrice Colin ou Philip Pullman, Eoin Colfer pour ne citer qu’eux. Il n’y a pas de concurrence en littérature jeunesse, les auteurs s’apprécient, se côtoient, se téléphonent, se rencontrent, se parlent, rêvent ensemble d’histoires communes. Ainsi Erik L’Homme et Pierre imaginaient ensemble, « A comme assassins »…

De ses lectures, Pierre Bottero ne devait pas ressortir indemne.

C’est par hasard qu’il se lançait dans l’écriture, pour aider sa fille qui séchait devant un concours d'écriture : il rédigeait quelques pages sur son ordinateur, se piquait au jeu, poursuivait (son épouse réclamait la suite), envoyait le texte à un éditeur qui le publiait... Il était dit qu’il n’arrêterait plu. Marqué à tout jamais par Tolkien, il était évident qu’un jour, il s’essaierait à la fantasy. C’est ainsi que naquirent « La quête d’Ewilan », « Les mondes d’Ewilan » et « Le pacte des Machombres. »

 

 

 

Pierre Bottero se fichait éperdument du cadre dans lequel on allait placer ses romans. Mais pour les « techniciens, l’auteur lui-même évoquait la Low Fantasy. Il s’agit d’une low fantasy - inspirée par ses jeux d'enfant, ses rêves d'adulte, ses lectures et les émotions ressenties au quotidien - dans laquelle existe un équilibre entre le bien et le mal, le courage, la volonté et la détermination où domine le désir de tout ramener à des intérêts individuels (égoïsme forcené, aveuglement quant à la mise en danger des équilibres…). Un parallèle pourrait d’ailleurs être établi entre le chaos décrit et notre monde réel. Mais attention. Les propos de Pierre ne demeurent pas sombres, ils restent optimistes. Pour avancer ! Avec pour personnages principaux des… femmes. Pierre était fondamentalement féministe. Il aimait à dire qu’il y avait moins de « cons » chez elles que chez les hommes. Toutefois, Pierer Bottero n’a jamais cherché à donner des leçons, il se méfiait trop pour cela des « transmetteurs » de valeurs et des donneurs de leçons. Le livre était pour lui un objet de partage.

Ce partage, il l’avait avec sa famille qui appréciait ce qu’il écrivait et qui le rassurait : Claudine, son épouse, ses deux filles lisaient ce qu’il écrivait avant publication.

 

 

 

Lorsque Pierre Bottero était invité dans un salon du livre pour une dédicace, il faisait partie des auteurs les plus demandés (il ne faisait pas bon signer à côté de lui !) : les impressionnantes files d’attentes composées de lecteurs (jeunes et moins… jeunes !) en témoignaient. C’est avec émotion qu’ils recevaient tous les messages de sympathie et… d’amour. Ses livres touchaient, ses histoires permettaient le partage et faisaient rêver, Pierre vivait alors une aventure … magique.

Il avait beau affolé le compteur des ventes, ce qui avait un réel impact sur lui, c’était :  de percevoir la flamme dans les yeux de ses « fans » (euh ! il n’aimait pas le mot), de recevoir leurs avis, de parler avec eux.

Tant d’amour le gonflait à bloc et lui transmettait une énergie positive.

C’est pourquoi, ce succès (qui lui permit d’abandonner son métier d’instituteur) qu’il percevait intensément, à la fois avec bonheur (évidemment !) et tranquillité, lui donnait également un sentiment de responsabilité. Ainsi, s’il savait se montrer reconnaissant envers ceux qui l’avaient aidé à améliorer son écriture (Caroline Westberg, son éditrice chez Rageot), il avait également de la considération pour ce public à qui il devait tant. Quand vous rencontriez Pierre, assis derrière sa table de dédicace, vous aviez le sentiment qu’il n’attendait que vous ! Pierre veillait soigneusement à être proche de son « public », un de ses… bonheurs. Il respectait humainement ses visiteurs et ses lecteurs en leur offrant des histoires dont il voulait qu’elles évitent facilité et démagogie. Il apportait ainsi beaucoup de soin et d’exigences aux corrections, un travail exigeant, vorace en temps et en énergie.

 

L’écriture de Pierre Bottero avec « Le pacte des marchombres » avait atteint une belle maturité. C’est ce que Pierre lui-même soulignait quand il affirmait que « c’est en écrivant qu’on apprend à écrire. » En effet, cette dernière trilogie qui met en scène le personnage d’Ellana est moins légère, plus complexe, que celle de « La quête d’Ewilan » : l’auteur avait eu le sentiment d’avoir grandi, évolué et de s’être trouvé, un sentiment accompagné par le désir de partager encore davantage avec le lecteur. Pierre Bottero était un homme intègre, voilà pourquoi il continue d’être autant aimé. A la lecture de ses trilogies, cette sincérité transpire. Pierre prenait un immense plaisir à écrire, à « rêver », à imaginer le monde (issu d’un vieux rêve de liberté absolue) d’Ewilan, d'Ellana. Il prenait un immense plaisir lorsque d’autres que lui se baladaient dans "ses" mondes. Pierre Bottero écrivait pour être lu mais aussi pour explorer des contrées inconnues (se connaître lui-même ?) et entraîner à sa suite tous ceux qui étaient tentés par l'aventure... Quand il mettait le point final, c’était à la fois une joie (celle d’avoir terminée et d’être satisfait du résultat) et une déchirure (celle de quitter l’univers crée)… Un sentiment d'être coupé d'une part de soi-même avec l’irrésistible envie de replonger très vite.

 

Pierre le « poète » accordait beaucoup d’importance au travail de réflexion qui précède l’écriture. Lorsqu’il attaquait le premier chapitre d’un roman, la trame générale était dans son esprit, il connaissait très bien ses personnages. Ensuite, plongé dans le cœur du roman, il écrivait sans arrêt, du matin au soir, parfois pendant la nuit. Puis, il pouvait ne plus écrire pendant des semaines Enfin, presque car il écrivait toujours… dans sa tête. Quand il n’écrivait pas, il écrivait sans écrire. Pierre était un homme normal qui aimait lire, courir, menuiser, bucheronner, voyager, rencontrer, parler, rêver… et sourire ! Ah, ce sourire !I

L’écriture de Pierre était une écriture « vraie », sans complaisance, une écriture qui venait des tripes, un cadeau offert au lecteur. Il n’était satisfait que si les mots qu’il employait correspondaient réellement à ce qu’il souhaitait écrire. Cette honnêteté, il la devait à ses lecteurs. Pierre était un travailleur qui reprenait, sans cesse, son récit, la cohérence, le fond, la forme… C’est pourquoi il prenait grand soin, malgré les pressions des lecteurs, de ne pas chercher à publier, à tout prix, trop rapidement. Il était persuadé qu’il valait mieux patienter et faire patienter plutôt que de se décevoir et décevoir. Il pendait qu’il fallait laisser le temps à l’histoire de pousser, à son rythme...

 

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   "Le Loup à la voix de miel"
Marc SEASSAU (Grasset jeunesse)

J’ai fait venir dans le collège où je travaillais alors, l’écrivain Marc Séassau.  La journée fut belle et pleine d’émotion notamment lorsque Marc anima une rencontre à deux voix (j’adore organiser ce genre de rencontres : 2 auteurs face à une classe en même temps !) avec Jean-Côme NOGUES qu’il avait adoré lire lorsqu’il était ado.

Marc Séassau a écrit ce roman « Le loup à la voix de miel » parce qu’il a été marqué par sa convocation comme juré dans une affaire de viol. Dans son récit, il narre l’entrée en 6ème d’une petite fille qui, anonymement, dépose des extraits de « Peau d’âne » dans les poches, de sa « marraine », une élève de 3ème.  L’appel au secours était évident !

Cette rencontre a déclenché un phénomène pour le moins inattendu dont j'ai été le témoin, involontaire : il m'a fallu trois semaines pour comprendre ce qui m’arrivais !

Je trouvais régulièrement par terre, dans le CDI, toujours disposées par deux, des photos représentants des scènes classiques de la vie d'une famille avec une de nos élèves de 6ème (anniversaires...). J'ai évidemment rendu ces photos à l'élève qui, agressive, semblait ne pas comprendre pourquoi je détenais son bien. C'est tout juste si elle acceptait de reconnaître qu'il s'agissait d'elle sur les clichés ! Ces scènes se sont régulièrement reproduites ( trois, quatre fois pendant trois semaines) jusqu'au jour où j'ai eu un déclic  : une seule photo sur le sol évoquant la petite sur les genoux d'un homme. J'ai de suite compris (Peau d’âne !), j'ai alerté l'infirmière, la Principale du collège... Cette élève avait eu l’idée de reproduire ce que l’héroïne du roman faisait.
Voilà ce qu'uns simple rencontre d'écrivain peut entraîner en dehors du plaisir de lire.
Le roman avait libéré la parole de l’élève !


Nous en avons évidemment parlé avec Marc Séassau qui était évidemment KO : comment ne pas l'être ? Il avait écrit ce roman un peu dans un but pédagogique mais quand la réalité dépasse la fiction...

Recherche

PERLES de LECTURE

 Le collège de Gannat

 a voyagé dans le temps !

 

 Après la lecture des romans historiques jeunesse de Béatrice Nicodème....

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« Oyez ! Oyez gente dames et damoiseaux ! Entrez dans le Moyen Age ! » Ainsi s’est écrié le troubadour, jeudi 9 juin 2011, dans la plaine gannatoise : deux cent élèves de 5ème du collège Hennequin et CM2 des écoles du Malcourlet, de Pasteur et de Jean Jaurès ont bravement et « prestement » effectué le « pas sur le côté » pour revêtir leur cotte de maille et ainsi plonger en plein XIVème siècle.

  

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  Pour rendre vivant et attractif le Moyen Age, période étudiée en classe et encore largement visible dans la cité des portes occitanes, Gannat, douze comédiens et cascadeurs professionnels de la compagnie toulousaine ARMUTAN, ont chevauché leurs destriers pour répondre à l’olifant de Christophe Boutier, professeur documentaliste, initiateur de cet imposant projet, « Cultures, loisirs et genres de vie au Moyen Age », un projet fédérateur d’énergie d’une année.

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Un campement faits de plusieurs tentes, de peaux de bêtes, de râteliers d’armes, de tonneaux… a été établi dans la partie herbeuse et arborée de l’établissement scolaire. Les écuyers – élèves, aux yeux brillant de plaisir, répartis en six « compagnies » de « routiers » qui répondaient au nom d’un  célèbre homme de guerre, du Guesclin, Prince noir ou bien d’un roi, Philippe Auguste…ont défilé avec leurs bannières dans les sept ateliers pédagogiques pendant six heures.  Ainsi, ils ont été initiés à l’archerie, au maniement des armes, au combat rapproché, à l’héraldique – l’art de faire son blason – à la danse, aux instruments et à la musique, à la jonglerie… Le capitaine « Barbepeste » et ses sbires ont alors conquis la « piétaille » qui après explications et démonstrations, devait mettre en pratique l’enseignement de leurs maîtres…  

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 Les corps fatigués furent réparés par le succulent banquet médiéval régional (tortillons gannatois, galichons d’Escurolles, fromages de chèvres de Bellenaves, Fraises bourbonnaises sur lit de fromage blanc de campagne de Cérilly étaient inscrits sur le très beau papier imprimé à l’ancienne par le moulin Richard de Bas ), pris en musique, et proposé par le chef, Sylvain Bruno. Une projection d’images, capturées dans la matinée, proposées par les élèves de l’atelier image du collège lors du repas, a également ravi les convives.

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En fin d'après-midi, les petits occitans, tout sourire, étaient regroupés pour assister à un spectacle de jongleries burlesques proposées par « Grand mètres Yann »,  à de la poésie lyrique, et à une impressionnante saynète de combats à l’épée accompagnée par la musique du groupe DAYAZELL.

 

Quel bonheur ! Quelle joie d'avoir vu les yeux des enfants pétiller de plaisir ! Quel  moment de vie ! Il ne fait aucun doute que cette journée unanimement saluée comme étant extraordinaire restera gravée dans les mémoires.

  351.JPG Alors, un grand MERCI à tous ceux qui ont participé à la réussite du projet ! Les personnels du collège Hennequin, la mairie de Gannat, les mécènes, les comédiens si sympathiques et bien sûr…les élèves !

 

Pour en savoir davantage :

 

RV sur le blog du collège de Gannat (03),

une 100e de photos...

 

http://cdi.gannat.over-blog.com/

 

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A propos de ce blog !

 

Lu dans « La nouvelle encyclopédie des filles 2011 » de Sonia Feertchak ((Plon)

 

« Le blog passionné et passionnant d’un professeur documentaliste  fou de littérature jeunesse, pour « sourire, rêver, aimer ». Des articles vivants sur la lecture, qui donnent envie de découvrir plein de livres et autant d’auteurs

 

 

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A lire, vraiment !




 

 

 

 

 

 

 

 

   

A travers de nombreuses anecdotes Christian Grenier évoque son enfance placée sous le signe du théâtre et de la lecture, son adolescence marquée par l'écriture et la passion. Il relate son parcours d'enseignant, d'auteur mais aussi de lecteur-correcteur, journaliste, scénariste et directeur de collection. Il se penche également sur les mécanismes intimes de l'imaginaire, détaille la genèse de ses oeuvres et fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de l'écriture et de l'édition. Enfin il s'interroge sur les principes qui font d'une fiction un récit pour la jeunesse. Regorgeant de confessions, de convictions et de passion, ce témoignage d'une vie consacrée à la littérature jeunesse se lit comme un roman.
 

Archives

Le MOT du JOUR : ......

    "Des millions de gens vivent sans lire, mais ce qu'ils ignorent,

c'est qu'on vit infiniment plus en lisant."

Xavier-Laurent PETIT

  

     318 042 visiteurs 

Je vous livre l'adresse du blog de mon nouveau cdi et collège : http://colllafontaine.over-blog.com/

 

depuis octobre 2009

 

 

8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:36

          

« La Librairie des Enfants » a vu le jour à l'initatiative de Mme MASTAIN il y a maintenant près d'une dizaine d'années. Implantée au coeur du quartier commerçant et touristique albigeois, rue Peyrolière, elle dispose d'une surface de vente d'environ 70m² où se côtoient livres et jouets pour le bonheur des petits et des grands. 

  http://lalibrairiedesenfants.over-blog.com/

 

 

Des Coins sympas pour les lecteurs !

 

 La Librairie des Enfants offre deux espaces destinés à son public. Là, on peut s'asseoir, regarder tranquillement les livres de son choix, prendre le temps de se délecter les yeux...

 

  

 

 

Un premier salon est dédié aux plus jeunes:

 

Un second salon est destiné aux ados :


Un espace d'écoute permet aux enfants de tester les livres-cd qui sont à leur disposition:

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 09:29

 

·      Brigitte, comment crées-tu tes personnages ?

 

     Ils naissent. Ils s’imposent. Au moins pour les principaux. C’est ce qui vient en premier : l’image de Thomas, second fils de chevalier, délaissé, mal-aimé, pour Le château des Poulfenc, ou Jason qui voudrait partir sur les bateaux pour Le quai des secrets. Ensuite, je les laisse s’installer à l’intérieur de moi. Nous vivons ensemble pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois avant que je ne commence à écrire

 

·         Est-ce que ce sont tes personnages qui te mènent ? Par exemple, peuvent-ils te faire changer de voie en cours d’écriture ?

 

       Les deux ! Parfois je réfléchis à une situation que je trouve bonne pour l‘intrigue et je les pousse vers ce que j’ai choisi. D’autres fois, ils résistent et il y a de l’imprévu. Le plus bel exemple pour moi est la dame de Mauriencourt dans La route des tempêtes, qui « n’a pas voulu mourir » dans le village ravagé par la peste et qui, donc, est partie en voyage avec les autres personnages. Catherine, mon héroïne, en a tiré du bienfait car la dame est devenue plus ouverte, plus accueillante, presque un substitut de mère.

 

·         Qu’aimes-tu le plus dans la création du personnage ? L’aspect psychologique ?

 

      Oui, je crois. Ce qui me passionne dans la vie, et dans les/mes romans, ce sont les relations entre les gens, et comment chacun se débrouille dans la vie avec ce qu’il est.  J’aime créer des situations où les personnages, seuls, ou avec l’aide des autres, vont  trouver le moyen de dépasser une difficulté. J’aime décrire ce processus et le changement, même imperceptible qui s’opère en eux. Dans la trilogie des Poulfenc, l’évolution psychologique de Thomas, de 12 à 14 ans, est un des moteurs du roman.

 

·         Quel est le personnage que tu as crée et qui t’a posé le plus de souci Pourquoi ?

    

     Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu du souci avec un personnage en particulier. Les personnages importants naissent avec une sorte d’évidence comme des enfants archi légitimés. Les autres ne sont pas des bâtards pour autant ! Mais je suis parfois moins proche d’eux.

 

·         Quel personnage de papier que tu as inventé aimes-tu le plus ?

    

     Comme une mère avec ses enfants, j’aime, sans pouvoir hiérarchiser, tous mes personnages principaux : Catherine et Jason dans Le quai des secrets, Jeanne Letourneur dans Pendant la guerre de Cent Ans, Anne de Cormes dans Au temps de François 1er, Thomas et Alix dans Le château des Poulfenc. Rien que d’écrire leurs prénoms à l’instant, je sens une petite connivence avec eux. Pour les autres personnages, l’attachement est plus souple, à des degrés divers. Je me tiens à distance de ceux qui sont « méchants », comme s’ils pouvaient me faire du mal à moi aussi. Ou plus justement, parce qu’ils m’ont fait du mal, à moi, en premier.

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 09:44

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Lecture Academy et Nicolas Jaillet proposent un tout nouveau concept : La petite fabrique de romans. Il s’agit de créer un rendez-vous régulier avec Nicolas sur une question que vous êtes nombreux à vous poser : comment écrire un roman ? Sous la forme de vidéos, Nicolas abordera les différentes étapes de la construction d’un roman.

Aujourd'hui, la description

 

A voir sur....

http://nicolasjaillet.over-blog.com/article-peti-57042310.html

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:53

 

 

Anne Besson est universitaire, maître de conférence en Littérature Générale et Comparée à l’Université d’Artois (Arras) et spécialiste de la fantasy sur laquelle elle a notamment écrit un essai très éclairant "La fantasy" (coll. 50 questions, Klincksieck). Elle est également co-fondatrice de l’association Modernités médiévales. Elle organise des cycles de conférences et journées d’études sur la Fantasy, c’est d’ailleurs peu après le colloque « La Fantasy en France aujourd’hui » tenu à Paris les 10 et 11 juin derniers qu’elle a accepté de répondre à nos questions.


Khimaira : Pourquoi parle-t-on de "modernités médiévales", de "médiévalisme", de "neomedieval" en littérature, musique, etc., aujourd'hui ? Qu'entend-on exactement par ces néologismes ?

 

Anne Besson : Pour parler de ce que je connais (la littérature plus que la musique, donc…) : « médiévalisme » et « néomédiéval » sont des traductions, et donc des tentatives pour importer en France des termes existant depuis longtemps aux Etats-Unis. Le « medievalism » y désigne tout un champ de recherches universitaires, très développé là-bas (le rendez-vous annuel de Kalamazoo regroupe plusieurs milliers de communications !), car le travail sur les textes du Moyen Âge n’y est pas coupé de ses prolongements dans les siècles ultérieurs. « Modernités médiévales » est le nom de l’association que j’ai fondée en 2004 avec Vincent Ferré et Anne Larue (voir

www.modernitesmedievales.org) pour contribuer à faire émerger en France ce type d’études – tout en évitant si possible les travers de la recherche américaine, très inégale… Notre idée consistait à introduire des travaux sur la fantasy dans un cadre disciplinaire qui lui donne une légitimité universitaire : en les rapprochant donc des autres exploitations littéraires du Moyen Âge depuis sa « redécouverte » par les romantiques français et les victoriens anglais.

« Néo-médiéval » s’utilise davantage pour désigner la fiction, afin de donner un équivalent français de l’abréviation « medfan », « medieval fantastic », qu’on ne peut pas reprendre tel quel parce que le « fantastique » américain correspond davantage à notre « fantasy », c’est-à-dire, pour parler comme Todorov, au « merveilleux » plus qu’au « fantastique » (ce n’est pas simple !).


K : Vous expliquez que le Moyen-Âge a été choisi par la fantasy d'une part pour son bestiaire fantastique, son imaginaire mais aussi car il représente un "monde intact et préservé"... C'est une explication également valable pour les festivals médiévaux ? Comment expliquer leur succès ?


A.B. : Le bestiaire merveilleux est malheureusement difficile à transposer dans la vie réelle ;-), mais les festivals, fêtes et autres banquets médiévaux, ou encore certains GN et certaines reconstitutions se rattachant à cette période, participent bien d’un goût similaire, et très répandu aujourd’hui, pour ce que semble offrir le Moyen Âge tel qu’on aime à se le représenter : au milieu de motivations très variables selon les activités (goût de l’histoire pour les reconstituteurs, dépense physique pour les adeptes du GN…), les participants semblent partager :
- un désir d’évasion (un monde alternatif qui propose de mettre le quotidien entre parenthèse),
- fortement ludique (on aime se mettre en scène, se déguiser, de plus en plus, rapprocher nos univers de jeux de notre quotidien : le médiéval n’en est qu’une variante, le gothique ou le cosplay manga en donnent d’autres),
- des « valeurs » associées quant à elles spécifiquement au Moyen Âge, qui vont de la proximité à la nature (rejoignant des intérêts écologistes aujourd’hui très partagés) à la convivialité – l’image de la « taverne », liée à la détente et à un contact facile avec d’autres gens partageant les mêmes envies. C’est un peu paradoxal, car le Moyen Âge était socialement très inégalitaire, mais cette période apparaît dans ces occasions de rencontres communautaires comme un « grand égalisateur » : les costumes ne sont pas tous aussi beaux, les contributions ne sont pas toutes aussi abouties, mais chacun peut participer pour peu de s’impliquer un minimum !
Pour plus de développements, via des articles universitaires accessibles consacrés à ces divers aspects, voir : l’article de Gil Bartholeyns et Daniel Bonvoisin sur
les motivations des joueurs de GN et leur perception du Moyen Âge et les articles tirés du colloque « Le Moyen Âge en jeu » (université Bordeaux 3, 2008), sur les JdR, jeux vidéo, reconstitutions, médiations culturelles…


K : La fantasy semble avoir beaucoup de mal à se définir. Toute tentative se heurte à des contours flous ou part dans des directions diffuses aux multiples sous-genres. Évoquer tant de sous-genres, en voir surgir sans cesse de nouveaux, n'est-il pas une façon étrange de définir un genre ? On a l'impression qu'aussi bien les auteurs, les critiques ou les universitaires détournent la question de la définition du tout en
s'arrêtant sur celles des parties, peut-être plus facilement circonscrites ?

 

A.B. : L’impossibilité de la définition est en réalité un problème partagé par absolument tous les genres littéraires : comment être assez large pour tout inclure, et assez précis pour ne pas « déborder » sur les domaines voisins ? La science-fiction en donne un exemple frappant : les études critiques à son sujet s’ouvrent traditionnellement sur une liste infinie des autres ouvrages ayant relevé le défi de la définition, et la question n’est absolument pas réglée ! On peut juger que la démarche est vaine en elle-même, car vouée à l’échec, ou bien, en voyant le bon côté des choses, se dire que ça laisse le champ libre pour d’autres tentatives dans le futur.  Pour la fantasy, une difficulté particulière vient de ce que les anglophones, auxquels nous reprenons le terme, ne désignent pas quand ils l’emploient la même chose que nous : « fantasy » y prend un sens plus large, englobant quasiment tous les genres de l’imaginaire, ce qui ne nous avance guère ! J’ai proposé pour ma part dans mon ouvrage, non pas comme une définition (car je savais à quoi m’attendre), davantage comme un ensemble de traits généralisés (qui seront amendés/contestés/complétés, c’est le but), « ensemble d’œuvres qui exaltent (ou parodient) une noblesse passée marquée par l’héroïsme, les splendeurs de la nature préservée et l’omniprésence du sacré, en ayant recours à un surnaturel magique qui s’appuie sur les mythes et le folklore ». On voit déjà que ça ne marche pas pour l’urban fantasy, pour laquelle il ne faudrait garder que la dernière partie de la phrase, au risque de retomber dans quelque chose de trop général !
J’en viens donc à la question des sous-genres et de leur multiplication : on touche ainsi à une autre difficulté de la définition des genres, qui est l’articulation de la théorie (qu’est-ce que ce genre ?) et de la pratique, en l’occurrence éditoriale (qu’est-ce qui est proposé aux lecteurs sous le label « fantasy » ?). C’est facile en effet de répondre à la 1ère question par la seconde : la fantasy, c’est ce qui se publie sous ce nom, mais, les impératifs commerciaux imposant un renouvellement constant, au moins minimal, de « l’offre » pour ne pas lasser la « demande », on aboutirait ainsi à ce que la définition du genre se modifie également en permanence, ce qui n’est guère satisfaisant… Là encore, pour ne pas être défaitiste, je précise qu’on n’a ce problème que parce que le genre est vivant et même en phase d’hyper-développement. S’il était figé, on serait certes plus à l’aise pour le saisir et le définir : mais il serait mort !

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:50

 

K : Autre flou, les origines de la fantasy. Doit-on remonter à tout récit imaginaire ou se limiter au moment où la fantasy est devenu un genre à part entière ?
A.B. :
Pour moi, la réponse est claire : n°2, l’apparition du genre en tant que tel, la seconde moitié du 19ème siècle anglais (même si elle était annoncée en amont, rien ne naissant spontanément du jour au lendemain, de loin par exemple par le poème Paradise Lost de Milton, 1662 je crois, très influent sur les romantiques anglais, ou d’un point de vue réflexif, entre autres par l’essai de Samuel Coleridge, Imagination and Fancy, début 19ème). La fantasy, c’est le retour au merveilleux dans les siècles du désenchantement : cette distance avec ce qu’il essaie de ressusciter est pour moi constitutive du genre. Si l’on décide que les mythes étaient déjà de la fantasy, la question de la définition n’a plus (du tout) de sens…

K : Nombre d'oeuvres fantasy semblent s'inscrire dans une opposition entre la Nature/magie et la Raison. Est-ce là artifices d'auteurs ou une réelle volonté, inscrite dans l'ère du temps ?
A.B. :
Eh bien, cela découle de ce que je viens d’écrire à la question précédente : la fantasy naît après l’avènement de l’esthétique classique (17ème), après l’âge des lumières et le triomphe de la rationalité philosophique et scientifique (18ème), après l’industrialisation (19ème : je vais vite), et naît d’un sentiment de rupture, qui est la conséquence « normale » de ces bouleversements longs, d’avec la nature et la magie qui lui étaient associées. Le rapport entre ces deux catégories, de la raison civilisée et son envers immémorial, constitue donc une des grandes polarités constitutives du genre, et il est normal que les auteurs se consacrent à l’explorer, en tentant de lui donner toujours de nouveaux contours - plus ou moins bien, car ils commencent à être nombreux sur ce créneau, et que du coup on a un peu l’impression qu’ils rabâchent. C’est aujourd’hui un cliché de dire que notre époque a besoin de sacré, de spiritualité, pour compenser un « sens de l’histoire » qui ne prenait pas franchement cette direction.

K : Le genre fantastique semble beaucoup souffrir de la fantasy. Nombre de ses figures ont été récupérées et transformées. On pense au vampire, au loup-garou. Que reste-t-il au fantastique qui n’ait été repris ou transformé par la fantasy ?
A.B. : Effectivement, l’émergence de la fantasy et son succès public ont entraîné une reconfiguration au sein des littératures de l’imaginaire : la science-fiction comme le fantastique souffrent violemment de cette concurrence et se trouvent peu ou prou absorbés par la fantasy. A cela, des raisons de politique éditoriale et de fonctionnement du marché du livre : les éditeurs et les libraires (puis les bibliothèques, les CDI…) doivent proposer aux lecteurs des œuvres identifiables comme conformes à leurs attentes, un « classement », et les auteurs sont bien obligés de s’adapter. Le fantastique avait cependant commencé sa « mutation » en amont, se renouvelant déjà largement sous la plume d’un Stephen King par exemple, et les œuvres « vampiriques », aujourd’hui si omniprésentes, me semblent relever encore de ce fantastique aux frontières élargies. En outre, des œuvres comme celles de Mélanie Fazi en France ou de Graham Joyce en Angleterre, continuent à illustrer le fantastique le plus « classique » qui soit, dans la lignée directe du genre français du 19ème s, des Maupassant ou Mérimée – l’intrusion d’un trouble, dont l’origine reste indécidable, au sein du quotidien familier qu’il vient remettre en question. Mais, nous en discutions encore récemment avec Mélanie Fazi, ces œuvres posent des difficultés de positionnement qui peuvent nuire à leur perception par le public, parce qu’il n’existe plus de « rayon », d’espace, pour le fantastique.

K : Le retard français explique-t-il son originalité ? En France, on a l'impression qu'on a d'abord voulu copier les maîtres anglophones pour ensuite, très rapidement, s'intéresser aux écarts, aux limites du genre?
Contrairement au monde anglophone qui affiche ses Tolkien, Lewis, Zimmer Bradley, Eddings, etc. Comment expliquez-vous l'absence d'oeuvres aussi fortes en France ?
A.B. : La tradition « historique » du genre est anglophone, et quand on a commencé à lire de la fantasy en France, tardivement (Le Seigneur des Anneaux n’est traduit qu’en 1973), c’est ce corpus-là qui a été progressivement mis à disposition : Tolkien mais aussi les américains ou les auteurs plus « pulp », Howard, Leiber, Moorcock… Les auteurs français, qui ont d’abord été des lecteurs (et aussi, bien souvent, des joueurs et/ou scénaristes de JdR) se construisent eux aussi par rapport à ces modèles – ils n’ont pas d’équivalents en France, parce qu’historiquement la littérature merveilleuse y est faiblement représentée (pour des raisons culturelles anciennes : nous serions plus « cartésiens ») : elle a glissé très tôt vers le public jeunesse, ou bien s’est perdue dans le réalisme dominant (Salambô de Flaubert, La Peau de Chagrin de Balzac…)
L’autre grande différence entre les deux aires culturelles qui explique les spécificités de la fantasy française, c’est la conception du métier d’écrivain : pour le dire vite et de façon un peu caricaturale, en Angleterre et aux Etats-Unis (en Allemagne aussi, culture protestante oblige), l’écrivain est un artisan, un « professionnel » qui a intégré les contraintes du marché, tandis qu’en France, l’écrivain est un artiste, dont l’œuvre est l’occasion d’exprimer une singularité personnelle, et qui va dès lors viser l’originalité. Tendanciellement toujours, les premiers auront plus de facilité à respecter des codes de genre, les seconds tendront spontanément à s’en éloigner, et c’est un fait que chez les écrivains français aujourd’hui on ne trouve pas ce qui plaît pourtant le plus au public, de la bonne vieille quête épique ! Les quelques exemples qu’on a pu en avoir aux débuts de la fantasy française (les premiers Fabrice Colin, Loevenbruck, Grimbert…) s’expliquent en bonne partie par le contexte éditorial : celui du « premier Mnémos », alors dirigé par Stéphane Marsan et issu de Multisim, des éditeurs de jeux de rôles, qui cherchaient à publier un type spécifique de fantasy et encouragaient les écrivains dans ce sens. Les auteurs français d’aujourd’hui privilégient en effet l’exploration des marges du genre, la recherche d’un style personnel et d’un imaginaire original, ou bien le jeu sur les codes et les croisements de genre, avec un goût marqué pour le roman historique (Pevel, Mauméjean). C’est moins le cas en littérature de jeunesse, où il apparaît peut-être plus naturel de respecter certaines contraintes, et les gros succès en terme de ventes des auteurs français sont en conséquence à chercher plutôt de ce côté-là…

K : Si l'on regarde du côté des succès publics, deux oeuvres semblent incontournables aujourd'hui: Harry Potter et le Seigneur des Anneaux. Si, comme vous l'écrivez, le Seigneur des Anneaux est une réponse de Tolkien à son refus de modernité technologique, que représente Harry Potter ?
A.B. : Une problématique très contemporaine, qui parle aux enfants (et aux adultes « adulescents ») la difficulté et la nécessité de grandir – soit une sorte de réponse au si répandu « syndrôme de Peter Pan » dans notre société. Je tire cette idée, que je partage, de l’ouvrage d’Isabelle Cani sur les 7 volumes, Harry Potter ou l’anti Peter Pan, Fayard, 2007. Mais des œuvres telles que celles-ci ne se réduisent pas à un seul message bien sûr… On peut ainsi, par exemple, souligner que le SdA et HP partagent, à plusieurs décennies d’écart pour leurs rédactions, une réflexion sur les leçons à tirer de la Seconde Guerre Mondiale : le pouvoir comme tentation du mal, la nécessaire tolérance, le bon usage du libre-arbitre contre les aveuglements collectifs….

K : Vous expliquez que le succès de la fantasy tient finalement beaucoup à deux phénomènes: la tradition du pulp américain et le jeu de rôle. Croyez-vous que sans ces deux phénomènes, la fantasy n'aurait pas eu le succès qu'on lui connaît aujourd'hui ? Ou n'en sont-ils que des accélérateurs ?
On voit également, dans les accélérateurs du genre côté public, le fort impact du cinéma. Un impact qui va également de pair avec des phénomènes sociétaux. Conan dans les années 80 (années du culte du corps) et Le Seigneur des Anneaux dans les années 2000 fortement marquées par un retour de la magie et des croyances...
A.B. : C’est difficile de refaire l’histoire et d’imaginer « ce qui se serait passé si… ». Mais si l’on retire les pulps (qui sont antérieurs à Tolkien je le rappelle, et donc véritablement fondateurs) et le JdR, né dans la foulée du succès grand public de ce même Tolkien aux Etats-Unis, et contemporain des premiers romans qui souhaitent en prolonger l’héritage, qu’est-ce qui reste ? Tolkien seul, avec son œuvre érudite, et ses prédécesseurs anglais encore moins accessibles ? Pas sûr qu’on ait là la base d’un genre « populaire » (au sens noble) ! Pour cela, il fallait à l’imaginaire merveilleux et mythique des relais sur des supports plus facilement reçus par tous : les magazines bon marché mais aussi, le texte n’étant pas, ce n’est pas une découverte, la forme culturelle la mieux partagée, les bandes dessinées, le jeu, le cinéma bien sûr – même s’il y a peu de « chefs-d’œuvre » de fantasy au cinéma, où la science-fiction par exemple a été nettement mieux traitée.
Bien sûr, les succès des adaptations de « Conan » et du SdA sont liés à leur contexte d’époque, mais ça me semble une question de bon sens, voire une lapalissade : les producteurs sont des commerçants, ils s’appuient sur ce qui marche autour d’eux pour estimer ce qui va marcher ; le body-building est à la mode, adaptons Conan ! « Harry Potter » marche fort, donnons (enfin) à Jackson le budget nécessaire !

K : Quel est le rapport entre la féerie et la fantasy ? La première est-elle plus qu'un simple catalogue où puiser des personnages pour nourrir la seconde ?
A.B. : Si par « « féerie » vous entendez la tradition du conte merveilleux, dont l’histoire littéraire remonte au 17ème siècle, elle constitue une des principales sources d’inspiration de la fantasy, avec les mythologies (certains estiment même que les contes font partie d’une fantasy qu’ils font remonter très loin dans l’histoire, mais ça n’est pas mon cas). La fairy-tale fantasy s’en nourrit directement, mais son influence diffuse est plus largement présente : on prendrait alors « féerie » dans le sens de « merveilleux lumineux », du côté d’un surnaturel positif, des beautés de la nature, des créatures bénéfiques, de la magie blanche.. Enfin, sous le nom de « Faërie », Tolkien a décrit sa propre démarche, qu’on appelerait aujourd’hui « fantasy », dans son bel essai « Du conte de fées ».

K : Dans votre livre, vous évoquez le fait que les auteurs n'ont pas une connaissance directe des sources, qu'ils s'inspirent plutôt les uns des autres. N'y a-t-il pas un danger de voir s'effacer ces sources, que les contes, légendes, mythes, l'Histoire se dénaturent par la fiction ?
A.B. : Je ne crois pas, pas vraiment. Certes, certaines œuvres aboutissent à des « gloubiboulga » terribles, et dès lors qu’une erreur est reprise, il devient difficile de la distinguer de la vérité – le même phénomène se produit à plus grande échelle sur Internet… Mais d’une part, on est ici dans la fiction, et je fais confiance au public pour pouvoir en prendre conscience ; et dès l’origine de la transmission des fictions, que ce soient les mythes, la légende arthurienne, les épopées orales, le processus de déformation était à l’œuvre. Il faut de très longues années d’études et une spécialisation très érudite pour s’y retrouver dans ces sources anciennes et reconstituer la « vraie » version, si tant est qu’elle existe ! Tolkien, toujours dans « Du conte de fées », évoquait déjà (dans les années 30) le « chaudron du conte », une « soupe » où chaque époque a ajouté ses ingrédients, en touillant bien l’ensemble pour qu’il reste « mangeable » !
D’autre part, dans « culture populaire » il y a « culture », et pour moi le succès de la fantasy aujourd’hui se traduit par une connaissance partagée plutôt impressionnante, dans un public très large, des différentes mythologies par exemple. Je le constate auprès de mes étudiants : ce type de lectures les incite en fait à effectuer un « retour aux sources », ils cherchent à déterminer ce qui est nouveau de ce qui vient de plus loin, ils se renseignent… et au final ils emmagasinent un bon bagage de connaissances, avec les nuances que j’ai dites plus haut – c’est une connaissance des origines du merveilleux telle qu’elle est accessible aujourd’hui, passée par le filtre déformant des siècles, mais cela n’en reste pas moins une forme d’érudition contemporaine, valide et valable.

K : Vous décrivez la fantasy comme multimédiatique, transposable dans une multitude de médias, ce qui en explique aussi le succès. La science-fiction ou le fantastique n'ont-ils pas le même potentiel ? Pourquoi la fantasy serait-elle plus multimédiatique que d'autres genres ?
A.B. : Il y a effectivement des traits communs aux « genres de l’imaginaire » qui favorisent leur transposition sur les supports médiatiques les plus divers : d’une part le public qu’ils touchent préférentiellement (les « jeunes », aux contours de plus en plus larges), plutôt férus d’images et de technologies, suffisamment « fans » pour consommer des produits dérivés, et du côté des contenus la liberté dont ils disposent (l’intervention du surnaturel anime bien les combats, par exemple…). La SF et la fantasy (le fantastique à la rigueur, si on le considère dans son sens élargi) disposent aussi de chronologies et de géographies potentiellement infinies, où déployer des cycles ou des univers partagés. La fantasy m’apparaît toutefois encore plus porteuse, pour deux raisons principalement : par raport au fantastique, elle propose des univers plus « profonds », ou plus complets (voir sa vieille habitude de proposer des cartes, des chronologies, des lexiques : le monde et les récits qui s’y déploient se mettent en place simultanément) ; par rapport à la science-fiction, elle est plus simple, plus « spontanée » : pas besoin d’être technophile ou doté d’un esprit « scientifique » pour l’apprécier, sans compter son évident caractère pratique pour les créateurs (ses décors en partie naturels par exemple, ou encore la répartition facile de ses personnages en « types » ou « classes »). Il faudrait bien sûr préciser selon les médias concernés…

K : La fantasy est encore marquée par un temps cyclique, le refus d'une fin... Une façon de répondre à l'angoisse de la mort ?
A.B. : Le principe du temps cyclique n’est pas tant de refuser la mort que de n’y voir qu’une étape elle-même transitoire : dans le cycle des saisons, il faut en passer par le froid et l’obscurité de l’hiver pour, à Noël ou au solstice, mieux se réjouir de voir bientôt renaître la nature. Je ne veux pas dire par là que la fantasy véhicule une croyance dans la réincarnation ! Pour moi, elle correspond au niveau de chaque individu à un désir de préserver une forme de contact avec l’enfance, ou du moins avec l’image qu’on se fait de l’enfance aujourd’hui. La fantasy n’empêche pas de grandir, elle n’est pas régressive à mon avis, mais elle donne sens à un regret qu’on a tous, la nostalgie d’une époque plus « merveilleuse » dans la vie de chacun. Si l’on élargit, de l’individu-lecteur aux grandes tendances de l’époque, l’émergence de la fantasy correspond globalement au moment des grandes antiennes sur la « fin », fin des idéologies, des croyances collectives, fin de l’Histoire… Du côté de l’évasion et du divertissement, « modestement » donc, la fantasy peut apparaître comme une forme de réponse à ces constats désespérants, car son temps et ses histoires se donnent justement comme infinis.

K : Finalement, la fantasy est-elle un genre à message ?
A.B. : Il y a une part de permanence du genre à travers les décennies (il n’est pas encore très vieux…), mais pas de message unique commun me semble-t-il. Et puis, une part de renouvellement, heureusement, qui bien sûr coïncide avec l’évolution des intérêts de chaque époque : le genre entre autres s’est fait de plus en plus porteur de messages de tolérance, ou encore il a vu l’éclosion de nombreuses œuvres féminines ou féministes qui sont venues équilibrer un côté un peu machiste à l’origine. Que les littératures de l’imaginaire, même si elles s’affichent comme « non-mimétiques », ne soient pas déconnectées des réalités de l’époque où elles sont produites me semble évident, mais en même temps ce n’est pas forcément ce qui m’intéresse le plus en elles. Les lit-on vraiment pour le « message » qu’elles véhiculent, trop souvent convenu, ou plutôt pour le plaisir d’immersion dans un autre monde qu’elles nous procurent ? Ce serait peut-être ça, alors, le message partagé : d’autres mondes sont possibles…

Propos recueillis en juin 2009.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 09:55

Toulouse Polars du sud, pour promouvoir les littératures policières en Midi Pyrénées.

 

Il est un fait établi depuis déjà plusieurs années qu’un livre sur quatre acheté ou emprunté est un roman relevant du genre policier ou thriller. C’est un bon pourcentage qui doit laisser interloqués ceux qui prétendent que les littératures policières sont des œuvres souvent  médiocres et totalement dépourvues d’intérêt. Il est un autre chiffre. La production française annuelle de romans noirs, policiers et thrillers s’établit entre 180 et 200 titres différents chaque mois (sauf l’été). C’est énorme et il est facile de comprendre que cette surproduction aboutit souvent à ce que des titres de qualité passent inaperçus. Une association comme celle que nous venons de créer, peut éviter que des titres tombent dans l’oubli en attirant l’attention de ses membres, en les informant, en animant des débats et des tables rondes. C’est une des ambitions des organisateurs.

 

 

Site : http://toulouse.polars.du.sud.over-blog.com/

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 09:52

Phénomène planétaire, les séries policières de « Bones » aux « Experts », ont envahi nos écrans. La science, rempart contre le crime, devient le moteur d'un nouveau genre.
Est-ce une mode ? Que révèle-t-elle de nos sociétés, voire de nos fantasmes ; que recouvre-t-elle dans la réalité ? Bardés de diplômes, ces scientifiques de haut vol passent allégrement de la médecine légale à l'expertise des écritures, de la balistique à l'analyse des empreintes, l'ADN devenant une sorte de formule magique. Lumière noire, microscope électronique, gants de latex et masque de chirurgien : l'expert aborde le crime avec des pincettes et dissèque les causes et les effets avec une perspicacité inébranlable. Face au chaos du crime il restaure l'ordre de la raison.


Les experts débarquent à Villeneuve lez Avignon pour la 6ème édition du Festival du Polar. Nous vous invitons à infiltrer le bureau enfumé de Sherlock Holmes et les laboratoires les plus modernes à travers de multiples animations originales, à rencontrer des auteurs, à profiter de reconstitutions de scènes de crime, expositions, spectacles, lectures et jeux dans la cité cardinalice.
De la table du médecin légiste à celle de l'écrivain, venez rencontrer les enquêteurs des temps modernes qui autopsient la part sombre de l'âme humaine.

 

 

Le site : http://polar-villeneuvelezavignon.com/

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 09:23

L’histoire :

Si chacun connaît "L’Île au trésor", qui sait réellement ce qu’il est advenu du pirate Long John Silver ? Voici un hommage et l’histoire du célèbre pirate

1785. Dans les profondeurs de l’Amazonie, un homme rongé par la fièvre vient de découvrir la cité mythique de Guyanacapac. L’or et la richesse sont à portée de main pour Lord Byron Hastings. Loin de cet Eldorado, en Angleterre, son épouse Vivian brûle la chandelle par les deux bouts. Convaincue d’être veuve, pour survivre elle s’abandonne dans des bras d'aristocrates sans envergure et dilapide les quelques biens qui lui restent. Lorsque son beau-frère lui annonce que son mari est toujours vivant et qu’une expédition pour lui porter soutien est montée, ses plans basculent à nouveau. Son salut passe par une aide inattendue. Sur les conseils d’un proche, elle remet son destin dans les mains d’une figure de légende : l’inquiétant Long John Silver.

Thèmes : Pirate / Aventure

Commentaire :

De la grande aventure ! Un vrai plaisir de lecture. Et quel graphisme impressionnant, sombre, somptueux et époustouflant ! La magie opère tout au long d’un récit magistral…

Ce tome 1 à la remarquable construction offre des portraits forts et complexes des personnages, ainsi, Long John Silver est équivoque, à la fois humain et inhumain. Avec Lady Vivian Hasting,  on découvre un superbe portrait de femme, bourreau et victime… Sans nul doute, une BD dans laquelle règne une sacrée atmosphère…

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 09:22

 A la suite de la parution fin mai 2010 du tome 3 "Le labyrinthe d'Emeraude"  de la série "Long John Silver" (éditions Dargaud), la  galerie du 9e Art  (4 rue Crétet 75009 Paris – du mardi au samedi de 14h à 19h) propose, du 24 septembre au 16 octobre 2010, une exposition-vente consacrée à Mathieu Lauffray.

 

Co-écrite avec Xavier Dorison, la série "Long John Silver", prévue en 4 tomes, retrace les aventures de son personnage titre, largement inspiré par celui du roman "L'île au trésor" de Robert Louis Stevenson dont Mathieu Lauffray est un fan.

Après la série "Prophet" entièrement faite à l'informatique, "Long John Silver", à l'exception des couvertures, est entièrement réalisée à l'aquarelle.

La galerie du 9e art présente de nombreuses planches et mises en couleur de cet album ainsi que du tome 2.

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 09:50

La diffusion

 

C’est l’acte de présentation et de vente des nouveautés et du fonds des éditeurs auprès des points de vente du livre partout en France : librairies, grandes surfaces spécialisées, super et hypermarchés, sites Internet, centrales d’achat…

Ce maillon entre l’éditeur et le libraire est vital pour la transmission des informations. C’est le diffuseur qui négocie les conditions commerciales avec le libraire (remise, délai de paiement, possibilité de retour des ouvrages…) et assure un lien humain indispensable via un représentant commercial.

La faiblesse des marges de l’édition impose au diffuseur de réaliser un chiffre d’affaires important pour assurer la rémunération (salaire et frais) de son équipe : il faut en effet compter 70 000 € environ par an par commercial. Ce volume ne peut être réalisé qu’en diffusant un grand nombre d’éditeurs à la fois.

 

L’autodiffusion

 

Certains éditeurs ne signent pas de contrat avec un diffuseur. Par choix ou contrainte. Ils sont alors autodiffusés, c’est-à-dire qu’ils assurent la commercialisation des ouvrages qu’ils publient. L’avantage est que l’éditeur est en contact direct avec le libraire pour défendre son catalogue, l’inconvénient est qu’il contacte moins de points de vente.

 

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POURQUOI ce BLOG ?

 Le BLOG consacré
aux AUTEURS,
à la LITTERATURE JEUNESSE
et à L'ECRITURE
.

Enfants 1 199La lecture est une nécessité dans le monde moderne. Elle permet de maîtriser la langue, de développer l’imaginaire, de structurer la pensée, d’accéder au savoir, d'acquérir du vocabulaire... C’est pourquoi parents et enseignants se lamentent lorsque les enfants ne lisent pas et les ados encore moins. Pourtant, ils prendront PLAISIR à lire... pur cela, il suffit de les juindécembre2010 225aider à ouvrir la porte.

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  

 

 Avec ce blog, j'aimerais :
 * faire découvrir la littérature jeunesse,l'écriture et les auteurs pour la jeunesse
partager une passion et pourquoi pas donner envie de lire et de rêver entre les pages.  

juindécembre2010 260Le livre est une véritable source de plaisir, de joie et d'émotion. Beaucoup d’élèves disent ne pas aimer lire. Je ne suis pas loin de penser que TOUS aiment lire, sans exception ! Le plus difficile pour eux est de parvenir à trouver dans la masse, LE livre, celui qui ne va pas les endormir… juindécembre2010 227LE LIVRE, celui qui va leur "parler", le livre qui leur correspond, le livre qui va leur remuer les tripes, les boyaux, les neurones, la tête !!!  

Enfants 1 178-copie-1Personne n'aime lire toutes les histoires, tous les livres. Evidemment. Il existe donc des "critères" à appliquer pour trouver et emprunter la perle, le livre qui va faire définitivement plonger dans le plaisir de lire !

Dans le livre on fait de merveilleuses rencontres, on découvre plein d'amis, on voyage, on s'ouvre sur le monde, on vit des aventures que l'on ne connaîtra jamais dans la vie de tous les jours : on embrasse des princesses, on escalade des rochers, on "zigouille" les méchants, on galope sur des chevaux lancés à la poursuite de terribles bandits ... bref, on fait de fabuleux voyages pour... "sourire, rêver et aimer" (Lisez "Le type" de Philippe Barbeau.) !!

Enfants 1 258Dans ce blog, il sera question des hommes et des femmes qui écrivent : les écrivains pour la jeunesse. Les ouvrages de littérature jeunesse de qualité seront présentés, racontés, "décortiqués"...
Vous lirez des interviews de professionnels, vous découvrirez des portraits, le monde de la chaîne du livre (éditeurs, imprimeurs, libraires...), vous trouverez également des conseils, vous ferez des rencontres, participerez à des débats, vous lirez des expériences d'animations pédagogiques autour des livres, vous découvrirez des "paroles" d'élèves, d'enseignants, des textes et.... plein d'autres choses encore !

juindécembre2010 224

 Brigitte Coppin 015
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    "Les gens qui aiment lire sont rarement des salauds !"
Xavier-Laurent PETIT
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  SPECTACLES

   

  "Salomon, vous vous rendez-compte ?"

de Christophe Boutier

 

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Sa majesté des couches"

de Christophe Boutier  

 

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  Une comédie en V actes écrite et mise en scène par Christophe Boutier

L’histoire de la séduction, de l’enfant et de sa famille depuis la préhistoire jusqu’à l’enfant-roi du XXIème siècle.

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Sur scène, il y avait :

- 14 comédiens 

- Six musiciens professionnels dont Michel Léger, accompagnateur de vedettes de la chanson et du cabaret, telles que La Bande à Basile, Daniel Guichard, Zanini, Jean Constantin, André Aubert (Don Patillo)...

- la chorale du collège de Xavier Bélanger (professeur d'éducation musicale qui a mis en musique le spectacle) qui a interprété des chansons de variété en rapport avec l'enfance.

- des projections murales assurées par les élèves de l'option image (Eddy Dabrigeon...) du collège, option dirigée par Cécile Cotten,  professeur d’Arts plastiques.

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Les spectacles précédents

 

2013- Le temps du maquis"

2012 - "Salomon, vous vous rendez compte ?"

2011 - "Sa majesté des couches"(Gannat)

2010 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes"  : 2ème épisode (Gannat)

2010 - "Un zèbre sur la banquise" (Gannat)

2009 - "Hommes-Femmes, nos amis les bêtes " : 1er épisode (Lapalisse)

2008 - "La farce vaudevillesquement tragique de la chambre forte du jugement dernier. " (Lapalisse)

2007 - "Le terrier zeixcoussois en Zinzinmouli ou la complainte des comédiens en danger" (Saint- Prix)

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    Un grand MERCI donc à tous les écrivains jeunesse
 que j'épuise et à qui je donne mal à la tête !!!
Ah ! Ah !!

Enfants 1 224Christian Grenier, Eric Boisset, Alain Grousset, Alain Surget, Béatrice Nicodème, Anne-Marie Desplat-Duc, Susie Morgenstern, Arthur Ténor, Hubert Ben Kemoun, Jean-Côme Noguès, Marc Séassau, Fabrice Colin,  Lorris Murail, Roger Judenne, Philippe Barbeau, Anne Ferrier, Evelyne Brisou-Pellen, Eric Sanvoisin, Christophe Léon, Jean-Luc Luciani, Béatrice Egémar, Magali Herbert, Guy Jimenes, Jean-Claude Mourlevat, Raymond Perrin, Jean-Baptiste Evette, Marc Cantin, Claire Gratias, Christophe Miraucourt, Xavier Bascour, François Librini, René Gouichoux, Yaël Hassan, Jean-Marc Ligny, Marie-Aude Murail, Cécile Roumiguière, Brigitte Coppin, Dorothée Piatek, Sophie Audouin-Mamikonian, Fanny Joly, Johan Héliot, Jack Chaboud, Jean-Luc Marcastel, Stéphane Daniel, Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas, Jean-Paul Gourévitch, Michèle Laframboise., Florence Hinckel, Christophe Loupy, Lénia Major, Viviane Koenig, Marie Mélisou..

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... évoque le BLOG sur la littérature jeunesse.

 

"Des conseils pratiques de pro à pro, des interviews délicieuses et des
articles écrits par des écrivains ou des éditeurs, des bibliographies,
des réflexions sur la littérature jeunesse, des coups de coeur et
 des anecdotes...On trouvera tout cela (!) sur le blog de C
hristophe
Boutier, professeur documentaliste  au collège de Gannat (Allier).

Les petits articles de réflexion sur certains aspects de la littérature
jeunesse sont parmi les plus intéressants, d'autant plus qu'ils soulèvent
parfois des points souvent peu vus : les genres relevant de l'imaginaire
et les critères de classification (science fiction, fantasy...), les styles
d'écriture (classique, moderne…), ou encore le souci de la véracité dans
les romans historiques jeunesse.

En plus de cela, on trouvera une liste impressionnante de sites
d'écrivains  et des ressources diverses et variées qui émaillent les
articles (liens vers des  sites de séries jeunesse, des conférences
en ligne...), des « trucs et astuces » de Doc pour aimer et faire
aimer la lecture, des bibliographies...

Si la mise en page gagnerait à être un peu plus claire et lisible, le côté
bric-à-brac (où on flâne volontiers de longs moments) perdrait de son
charme...

Par un prof-doc amoureux et défenseur acharné de la littérature
jeunesse.
"

 

Rubriques

CULTURE au CDI de Gannat

Collège de Gannat (03)

" Fête de la culture, de la lecture et de l'écriture"

  Mai 2013 - 4ème édition

Eric Boisset 

Mai 2013 145

ArthuArthur Ténor 024r Ténor

Alain Surget 

Alain Surget 053

 

Mai 2012 - 3ème édition

 Jean-Luc Marcastel

jean-luc-MARCASTEL-010.jpg

Brigitte Coppin 

      Brigitte-Coppin-013.jpg

 

Mai 2011 - 2ème édition

Philippe Barbeau, Christian Couty

juindécembre2010 236

Béatrice Nicodème

 

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Juin 2010 - la 1ère édition :

 

Alain GROUSSETet Christian GRENIERétaient parmi nous pour évoquer la Science-Fiction (SF) etpour débattre des nouvelles technologiesqui pourraient "tuer » les livres...

 Enfants 1 196

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Le nouveau spectacle du collège

Joseph Hennequin de Gannat, dans l’Allier.

 

 

La troupe de théâtre du collège Hennequin, composée cette année de 30 comédiens issus des quatre niveaux de classes, a réalisé un film (un vrai ! en noir et blanc)écrit par Christophe Boutier, professeur documentaliste, « Le temps du maquis» (vendredi 14 juin 2013, centre socio culturel de Gannat). Xavier Bélanger, professeur d’Education musicale, assurera la mise en musique.

Ce film présente la dure réalité de la vie quotidienne et clandestine, au milieu de la forêt,d’hommes et de femmes – les maquisards - remarquablement courageux qui recoururent, au péril de leur vie, à la guérilla pour s’attaquer à la milice du Maréchal Pétain et aux troupes d’occupation allemande.

Ce spectacle entre dans le cadre du projet « Devoir de mémoire », une option du collège menée en classe de 3ème. Les 16 élèves de cette option dirigée par M. Bellet, professeur d'Histoire, présenteront la soirée :

En 1ère partie, un court métrage : Roger VENUAT, résistant dans le maquis de Hérisson (Allier, 03), au collège Joseph Hennequin.

En 2ème partie, la pièce de théâtre, « Le temps du maquis »

ENTREE GRATUITE

  

QUI SUIS-JE ?

Je suis Christophe BOUTIER, professeur documentaliste au collège de Gannat (1 rue Joseph Hennequin. 03800 GANNAT) , dans l’Allier, en Auvergne.

Passionné par la littérature jeunesse, l'écriture, la lecture... j'ai découvert, grâce à ma profession cette littérature - une vraie littérature ! - qui comporte de magnifiques textes. Et derrière des mots adressés, peut-être davantage aux enfants, aux adolescents - quoi qu'un bon texte doit pouvoir être lu par tous sans aucune histoire d'âge ! - se cachent des écrivains adorables, des personnes d'une incroyable richesse humaine, intellectuelle et culturelle, des gens de talent que j'ai/j'ai eu la chance pour certains de côtoyer !

Aujourd'hui, j'éprouve le besoin de partager mon amour des auteurs jeunesse et de leur oeuvre ! je compte également sur vous lecteurs pour faire vivre ce blog, mutualiser nos expériences, nos connaissances, nos réflexions et... débattre.

 
Mon autre BLOG, celui du CDI du collège de GANNAT :
http://www.cdi.gannat.over-blog.com